Tagué: japon

Comment je suis allé vivre au Japon

La première page de ma nouvelle Bande dessinée RETOUR SUR TERRE résume étape par étape, à la façon du jeu de l’oie, comment je suis allé vivre au Japon …

Cela fait neuf ans que nous nous sommes installés dans notre bulle de campagne au village et avant j’ai dû passer neuf ans aussi à Tokyo.

En page 2 je traite ou plutôt maltraite ces neuf ans passés à Tokyo …

Grosses pluies la semaine dernière

Il y a eu de grosses pluies la semaine dernière ici comme dans de nombreux autres coins du Japon.

Notre maison est juste à côté de ce qui est en temps normal un petit cours d’eau mais avec les grosses pluies celui ci s’est transformé en un énorme torrent.

On a dû suivre la situation de très prêt. Certains habitants de notre hameau ont préféré passer la nuit en sécurité à la mairie.

Comme nous sommes dans une vallée il y a toujours le risque d’un glissement de terrain qui pourrait aller droit dans une maison ou encore faire détourner la rivière ou la bloquer temporairement.

Heureusement les pluies se sont calmées un peu; la rivière était vraiment déchainée. Si la pluie avait continué … on aurait peut être dû évacuer nous aussi… Mais comment faire avec les chats Minou et Scotch ? Les abandonner à leur sort ?

Encore nous avons eu de la chance; dans le village aussi et dans la vallée il y a eu très peu de dégâts.

La présence de ces catastrophes naturelles nous rappelle combien tout peut tenir à petit fil. Bonne leçon d’humilité.

Le hameau est traversé par un canal d’irrigation pour les rizières; ce canal lui aussi était à capacité maximale et sur le point de déborder. des nombreuses pierres sont venues le bloquer par endroit, avec des branches d’arbre etc; c’était ric rac.

Dans tout cela on constate plusieurs choses.

  • J’ai tendance à paniquer. Par contre mon épouse est calme comme un bouddha en pierre.
  • Les voisins aussi savent rester zen.
  • Il y a une bonne organisation. Les pompiers passent en camion plusieurs fois pour voir comment ça se passe. Ils passent aussi distribuer des sacs de sable pour retenir l’eau là où ça pourrait déborder.
  • Le village comme tous les villages est équipé d’un système d’annonce avec des hauts parleurs, ainsi la mairie peut tenir la population informée du niveau d’alerte et des risques. En l’occurence la mairie a recommandé aux personnes âgées d’aller se réfugier à la mairie.
  • J’ai vu le chef du village passer plusieurs fois en voiture pour se tenir informé
  • Après le jour de tempête c’est aux villageois de nettoyer, dans ce cas c’était aux villageois de dégager le canal d’irrigation encombré de pierres et de terre. Le jeudi après midi je fais ça avec mon voisin; çà nous prend trois bonnes heures.
  • On voit ici un risque; les rares jeunes adultes qui bossent encore sont pendant la journée au bureau ou à l’usine. Je suis le seul ‘jeune’ à être au village dans la journée comme je bosse à la maison. Cette fois ci nous n’étions que deux disponibles pour dégager le canal, avec l’aide de ma voisine madame M et ses 82 ans.

Upgrade du barbecue ‘irori’

La semaine dernière je vous présentais la fabrication d’une table de barbecue dans le style de l’irori… (irori = foyer traditionnel japonais)

Ce truc m’a tellement plu que j’ai fait un petit upgrade en y ajoutant deux petites planches qui se rabattent et qui; relevées, peuvent œuvrer comme comptoir.

Les deux petites planches sont attachées à la table avec des gonds. Pour les relever et les supporter à l’horizontale; je glisse dessous un gros boulon, que je retire après.

On commence par faire un petit feu…

Pour ensuite embraser du charbon de bois …. il y a encore une petite réserve de charbon de bois dans la maison de madame M … ça doit dater de trente ans au moins.

Pommes de terre du jardin et sanglier …

Après manger viande et pommes de terre on place la bouilloire sur les braises, pour nous faire un excellent thé; avec le thé que nous avons récolté en mai.

En toute vérité le thé me plait plus que la grosse bidoche….

Une table pour faire des barbecues, dans le style traditionnel de l’IRORI

L’irori c’est le foyer traditionnel japonais, l’endroit auprès duquel on cuisine et l’on se réchauffe.

C’est souvent une cavité dans le plancher; emplie à moitié de cendres et où l’on mantiend un petit feu.

On peut y faire cuire des poissons ou mijoter de grosses marmites pleines de mystère.

Il y a cette excellente vidéo sur youtube qui montre un irori et donne une idée de tout l’art de vivre raffiné qui gravite autour.

