Catégorie: le bonheur

Scoubidous !

J’essaie de mieux ranger et mieux organiser mes affaires et mes outils.

Si je mets de l’ordre autour de moi, j’en mets aussi dans ma tête.

Trop souvent j’ai l’impression d’avoir perdu disons un couteau, que je retrouve plusieurs mois plus tard; par hasard !

D’ailleurs l’avantage de la vie à la campagne, où comparé à la vie en ville il n’y a aucune limite d’espace, est la porte ouverte à finir avec plein de choses dont on n’a pas besoin. (mais la même chose peut tout à fait arriver en ville)

L’idée est venue alors de mettre des scoubidous à quelques objets de tous les jours. Couteau de poche, trousseau de clefs, stylo plume.

Des scoubidous j’en faisais enfant; c’était à la mode dans les années 80!

Des scoubidous j’en fais maintenant un peu partout, … même sur le sac de tennis de ma femme!

Après le typhon de la semaine dernière

La semaine dernière le typhon numéro 14 est passé.

On a encore eu de la chance. Car il n’y a pas eu de dégâts dans la vallée.

Avec le typhon, l’air humide et chaud de l’été s’en est allé. Il fait maintenant vraiment bon.

Les jours sont très agréables.

C’est comme si l’été japonais était pour nous rappeler qu’il ne faut pas beaucoup pour être heureux.

J’ai remarqué, des chevreuils se sont introduits dans notre champ. Ils ont mangé des haricots et les pieds des poireaux que j’avais plantés il n’y a pas longtemps. J’en ai donc replantés de nouveau. Parfois il faut répéter.

NEVER GIVE UP

C’est qu’une barrière, avec les vents violents du typhon s’était affaissée et je pense que les chevreuils se sont introduits par là. Je la remets d’aplomb.

J’ai récolté aussi 2 pieds de cacahouète. Les cacahouètes ont bien poussé mais je vais attendre encore deux semaines avant de toutes les récolter. Je les goûte comme ça, fraiches, avec un verre de bière.

Minou vient me voir dans le jardin et je vois à la tête qu’elle fait que la mobilisation en Russie l’inquiète un peu. Jusqu’où ça va aller tout ça … mais pour la rassurer je lui dis que Vlado est en mauvaise posture et qu’il pourrait glisser sur une peau de banane. Et puis bon, Vlado n’a pas encore mobilisé les chats.

Tiens ça me rappelle ce passage terrible dans un livre de Malaparte où il racontait comment les russes avaient dressé des chiens pour aller poser des mines sous les tanks allemands, et exploser avec eux.

J’ai oublié le titre de ce livre, il n’y avait que des horreurs et de la poésie.

Monsieur M a juste fini de récolter le riz ! Il est tout sourire ! Et zut moi qui voulais l’observer pendant l’opération … je suis arrivé un peu trop tard.

Cette chenille, sur la feuille d’un plan d’okra (オクラ) c’est gombo en français ?

Et toujours, partout ces magnifiques poteaux !!

Pour le prochain article, je vais écrire un peu sur un livre que j’ai lu récemment, au sujet du pognon.

Vidéo: La réunion du Lundi ‘les remèdes d’autrefois’

Chaque lundi matin je vais retrouver Sakichan dans son atelier. J’apporte en général du café et on discute une petite heure. Souvent de 7 à 8 heures. Après chacun va à son travail

On fait le point sur la semaine qui vient, ce qui se passe dans le monde. Saki chan me parle de sa vie, de l’histoire du village…

C’est si enrichissant ces conversations que j’ai décidé de les filmer. Voici sur youtube un extrait de notre réunion de lundi (du 5 septembre 2022). Par hasard on se met à discuter sur les insectes, les cafards et ensuite sur les remèdes d’autrefois !!!

Personnellement je trouve passionnant tout ce que raconte Saki chan. En plus dans le patois régional, le banshuuben, c’est si mélodique.

Dites moi ce que vous en pensez … Sur Youtube, selectionnez les sous titres hein !!

Je continue et je filme la réunion de la semaine prochaine ??

PPR: Pastèques Poussins Riz

P Pastèques

Dans le champ que nous cultivons avec l’ami Saki, ce matin je vais récolter les pastèques. Pour bien faire je les aurais récoltées une à une plus tôt cet été, mais l’endroit était recouvert d’herbes hautes et comme nous partageons le champ avec les vipères j’ai dû d’abord y aller avec la débroussailleuse.

Les corbeaux n’ont pas vu les pastèques cachées dans les herbes, sinon il les auraient mangées !

Ca fait beaucoup de pastèques à manger, tout d’un coup. J’en passerai quelques unes au mixeur pour en faire un jus très désaltérant.

