Tagué: vivre à la campagne au japon

Penser à sa maman

Ma maman est partie ça va faire bientôt 5 ans. …

Oui c’est peut être plus dur quand on est parti vivre très loin au Japon … mais c’est pas sûr; et puis qu’est ce que ça veut dire, et ici il y a la nature, qui est universelle qui nous connecte à tout l’univers …

Combien de fois la nature nous accompagne et nous console…

Voila ce qui est arrivé la semaine dernière ….

La chanson de Paul Simon :

https://www.youtube.com/watch?v=ABXtWqmArUU

Cette année aussi nous avons récolté du thé

C’est chaque fois un plaisir, que d’aller au fond de la vallée récolter les feuilles des théiers.

J’ai fait déjà des articles sur cette récolte des feuilles de thé et leur préparation, et même une vidéo, sur youtube !

Voici le lien vers la vidéo si vous souhaitez voir les détails de la préparation.

Ces jeunes feuilles sont vraiment appétissantes avec ce beau vert frais qui brille!

Du thé j’en ai bu énormément l’année dernière, et toujours avec beaucoup de plaisir. Il y des arômes très fruités. Je le bois quand je travaille et j’ai remarqué que boire ce thé bancha me met très souvent de bonne humeur.

J’ai même fait des trips avec ce thé: parfois je sens un effet spécial, de légéreté et d’euphorie, lorsque je bois ce thé combiné avec ma pipe (je fume la pipe quand je bosse).

J’ai fait cette expérience; de joie et d’euphorie, plusieurs dizaines de fois.

A mesure que l’on passe les feuilles de thé sur le feu elles changent d’aspect. C’est au moment de cette préparation que le thé devient du thé vert, du thé style anglais ici on dit thé rouge, ou alors du bancha: la variante populaire du thé vert, ici.

Cette préparation prend une journée entière! A midi on se fait un bol de ramen, ici agrémenté de feuilles de laitue et de feuilles de thé.

On fait tout cela avec des amis du village, c’est un grand moment. Une voisine a préparé des financiers, délicieux, au thé matcha et à l’hojicha.

Ce sont des micro événements qui donnent à notre petite vie à la campagne tout son sens…

Préparation des pousses de bambou, en BD

C’est la saison des pousses de bambou.

Un vrai régal. J’en avais parlé dans un article, avec photos il y a plusieurs années.

On va en chercher en montagne mais en général les sangliers sont passés avant nous. La nature les avantage car ils peuvent les sentir alors que les pousses de bambous sont encore dans la terre…

On n’est pas pas les seuls à apprécier ce cadeau de la montagne!

Cette fois ci j’en parle en BD…

Vous pouvez consulter la version originale, en Japonais, ici.

Voyez comment le sanglier fait cuire le riz, comme autrefois, dans un kamado !!

Ah voila mon ami Saki chan …

Me suis pas abstenu!

Aujourd’hui dimanche 24 avril jour du second tour de l’élection présidentielle francuski je ne me suis pas abstenu de faire une grande promenade et d’aller visiter un sanctuaire shintô d’exception.

J’était allé voter pour le premier tour, jusqu’à Kyoto, et c’était en réalité une excuse pour aller voir mon ami F. Quelle promenade nous avons ensuite faite à Kyoto et il m’y a fait découvrir de véritables merveilles! Entres autres un tout petit temple où quatre cerisiers en fleurs emplissaient le ciel ! Une vision du paradis franchement.

(en fait j’aurais pu aller voter cette fois aussi mais je me suis dit plutôt qu’il est plus sage, plus efficace de me focaliser sur ce que je peux contrôler moi-même).

Et aujourd’hui nous allons voir un sanctuaire shintô d’exception …. absolument magnifique. regardez ….

Cette belle pancarte nous accueille dans le village
Y a qq qui a des problèmes avec le rangement …
Eh oui je sais ça fait penser à Elden Ring
Le sanctuaire shintô moto ise naiku
On est quasiment seuls. C’est formidable – on entend beaucoup de grenouilles

Après ce premier sanctuaire un chemin dans la montagne descend sur cinq cent mètres.

Puis une petite rivière. Un autre sanctuaire s’y trouve, à flanc de montagne. L’endroit est superbe. On s’assied sur des rochers et on fait une pause, on ferme les yeux. On en oublie les moustiques.

[Ah oui pendant cette visite il y a deux interventions divines:

alors que nous descendons vers la rivière il y a cinq petits oiseaux au plumage orange et rouge qui se mettent à tourbillonner au dessus de nos têtes deux longues minutes

et au retour nous descendons un escalier de pierre assez abrupt, une énorme femme qui fait bien 200 kg il y en a très peu au Japon pas comme aux US, belle comme un Dieu, essaie de grimper cet escalier qui mène au sanctuaire au prix d’un effort considérable et très visible…. Son effort est remarquable, se hisser sur chacune des marches et atteindre le sanctuaire, c’est son salut… Quand je la vois je me dis, ah elle est ma propre image, moi qui lutte ou m’embourbe dans mon propre moi et mon problème de surpoids… elle est ma propre image projetée… je la salue et l’encourage « le plus dur a été fait » « tu as fait les trois quarts de la distance » …..

tout cela a un sens c’est certain]

Après quelques heures de magie et de rêve -on était presque dans les gros bras velus de Totoro-, nous reprenons la voiture …. sommes allés goûter à des nouilles de sarrasin.

