Tagué: minou

Un Nouveau Titre pour la Bande Dessinée: RETOUR SUR TERRE

Enormes progrès sur ma nouvelle bande dessinée ! J‘ai mis un coup de boost depuis le dernier article en mai

Le tout va faire 68 pages. Format A4. Tout en couleurs.

Dans cette bande dessinée je raconte notre installation dans le village; comment nous avons commencé notre nouvelle vie à la campagne.

Je parle aussi beaucoup de S., mon ami dont je parle tout le temps dans ce blog, Saki chan de son vrai nom, dans la bande dessinée.

La bande dessinée a plusieurs personnages principaux; mon avatar, Minou notre chat, et Saki chan …

Il y a aussi les animaux de la vallée, les chevreuils, les sangliers etc

Arrivant très près du point final de la BD; car j’en suis à 95 pour cents, a germé l’idée d’un nouveau titre.

Au début je pensais à nommer la BD HISTOIRES NATURELLES. Mais j’ai toujours eu une hésitation quand même. Mon épouse aussi n’était pas très chaude non plus avec HISTOIRES NATURELLES. Il y a un côté un peu … banal n’est ce pas.

Et donc le nouveau titre:

RETOUR SUR TERRE

Eh oui! Ce nouveau titre s’impose! RETOUR SUR TERRE ! Car c’est tout le sujet de l’histoire; nous décidons de quitter la ville; Tokyo, pour nous installer à la campagne et tout d’un coup nous redécouvrons la nature, nous avons de nouveau les pieds sur terre ! Nous nous re connectons à la réalité.

Prochaine étape: Je vais faire cette semaine un deuxième essai d’impression.

Le premier essai avec ce petit imprimeur déniché au nord de Kyoto était très satisfaisant. Je fais ce deuxième essai pour tester l’alignement de la couverture et aussi vérifier les 30 dernières pages que j’ai finalisées depuis.

Upgrade du barbecue ‘irori’

La semaine dernière je vous présentais la fabrication d’une table de barbecue dans le style de l’irori… (irori = foyer traditionnel japonais)

Ce truc m’a tellement plu que j’ai fait un petit upgrade en y ajoutant deux petites planches qui se rabattent et qui; relevées, peuvent œuvrer comme comptoir.

Les deux petites planches sont attachées à la table avec des gonds. Pour les relever et les supporter à l’horizontale; je glisse dessous un gros boulon, que je retire après.

On commence par faire un petit feu…

Pour ensuite embraser du charbon de bois …. il y a encore une petite réserve de charbon de bois dans la maison de madame M … ça doit dater de trente ans au moins.

Pommes de terre du jardin et sanglier …

Après manger viande et pommes de terre on place la bouilloire sur les braises, pour nous faire un excellent thé; avec le thé que nous avons récolté en mai.

En toute vérité le thé me plait plus que la grosse bidoche….

Une table pour faire des barbecues, dans le style traditionnel de l’IRORI

L’irori c’est le foyer traditionnel japonais, l’endroit auprès duquel on cuisine et l’on se réchauffe.

C’est souvent une cavité dans le plancher; emplie à moitié de cendres et où l’on mantiend un petit feu.

On peut y faire cuire des poissons ou mijoter de grosses marmites pleines de mystère.

Il y a cette excellente vidéo sur youtube qui montre un irori et donne une idée de tout l’art de vivre raffiné qui gravite autour.

Edo Style Hibachi and fire tools – Japanese Charcoal Barbeque & Tea – YouTube

Ca fait pas mal de temps que je réfléchis à améliorer notre installation pour les barbecues dans le jardin.

Un bon barbecue permet de retrouver notre carnivorité…

Et l’idée vient de faire une petite table qui ressemble (un peu) à l’irori traditionnel mais que je pourrais laisser dans le jardin: combiner l’idée de l’irori avec celle du barbecue.

Ca consiste à faire un grand cadre en bois dont le fond est perforé pour laisser s’écouler la pluie. Sur ce fond perforé je poserai des briques sur lesquelles je pourrai faire un petit feu et faire cuire des trucs; comme dans un vrai irori. J’y laisserai la cendre pour protéger les briques et tout.

Un irori extérieur quoi …

Voici l’idée:

La pièce maitresse dans tout cela c est la grille métallique. Le truc fait 6 mm d’épaisseur. Faut du costaud pour tenir toutes les briques. Cette grille doit venir d’une pièce d’échafaudage ?

Ensuite pour le bois je pioche dans ma réserve de planches. Ce sont des planches des cryptomères que nous avons coupés dans notre montagne il y a quelques années déjà. C’était en 2016.

Je prends une planche de 4 mètres. Plus de 4cm d’épaisseur.

