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Une cabane en montagne cette semaine

C’était l’un des derniers projets dans ma longue liste. (pas que j’aie fini tous les autres avant). ‘Construire dans la montagne une plate-forme surélevée pour y faire la sieste et admirer la forêt.’

Et pourquoi pas même y dormir. Il faudrait sans doute une tente ou une moustiquaire pour cela. C’est une cabane mais sans toit ni mur … peut-être que j’ajouterai un toit plus tard.

En tout cas, un projet bien inutile alors qu’il y a tant à faire au taff et aussi dans la maison de madame M., mais j’ai besoin d’une diversion.

Dès que l’on pénètre dans la montagne on est pris par cet air clair et empli de parfums de réglisse. Et la terre, comme il est bon de la fouler. Le chemin monte on voit toujours les maisons du village en bas mais on est tout de suite dans un autre monde, couronné par ces cryptomêres majestueux partis à la conquête du ciel.

Dans ma grande naïveté je me dis que, assis dans la montagne; sur ma petite plate-forme, avec au dessus de moi les arbres géants … je pourrai m’approcher de la vérité. Il faudra plus d’un verre de ouisseki ou plus d’une tasse de thé.

Plus tôt cette année mon ami S est venu couper une dizaine de cryptomères, au niveau de la deuxième terrasse. 

Et là comme je suis en vacances cette semaine je vais essayer de construire cette plate-forme. Le but c’est d’utiliser le bois des cryptomères coupés…. Je réfléchis à ce projet depuis plus d’un an et j’ai commencé à m’entrainer à débiter les troncs d’arbres en planches, avec ma bonne vieille tronçonneuse …


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Quelques photos du jardin

Les brocos et les laitues poussent plutôt bien. Il y a aussi quelques pieds de fèves. Les radis restent modestes et ne causent guère. Les épinards sont en fin de course.

 

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Essayer de passer dans le jardin une heure tous les deux jours à peu près me fait beaucoup de bien. Cela me fait sans doute plus de bien à moi qu’aux plantes mêmes!

Cela me calme beaucoup.

La connexion avec la terre; et essayer de s’occuper des plantes .. .tout en observant les milles petites choses qui se passent.

Aujourd’hui après le boulot je plante du gingembre, dans le petit jardin derrière la maison.

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Il n’y a pas que des légumes. J’essaie de faire démarrer des arbres, ici des ginkos, pour ensuite les transplanter dans la montagne. Plusieurs essais:avec des agrumes, des kakis, et des momijis. Ces ginkos proviennent des grains ramassées il y a deux ans.

Dans mon œuf

Je dois bosser à la maison 85 pour cents du temps.

Le reste je suis à Osaka pour des meetings avec mes charmants collègues ou bien aux US ou alors ailleurs en Asie comme Singapoor.

Donc 85 pour cents du temps je bosse dans ma petite cabane, de un mètre sur trois.

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Un si petit volume est très facile à chauffer. Quand je commence à cinq heures du mat en hiver il y fait moins deux degrés, mais avec le radiateur électrique la température monte rapidement à dix, douze degrés.

C’est formidable d’être tout seul, dans un très petit espace. Il y a peu de distractions, peu d’interférences.

Travailler chez soi peut être difficile avec les différentes tentations. Il est bon d’avoir un espace de travail à soi, entièrement séparé de la maison. Être loin de la cuisine et des bouteilles de whisky est important aussi.

La vue donne sur ma petite montagne et c’est un bon poste d’observation sur ce qui se passe dehors; qui du village promène son chien, ou bien le chevreuil à trois pattes qui se balade, des bûcherons qui reviennent du fond de la vallée avec le camion chargé de troncs de cryptomères ou encore le chat Scotch qui va chasser des oiseaux ou des grenouilles dans la rivière en face.