Dans un ptit resto au bout d’un ptite vallée; dans une ptite maison … un peu cracra ou disons un peu border line… bon ils pourraient faire le ménage quand même!! Mais l’ambiance familiale, la grande mère qui fait les nouilles de sarrasin avec sa fille et sa ptite fille et puis surtout, l’assiette des sansai, des feuilles, des bourgeons, des pousses, récoltées dans la montagne juste derrière et arrangées en une très légère tempura, voilà: un vrai régal.

C’est une façon de s’imprégner de la puissance de la végétation qui se réveille ! Des pousses de tara … des feuilles (que je ne reconnais pas) des champipi et des pousses de fougère…

Dans cette escapade c’est notre ami GPS qui nous a guidé et j’ai pas trop regardé la carte en détail mais partout dans le village, il y a des références aux petits démons.

Même sur les couvercles des vannes d’eau, avec un ptit démon ”酒呑童子” apparement il sévissait dans la région … il y a mille ans!

Une journée paisible à la campagne

Ce fut un dimanche bien productif mais tranquille aussi. Qu’il est bon de s’affairer au jardin. J’ai planté quelques pieds d’épinard et nettoyé des rangs de légumes, retirant les ‘mauvaises herbes’.

Le jardin est encore plein de choses plantées avant le début de l’hiver. Chou, Chou chinois (hakusai), brocolis … Mais je commence à planter de nouvelles choses aussi.

La nature se réveille juste. On voit des coccinelles. quelques araignées mais pas plus. D’ici quelques semaines tout va se remettre à grouiller.

S’occuper de la terre. Faire pousser des légumes.

Les joies simples et universelles du jardinier.

Je pense aux Ukrainiens qui devaient faire pareil, bien tranquilles, dans leur campagnes ou leurs datchas; choux, patates, pareil … et puis tout d’un coup tout est foutu et a sombré dans la violence et le chaos.

Après le jardinage je fais quelques brochettes de poulet. J’ai laissé la viande mariner depuis la veille dans un mélange magique; sel; huile d’olive, ail et oignon, yogourt, épices indiens (garam masal punjabi) et red chili…

C’était assez réussi.

Combien de temps avant l’arrivée des corbeaux ?

Il y avait un petit peu de vieux jambon espagnol qui trainait dans le frigo… pourquoi pas l’offrir aux corbeaux… plutôt que d’encombrer le sac poubelle…

Je laisse les quelques morceaux au bord de la rivière et pose une caméra, car je suis curieux:

au bout de combien de temps les corbeaux (ou les rapaces) vont ils remarquer le jamon iberico ?

La réponse est dans la vidéo.

Une maison Japonaise traditionnelle

C’est dans un bled pas trop loin d’ici que j’ai fait la découverte de cette très belle maison, le mois dernier. Tout a été dépoussiéré et transformé en un éco musée.

J’admire la simplicité des volumes et la pureté des lignes. tout cela a été fait de bois, de terre et de paille.

Si on regarde bien on se rend compte qu’il s’agit de beaucoup de terre et de paille, et d’un peu de bois. Les proportions sont peut être similaires à celles de nos très anciennes maisons en Europe, faites à colombages.

Quelle économie de moyens ! Quelle intelligence !!

Et j’ai un peu de mal d’ailleurs à me dire que la maison où nous habitons était autrefois, comme celle dans les photos. La cuisine et les sanitaires sont différents. Et puis une autre grosse différence c’est que chez nous tout est plein de meubles -il n’y a pas ces grands espaces vides- et puis nous avons aussi un poêle à bois nord américain.

Une autres grosse différence aussi c’est que la toiture de notre maison a été changée après la guerre. La toiture originelle était de paille, en kaya, comme dans cette maison photographiée ici, mais elle a été refaite après la guerre, avec un toit de tuiles. Le toit de tuiles nécessite moins d’inclinaison et a permis alors l’installation d’un demi premier étage pour stocker de la paille pour la vache.

Au fait je suis très ‘fier’ je l’avoue de pouvoir vivre dans une maison japonaise de 200 ans. Quelque chose que je n’aurais jamais imaginé.

Je pourrais et devrait écrire un article là dessus et le faire en bande dessinée. « Vivre dans une maison japonaise traditionnelle« . Bien sûr il n’y a pas que des avantages côté pratique. Mais, le côté pratique n’est il pas juste … inintéressant ? C’est le pratique qui rend la modernité assez moche et finalement pas pratique.

