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Un beau coin

Ca commence à bien pousser dans le champ et le jardin.

Quelques photos d’un très beau coin que nous avons découvert il y a deux semaines.

C’est un endroit situé à 30 km au nord de notre petite vallée. Il s’agit du sanctuaire shintô Mikata.

御形神社(みかたじんじゃ) – 宍粟市 (mikata-jinja.com)

Ce sanctuaire aurait été établi en 772. Il y a quasi 1250 ans. C’est l’époque de Charlemagne.

J’ai failli écraser cette petite grenouille !!! A peine trois centimètres et quelle technique de cafloumage (camouflage pour les intimes).

A l’entrée du sanctuaire de l’alcool pour se désinfecter les mains. Merci corona

Le sanctuaire est battis à flanc de montagne. Sous les bâches de plastique bleu délavé, un terrain pour la lutte de sumo.

Ce sanctuaire Mikata est très connu dans la région. On comprend vite pourquoi.

Mais ceci des coins magnique comme ça il y en a un peu partout dans la région. Suffit de s’aventurer un peu.

Un visiteur a posé une pièce de un yen dans la gueule d’un lion en pierre (獅子)

Nonbiri nougyoubu An 2

Cette année aussi nous faisons notre petit projet d’agriculture nonchalante (ou insouciante) nonbiri nougyoubu, avec mon ami et voisin S.

のんびり農業部

Ce matin nous avons débroussaillé et déposé les herbes coupées sur le rang où, hier, nous avons planté quelques kilos de gingembre.

A propos n’hésitez surtout pas à vous offrir le T shirt du nonbiri nougyoubu! A ce jour je suis le seul au monde à le porter! Comme celà on sera deux, ou plus ..

Club d’agriculture insouciant T-shirt by wakametamago | Society6

Avec S ensuite on prend un petit café. Le champ est adjacent à son atelier. Vous savez au Japon on trouve partout du café en canette, dans les distributeurs automatiques … Il y a cette marque de café emblématique BOSS.

Cette répétition annuelle des gestes du champ, on peut la transposer avec la répétition de l’actualité avec le coronavirus. Pas que ça se répète à l’identik, mais que ça empire, même…. L’année dernière on découvrait tout celà et nous étions très loin de penser que la pandémie durerait plus d’un an. Raoult aussi d’ailleurs …

S. la clope au bec dit que c’est bizarre tout de même que malgré tous les variants du connarovirus qui sont détectés un peu partout, …. qu’il n’y ait pas de vague reportée en Chine… Qu’est ce qu’il passe… La carte au PCC a t elle le pouvoir de repousser le virus …

Dans le champ du nonbiri nougyoubu nous avons:

deux rangs de pomme de terre

un beau rang d’oignons

un peu d’ail

des fèves et des haricots grimpants

et puis nous avons planté samedi donc du gingembre.

La semaine prochaine nous planterons du koimo (ou taro, wikipéd)

Avant que nous passions les débroussailleuses, pommes de terre et oignons …

J’essaie de faire mes propres outils. A gauche la lame d’une petite serpe en acier inoxidable achetée pour trois cents yens (soit 1300 anciens francs) que j’ai fixée au manche (long) d’un ancien outil. Je l’utilise pour retirer les mauvaises herbes.

A droite j’ai pris la tête de ce que l’on nomme ici un bichu (備中) comment appelle t on cet outil en français ? et l’ai mis sur un manche court.

Le cadre est magnifique, plus encore en cette saison.

En parallèle dans le jardin de la maison je prépare moultes semis qu’une fois prêts j’irai planter dans le champ de S.

Eh oui ils sont là, impatients et si tout se passe bien ils passeront à la casserole.

Et puis, surtout, prendre le temps de souffler un peu et d’admirer la beauté de tout ce qui est autour de nous, même jusque dans la fleur des poireaux … Dans les moments de tourment, heureusement, il y a encore la beauté pour nous sauver.

Plein les yeux!

Comment ça va; chers amis.

Il a plu toute cette journée de samedi, jusqu’au début de l’après midi en vérité.

Le soleil a pointé le bout de son nez vers quatre heures et nous avons décidé d’aller faire un tour et d’aller promener le chien du voisin.

Ca nous en a mis plein les yeux avec une magnifique lumière et ces belles couleurs du printemps!

Il y a des moments comme ça où tout est très beau!