Cette petite cabane de trois mètres carrés était autrefois une tsukémonobeya 漬物部屋 où l’on produisait des pickles, attenante à notre petit atelier. Au début les habitants du village étaient vraiment surpris de me voir pougner là, maintenant quand ils promènent leur chien et passent devant la maison, de l’autre côté de la rivière, ils font des signes de la main …

Au mur sur les étagères j’ai mis mes BD préférées ainsi que une centaine de Pléaides collectionnées depuis vingt ans. Quand les collègues me font trop ierch et que le travail me déprime je peux penser à Chateaubriand ou Saint John Perse.

J’ai aussi des photos de ma maman qui nous a quittés.

J’ai vue aussi sur une partie du jardin et un chaudron où je brûle des affaires et en particulier des mauvais livres comme par exemple un très mauvais book d’entretiens de Pierre Rabhi. Il est bon de pour voir surveiller le feu.

Au cours de ma carrière d’employé de bureau j’ai eu l’occasion de bosser dans de jolis bureaux, en Allemagne avec une vue magnifique sur Munich, à Madrid au cœur de la ville, et différents endroits à Tokyo dans des bureaux assez luxueux. J’ai bossé aussi dans beaucoup d’endroits bien pourris, les banlieues industrielles et des sites de production où il n’y avait même pas de bureau. J’ai bossé une année entière dans une cuisine à Francfort..  Ces banlieues d’ailleurs bien que déprimantes sont intéressantes à visiter…  La, dans mon jardin entouré de mes petites affaires, c’est vraiment le top… c’est comme si j’étais dans un œuf … dans mon œuf  … Mais il a fallu pougner beaucoup et longtemps pour y arriver.

Voici les articles où je décris comment j’ai arrangé et donné une nouvelle vie à a cette petite pièce.

Bricolage … une cabane dans l’atelier (1)

Bricolage … une cabane dans l’atelier (2)

Bricolage … une cabane dans l’atelier (3)

Bricolage … une cabane dans l’atelier (4)

Bricolage … une cabane dans l’atelier (5) et fin !!!

 

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Le petit carre rouge …. c’est la que je pougne !!!

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Aujourd’hui

Je me souviens, Bernard Pivot disait qu’aujourd’hui est le mot qu’il préfère car il contient une apostrophe.

Cette année mes petits projets de jardinage ont assez bien marché. Non pas que je produise plus et mieux que les voisins mais l’output cette année est bien supérieur aux années précédentes. Je crois que je m’applique un peu mieux et que surtout je passe plus de temps dans le jardin.

J’ai fait une petite récolte de patates douces. Un grand plaisir à chercher dans la terre ces grosses pépites roses. Ensuite je vais les laver dans la rivière en bas, voila encore quelque chose de bien agréable à faire. On peut tirer tant de satisfaction de ces gestes simples qui nous connectent aux éléments de la nature …

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Plus tôt dans la journée après six heures passées de suite au téléphone pour le job, je suis allé faire un tour en vélo. Vraiment une belle journée, et une très belle lumière.

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Et pour finir vu sur la route; ce petit camion keitora avec cet autocollant énigmatique … SLACK LIFE … comment traduire … une vie négligente ?

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Lundi matin (vélo)

Comme tous les lundis matins j’ai vraiment la tête dans le cul et il est très pénible de se mettre au travail. Je commence donc par aller faire un grand tour en vélo.

Je descends vers le bas de la vallée puis la remonte dans son intégralité jusqu’aux pieds des montagnes.

La lumière et les couleurs sont magnifiques. Tout est beau et m’emplit d’espoir. 35 km, ça fait du bien.

L’homme n’a pas été fait pour passer des journées entières sur un clavier d’ordinateur c’est sûr.

 

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L’entrée de la vallée. A l’horizon les montagnes: tout espoir est possible.

 

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Comme le village se fond avec le paysage. Quelle harmonie.

 

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Une de mes vues préférées.

 

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Un peu plus loin un barrage. La route va monter sec.

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Et cette petite route sauvage, où il n’y a plus âme qui vive … on y est très bien.

Régulièrement je fais sonner la poire klaxon du vélo, histoire de faire fuir les ours … pas envie de rencontrer de plantigrade ce matin.

