Catégorie: la nature

Penser à sa maman

Ma maman est partie ça va faire bientôt 5 ans. …

Oui c’est peut être plus dur quand on est parti vivre très loin au Japon … mais c’est pas sûr; et puis qu’est ce que ça veut dire, et ici il y a la nature, qui est universelle qui nous connecte à tout l’univers …

Combien de fois la nature nous accompagne et nous console…

Voila ce qui est arrivé la semaine dernière …. https://wakametamago.wordpress.com/2022/06/07/maman/

La chanson de Paul Simon :

https://www.youtube.com/watch?v=ABXtWqmArUU

Cette année aussi nous avons récolté du thé

C’est chaque fois un plaisir, que d’aller au fond de la vallée récolter les feuilles des théiers.

J’ai fait déjà des articles sur cette récolte des feuilles de thé et leur préparation, et même une vidéo, sur youtube !

Voici le lien vers la vidéo si vous souhaitez voir les détails de la préparation.

Ces jeunes feuilles sont vraiment appétissantes avec ce beau vert frais qui brille!

Du thé j’en ai bu énormément l’année dernière, et toujours avec beaucoup de plaisir. Il y des arômes très fruités. Je le bois quand je travaille et j’ai remarqué que boire ce thé bancha me met très souvent de bonne humeur.

J’ai même fait des trips avec ce thé: parfois je sens un effet spécial, de légéreté et d’euphorie, lorsque je bois ce thé combiné avec ma pipe (je fume la pipe quand je bosse).

J’ai fait cette expérience; de joie et d’euphorie, plusieurs dizaines de fois.

A mesure que l’on passe les feuilles de thé sur le feu elles changent d’aspect. C’est au moment de cette préparation que le thé devient du thé vert, du thé style anglais ici on dit thé rouge, ou alors du bancha: la variante populaire du thé vert, ici.

Cette préparation prend une journée entière! A midi on se fait un bol de ramen, ici agrémenté de feuilles de laitue et de feuilles de thé.

On fait tout cela avec des amis du village, c’est un grand moment. Une voisine a préparé des financiers, délicieux, au thé matcha et à l’hojicha.

Ce sont des micro événements qui donnent à notre petite vie à la campagne tout son sens…

Préparation des pousses de bambou, en BD

C’est la saison des pousses de bambou.

Un vrai régal. J’en avais parlé dans un article, avec photos il y a plusieurs années.

On va en chercher en montagne mais en général les sangliers sont passés avant nous. La nature les avantage car ils peuvent les sentir alors que les pousses de bambous sont encore dans la terre…

On n’est pas pas les seuls à apprécier ce cadeau de la montagne!

Cette fois ci j’en parle en BD…

Vous pouvez consulter la version originale, en Japonais, ici.

Voyez comment le sanglier fait cuire le riz, comme autrefois, dans un kamado !!

Ah voila mon ami Saki chan …

Combien de temps avant l’arrivée des corbeaux ?

Il y avait un petit peu de vieux jambon espagnol qui trainait dans le frigo… pourquoi pas l’offrir aux corbeaux… plutôt que d’encombrer le sac poubelle…

Je laisse les quelques morceaux au bord de la rivière et pose une caméra, car je suis curieux:

au bout de combien de temps les corbeaux (ou les rapaces) vont ils remarquer le jamon iberico ?

La réponse est dans la vidéo.

Une maison Japonaise traditionnelle

C’est dans un bled pas trop loin d’ici que j’ai fait la découverte de cette très belle maison, le mois dernier. Tout a été dépoussiéré et transformé en un éco musée.

J’admire la simplicité des volumes et la pureté des lignes. tout cela a été fait de bois, de terre et de paille.

Si on regarde bien on se rend compte qu’il s’agit de beaucoup de terre et de paille, et d’un peu de bois. Les proportions sont peut être similaires à celles de nos très anciennes maisons en Europe, faites à colombages.

Quelle économie de moyens ! Quelle intelligence !!

Et j’ai un peu de mal d’ailleurs à me dire que la maison où nous habitons était autrefois, comme celle dans les photos. La cuisine et les sanitaires sont différents. Et puis une autre grosse différence c’est que chez nous tout est plein de meubles -il n’y a pas ces grands espaces vides- et puis nous avons aussi un poêle à bois nord américain.

