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Tom Sachs, faire un furoshiki
Tom Sachs
Les magies de l’algorithme de YouTube faisant bien les choses, je suis récemment retombé sur des vidéos de Tom Sachs, ce créateur‑bricoleur basé à New York.
Créateur‑bricoleur, car ses œuvres ressemblent davantage à du bricolage qu’à des sculptures à proprement parler.
Ce qui m’intéresse particulièrement, c’est qu’il a bâti tout un processus, une esthétique, un culte autour de l’acte du bricolage : une élévation du bricolage jusque dans un espace sacré… presque comme une discipline spirituelle.
Pensez, par exemple, à son atelier qu’il a organisé et codifié avec des rituels. C’est assez incroyable.
En fait, Tom Sachs déconstruit la création en un concept terre‑à‑terre comme celui du bricolage, pour ensuite l’élever sur un piédestal et le célébrer comme un acte sacré.
Ses réflexions sur le consumérisme, les marques, ses partenariats avec Nike par contre, ne m’intéressent absolument pas ; mais oui, il faut avoir le sens des affaires.
Pour ma part, je réutilise — je remastique — cette idée, notamment celle d’être pleinement dans le moment grâce au bricolage.
Dans un de ses récents posts Instagram, il parlait du furoshiki.
Furoshiki
Le furoshiki, c’est une ancienne technique japonaise traditionnelle de pliage et de nouage d’un carré de tissu, utilisée pour emballer, transporter et offrir des objets ou des cadeaux.
À noter d’ailleurs que Sachs a aussi travaillé sur la cérémonie du thé.
Pourrais‑je utiliser un furoshiki pour emballer et transporter mes courses, mes pots de yaourt, mes poches de saucisses ? Peut‑être pourrais‑je ainsi me passer de ces affreux sacs plastiques.
Et surtout, apprendre et répéter moi‑même des gestes que les Japonais ont accomplis pendant des siècles, ça, c’est très intéressant…
Faire les gestes d’autrefois.
Par exemple, fendre du bois avec une hache est une expérience très différente que de le fendre avec une machine.
Idem pour faire un feu : c’est une expérience à part. On sent que quelque chose se reconnecte… par contre … allumer la gazinière … allumer la télé …
Oui, il y a une reconnexion qui s’opère quelque part lorsque l’on refait les gestes d’autrefois.
Donc, pourquoi pas utiliser un furoshiki ?
Bricolage ! Avec mes serviettes ténuguis
Mais plutôt que d’en acheter un, autant en fabriquer un.
Il faut un tissu carré : 90 cm sur 90 cm paraît raisonnable. Les plus grands front 130 sur 130.
Or, j’ai fait des serviettes ténugui, de fines serviettes en coton, elles mesurent 34 × 90 cm.

J’ai encore du stock, une cinquantaine de chaque. Je les vends en ligne et aussi sur les marchés ou pendant mes expos.
Mon but ici, une fois les stocks épuisés, est d’avoir un prétexte pour travailler sur un nouveau design.
Ces ténugui, je les utilise tous les jours : en hiver comme écharpe légère, en été pour me protéger la tête du soleil et m’essuyer avec la chaleur humide.
Pourquoi alors ne pas utiliser trois vieux ténugui et les coudre ensemble pour former un carré de 90 × 90 ?
Voyez comme tout cela s’enchaîne comme par magie (comme l algorithme de youtube d ailleurs) … Je voulais aussi apprendre à me servir de la machine à coudre…
Avec ce projet utile, je peux en apprendre les bases.
Pour y voir clair, je mets la machine à coudre dans le jardin un jour de soleil, et hop, c’est parti…





reste à apprendre les différentes utilisations et techniques pour bien utiliser mon furoshiki ….

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