Edo Style Hibachi and fire tools – Japanese Charcoal Barbeque & Tea – YouTube

Ca fait pas mal de temps que je réfléchis à améliorer notre installation pour les barbecues dans le jardin.

Un bon barbecue permet de retrouver notre carnivorité…

Et l’idée vient de faire une petite table qui ressemble (un peu) à l’irori traditionnel mais que je pourrais laisser dans le jardin: combiner l’idée de l’irori avec celle du barbecue.

Ca consiste à faire un grand cadre en bois dont le fond est perforé pour laisser s’écouler la pluie. Sur ce fond perforé je poserai des briques sur lesquelles je pourrai faire un petit feu et faire cuire des trucs; comme dans un vrai irori. J’y laisserai la cendre pour protéger les briques et tout.

Un irori extérieur quoi …

Voici l’idée:

La pièce maitresse dans tout cela c est la grille métallique. Le truc fait 6 mm d’épaisseur. Faut du costaud pour tenir toutes les briques. Cette grille doit venir d’une pièce d’échafaudage ?

Ensuite pour le bois je pioche dans ma réserve de planches. Ce sont des planches des cryptomères que nous avons coupés dans notre montagne il y a quelques années déjà. C’était en 2016.

Je prends une planche de 4 mètres. Plus de 4cm d’épaisseur.

La planche et la grille qui vont devenir les meilleures amies du monde …

Faut commencer par une ligne droite, avec le sumitsubo.

Le cryptomère est un bois tendre (je suis sûr qu’il y a un adjectif plus adapté pour ça) et la scie circulaire n’en fait qu’une bouchée; les doigts dans le nez.

Ca donnera donc un truc comme ça:

Je laisse dépasser les planches dans la longueur. Ca facilitera le transport de la table, si on doit la porter à deux par exemple.

Pour fixer la grille je vais faire des rainures dans les planches, avec une défonceuse. Cela tiendra la grille sur les quatre côtés. Il y aura un certain poids avec toutes les briques donc faut du costaud.

Regardez comment la grille sera bien fixée au cadre. Magnifique !

Voilà le tout assemblé. J’ajoute quatre pieds ; la table est alors à 40 cm de hauteur. Pour les pieds j’utilise du cyprès; récupéré dans de vielles palettes.

Je coupe les pieds avec un angle de 45 degrés pour faciliter le ruissellement de l’eau de pluie. Faut que l’eau s’écoule et éviter toute accumulation.

Bon ben faut aller chercher des briques. Je pars en acheter à la ville voisine et pourquoi pas acheter de la viande de poulet pendant que j’y suis. Ah oui au Japon les commerces sont ouverts le week end, même le dimanche. (ne le dites pas à la CGT)

Voilà; L’irori est prêt. Les briques sont simplement posées. On peut les retirer à n’importe quel moment. C’est un point important car la table est vraiment lourde avec les briques. On sera sans doute amené à la déplacer.

Prêt au décollage! Allumez les boosters ? non pas encore ! Je change de T shirt car il fait bien chaud et je vais aller récolter un rang de pommes de terre.

Un peu plus tard dans la journée on procède à la mise à feu.

Je brûle les chute de bois. A noter l’outil traditionnel ‘nata’ très utile pour fendre des petits morceaux de bois.

A noter aussi; par terre; l’étui de l’outil fait dans un ancien tuyau d’incendie.

Cette fois ci je fais un feu côté gauche et un peu plus tard je mettrai les braises sous les morceaux de poulet, à droite.

Ca marche très bien. Faut dire que l’air passe par dessus, à travers la grille et dans les petits espaces entre les briques.

Par contre il me faut un truc pour rehausser les brochettes avec le poulet.

Dans ces moments critiques il est toujours bon de pouvoir faire appel à une brouette tricolore !

C’est vraiment chouette car on fait tout le travail tranquille sur le banc. La prochaine fois on invitera des voisins, un banc de chaque côté. Je ferai le feu pour préparer les braises ailleurs, et toute la table pourra être utilisé pour cuire de la barbaque.

Une voisine sans doute attirée par la fumée vient me voir. Je lui dit que je cuits des brochettes de ragondin: elle me lance un drôle de regard.

Bon ben … on a tout mangé!

Minou a bien aimé le poulet aussi ….

Un Beau village le long de la Route n29

Ici je veux vous présenter un petit village dont nous avons fait la découverte dimanche dernier.

Juste au bord de la route nationale 29 qui traverse du nord au sud le Japon; plus précisément en connectant la ville de Himeji à la préfecture de Tottori au nord.