Les chiffres du corona remontent ici même si comme ordre de grandeur le nombre de cas par tête de pipe semble être le vingtième de ce qui est décompté en France mais les chiffres ici sont sans doute sous estimés.

On a l’impression d’être au même point que l’année dernière et de ne pas être plus avancé….

Voici quelques photos prises cet après midi; dans une partie de notre vallée.

Message du temple – avril 2021

Le prêtre bouddhiste du village: il y va rarement avec le dos de la cuillère.

Voici le message qu’il a calligraphié cette fois ci, pour l’édification des habitants du village.

Sachant que la population vieillit et qu’il y a de moins en moins de monde dans ce petit bout de vallée; je me dis que ce message ne s’adresse pas qu’aux humains mais aussi aux chevreuils, sangliers, renards, anagumas, singes, ours qui daignent nous entourer… Sans parler des oiseaux des insectes des arbres etc…

Celui qui fait des efforts parle de ses espoirs

Celui qui se laisse aller parle de ses insatisfactions

Notre prêtre bouddhiste est une vraie star.

Le lecteur attentif pourra noter néammoins que sa période rasta – kung fu est passée … (cliquer ici)

Dix ans

Il y a dix ans c’était le 11 mars 2011 et le tremblement de terre. Grosse panique au bureau.

Je me souviens nous revenions juste de la cafétéria, et nous étions de bonne humeur après avoir déjeuné avec un collègue chinois et un collègue américain. Tous deux très brillants et je m’en souviens encore l’américain qui avait débuté dans les Marines nous avait parlé des missiles anti char guidés par fil. Tout s’est mis à secouer terriblement une demie heure plus tard; on était au 20è étage d’une grande tour.

Ma femme à ce moment là jouait dans un parc avec notre fils; il avait 7 ans. Ils ont eu une grosse pétoche dehors.

Ca a fait un peu peur mais franchement ce n’est que bien plus tard; le lendemain même que j’ai vraiment compris ce qui s’était passé avec le tsunami qui a causé tant de pertes humaines et matérielles. Car à Tokyo il n’y a eu guère qu’une grande frayeur mais très peu de dégats.

Des centaines de miliers de personnes ont dû marcher jusqu’à chez eux ce jour là car les trains par mesure de sécurité étaient arrêtés. Les marchands de bicyclettes ce jour là ont vendus tous leurs vélos!

Moi craignant les mouvements de foule je suis resté pougner au bureau jusqu’à minuit pour rentrer à la maison à pied la nuit. C’était une belle marche. Simplement j’avais des chaussures d’employé de bureau; pas faites pour la marche.

Et puis c’est seulement de longues heures plus tard que j’ai commencé à comprendre l’étendue des destructions le long de la côte du Pacifique avec le tsunami. Et plusieurs heures plus tard encore j’ai commencé à entendre parler de la centrale nucléaire de Fukushima.

Tout celà a causé tellement de peine. Nous qui habitons au Japon depuis si longtemps et qui aimons tant ce pays de voir soudainement tant de malheurs et de désolation.

Nous avons pu aussi constater la résilience de la société car elle a encaissé un tel enchainement de catastrophes sans se briser ou se fragmenter.

Mais dix ans plus tard on se souvient encore.

Découverte d’un sanctuaire shintô

Nous faisons un tour, mon épouse et moi, dans une vallée que nous connaissons peu, à vingt kilomètres de chez nous pour faire cette belle découverte que je veux partager avec vous.

Il s’agit d’un sanctuaire shintô, que nous trouvons vraiment par hasard… Il est un peu en retrait des habitations. De beaux arbres le protègent. Une pancarte donne mille ans à ce sanctuaire. Ca nous rajeunit pas.

Tout de suite nous sommes saisis par la sérénité du lieu.

Il faut apprécier tout cela dans son ensemble, les arbres, le calme et le silence, ces bâtiments, la lumière, la petite bouteille de saké déposée en offrande et puis aussi, le fait qu’il n’y a pas âme qui vive.

Le quart d’heure que nous y passons nous lave et nous débarrasse de tous nos soucis éventuels, les quinze minutes nous nettoient, nous resynchronisent avec nous mêmes; On est prêts à repartir.

Un texte sur les producteurs de pomme

Pat est un ami qui vit au nord du Japon dans la préfecture d’Aomori. Ses beaux parents sont producteurs de pomme. Aomori est très connue pour ses pommes.