P Poussins

Saki à propos a reçu neuf petits poussins. Il avait des poules jadis mais il y a deux ans, un furet était parvenu à s’introduire dans le poulailler et il avait fait un massacre, style mélenchon à l’assemblée.

Je me dis que le jour où je quitterai mon job je m’occuperai de quelques poules, histoire d’apprendre et de pouvoir manger des œufs. Ce serait la continuation naturelle de nos aventures ici au village car nous essayons de maîtriser les choses simples qui nous approchent de l’autonomie: faire ses légumes, se chauffer au bois, et fabriquer des choses.

Je profite de l’occasion pour me renseigner et voir comment tout cela se passe …. dans le temps, dans les Charentes, mes grand parent avaient des poules, des pigeons, des lapins, des moutons … Presque en auto suffisance! Ce concept d’auto suffisance prend d’ailleurs tout son sens dans ces périodes inflationnistes et trempées d’incertitude.

En attendant Saki, a bricolé un abri pour les poussins, en utilisant un vieux meuble.

R Riz

On est dans l’atelier de Saki à discuter, que vient mister T.

Mister T est un personnage toujours souriant et plein d’astuces. Lui aussi d’ailleurs a des poules. Ce matin il vient inspecter sa rizière qui est juste face à l’atelier.

On parle de quelques aspects techniques. L’espacement entre ses plans de riz est plus important que dans la rizière du voisin. Je m’assieds au bord de la rizière et on discute alors tous les trois. J’adore ces moments ! C’est comme dans un film….

Je prends mister T en photo. Il inspecte une tige de riz. Je pose la question, de combien de grains de riz qu’il y a pas par brin. D’usage on dit qu’il y en a quatre vingt huit … D’ailleurs explique t il ce nombre, 88 on le retrouve dans l’idéogramme du riz !

Ah! que de choses à apprendre ! que je me dis, il y en a autant de choses à apprendre que j’en ignore …

Un café dans une maison ancienne

Nous sommes allés faire un tour et nous changer un peu les zidées dans région de Sasayama. C’est à mi chemin entre notre village et Kyoto.

Pour découvrir un super coin … Un café ou salon de thé a été installé dans une maison ancienne.

Voici quelques photos.

Suzuki Jimny
toit de chaume redevenant végétal
le nom du café ‘GENTEN’ ou le point d’origine 原点
le chat du voisin a offert ces orchidées pour célébrer l’ouverture du bistrot

Ah ces pointes d’humour !!! c’est ça qui nous sauve !!!

eh oui les câbles électriques toujours un problème avec les maisons japonaises anciennes … pareil chez nous !
je pense à mononoké
shintô et bouddhisme
détail
on va s’installer dans ce coin; sur le engawa. L’espace a été bien arrangé. Ca n’est pas évident comme ça dans une maison ancienne … pas évident du tout.

de la on a vue sur le jardin et il souffle une brise fraiche… C’est bien les engawas … arrangés comme ça c’est l’art de vivre d’autrefois… chez nous on l’utilise pour bouquiner. Ici dire dans cette maison on voit l’état d’origine: il n’y a pas de fenêtre: simplement des cloisons qui la journée se rangent dans un genre de placard et qui donc peuvent être retirés la journée… chez nous des portes coulissantes ont été installées.
pour gouter à ce ko-hi- furo-to… une boule de glace iceberg sur un café glacé. Il y a plusieurs versions disponibles; coca ou encore soda au goût melon… Avec la chaleur un peu moite pourquoi pas !!!
les anciens lieux d’aisance ne sont plus opérationnels mais évoquent avec poésie la vie d’antan
petite grenouille sur le truc pour se désinfecter les paluches à l’entrée …. covid encore et toujours…. petite grenouille à propos es tu vaccinée ???

Comment trouver le café GENTEN ?

Ils sont sur insta https://www.instagram.com/cafe_genten/

Une visite inattendue

Hier un petit camion blanc vient s’arrêter devant la maison. Il est 4 heures de l’après midi et nous n’attendons personne.

En descend monsieur Shimizu.

Oh ! il est venu nous voir il y a deux semaines, à l’improviste aussi. Il était venu avec son épouse.

« J’ai entendu parler de vous dans le village et il semble que vous vous intéressiez à notre dialecte local, et je vous apporte quelques documentations à ce sujet ». Nous avait il dit. Comment a t il entendu parler de nous ?? Pour le remercier de sa visite et de ces documents je lui avais offert un exemplaire de ma BD Retour sur terre, en version Japonaise (失われた田舎暮らしを求めて)

Pour cette deuxième visite nous le convions à venir s’asseoir dans le jardin où nous pourrons échanger tranquillement.

