NDdP

Dans un job précédent un consultant spécialisé dans le risque industriel venait nous auditer chaque année.

Une de ses recommandations était de mettre en place une visite de vérification des chantiers 30 minutes après tout hot work, c’est à dire un travail avec une source de chaleur (comme par exemple une soudure). Ceci pour s’assurer de l’absence de tout nokoribi.

残り火

Nokoribi c’est litéralement un feu restant ou latent, indétecté sur l’instant mais qui peut donner lieu à un départ de feu 30 minutes plus tard; après que les ouvriers aient quitté le chantier.

Quand j’ai découvert avec effroi les images de notre dame de paris en flammes, j’ai tout de suite pensé aux recommandations de ce consultant, et me suis posé la question de comment un tel accident ait pû être possible.

Certainement une conjonction de négligences, car dans un environement professionel au top il y a des dizaines de procédures en place pour éviter ce genre de choses.

Ma deuxième pensée va aux centrales nucléaires éparpillées à travers la France, l’utilisation de la sous traitance y est intensive, et je suis certain qu’EDF fait tout pour y réduire ses coûts, dans ces centrales chaque année plus pourries. Mais ça on n’en parle pas.


6 Commentaires

  1. Virginie Glt

    Merci de m’avoir appris ce concept de nokoribi. Dans mes « bulles » sociales et professionnelles on parle beaucoup du « grand carenage » d’EDF, ce budget colossal qui n’attend que la decision du gouvernement pour etre debloque afin d’assurer l’amelioration continue de la securite au cours de la duree de vie des centrales nucleaires. C’est une decision politique, puisqu’il faut d’abord se mettre d’accord sur l’augmentation de la duree de vie… Le nucleaire n’a pas bonne presse, mais parler de l’augmentation du cout de l’electricite pour les Allemands du fait de leur investissement massif dans les renouvelables et leur surdependance au charbon (pour ne pas dependre du nucleaire) non plus. La filiere renouvelable est par ailleurs massivement dependante de composants chinois… C’est clair, en parler dans les medias mainstream ne fera qu’augmenter une anxiete justifiee. Est-ce par sentiment de fatalite? La nouvelle n’est pas assez fraiche et ne peut apporter le sentiment de satisfaction que la solution est relativement simple a saisir et rapide a obtenir? Tout comme on ne parle plus des dechets radioactifs de Fukushima qui 8 ans plus tard se deversent toujours dans l’ocean, comment parler des dilemmes de la securite et du cout de l’energie, qui restent les memes, finalement, annee apres annee. Je partage avec vous cette inquietude. Je me suis « amusee » a tracer des cercles de 50km au compas autour des centrales francaises, ce qui correspond a peu pres a la « no entry » zone autour de Fukushima. Cela fait froid dans le dos. La France comporte par chance peu de zones sismiques, mais des membres de ma famille, vivant pres du grand complexe de Marcoule se voient distribuer des comprimes d’iode, plusieurs fois par an, sans explication… en prevention… qui sait. Cela aussi, personne n’en parle ni ne semble s’en emouvoir.

  2. wakametamago

    Bonjour Virginie, merci pour votre commentaire. Au Japon, les catastrophes sont naturelles, c’est a dire du fait de la nature … en France on peut dire qu’elles en général sont créées de main d’homme.

  3. tigny

    Oui tout à fait d’accord pour les centrales nucléaires…
    avec toutes mes craintes, depuis l’Alsace près de Fessenheim et sa vieille centrale atomique ⚛ avec 2 réacteurs dont la première mise en service date de 1977.

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