Une autres grosse différence aussi c’est que la toiture de notre maison a été changée après la guerre. La toiture originelle était de paille, en kaya, comme dans cette maison photographiée ici, mais elle a été refaite après la guerre, avec un toit de tuiles. Le toit de tuiles nécessite moins d’inclinaison et a permis alors l’installation d’un demi premier étage pour stocker de la paille pour la vache.

Au fait je suis très ‘fier’ je l’avoue de pouvoir vivre dans une maison japonaise de 200 ans. Quelque chose que je n’aurais jamais imaginé.

Je pourrais et devrait écrire un article là dessus et le faire en bande dessinée. « Vivre dans une maison japonaise traditionnelle« . Bien sûr il n’y a pas que des avantages côté pratique. Mais, le côté pratique n’est il pas juste … inintéressant ? C’est le pratique qui rend la modernité assez moche et finalement pas pratique.

Mais retournons à nos chèvres:

Point de vue structure l’agencement c’est toujours identique … ici une pièce à droite pour y mettre une vache ou un cheval, la cuisine et sur la gauche quatre grandes pièces à tatami. (ici deux de ces pièces ont un plancher en bois).

Voici les photos!

Noter la forte inclinaison du toit

Entrée de la maison. La partie à droite est sur le sol. Comme l’est la « cuisine ». La partie à gauche est surélevée pour un plus grand confort.

Côté toiture aussi, grande économie de moyens

Dextérité du charpentier qui maîtrise les courbes et les utilise à bon escient.

Vue sur deux des quatre pièces d’habitation. Des cloisons mobiles en général les séparent à volonté, ici elles ont été retirées.

Très beau irori portable où l’on faisait chauffer de l’eau, pour le thé.

Je suspecte qu’autrefois on gardait ici une vache ou un cheval pour les travaux des champs … le plancher aurait alors été ajouté.

On note la simplicité des objets et des outils.

ici un magnifique okudo; foyer où l’on faisait la tambouille; Il y en avait un comme ça chez nous, mais de facture plus récente, fait avec des briques, et beaucoup plus petit.

Ici il a été refait à neuf.

magnifique ça !!

Un superbe chevreuil se balade chez nous la nuit

J’ai remis la caméra de nuit dans le jardin pour voir qui nous rend visite la nuit …. (oui je ne l’ai pas mise à l’heure)

Voilà

C’est exactement ce que je décris dans la bande dessinée Retour sur terre:

Avec les animaux nous partageons le même espace.

Le jour nous vaquons à nos occupations. La nuit on pionce et les animaux viennent se balader autour de nos maisons!

Promenade sous la neige

Lien vers l’article en Japonais

Samedi matin. Il a neigé pendant la nuit et tout est blanc.

Les anciens du village expliquent qu’autrefois la neige une fois tombée restait … de nos jours elle fond en général dans la journée.

Si bien qu’il n’y a pas de temps à perdre; j’enfile mes bottes et pars faire un tour.

La neige simplifie la palette des couleurs; tout devient soit blanc soit noir; et en plus elle absorbe les sons; si bien que la quantité de signaux et de stimuli qui parviennent à la cervelle sont réduits considérablement. Invitation au calme.

Je commence par faire un tour du jardin.

Puis je vais faire un tour, direction le fond de la vallée.

Une maison ancienne, avec la toiture d’origine. Toiture de chaume, protégée sous des tôles.

Le temple du village

Voila la dernière maison.

Après la route devient chemin forestier. On dit « Rindou ».

Dernière maison: au delà c’est le territoire des animaux. Justement que font toutes les braves bêtes? Dans ma Bande Dessinée Retour Sur Terre elles sont chez elles bien au chaud et jouent à la playstation….

A propos; il y a des petits détails dans la BD qui sont si petits qu’ils n’apparaissent pas à l’impresssion. Comme ici; avec les descriptions des armes et mon pseudo sur la tronço.

Par contre les cryptomères eux continuent de pousser. J’admire ces branches majestueuses.

On se sent vraiment bien. Je décide de faire une pause. Je me pose contre le tronc d’un de ses cryptomères.. et je ferme les yeux.

Je suis ma respiration.