Route pittoresque car une grande partie du pays traversé est montagneux. on passe au pied du mont hyono qui fait 1500 mètres c’est quand même pas ridicule.

On a trouvé ce village vraiment par hasard, en passant en camion. L’étroitesse de la vallée perpendiculaire où il se planque nous a tout de suite intrigués.

Vous pouvez trouver l’endroit sur google: Wakasa, Yazu District, Tottori 680-0735

C’est très mignon. Il y a quoi, trente maisons en tout ? Elles sont de chaque côté d’un chemin goudronné qui serpente et se hisse jusqu’au fond de la vallée.

Certaines maisons sont assez récentes mais le tout a beaucoup de caractère.

L’histoire de ce village est particulière: Ce sont des membres du clan Heiké qui chassés au 12è siècle sont venus se réfugier dans ce coin.

Leurs descendants vivent toujours dans ce village. Et il faut souligner que toutes les familles qui y habitent portent ce nom: heiké. J’ai vérifié en lisant les noms sur les maisons.

(dans notre village aussi il y a des descendants du clan des Heiké qui ont fuit à la même époque)

Si l’on va jusqu’au fond de la vallée on peut admirer un énorme rocher, sous lequel les ancêtres du clan heiké se sont réfugiés … Ils y ont creusé une sorte de grotte dont je n’ai pas pu trouver l’entrée et s’y sont cachés pendant vingt ans, dit on sur la pancarte.

Il faut imaginer tout celà: il n’y avait pas internet ni de playstation même pas amazon à l’époque; comment faisaient ils, au douzième siècle ?

… je plaisante … c’était certement très bien le 12è siècle, y a pas de raison.

Au fond de la vallée le chemin mène à l’ancienne caverne que les fugitifs de heiké ont creusée avec leurs dents.

L’endroit est absolument superbe et on croirait se diriger vers le gros arbre où Totoro aime faire la sieste l’après midi.

L’endroit est superbe et je me dis que ce serait féérique comme celà partout ailleurs si le Japon ne s’était pas lancé dans la plantation massive de cryptomères il y a cinquante ans! De la belle forêt comme celà on en mangerait.

Cette belle pancarte nous informe de la présence d’ours exhibitionnistes.

Ensuite on redescend et retourne sur le hameau.

Belle récolte d’ail.

J’adore ces villages tarabiscotés !

Et la présence de l’eau change tout.

Les fleurs blanches c’est du sarrasin (pour faire du soba). excellent engrais vert qui fixe l’azote.

Un escalier en pierre grimpe assez sec et mêne au sanctuaire shintô qui protège le hameau. A l’époque Heiké ce devait être un bon endroit pour s’y planquer et faire le guet.

Car la vue est bien dégagée.

Au dessus on distingue une bâtisse très modeste qui ressemble à un garage où l’on garde un motoculteur.

La région reçoit beaucoup de neige l’hiver. Enormément de neige.

Je tire la chevillette, et la bobinette choit.

En réalité cette bâtisse très modeste, c’est le sanctuaire. C’est la première fois que je vois un tel sanctuaire; aménagé ainsi tel une pièce d’habitation.

On redescend.

Mais je m’arrête pour admirer cette scène éternelle. Ce petit potager. Installé au pied d’un jizo. Et la vieille paysanne qui sous le regard protecteur de celui ci œuvre en silence.

Quelle belle promenade. La beauté de ce village; la patience et la tenacité de ses habitants me touchent.

Tout celà inspire le respect.

Mais c’est le moment de reprendre la route. mais d’abord; admirons ce beau camion tout neuf. Quelle belle couleur. Quelle classe.

Efforcez vous d’entrer par la porte étroite

Cet après midi nous faisons un tour le long de la route nationale 29 qui relie Himeji à Tottori. Route nord sud qui traverse le Japon dans cet axe et connecte la mer intérieure au sud à la mer du japon au nord.

Nous faisons plusieurs belles découvertes en chemin. Un village extraordinaire, une magnifique cascade et un temple construit dans une grotte.

Tout ça en moins de 70 km c’est pas mal !

Le Japon est très compact … dense !

Et le Japon nous réserve des surprises ! Des choses que l’on n’oserait pas imaginer …. Comme cette inscription en Français, à côté de la route:

Cette inscription semble sculptée dans une bande de béton qui retient une rizière. C’est en pleine campagne ! Pas de ville à l’entour. On est juste à la sortie d’un petit village où il devait y avoir moins d’une centaine de maisons.

La porte étroite c’est le book de Gide et donc sans doute la raison pour laquelle cette citation est en Français ici et pas en Japonais.

