(Re)Faire le mur

Un petit jeu de mot.

Refaire le mur de pierres qui longe la maison de Mme M et la protège de la rivière est un petit projet qui me permet d’évacuer le stress du boulot.

Je fais le mur et ainsi m’évade 😛

Je viens de finir la première ligne de pierres. Pour faire le mortier j’emprunte la bétonneuse du voisin. Je coulerai du béton derrière les pierres, pour renforcer le tout. Un procédé que Scott Nearing décrit dans The Good Life. C’est comme cela qu’il s’est construit ses maisons. Faut que ce soit du solide. Histoire que le tout résiste à la rivière lors des typhons et des grandes pluies.

Manipuler ces grosses pierres se fait au coût d’un effort physique important. Mais on observe que les pierres; en bas, plus près de la base du mur, sont encore deux à trois fois plus volumineuses. Décidément les anciens avaient la pèche.

Encore un projet de longue haleine mais j’aime ces projets qui s’étalent sur plusieurs semaines. Cela laisse le temps d’observer, de réfléchir comment on va s’y prendre … bref; d’apprendre.

On voit bien que le mur à ce niveau est bas. Il y a certes des parpaings mais je ne sais pas si cela tiendrait. Et puis c’est moche.


Voila la première ligne est faite … cela a pris 8 heures à peu près…

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4 Commentaires

  1. Pierre Nadeau

    石垣!J’aimerais tant pouvoir aider sur ce projet. Ça me ferait du bien à moi aussi.. Tu paies la bière et le billet d’avion pour deux semaines? lol

  2. Yoshimiparis Photographie

    il y aura toujours une pierre pour s’imbriquer entre deux autres, il suffit de la chercher.
    On remarque l’effort fait pour que cela soit le plus droit possible. Bravo pour le travail.
    c’est vrai, comme le souligne Pierre que l’on aimerait (à force de te lire) , de se trouver là dans ce village à y vivre et venir t’aider 😀