La planche et la grille qui vont devenir les meilleures amies du monde …

Faut commencer par une ligne droite, avec le sumitsubo.

Le cryptomère est un bois tendre (je suis sûr qu’il y a un adjectif plus adapté pour ça) et la scie circulaire n’en fait qu’une bouchée; les doigts dans le nez.

Ca donnera donc un truc comme ça:

Je laisse dépasser les planches dans la longueur. Ca facilitera le transport de la table, si on doit la porter à deux par exemple.

Pour fixer la grille je vais faire des rainures dans les planches, avec une défonceuse. Cela tiendra la grille sur les quatre côtés. Il y aura un certain poids avec toutes les briques donc faut du costaud.

Regardez comment la grille sera bien fixée au cadre. Magnifique !

Voilà le tout assemblé. J’ajoute quatre pieds ; la table est alors à 40 cm de hauteur. Pour les pieds j’utilise du cyprès; récupéré dans de vielles palettes.

Je coupe les pieds avec un angle de 45 degrés pour faciliter le ruissellement de l’eau de pluie. Faut que l’eau s’écoule et éviter toute accumulation.

Bon ben faut aller chercher des briques. Je pars en acheter à la ville voisine et pourquoi pas acheter de la viande de poulet pendant que j’y suis. Ah oui au Japon les commerces sont ouverts le week end, même le dimanche. (ne le dites pas à la CGT)

Voilà; L’irori est prêt. Les briques sont simplement posées. On peut les retirer à n’importe quel moment. C’est un point important car la table est vraiment lourde avec les briques. On sera sans doute amené à la déplacer.

Prêt au décollage! Allumez les boosters ? non pas encore ! Je change de T shirt car il fait bien chaud et je vais aller récolter un rang de pommes de terre.

Un peu plus tard dans la journée on procède à la mise à feu.

Je brûle les chute de bois. A noter l’outil traditionnel ‘nata’ très utile pour fendre des petits morceaux de bois.

A noter aussi; par terre; l’étui de l’outil fait dans un ancien tuyau d’incendie.

Cette fois ci je fais un feu côté gauche et un peu plus tard je mettrai les braises sous les morceaux de poulet, à droite.

Ca marche très bien. Faut dire que l’air passe par dessus, à travers la grille et dans les petits espaces entre les briques.

Par contre il me faut un truc pour rehausser les brochettes avec le poulet.

Dans ces moments critiques il est toujours bon de pouvoir faire appel à une brouette tricolore !

C’est vraiment chouette car on fait tout le travail tranquille sur le banc. La prochaine fois on invitera des voisins, un banc de chaque côté. Je ferai le feu pour préparer les braises ailleurs, et toute la table pourra être utilisé pour cuire de la barbaque.

Une voisine sans doute attirée par la fumée vient me voir. Je lui dit que je cuits des brochettes de ragondin: elle me lance un drôle de regard.

Bon ben … on a tout mangé!

Minou a bien aimé le poulet aussi ….

Les mésanges font le ménage

L’autre jour le matin je remarque des trucs sur le filet que j’ai installé sous le nid des mésanges.

Au début je m’inquiète, il y aurait-il eu un carnage ?

Mais non, c’est en fait les mésanges qui ont fait le ménage dans leur nid, et sorti quelques matériaux, pour faire de la place sans doute… ou pour faire propre …

DSC_3021

On voit ainsi ce que les mésanges ont ramassé pour constituer leur nid et je remarque de la mousse mais aussi des poils de chevreuil. Souvent on en trouve quelques touffes sur le bord des chemins à la fin de l’hiver.

On voit que ses poils ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd.

A propos voici une photo, avant que je n’installe le filet sous le nid … on voit Minou dans l’arbre; très intéressée par ce qui se trouve dans le nid.

Une fois la nichée vide, je déplacerai le nid et l’installerai en hauteur dans notre montagne. A un arbre placé juste en face de mon bureau, je pourrai tout observer avec des jumelles et là les oiseaux seront à l’abri des chats!

DSC_0186.JPG

Des mésanges dans le jardin

L’année dernière j’avais fait un nichoir, que j’ai naïvement installé dans le noyer du jardin. En plein dans le territoire des chats Minou et Scotch.

Un couple de mésanges s’est installé dans le nichoir… en fait lundi dernier je me dis, bon je vais déplacer le nichoir et le réinstaller dans notre montagne, loin de ces peux petits félins… je prends une échelle, défait le nichoir pour le déplacer … et merdre!!! il y a sept oisillons dedans. Je n’avais rien remarqué. Je remets tout en place.

Et vois un peu plus tard les mésanges, une à une, filer vers le nichoir, une grosse larve au bec.

Voilà qui est très touchant. Essayons de filmer tout ceci.

J’installe la GoPro sur une échelle, face au nichoir.