Souvent il travaille dans les champs familiaux et connait le sujet…

Sur son Facebook (se prononce: fessebouc) Pat a écrit ce très beau texte sur les producteurs de pomme. Il y décrit tout le travail nécessaire pour faire de délicieuses et belles pommes qui sauront satisfaire une clientèle très exigeante.

Imaginez des champs de pommiers, entourés de montagnes. La région est sauvage et est connue pour ses ours et ses singes. Une grande partie du travail se fait à la main, la mécanisation étant difficile à cause du terrain.

Les belles pommes ne poussent pas toutes seules….

Apple Cornucopia

Can we truly appreciate the effort and care that so many people make so that we can leisurely stroll down the aisle in the air-conditioned comfort of favorite grocery store, where staff put on display a cornucopia of foods from so many places, so far and near, so that we can have at our convenience almost any food we desire at any time of year.

Think of the apple, because of it we were banished from the Garden of Eden, we remain forever hungry; humanity has spread itself all over the earth searching for food and also sowing seeds along the way.

And I thought nature did all the work, thinking apples framers simply reaped the harvest in the autumn.

Shamefully my ignorance does not suffer from loneliness. I didn’t know that during winter month’s apple farmers put on snow shoes to allow them to get around their orchards in the cold of winter to trim apple tree branches just right to promote fruit production before buds appear in early spring.

I didn’t know that they needed to bring in helper “rental bees” to pollinate the buds because of shortage of wild bees, and if there are not enough “rental bees”, field workers roam the orchards like full grown pixie fairies sprinkling pollen on the blossoms with their tiny wands.

I didn’t know that with so many buds flowering in spring, workers must manually remove many of the buds; An apple tree goal is to produce as many seeds as possible, let it grow wild and the number of fruit increases but the size of fruit decreases.I didn’t know there was such a shortage of apple field workers; as a result they seldom finish removing buds before the fruit appears, so the work continues during the spring removing some of early fruit.

I didn’t know that during summer months farmers are continuously cutting grass and weeds in order keep the mice population contained, because mice also like apples, and apple tree bark and apple tree roots.

I didn’t know that when fall arrives, it’s paramount that all those apples hiding within tree`s foliage must get a sun tan.

Sunshine is needed in order to get a nice red color. Workers diligently remove leaves to reduce the shade, and if needed, gently rotate each apple so that it ripens evenly. And many farmers carpet their orchards with reflective sheets to ensure nice red apple bottoms.

I didn’t know that when that an inexperienced pickers (like myself) causes a lot of damage while learning.

With the shortage of workers, apples farmers have developed a very high tolerance for incompetence of the inexperienced.

One does not pull the apple of the tree, you must gently roll the apple upward while you apply gentle pressure on the stem so that the apple stem remains attached and not break the branch or scratch the apple in the process.

If an apple is out of reach, try not to be tempted to pull the branch down, because when you let go the branch you might catapult an apple at someone.

One should never work alone, ladder falls and twisted ankles are all too common. One might swear that the trees are alive and there branches move, very time you raise your head quickly, a branch is waiting to meet it.

Lacking experience, ignorantly you think you can work while listening to your favorite music with headphones, but you cannot hear your fellow workers cry if they fall, nor you will hear them scream that a bear is behind you, as bears like apples too!I didn’t know how heavy the apple baskets could get, you hold the basket in one hand while picking with the other.

Each apple must be placed in the basket as gently as if you were would a freshly laid egg. Your basket gets heavy quickly, but don`t drop it, and don’t step on any of the many fallen apples, you might twist your ankle or fall over and break your back.

I didn`t know how cold and wet the Autumn could be when standing outside all day, Apple workers wake up early and work diligently though the day until the last light of day.

I didn’t know that most apple field workers are in late 60s , many in their 70s or 80s and the average age of workers is not getting any younger each year. One has awkward feelings when fellow field workers treat you as child, they are never scolding always mindful of you.

I know now to appreciate the skill and strength with which these humble people diligently performs their work, very much a skilled labor as any other. I know now to respect and admire those elderly workers, who work without complaint, standing on top tall ladders, hauling heavy baskets of apples ever so gently in the cold and wet winds of autumn.