Monsieur Shimizu fait très bien pour âge. Il est très alerte, curieux et son esprit est très vif. Il est né nous dit il en 1931, en l’an 6 de l’ère Showa, ce qui lui donne 91 ans.

Il nous montre plusieurs documentations qu’il a éditées sur l’histoire du village et nous raconte des histoires merveilleuses.

  • Une pierre très ancienne sur lesquelles les gens dit on jouaient autrefois.
  • Un rocher énorme qui serait tombé dit on après un tremblement de terre.
  • Et puis ces pierres rondes que j’ai remarquées plusieurs fois en montagne et qui explique t il ont été placées autrefois après une grande bataille au 16è siècle où seraient tombées plusieurs combattants, des samourais! Monsieur Shimizu connait d’ailleurs le nombre exact de ces pierres bien caractéristiques, que l’on peut trouver sur chaque flanc de montagne dans notre vallée.

Ensuite il nous fait parcourir un recueil de notes et d’expressions du patois local. Je note que plusieurs de ces expressions Saki chan mon ami les utilise tout le temps.

Après, il sort de sa sacoche ma BD et nous dit: je l’ai lue trois fois et j’ai quelques questions et remarques. Il a en effet calligraphié ses questions sur un petit bandeau en papier!

Sur la première page, où je dessine à la façon du jeu de l’oie comment je suis allé vivre au Japon, (et comment mon grand père élevait des lapins dans son jardin) il nous raconte comment son père allait chasser des lièvres en montagne. C’était pour permettre aux enfant de prendre des protéine, nous dit-il, c’était peut être pendant ou juste après la guerre …

Il nous dit qu’ils avaient six poules et qu’il chassait les belettes.

Il a beaucoup de remarques comme cela et de souvenirs et tout fait mouche… Ce qui est aussi très amusant c’est qu’il connait de nombreux personnages de la BD; et par exemple la soeur de Saki chan qui y est un personnage principal, a été l’élève à l’école de monsieur Shimizu !

Il a vraiment épluché la BD dans tous les détails et même il nous montre une coquille que nous avons laissée dans le texte japonais, alors que nous avons dû le lire et relire une bonne cinquantaine de fois!

Je suis vraiment très honoré qu’un sacré monsieur comme monsieur Shimizu me lise ainsi trois fois; et très sérieusement.

Il dit son approbation sur la double page où je parle des pauvres cryptomères et nous donne beaucoup de détails sur l’histoire de ces arbres, et puis un autre ancien de la vallée très connu ici; qui avait élu le meilleur élagueur du Japon ! (il est d’ailleurs photographié ici en coupant un arbre, il devait avoir 90 ans aussi…)

Il y a un moment dans la BD où ça diverge vers la fantaisie -les animaux deviennent les personnages principaux- et il dit ah oui ici c’est très drôle !!!

Nous passons un bon moment en compagnie de monsieur Shimizu et il y a une chose que nous retenons: la curiosité intellectuelle, l’amour du savoir et de la connaissance permettent de rester jeune dans la tête.

La prochaine fois que je fais des crêpes j’irai lui en apporter.

Quel plaisir toujours de se faire de nouveaux amis !
Il dit mais alors c’est quoi que tu as mis sur la capsule spatiale ? Ha ? une brouette ?!
Dans la case de ma vie d’employé de bureau à Tokyo il note que lui utilise la souris de l’ordinateur avec la main gauche, et pas la droite comme moi dans le dessin
En référence au fait décrit dans la BD que les femmes et les hommes sont à différentes tables pendant les fêtes, il nous parle de la mixité à l’école; autrefois
Et oui ! Nous nous nous sommes trompé de kanji !

Penser à sa maman

Ma maman est partie ça va faire bientôt 5 ans. …

Oui c’est peut être plus dur quand on est parti vivre très loin au Japon … mais c’est pas sûr; et puis qu’est ce que ça veut dire, et ici il y a la nature, qui est universelle qui nous connecte à tout l’univers …

Combien de fois la nature nous accompagne et nous console…

Voila ce qui est arrivé la semaine dernière …. https://wakametamago.wordpress.com/2022/06/07/maman/

La chanson de Paul Simon :

https://www.youtube.com/watch?v=ABXtWqmArUU

Retourner sur Terre à Tours, à Yoïsho !!!

Coucou les zamis. J’ai une grosse nouvelle!

Ma bande dessinée Retour Sur Terre est désormais à Tours ! yes !!!

A Yoïsho! pour être exact.