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Les montagnes à perte de vue …

 

Dans les coins les plus reculés, des idiots jettent des ordures … des idiots il y en a décidément partout. Frigos et machines à laver. Je vois des employés de la ville les récupérer avec des cordes pour ensuite les dégager et les emporter vers les usines de recyclage. Good job …..

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Ma maman

Je suis rentré en France quelques semaines pour visiter ma maman alors très malade, à l’hôpital, à Paris.

Elle nous a quitté fin août.

Beaucoup de tristesse. Un grand vide. Ma petite barque a perdu son ancre.

Même aujourd’hui je ne réalise pas tout à fait encore qu’elle nous a quittés et qu’elle n’est plus de ce monde.

Nous nous somme réunis autour d’elle, la petite famille éparpillée géographiquement que nous sommes – mon père, ma tante, ma soeur, et avons passé les dernières semaines à ses côtés à l’hôpital. Ce furent des moments d’émotions fortes, beaucoup de peine et de tristesse, mais aussi la joie d’être à ses côtés et de pouvoir lui exprimer notre amour. Ainsi, elle n’est pas partie seule.

Je suis passé par plusieurs étapes. Le déni de la maladie: je ne voulais pas accepter la maladie qui prenait le dessus de ma maman; et par la suite la colère, envers cette médecine très technique, mais finalement incapable.

Et puis, finalement l’acceptation de la réalité, avec la réalisation non sans déception que ce monde est sec et que les miracles y sont trop peu. Jusqu’au bout j’espérais une guérison, un renversement, une intervention divine.

Ma maman nous ayant quittés je pense à ce qu’a été le message de sa vie…. L’amour inconditionnel qu’elle nous a toujours donné, nous ses enfants; elle qui dans sa jeunesse en a si peu reçu de ses parents.

Cet été nous sommes donc allés en France deux fois, la première fois en juillet. La deuxième fois fin août après que l’état de ma maman se soit aggravé.

Avant le deuxième voyage, j’ai vu maman en rêve: elle était assise dans un fauteuil confortable, dans une chambre inconnue, décorée d’un papier peint coloré. L’endroit était très lumineux. Nous (la famille) étions en cercle autour d’elle. Elle avait l’air très calme et reposée. Elle a dit: ‘il ne faut pas s’acharner‘.

Toujours avant le deuxième voyage, le jour avant le départ pour la France, je suis allé faire un tour en vélo au fond de notre vallée et ai découvert en montagne un endroit magnifique. Il y avait cette lumière, cette luxuriance de la végétation et la fraîcheur ionisée d’une rivière en contrebas. Sur une souche éclairée par le soleil tamisé, le crâne d’un chevreuil était posé là. Ce spectacle m’a alors empli d’une joie vraie et profonde car j’ai senti que la mort n’existe pas et que tous nous nous retrouvons dans l’énergie de la nature. Photo.

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Dès que j’ai compris en juillet la gravité de la maladie qui attaquait ma maman, j’ai voulu me préparer au pire, et j’ai lu ce fameux livre, Leçons de vie, de Elizabteth Kubler Ross. Ce livre m’a beaucoup aidé à aborder ces moments difficiles. En voici quelques extraits.

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Les patients en phase terminale avec lesquels nous avons travaillé ont réalisé que l’amour est la seule chose qui importe. La seule que nous pouvons posséder, conserver et emporter avec nous. Ces patients ont cessé de rechercher le bonheur à l’extérieur. Au contraire, ils ont appris à trouver richesse et sens dans ce qu’ils possèdent déjà, à en explorer davantage les possibilités. En d’autres termes ils ont abattu les murs qui les empêchaient de profiter pleinement de leur existence.

Face à des circonstances dramatiques, nous pouvons grandir et donner le meilleur de nous mêmes.

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Il existe une partie de vous même qui est indéfinissable et immuable, que ni le temps ni la maladie ni les circonstances ne peuvent modifier. Il existe en vous une authenticité innée que vous emporterez avec vous le jour de votre mort. Pour découvrir qui l’on est, il faut se débarrasser de tout ce qui n’est pas vraiment soi. Lorsqu’on observe les mourants, on ne voit plus les défauts ni les erreurs ni même les maladies. On ne voit plus que l’être humain qui, au terme de sa vie, devient plus authentique plus honnête, plus lui même.