Mais c’est une citation de l’évangile. Luc XIII.

Un gars demande à Jésus si beaucoup de gens atteindront le salut.

Jésus lui répond: ‘Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas’

Gide dans son livre cite le même passage.

Sur la route avec ma femme on parle de cette citation.

C’est pas le même contexte mais je dis qu’il revient à chacun, avec son travail, sa persistance, à construire son propre chemin, qui mènera à sa propre porte étroite.

Il y a bientôt dix ans notre porte étroite donnait sur le petit village où nous sommes venus nous réfugier et commencer une nouvelle vie, à la campagne. Nous y avons trouvé beauté, sécurité, amitiés. Ce village a été notre salut!

Encore un beau coin !

Il suffit de se balader dans les campagnes un peu reculées, loin des industries pour trouver des villages magnifiques.

Encore un exemple: samedi nous avons fait un tour, dans une vallée plus au nord et avons fait la découverte de ce beau sanctuaire shintô.

Point de vue architectural, la construction est très simple; plus dépouillée et moins raffinée qu’ici.

Par contre l’endroit est absolument splendide, car on est tout de suite dans une atmosphère magique qui nous connecte aux mondes anciens des hommes et au monde immuable de la nature.

Le plus important c’est les arbres; sacrés, la construction du sanctuaire parait, somme toute; secondaire.

C’est pour ces expériences que je vis au Japon. Car ces moments, ces rencontres me touchent au plus profond. Ca résonne!

Approchons nous. Le shishi, le lion, monte la garde.

A l’intérieur de vieilles peintures sur des planches de bois. Cela semble très ancien.

Détail de la peinture de gauche. Elle date de Meiji (19è)

Admirer les détails des plumes et de l’écorce du pin sur la droite. On note aussi l’arc.

Celle ci date de Taisho. (début 20è). La scène est plus complexe. Les joueurs de tambour. Un joueur de cymbales. Des danseurs. Sur la droite on dirait un tengu. Qui est le personnage qui apparait dans la nuée bleue ?

Ici deux choses exceptionnelles:

un arc ancien.

Et une caméra de vidéo surveillance qui est dirigée vers le tronc des aumônes (par sur l’arc antique)

Acheter un camion ‘keitora’ au Japon

Donc j’ai décidé il y a deux mois d’acheter un nouveau camion. Je vous avais d’ailleurs demandé votre input pour choisir la couleur du camion. Pour finalement choisir le rouge orange.

C’est la première fois que j’achète un véhicule neuf. Nous n’avions jusqu’à maintenant acheté que des véhicules d’occasion. C’est ma petite contribution à l’économie japonaise et son PIB frappé par la crise du coronavirus.

Au départ, pour le camion, j’hésitais entre Suzuki et Daihatsu. Le choix est limité. Plus encore depuis la décision de Honda d’arrêter la production de leurs camions. Ceux sous marque Mitsubishi, Nissan, Subaru sont tous faits en OEM soit par Daihatsu soit par Suzuki.

C’est un pote de S. qui m’a convaincu de choisir Daihatsu. Je regardais son camion Suzuki, quasi neuf et lui faisais la remarque qu’il était chouette son camion, mais il a tout de suite répondu que Daihatsu qui fait partie du groupe Toyota est de qualité supérieure. Et pour me le démontrer il est aller fermer la portière de mon vieux Daihatsu de vingt ans … Tu entends ça ? qu’il dit ? Ecoute Suzuki en comparaison … c’est pas le même son … Daihatsu c’est mieux !

Voila qui m’a convaincu.

Nous sommes allés voir un concessionnaire où on nous a bien expliqué les différents modèles. Je voulais la version agriculture mais sur le site ouèbe il y a avait quelques subtilités que j’avais pas vraiment pigées. Visite bien utile.

Faut dire que le site web est construit comme le catalogue papier … il pourrait être mieux fait.

S. plus tard me conseille d’aller voir son ami d’enfance; qui est garagiste, et qui peut me mettre en contact avec un commercial de Daihatsu, qui traite avec les pros. OK. Oui je préfère; aller dans les endroits avec plein de monde j’ai plus l’habitude, le préfère les comités restreints.

Je vais voir son ami garagiste; il a fait venir un commercial et on regarde le catalogue ensemble. Grosse réaction du garagiste (l’ami de S) et de sa femme lorsque je leur dis que j’ai choisi le rouge orange …. tout le monde saura où tu vas et ce que tu fais qu’ils disent oui mais c’est déjà le cas … La j’ai décidé pour les options etc et hop c’est parti. Et, en effet, grâce à l’ami garagiste le prix est … bien …

Mais il a pas que le prix, car le commercial Daihatsu vient ensuite chez nous directement pour les différentes étapes de l’achat, la signature, et venir prendre les papiers nécessaires. A un moment je lui ai demandé quand je devais payer, début mai (un mois plus tard) qu’il dit, j’ai bien aimé ça: La confiance!