  3. janusdot57

    Bonjour.
    Je remarque, ceci dit en passant, que vous vous êtes afféré à cette tache ardue de (re) faire le mur, en parlant de ce mur qui borde la rivière. L’expression..refaire le mur, et non pas faire.
    On fait le mur, façon de parler, en reprenant une expression de jeunes soldats et/ou militaires, que j’ai connue durant mon service militaire ou Service National, dans le cadre de la conscription (à l’époque..et plus maintenant..). Ils y en avaient qui..faisaient le mur, intelligemment, sans se faire prendre, et d’autres, plus malheureux et/ou moins chanceux qui se faisaient prendre, et finissaient donc..au « Gniouf » ou en tôle, un peu comme ce Carlos Ghosn (moins drôle..).
    Pour ce qui était de « faire » le mur, façon de parler, en parlant du fameux mur de Berlin, là..c’était autre chose. Il ne s’agissait pas seulement d’un simple mur, mais bien d’un double mur et avec un grand espace et « no mens land » entre, sans oublier le chemin de ronde (éclairé tout au long..) des « Grezko » ou Grenz kommando (en moto ou petite voiture militaire de type « Traban »..), les miradors et les phares et projecteurs de recherche, les parties minées en affleurement dans le sol, les fils détecteurs, la tranchée anti-char, et les poteaux armés de mines « antipersonnel », à déclenchement, par fil détecteur, au passage; donc, pas une partie de plaisir.. Il y avait, au sol, une partie « hersée », c’est-à-dire, passée à l’aide d’une herse, des deux côtés contre le mur (côté intérieur..partie est du début..), et contre le mur, juste avant (toujours à l’intérieur..) avant le côté ouest, sans oublier pour autant que ce mur était également toujours bien du côté Est, administrativement parlant et dans le sens de la frontière avec des bornes administratives inclinées…
    Par contre, lorsqu’il s’agit d’ériger, ou de..monter, un mur, là, par contre c’est tout autre chose, moins drôle surtout, pour la partie, moyens, et surtout..physique, ne l’oublions pas..J’ai, personnellement, et pas tout seul, érigé un mur de séparation, derrière chez nous (frontière en limite de terrain, avec un espace vert « communal », non constructible..). J’ai du faire ce mur, suite à une réflexion occasionnée, par le fait, non pas de voie d’eau ou d’eau, dans notre sous-sol et cave, mais du fait d’infiltration en « capillarité », du aux nombreuses fortes pluies diluviennes subies(malgré le drainage posé dans les règles de l’art, l’eau passait par-dessous et remontait ensuite, en infiltration par capillarité..), au tout début, peu après la construction de notre maison et achèvement des travaux. Lorsque nous étions installés dedans, il n’y avait rien, rien du tout, de ce point de vue. Puis, du fait de ces fortes pluies, et disons-le, à peu près trois ans après, j’ai du constater cette forme d’infiltration, sans danger, mais tout de même..gênante. Alors, j’ai décidé, et pris le taureau par les cornes (pour l’expression..), et fait enlever, sur le terrain, en partie nord-est, depuis cette limite de terrain, et en accord, avec la mairie, pour autorisation, l’équivalent de..14 camions de terre. Oui, je dis bien..14 camions de terre. Car, juste avant, et depuis le début, du fait de la configuration, en très légère pente, pour la partie amont (côté nord-est..), la pente naturelle, physique, au regard de la voirie et de toutes les parcelles de terrain, descendait, depuis cette limite, en continu, jusque peu avant et contre la maison, à peu de choses près. Donc, en enlevant ces 14 camions de terre, prélevée à l’aide d’un tractopelle, en location, j’ai ainsi..aplani toute cette partie de terrain. Ce qui m’a fait gagner et me fait gagner, en surface, sur le plan de la planéité surtout. J’ai ainsi « gagné » un réel confort, tant en surface, qu’en terrain, utilisable, en potentiel normal et louable. De ce fait, et du fait de l’enlèvement de toute cette masse de terre, il a fallu (c’était mon souhait dans l’analyse en amont..) que je fasse et j’érige un mur, mur de soutènement, pour la partie supérieure en amont (blocage et retenue de la terre..), et mur de séparation, par le fait, entre « notre » terrain, et cette toute petite parcelle, cadastrée, en espace vert, et non occupée. J’ai pour cela du creuser, à la pioche et avec une pelle, plus, à l’aide d’une « brouette », ah, les brouettes, une tranchée, de 40 cm de large, et sur une profondeur de..70 cm !..pas rien. J’ai sorti, à cette occasion..des..molosses de pierre de sable en grès. J’ai fait cela sur une longueur, en linéaire, de..46 m! J’ai tout d’abord « compacté » le fond de cette tranchée, à l’aide de gros cailloux, avant de couler à l’intérieur, du béton (malaxé à l’aide de la bétonnière..), tout en oubliant pas d’y mettre le ferraillage nécessaire, en bas, et tout du long, comme en hauteur, pour l’élévation et chaînage, réparti, sur la longueur et la hauteur (1,80..). J’ai monté ce mur, avec, et grâce à un artisan maçon, très habile et très doué, de plus. Le mur terminé, j’avais, au départ, déjà prévu, et mis en place, un drainage (logique..), des deux côtés, pour préserver le mur, dans le temps, et éviter surtout ainsi, tout risque. La partie la plus, non pas..pénible, mais longue, en heure et temps, a été la partie..finition, avec le crépis des deux côtés. Pour cela, j’ai souhaité et mis, tout d’abord, un premier « gobetis », d’accroche, puis, par-dessus, avant que cela ne sèche trop vite, la partie finale, avec un crépis de finition pardessus. Ce crépi est composé de béton-ciment à gains fins, pour la granulosité du sable employé, mais aussi et surtout, avec en liant complémentaire de la chaux hydraulique (j’avais pour cela préféré et choisi la chaux hydraulique classique de Wasselonne..excellente..et non celle de Saint-Astier, comme à présent..). Ce crépis, en composition est durable dans le temps, résistant aux intempéries, et, de plus, renvoie la chaleur. Bon, le crépi, d’une part, mais la « finition » réelle, a été, de faire un talochage, à la truelle à la main, pour y adjoindre un relief particulier en bossèlements. Sur ce relief, chaque petite bosse représente un coup de truelle jetée habilement contre.. Ce mur, tout comme le crépis, n’a jamais « bougé », et n’a jamais été..altéré, dans le temps, et par le temps et les intempéries! Voilà pour la petite histoire.. de « ce » mur..
    Bon, je remarque, également, que vous avez, de votre côté, utilisé et eu recours, à la deuxième solution, ou cette deuxième solution que je vous avait suggéré..Je savais, par avance, que vous préféreriez et aurez recours aux pierres, grosses pierres « naturelles », physiques et mieux adaptées (à mon sens..), et également pour respecter la continuité de ce mur en rehausse, et pas seulement sur un plan « esthétique », mais également de « solidité » dans le temps, et par respect (un peu aussi..) vis-vis de nos anciens, et de ces anciens qui avaient, avant vous..fait ce mur. Les parpaings, ou agglos creux de béton ciment auraient enlaidi le mur, sans être plus résistant. Les parpaings ou agglos à « bancher » auraient été une option et solution, mais, également plus coûteuse, et engageant des frais supplémentaires, de ce fait, tant en béton, en ajout, que ferraillage, sans préserver la partie, non pas « historique » de ce mur, ou esthétique, mais bien « continuité » logique par respect et aspect, pas que extérieur. Les pierres, ces pierres, sont lourdes, un dur labeur, dans la durée de ce chantier, mais quelle satisfaction après, et après achèvement des travaux et de ce chantier, et pas que à titre « personnel »..
    Bon, je vous laisse là, en m’excusant d’avoir été un peu long (peut-être un peu trop..mais du fait des explications..), une bonne soirée et fin de soirée à vous, à plus..Denis.

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