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L’amour n’a rien à voir avec la connaissance, l’éducation ou l’autorité. Il se situe au delà du comportement. C’est en outre le seul bienfait de la vie que l’on ne peut pas perdre. Enfin, c’est la seule que l’on peut vraiment donner. Dans un monde d’illusions; de rêves et de vide, l’amour est source de vérité.

 

 

Une barrière contre les chevreuils (1)

Nous sommes las des chevreuils qui chaque nuit viennent brouter dans notre jardin. Il n’ont qu’à traverser la route et la rivière lorsqu’ils descendent de la montagne pour venir faire ripaille dans notre jardin, et tout y passe même les fleurs.

L’été dernier j’avais posé des filets mais j’ai bien vu comment les chevreuils les traversent en forçant un peu, et déchirent tout.

Il faut donc un truc de solide, un truc prêt a stopper ces envahisseurs, une ligne Maginot.

J’utilise les arbres coupés l’année dernière dans notre montagne. Depuis plusieurs mois j’ai préparé les futurs piliers de la barrière.

Pour que le bois dure le plus longtemps possible je le pose hors sol. J’enfile chaque pilier sur une barre de fer fixée sur un socle de ciment. Nouvelle technique pour ce projet; c’est toujours bien d’essayer des choses nouvelles.

Pour mouler le ciment j’utilise un pneu découpé.

C’est un gros projet de bourrin, avec ces piliers de 15 cm de côté, ,mais il faut que ce soit du solide et durable. Et puis je compte n’utiliser que du bois provenant de notre montagne.

 

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Les piliers vont s’enfoncer dans la barre de métal. Je pose une rondelle de metal entre le socle de béton et le pilier (pas sur la photo), pour éviter que le pilier, en bois, ne soit en contact avec l’eau.

 

 

Piliers descendus de la montagne

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finition au rabot électrique. Je perce un trou, 25cm de profondeur.

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Pose de la première partie de la barrière

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Pour les planches utilise des planches tirées des arbres de notre montagne. Je coupe dans la longueur. Et les passe au rabot à main.

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Un dimanche comme je les aime

  • Lever à sept heures – petit déj en famille
  • Glandouille devant Calcifer le poêle à bois, lis quelques pages du journal de guerre de Ernst Jünger. Le fils à mes côtés sur le canapé lit une manga de Ishinomori sur Sherlock Holmes. Les chats se réveillent.
  • Neuf heures, vais dans notre montagne. En descends quatre troncs d’arbres. Les porte sur l’épaule. C’est lourd. Je transpire. Le bonnet de laine de huit euros est tout trempé. Le bois c’est pour une future barrière.

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  • Un voisin passe, monsieur K. On discute.
  • Remonte dans la montagne. Réarrange le grillage autour de quatre arbres momijis plantés l’année dernière. Les chevreuils ont abimé le grillage et grignoté un peu de ces petits arbres.
  • S. passe en camion en bas. Il m’appelle et dit qu’il est train de couper des arbres, que je pourrai prendre les chutes. Je descends et le suis en camion.
  • Nous arrivons au pied de la montagne de Kaz. Un bel endroit. Trois grands cyprès coupés bloquent le petit chemin de montagne. S., Kaz., et un inconnu X. s’affairent avec leurs tronçonneuses. Les pros utilisent des tronçonneuses allemandes de la marque Stihl.

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  • En fait monsieur X. veut faire des tabourets en bois pour une équipe de foot. Un beau visage. Un sourire très calme. Très rare ici; une boucle d’oreille. Dès le début je le trouve très sympathique.  De tout façon si c’est un ami de Kaz ce ne peut être qu’une personne sympathique.

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  • Tous les morceaux de moins de 30cm de diamètre je les ramasse et les charge dans mon camion. Ca finira par faire trois camionnées. Not bad at all. C’est Calcifer le poêle à bois qui va être content!