Piqure de rappel du confort de vivre au japon; le commercial vient à la maison prendre des papiers, le dimanche ou encore son jour hebdomadaire de congé! Quelle qualité de service.

Mais le plus beau à la fin c’est le jour de la livraison … le commercial vient chez nous …. en conduisant un gros camion … transportant mon petit camion … Quelle classe. Il me l’amène à la maison directement.

On regarde tous les deux alors toutes les options pour vérifier que tout est OK;

Puis, avant de repartir il me dit, cette phrase que est si Japonaise que cela m’a vraiment touché … 可愛がってください prenez en bien soin … c’est comme s’il était venu m’apporter un petit chaton …. Ah!

Il apporte le camion sur le parking du temple du village, car il y a assez de place pour les manœuvres
Il est beau mon camion! la couleur est pas mal.
la livraison faite le commercial Daihatsu enfourche sa grosse monture et s’en va pour de nouvelles aventures

Sitôt pris réception je pars faire un petit tour en forêt.

Et qu’est ce que j’ai fait de mon ancien camion ? ? ?

Il est pas parti bien loin …. je l’ai donné à S.!

Faire du thé cette année

Aujourd’hui nous avons eu bon temps.

Avec toute la pluie annoncée on se demandait quand nous aurions un temps propice pour aller faire notre thé.

Mais ce matin il y a un beau soleil et nous partons au fond de la vallée. Aux pieds des montagnes et le long de ce que je soupçonne être d’anciennes rizières se trouvent des théiers.

Le processus de préparation du thé je l’ai présenté en détail dans une vidéo. Voici le lien:

Faire du thé ‘bancha’, le thé populaire japonais – YouTube

Un beau ciel ce matin !

Un magnifique ciel.

Sur la photo remarquer la trainée de condensation laissée par un avion. On dit hikoukigumo ‘nuage avion’ en Japonais. 飛行機雲 Ce qui est assez rare avec cette pandémie de connarovirus.

Sur la gauche; remarquer les jolies feuilles d’un théier devenu sauvage.

De ces théiers il y en a un peu partout comme ici sous le trait orange …

Nous récoltons les jeunes feuilles.

Puis nous allons chez S. Il y a une grande terrasse devant sa maison. On place un gros réchaud à gaz, sortons une grosse marmite centenaire.

Elle a dû en voir; cette marmite !

Ca prend beaucoup de temps tout ça. Ca nous prend en fait toute la journée. Pour produire à la fin l’équivalent de quatre paniers à provision .

C’est que ces feuilles de thé toutes fraiches on les passe sur le feu au moins trois fois pour en faire partir l’humidité.

Pendant tout ce temps on discute. Ma femme nous rejoint et apporte un sérieux coup de main. On parle franchement de tout, et discuter comme ça; en faisant un petit travail manuel simple et très répétitif c’est très agréable. Sinon on finirait par être distrait par quelque chose voyez vous.

La on est proche du produit final.

Et ça donne soif et ça donne faim.

La femme de S. nous prépare un ramen ! Délicieux. J’ajoute deux feuilles de thé.

Qu’est ce qu’on se régale.

Un beau coin

Ca commence à bien pousser dans le champ et le jardin.

Quelques photos d’un très beau coin que nous avons découvert il y a deux semaines.

C’est un endroit situé à 30 km au nord de notre petite vallée. Il s’agit du sanctuaire shintô Mikata.

御形神社(みかたじんじゃ) – 宍粟市 (mikata-jinja.com)

Ce sanctuaire aurait été établi en 772. Il y a quasi 1250 ans. C’est l’époque de Charlemagne.

J’ai failli écraser cette petite grenouille !!! A peine trois centimètres et quelle technique de cafloumage (camouflage pour les intimes).

A l’entrée du sanctuaire de l’alcool pour se désinfecter les mains. Merci corona

Le sanctuaire est battis à flanc de montagne. Sous les bâches de plastique bleu délavé, un terrain pour la lutte de sumo.

Ce sanctuaire Mikata est très connu dans la région. On comprend vite pourquoi.

Mais ceci dit des coins magnifiques comme ça il y en a un peu partout dans la région. Suffit de s’aventurer un peu.

Un visiteur a posé une pièce de un yen dans la gueule d’un lion en pierre (獅子)