Tout d’un coup je sens les parfums de réglisse de la forêt. C’est merveilleux. La forêt s’est ouvert comme un coquillage et m’offre toutes ses senteurs.

Et puis j’entends un camion qui s’approche… Je le regarde sans bouger… Il faut dire que je suis en treillis intégral, le gars dans le camion est un chasseur, je vois ça à sa casquette… il s’attendait pas à voir quelqu’un ici… et surtout pas quelqu’un comme moi …

il me dit que fais tu là je luis réponds je me repose…

Il a fait tout de suite demi tour illico presto…

Je décide d’aller un peu plus loin …

Retour Sur Terre: La page 37 en vidéo

Je bosse toujours à la traduction en Japonais de ma bande dessinée RETOUR SUR TERRE. Tous les textes ont été traduits et maintenant je les transfère sur le logiciel de dessin.

C’est l’occasion de filmer un peu le processus, et de vous présenter la page 37 du book.

Dans cette page j’accompagne Saki chan parti en forêt couper des cryptomères. Et j’observe son travail.

Cette page 37 est très réaliste car la plupart des dessins je les ai faits sur la base de photos que j’ai prises.

Au sujet du réalisme

Retour Sur Terre: roman graphique ou bande dessinée?

Disons que les premiers 60 pour cents de l histoire sont plus proches du roman graphique, car on y décrit notre vécu et notre installation à la campagne et nos débuts dans le village… C’est du réel. Par contre à un moment, l’histoire diverge ( ça  »part en tangente ») pour entrer dans le fantastique et le merveilleux.

Donc pour résumer: les deux premiers tiers, c’est plutôt un roman graphique. Le dernier tiers, une bande dessinée !!!

Plusieurs cases de cette page sont basées sur des photos que j’avais en fait postées dans le blog.

C’était l’article: Cryptomère de noël … 2014 !!! Il y a 7 ans….

Vous pouvez retrouver quelques photos … et les comparer à la BD

Le camion dans la montagne

Détail du camion et des outils.

Update sur la BD et visite d’un magnifique village

Vos commentaires sur la bande dessinée

Vos commentaires sur la couverture de la BD ! Cela m’a fait super plaisir. Merci énormément!

1 je ne suis pas tout seul dans mon trou

2 et toutes les idées que vous avez, avec chacune et chacun votre sensibilité et approche…

Tout cela m’aide et aboutit à me donner une nouvelle idée pour la couverture … mais je veux attendre un peu, que tout se décante dans ma tête, avant de m’y remettre.

Pendant ce temps je fais plusieurs corrections dans la BD. J’ai encore neuf pages à revoir: refaire des dessins qui ne vont pas du tout, et revoir un peu les couleurs. A priori simple mais celà prend du temps. Le week end dernier j’ai pu revoir trois pages à peine.

C’est un travail de forçat.

visite d’un magnifique village

Mais nous prenons le temps aussi le week end de nous promener. Le mois dernier nous avons fait un tour vers le nord (encore) et nous sommes aventurés dans la préfecture de tottori.

Sur la carte, le petit village Kichijoji semble intéressant. Il est isolé et encaissé dans les montagnes. C’est quasiment un cul de sac, une route départementale le dessert par le nord, mais l’accès via le sud est réduit à des petits chemins de montagne. Nous y allons avec notre camion keitora qui est avec quatre roues motrices: aucun chemin de montagne ne lui résiste… C’est à quoi … soixante kilomètres de chez nous ?

Avant d’arriver à destination nous passons devant ce temple qui a été construit directement dans l’énorme cavité dans la montagne. Il y a t il des dentistes parmi les lecteurs ? Est ce que cette cavité ferait penser à une gigantesque carie ?

On est allés donc visiter ce village. Et nous n’avons pas été déçus. Il est recroquevillé sur lui même sur le flanc d’une montagne. Les maisons pour la plupart sont anciennes. Et serrées les unes contre les autres. Des petits chemins étroits où deux ânes ne passeraient pas donnent un sentiment de secrets et de mystères. Il faisait en plus un temps magnifique.

On arrive et cherchons un endroit où nous garer. pas évident vu l’étroitesse de tout. . Juste à côté une femme octogénaire est affairée dans son potager. Elle nous appelle et nous donne des magnifiques poivrons. Ca commence bien!