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  • On fait la pause de midi et allons tous les quatre déjeuner dans un petit resto. Quelle fine équipe.
  • C’est vraiment sympathique de travailler ensemble tous les quatre. On charge les plus gros morceaux qui feront les tabourets dans le camion de X. C’est bien lourd et l’on apprécie l’occasion de pouvoir utiliser sa force.

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  • Je monte le chemin de montagne pour m’éloigner et faire pipi. Qu’il est agréable de faire pipi en montagne. J’admire le paysage et la beauté du coin tout en mouillant mes bottes. D’énormes arbres, poussés par la neige tombée en abondance cette année se sont effondrés d’une falaise.

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  • S. coupe un autre arbre, un cyprès énorme. facilement 60 ans. Le cyprès est bloqué à un moment. S. l’attache à son camion et le tire pour le débloquer. On passe ainsi trois bonnes heures. Une pause café. On est tous détendus et sérieux. Mais pas de déconnade. Faut jamais déconner en présence de tronçoneuses.

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  • Le travail fini tout le monde se sépare.
  • Je décharge le camion, retourne dans ma montagne et finis de poser un filet autour de deux autres arbres. Toujours contre les chevreuils affamés.
  • Retourne à la maison et fais une petite recherche sur les prix de vente de bois de chauffe. S. qui sait vraiment tout faire, mais vraiment tout, ne s’emmerde pas avec internet et quand il veut chercher une info il me demande de le faire pour lui. Je m’exécute avec grand plaisir. J’imprime le fichier excel avec une liste de prix et les différents ratios en Yens par volume, et vais le retrouver chez lui.
  • Il est dehors, fume une cigarette en se réchauffant devant un petit braséro. Il regarde le soleil couchant. On discute des prix du bois de chauffe. Un voisin agriculteur arrive. Il s’allume une cigarette et approche ses mains du braséro. Il fait frisquet.
  • Rentre à la maison, et repars avec le fils; diner au kaiten sushi de la ville voisine. Comme dessert le fils commande un parfait à la fraise. On discute avec le chef sushi qui nous informe qu’avec le prix des fraises qui est à la hausse ils vont bientôt retirer du menu les parfaits à la fraise. Et oui c’est comme en France: tout part en couille, .
  • Je lui demande s’il va remplacer le parfait à la fraise avec du parfait à la sardine.

Le village sous la neige

Il n’a pas neigé comme ça depuis 10 ans parait-il.

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Jolie vue sur la maison (je vais faire pipi dans la montagne)

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je suis toujours reconnaissant à notre vieille maison de bien vouloir tenir bon, qu’il vente ou qu’il neige. Rien n’est jamais acquis.

 

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c’est beau dans la montagne.

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je fais un petit tour.

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Ces arbres sont magnifiques. Il y en a plus beaucoup comme ça. Comme les éléphants.

Un ancien du village me dit que souvent on disait autrefois apercevoir une tête de cheval accrochée aux branches de ces arbres immenses. Un fantôme quoi …

Question. On se sent toujours très bien à proximité de grands arbres comme ceux-ci. Il y a un power spot. Un point où l’on sent une énergie particulière, palpable. Les arbres ont poussé parce qu’il y a avait un power spot à cet endroit ? Ou bien les arbres en poussant ont crée le power spot ?

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Je lui allé voir S pour lui passer des cigarettes achetées au duty free de Singapoor. Ici la chienne tchatcha. Elle adore la neige!

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Mon cerf ami

On remarque assez souvent un cerf posté au beau milieu de notre montagne à un endroit un peu dégagé qui offre un joli panorama sur le village.

C’est juste en face de notre jardin, de l’autre côté de la rivière.

Il y a deux jours j’y ai donc aperçu le cerf le matin. Amusant, il y était toujours trois heures plus tard. Je me suis décidé à me rapprocher et à aller le saluer.

Arrivé à sept ou huit mètres du beau mammifère;  je lui parle. Il finit par partir en me montrant son joli derrière tout blanc. Mais sans me répondre.

Mais bon …. A bientôt, mon cerf ami !

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