Voilà ce que ça donne

En effet donc les mésanges n’hésitent pas à s’installer près des habitations mais aussi près des chats …

Mésange en Japonais c’est shijuukara しじゅうから 四十雀, et oui ça s’écrit ‘quarante moineaux’.

Car Minou et Scotch, ne cessent de rôder autour du noyer. Parfois ils s’élancent et montent dans l’arbre … ce sont de sacrés chasseurs.

Pour éviter que les chats n’attrapent un des parents dans leur va-et-vient infini pour nourrir les petits zoizeaux je pose un filet pour protéger l’accès aux branches de l’arbre.

Il leur faut vraiment bosser dur pour élever ces petits, combien de larves ils doivent s’en aller chasser. Ca me rappelle quand je travaillais encore à Tokyo; tous les jours je prenais le train, changement à Shinjuku, ensuite machin, dans cette foule résignée le matin, joviale le soir, pour pougner dans un bureau dont on ne peut ouvrir les fenêtres. Et le soir; je rentrais à la maison, mon sac plein de larves que ma femme s’empressait de bouillir ou frire, d’assaisonner au goût du jour.

DSC_3018

L’année prochaine j’installerai le nichoir dans notre montagne. Mais là, je pose des trucs qui piquent pour empêcher de grimper à l’arbre, et un filet fixé aux branches pour empêcher les chats de s’approcher du nichoir.

On va observer tout ça de prêt en espérant que ça marche.

On commence à y voir plus clair (?)

On commence à y voir plus clair ….

L’origine du virus … s’agirait il d’une fuite accidentelle de l’institut de virologie de Wuhan? C’est en tout cas ce que me suggère notre chat Minou.

Minou m’a forwardé de son Ipaw le lien d’un article du Washington Post du 14 avril 2020 qui révèle qu’en 2018 des scientifiques US avaient alerté sur de nombreux manquements de sécurité dans l’institut de virologie de wuhan.

https://www.washingtonpost.com/opinions/2020/04/14/state-department-cables-warned-safety-issues-wuhan-lab-studying-bat-coronaviruses/

Voilà qui serait très compromettant pour le gouvernement chinois.

Entre autres choses les chercheurs de cet institut ont fait de nombreuses études sur les coronavirus présents dans des espèces indigènes de chauve souris. Des chercheurs y ont même mis en évidence la possible transmission du coronavirus de la chauve souris à l’homme. Ont ils fait aussi du gain of function ? recherche où l’on tente de booster la virulence ou la transmissibilité du virus.

During interactions with scientists at the WIV laboratory, they noted the new lab has a serious shortage of appropriately trained technicians and investigators needed to safely operate this high-containment laboratory,” states the Jan. 19, 2018, cable, which was drafted by two officials from the embassy’s environment, science and health sections who met with the WIV scientists. (The State Department declined to comment on this and other details of the story.)

(…) the researchers also showed that various SARS-like coronaviruses can interact with ACE2, the human receptor identified for SARS-coronavirus. This finding strongly suggests that SARS-like coronaviruses from bats can be transmitted to humans to cause SARS-like diseases. From a public health perspective, this makes the continued surveillance of SARS-like coronaviruses in bats and study of the animal-human interface critical to future emerging coronavirus outbreak prediction and prevention.

(…) the Chinese government’s original story — that the virus emerged from a seafood market in Wuhan — is shaky. Research by Chinese experts published in the Lancet in January showed the first known patient, identified on Dec. 1, had no connection to the market, nor did more than one-third of the cases in the first large cluster. Also, the market didn’t sell bats.(…)

The Chinese government, meanwhile, has put a total lockdown on information related to the virus origins. Beijing has yet to provide U.S. experts with samples of the novel coronavirus collected from the earliest cases. The Shanghai lab that published the novel coronavirus genome on Jan. 11 was quickly shut down by authorities for “rectification.” Several of the doctors and journalists who reported on the spread early on have disappeared.

Faudra peut être envoyer la facture au gouvernement chinois … Miaou.

Si l’on peut mieux comprendre d’où vient le virus, on ne sait pas combien de temps tout cela va durer. Et puis, il y aura-t-il une autre vague l’année prochaine?

Ce virus pourrait entrainer de profondes transformations dans nos sociétés et modes de vie. Des transformations qui se feront dans la douleur. Ca on ne sait pas encore.

Si toute cette crise s’éternise, ici au village, nous allons passer au plan B:

Construire un poulailler. Les poules nous donnerons des œufs tout en nous tenant bonne compagnie.

Photos du jardin

L’épisode précédent où on faisait un tour de notre petit potager c’était fin avril.

La planète irait mieux si tout le monde pouvait avoir un petit bout de terre pour, comme nous, jardiner.