Mais retournons à nos chèvres:

Point de vue structure l’agencement c’est toujours identique … ici une pièce à droite pour y mettre une vache ou un cheval, la cuisine et sur la gauche quatre grandes pièces à tatami. (ici deux de ces pièces ont un plancher en bois).

Voici les photos!

Noter la forte inclinaison du toit

Entrée de la maison. La partie à droite est sur le sol. Comme l’est la « cuisine ». La partie à gauche est surélevée pour un plus grand confort.

Côté toiture aussi, grande économie de moyens

Dextérité du charpentier qui maîtrise les courbes et les utilise à bon escient.

Vue sur deux des quatre pièces d’habitation. Des cloisons mobiles en général les séparent à volonté, ici elles ont été retirées.

Très beau irori portable où l’on faisait chauffer de l’eau, pour le thé.

Je suspecte qu’autrefois on gardait ici une vache ou un cheval pour les travaux des champs … le plancher aurait alors été ajouté.

On note la simplicité des objets et des outils.

ici un magnifique okudo; foyer où l’on faisait la tambouille; Il y en avait un comme ça chez nous, mais de facture plus récente, fait avec des briques, et beaucoup plus petit.

Ici il a été refait à neuf.

magnifique ça !!

La sagesse de Minou

Je continue mes petites histoires sur une page. Ca fait la quatrième. Je les poste sur mon compte instagram, sur mon blog en Japonais et sur ce blog… Ca reprend les mêmes lieux et les mêmes personnages que dans ma BD Retour Sur Terre mais en petites histoires qui tiennent en 8 cases.

Je continuerai tant que j’aurai des idées. Et j’ai trois autres petites histoires dans le pipeline.

Voilà quelque chose que l’on peut faire en temps de paix … Quel luxe donc.

Et oui. Connaissez vous les balais traditionnels Japonais ?

Il y a encore des artisans qui font des balais. Nous avons deux de ces balais à la maison. Et la semaine dernière avec ma femme nous nous sommes fait la réflexion que, faire le ménage avec ces balais, est beaucoup plus agréable qu’avec un aspirateur.

Dans le temps nous avions acheté un aspi Dyson et mon dieu pourquoi avons nous fait ça … Ca coûte une véritable fortune et franchement …. il est bien plus agréable et efficace d’utiliser simplement un balai et c’est ce que Minou notre chat veut nous démontrer ici ….

Ci dessous une vidéo qui présente un artisan qui fait des balais; dans la région de Tochigi.

La Pizzeria du village et des pommes de terre

Si on m’avait dit un jour, que la Russie attaquerait l’Ukraine et y enverrait son armée et se mettrait à y bombarder les villes je ne l’aurais, franchement, pas cru. Voila un événement terrifiant!

Bon, si on m’avait dit dans les années 90 qu’un jour la France enverrait des soldats en Afghanistan je ne l’aurais pas cru non plus.

Difficile d’imaginer les conséquences de ce qui se passe en Ukraine.

Je pense à tout cela ce samedi matin mais je n’arrête pas de penser à ce qui se passe la bas depuis que tout a commencé la semaine dernière. Beaucoup de tristesse pour les Ukrainiens et les Russes.

Aujourd’hui on sentait l’arrivée du printemps et j’en ai profité pour planter des pommes de terre. Quel bonheur de pouvoir travailler dans un champ, toucher la terre. Et vivre en paix.

Comme je l’écrivais plus tôt; je me lance dans un nouveau projet de bande dessinée, des petites histoires sur une page, qui se déroulent dans le village. Je me dit que cela peut peut être « aboutir » à quelque chose.

Ici dans cet épisode que j’ai fini juste avant d’aller planter les patates je raconte comment les animaux du village, vont s’acheter des pizzas. Qui n’aime pas les pizzas. Surtout qu’il y a une pizzeria dans le village!

Ah zut ! pas encore traduit en Français! (je fais ces histoires courtes directement en Japonais)…

J’ai imprimé cette petit histoire et l’ai apportée à monsieur K qui tient la pizzeria.

Il était juste en train de faire un feu pour commencer à chauffer le four à pizza.

On discute de la situation en Europe et on se dit: ben merde si plutôt que de dépenser des milliards pour distribuer des missiles anti char aux ukrainiens, si, à chaque soldat russe on offrait 10 000 dollars et un aller simple pour les US ? Problème résolu ! N’importe quel job aux US est beaucoup mieux que ce que leur offre l’armée russkof, c’est sûr !

Que pensent les animaux de la guerre ?

Je commence un nouveau projet BD. Le cadre est le même que dans Retour Sur Terre: notre village et la campagne au Japon. Les personnages sont les mêmes: bibi, Saki chan et les animaux de la vallée.

Le format par contre change; plutôt qu’un gros pavé qui prend 5 ans de travail, je vais dessiner des histoires très courtes qui tiennent en une page ou moins, style ‘4コマ’… et les publier au fil de l’eau sur mes blog (français et japonais) et instagrom…

Voici … Ici les animaux regardent les news et réagissent …

C’est la version en Japonais … je vais traduire en Français … un peu plus tard …