Yoïsho! c’est un restaurant Japonais situé à Tours, au 11 avenue de Grammond.

Retour Sur Terre; versions en français et en japonais, à Yoïsho! avec Sachiko sur la photo.

Yoïsho! se focalise sur la soul food Japonaise.

On y trouve en effet les incontournables: des onigiris, des inari sushi et des tai yakis. Il y a aussi des sorbets faits maison…. sorbet au sucre de canne de Okinawa, au matcha, au yuzu … au sésame !! …. Et même de la kakigori !!!

pas besoin de climatisation l’été si vous pouvez vous offrir une bonne kakigori …. mmmm!!!!

Philippe a monté Yoïsho! .

J’ai fait la connaissance de Philippe il y a dix sept ans. Nous étions tous les deux alors à Tokyo. Nous cherchions chacun de notre côté des partenaires pour des projets de business. Je rencontre Philippe et quelle surprise:

Il est de la Rochelle en Charente .. comme mes parents … ma maman était née à La Rochelle … mon père y a passé sa jeunesse.

Enfant, Philippe passait ses vacances à l’ile d’Oléron – mes grands parents étaient d’Oléron et donc j’y passais aussi tous mes étés …

Ensuite on a découvert que nos anniversaires étaient éloignés d’un jour et d’un mois … étonnant …

Mais la cerise sur le gâteau c’est que … Philippe et moi avons vécu dans le même bled en région parisienne … la même ville (10 000 habitants à l’époque) et dans la même rue !!!

Vraiment incroyable tout cela!

Depuis nos chemins se sont séparés. Philippe est rentré en France et a démarré Yoïsho! à Tours. Je suis venu m’installer au village … Philippe tu me manques !!

Donc si vous êtes dans la région de Tours ou de passage:

  • allez faire la bise à Philippe ou à Sachiko (choisir l’un des deux)
  • dégustez leurs spécialités: onigiris, tai yakis, sorbets; thé japonais …
  • et procurez vous une copie de la bande dessinée Retour Sur Terre !!!

Instagram: yoisho.france

Yoïsho! La Soul Food du JAPON au 11 Avenue de Grammont, 37000 Tours
mardi – samedi 11:00 – 17:00

Web: www.yoisho.fr

La chienne Lia

Que du plaisir

Vous avez pu noter, depuis quelque temps je fais des articles sur les plats que je cuisine dans un dutch oven; dans le jardin.

J’appelle ça ma dutch oven therapy.

Faire un feu dehors dans le jardin, mettre les ingrédients dans le dutch oven et regarder tout cuire lentement me fait du bien !! Ca me calme. Faire du feu et rester auprès du feu … c’est inscrit très profond dans les gènes et s’adonner à cette activité permet de bien se calmer et d’entrer dans un cercle de cohérence avec soi même.

Aussi depuis l’éte dernier je jeûne le samedi. Et faire la tambouille dehors le dimanche matin préparer le feu etc c’est comme démultiplier la signification de ce repas qui marquera la fin du jeûne du samedi. Ca forme tout un rituel ….

La semaine dernière j’ai fait un civet de sanglier. Encore cette fois j’ai filmé et mis sur youtube.

La première vidéo youtube je découpe les morceaux de viande. Denis vous confirmez n est ce pas, la beauté de la viande de gibier ! Une viande ferme. On y lit toute la puissance et la vitalité de l’animal sauvage. Ca n’a rien à voir avec les pauvres animaux d’élevage, dans leurs univers concentrationaires …. Quelle horreur…

Bref découper cette belle viande de sanglier procure du plaisir et permet d’admirer la beauté de l’animal.

Ensuite dans la deuxième vidéo c’est plus standard; dutch oven, feu avec du charbon de bois. Cuisson lente et avec quelques verres de vin rouge.

Ce qui etait super sympa la semaine dernière c est que un jeune voisin est passé voir les opérations. Et ensuite par hasard Saki chan est venu nous rejoindre. Le jeune voisin et Saki chan sont tous les deux charpentiers et donc tous les trois autour du irori c’est une belle conversation à laquelle j’ai pu participer.

Quand j’écoute de si beaux dialogues entre les villageois, les histoires qu’ils racontent dans leur patois si musical je regrette toujours de ne pas enregistrer ….

Essayer un takikomigohan avec un dutch oven

Une autre vidéo youtube, encore, mais c’est les vacances et on en profite.

Cette fois je fais un takikomigohan. (炊き込みご飯) »cuire du riz mélangé à d’autres choses ».

En l’occurrence du poisson, des crevettes, de la seiche et des champignons.

Mon ami Sakichan et sa chienne Chacha étaient avec nous.

Article connexe en Japonais ici.