Rien que ça, c’est déjà superbe.

Noter le truc à chenilles qui permet de transbahuter des affaires jusque dans les champs situés sans doute plus haut dans les montagnes. A noter aussi l’état impeccable de la maison. Et les petites ouvertures dans les planches sous l’engawa qui permettent de garder les parties sous le plancher aérées.

Et voila ce que l’on voit quand on se retourne.

on prend le chemin étroit.

Ca m’a donné une de ces pêche de découvrir ce beau village. Tout y est si paisible.

Un ancien lavoir:

Le sceau en bois avec la grosse pierre dedans. Y préparent ils des tsukémonos ?

On arrive au sanctuaire shintô.

Et puis toujours ce beau panorama.

La fenêtre, en bambou et torchis, d’une ancienne grange.

Allons voir la rizière. C’est fin juillet. Les grains de riz ne sont pas encore bien formés.

Mais en fait je veux voir les grenouilles. Je n’en trouve pas !

C’est une région à neige! Partout on voit ces grosses spatules.

Je devrais un jour écrire un article sur la fameuse brouette japonaise.

Tous les détails de la vie quotidienne … Par contre comment font ils pour aller chercher les oignons mis à sécher … il faut une échelle ?

L’ancienne école du village.

Après les maisons simples de paysans on trouve une demeure chargée encore aujourd’hui de signes d’opulence.

Je suis pas sûr que avec la lumière les photos rendent bien.

Mais pour sûr c’est l’un des plus beaux villages que j’ai visités au Japon.

Ici, la voiture du prêtre bouddhiste du village.

Le petit bâtiment est utilisé par les pompiers (volontaires).

Et voilà on a fini notre tour et retour à la case départ.

On aurait voulu que cela dure des heures mais …. c’est tout petit … mais quelle belle promenade.

Pour rentrer on prend un chemin de montagne. Une heure sur la route sans voir personne. C’est la première fois que ça m’arrive au Japon. Par contre on a vu une dizaine de chevreuils. Y rencontrer un ours aurait été possible, car il y en a dans la région.

L’ours aurait il de son propre chef monté à l’arrière de notre camion ? L’aurions nous ainsi ramené à la maison ?

Pas cette fois ci en tout cas… peut être une prochaine fois.

Faire du thé cette année

Aujourd’hui nous avons eu bon temps.

Avec toute la pluie annoncée on se demandait quand nous aurions un temps propice pour aller faire notre thé.

Mais ce matin il y a un beau soleil et nous partons au fond de la vallée. Aux pieds des montagnes et le long de ce que je soupçonne être d’anciennes rizières se trouvent des théiers.

Le processus de préparation du thé je l’ai présenté en détail dans une vidéo. Voici le lien:

Faire du thé ‘bancha’, le thé populaire japonais – YouTube

Un beau ciel ce matin !

Un magnifique ciel.

Sur la photo remarquer la trainée de condensation laissée par un avion. On dit hikoukigumo ‘nuage avion’ en Japonais. 飛行機雲 Ce qui est assez rare avec cette pandémie de connarovirus.

Sur la gauche; remarquer les jolies feuilles d’un théier devenu sauvage.

De ces théiers il y en a un peu partout comme ici sous le trait orange …

Nous récoltons les jeunes feuilles.

Puis nous allons chez S. Il y a une grande terrasse devant sa maison. On place un gros réchaud à gaz, sortons une grosse marmite centenaire.

Elle a dû en voir; cette marmite !

Ca prend beaucoup de temps tout ça. Ca nous prend en fait toute la journée. Pour produire à la fin l’équivalent de quatre paniers à provision .

C’est que ces feuilles de thé toutes fraiches on les passe sur le feu au moins trois fois pour en faire partir l’humidité.

Pendant tout ce temps on discute. Ma femme nous rejoint et apporte un sérieux coup de main. On parle franchement de tout, et discuter comme ça; en faisant un petit travail manuel simple et très répétitif c’est très agréable. Sinon on finirait par être distrait par quelque chose voyez vous.

La on est proche du produit final.

Et ça donne soif et ça donne faim.

La femme de S. nous prépare un ramen ! Délicieux. J’ajoute deux feuilles de thé.

Qu’est ce qu’on se régale.