Tournesol et maïs poussent. Je suis curieux de voir si ils vont bien s’entendre.

Les carottes poussent bien, mais je vois bien qu’un de mes gros problèmes c’est que je sème avec une trop grande densité, et après je peine à éclaircir. Les plantes veulent pousser mais finissent par se gêner.

Les tomates; j’ai toujours eu du mal à les ‘ranger’, et garder leur croissance sous contrôle … je préfère les laisser libres, mais après ça fait un tel fouillis ! Gros capharnaüm en effet, ici les tomates sont avec de la menthe, du myouga, des courgettes et des groseilles. C’est comme le métro le matin; plein de gens qui n’ont rien en commun et qui sont obligés de se supporter les uns les autres.

Ce sera bientôt la fin des haricots pour les petits pois mais nous en avons bien profité.

Le potager n’est pas immense mais j’y ai planté quelques arbres. Ici un sudachi, qui nous laisse espérer avoir quelques fruits cette année ??

On espère que les petits phallus des courgettes deviendront grands, comme celui de Rocco !

Le grenadier est en fleurs.

Les framboises font leur boulot.

Les blueberry aussi !

Cette rangée marche bien. Petits pois et laitues. Par contre là aussi j’ai planté les laitues en trop grande densité. Il faut que je retienne cette leçon. Pour les petits pois cette année j’ai utilisé ces grilles métalliques qui servent à couler du béton. C’est plus facile à utiliser qu’un filet je trouve et ça fait moins fouillis.

Aussi dans les allées du jardin j’ai mis du gravier. Avec des tissus en plastique dessous. Dans l’espoir de stopper les mauvaise herbes; car sinon je finis pas passer mon temps à retirer les mauvaises herbes et je n’ai plus le temps pour m’occuper des légumes.

La coriandre et la roquette marchent du tonnerre.

Cette araignée tisse sa toile dans le ki-ichigo (rubus).

Des fraises aussi nous avons bien profité avec une belle poignée tous les matins. mais je ne les prends pas en photo.

Les insectes ont passé les feuilles de komatsuna à la mitraille. Je pense à la Syrie. Berceau de la civilisation. Qu’avons nous laisser faire à ce pays?

Les concombres, n’ont presque pas bougé d’un poil, la météo n’a pas été sensationnelle, mais bon, ils devraient pouvoir se refaire ….

Il y a un prunier, qui a crevé. A ses pieds, étendu les nattes de paille des tatamis de la maison de madame M … et Minou y fait la sieste !

Et comment pourrait on ne pas parler des tomates ?

Ah les chats !

Retour sur terre et signes du printemps

Je suis de retour au village après un buziness tripe à Seattle d’une dizaine de jours.

Des journées longues et intenses. Réunion sur réunion.

Ce que j’aime surtout c’est voir tous les collègues. Le matin vers sept heures je vais voir Tom un directeur dans la soixantaine, lui aussi commence tôt le matin et je vais discuter avec lui pendant qu’il mange un bol de céréales dans son bureau. Avec Brad on parle tronçonneuse, et Steve me raconte ses aventures avec Donjon et Dragon etc …. ainsi je prends le pouls des collègues.

Dans la boite il y a tellement des changements, c’est une masse qui constamment se bouleverse, avec des nouveaux vice président, de nouveaux projets etc … Il y a toujours un sujet de conversation

Tout ça c’est un peu comme un séjour dans une station spatiale où tout va très vite, les gens sont speed et puis une fois le séjour en apesanteur terminé je peux redescendre sur terre et retourner au village !

De retour au village je remarque la présence d’oiseaux. Voila un signe du printemps qui pointe le bout de son nez.

Un autre signe du printemps, c’est le nombre de souris que nous rapportent les chats. A propos, on note que Minou mange les souris qu’elle rapporte, tandis que Scotch se contente de les chasser et de jouer avec elles

Des petites choses précieuses

Des petites choses précieuses comme des bouts de coquillages, ça fait un article.

A l’entrée de la maison, cette décoration du nouvel an, faite avec une branche de pin, une fougère, et du nanten, tous glanés dans notre montagne.

Pour aller trouver ces plantes dans notre montagne nous sommes d’abord allés faire une pause sur notre balcon en forêt. Minou nous accompagnant nous étions tous les trois avec mon épouse. Une thermos de thé, quelques clémentines.

On n’a pas vraiment froid.

Voilà ! Donc le balcon en forêt a été testé et approuvé par mon épouse et Minou !

Minou nous a regardés et nous a dit: ニャン

Pour finir, un beau passage du chapitre résumant la vie de Saint François d’Assise, dans la Légende Dorée, de Jacques de Voragine (1228-1298).

La légende dorée, pléiade, page 828
Décoration du nouvel an