I know now that they do this work not only to earn a living (a very modest one) but more so to share with others a ritual of life which all of our ancestors have done since we humans ceased to be nomadic hunters. It’s during the morning and afternoon breaks that it all sinks in, you all gather together to have a warm drink and some sweat snack to refuel, you chat about nothing but laugh about everything. In these few moments the problems of the world do not exist.

You are together, and that all the really matters. I know now that the shared experience of producing and gathering your harvest is a truly sacred one.

That the people who produce the food we eat are in reality performing one of the most noble acts love for their fellow mankind that one could imagine.

If I look at an apple now, I see so much more

Vidéo! On coupe un arbre qui tombe sur la gopro

Mon ami S veut couper un grand cyptomère situé en bordure de forêt, juste au dessus de son hameau. Ce cryptomère est mort, peut être suite à la sécheresse de cette année en août. Sachant que je suis toujours à la recherche de bois pour alimenter ce gros glouton de Calcifer (notre poêle à bois) je me joins à l’aventure avec mon camion et ma caméra vidéo gopro.

Je trouve l’affaire très délicate car la souche de l’arbre est sur un endroit qui tombe quasiment à pic. Pas évident d’y travailler avec une tronçonneuse.

Pour l’opération S tire d’abord un câble, qu’il fixe à l’arbre mort, le plus haut possible, il utilise une échelle spéciale pour cela. L’autre extrémité du câble est fixée à un autre arbre. Dans la vidéo on le voit tendre le câble avec un treuil manuel. C’est nécessaire, car comme l’arbre est mort sa souche est peut être compromise, ce qui rend la chute de l’arbre plus difficile à contrôler, celà augmente le risque de brisure du tronc, sous les actions des forces en jeu lors de la coupe: le treuil permet de mieux contrôler là où l’arbre va s’effondrer.

Je fixe la caméra gopro pour voir filmer l’opération. Je la fixe à un arbre situé en marge de la trajectoire souhaitée de la chute …

Mais dans la vidéo grosse surprise puisque l’arbre (et plus tard je constaterai qu’une partie du tronc était pourrie), tombe un peu trop vers sa gauche et vient tomber à pic sur la gopro!

Celà nous fait bien rigoler.

Plus de peur que de mal; c’est une branche qui a frappé la caméra, pas le tronc d’arbre.

La caméra n’est pas cassée (bien vu gopro) et n’a pas du tout morflé.

Ensuite on débite l’arbre et je le charge dans mon camion.

On peut aussi admirer le splendide paysage, car la vue s’étend sur toute la vallée, ce coin surplombe le hameau, la lumière rasante de fin d’après midi inonde les montagnes en face et révèle de profondes palettes de couleur.

Encore, que du bonheur!

Récolter des ginnans

Ginnans, ce sont les petites boules jaunes vertes que vous avez peut être déjà mangées dans un restaurant de type izakaya.

Techniquement ça n’est pas un fruit, mais disons que c’est la noix du fruit du ginkgo. Cet arbre souvent majestueux que l’on nomme en japonais ichou. (se lit itcho).

le ‘fruit’: ginnan 銀杏

l’arbre: ichou 銀杏 ah oui les deux mots s’écrivent avec les mêmes idéogrammes ….

Ce matin nous allons récolter des ginnans avec mon ami S. Il fait un temps magnifique. Comme vous pourrez le constater le processus de retirer la pulpe du fruit se fait en plusieurs étapes et prend beaucoup plus de temps que la récolte en elle même!

Voici la vidéo !

Ce ginnan c’est assez bon. Un peu d’amertume. Pas sans l’accent de noisettes. Mais plus que le goût à mon avis c’est la texture qui est d’intérêt. Et la chose en elle même.

Mais le ginnan contient des neurotoxines. Une consommation assidue, ou excessive peut conduire à des pertes de conscience, ou même la mort. Des décès ont en effet été rapportés pendant les périodes de disète au cours de la guerre.

Mais il faut aussi considérer que ces arbres font partie des espèces végétales les plus anciennes, puisqu’ils ont précédé les dinosaures de 40 milions d’années … quelle invitation au voyage (dans le temps). quelle dimension poétique !

De Trois à Soixante mètres carrés

Comme vous savez je travaille à la maison. Du télétravail.

Mon bureau était installé dans le jardin dans un tout petit espace; de 1 mètre sur 3 mètres. C’était une petite pièce sombre derrière l’atelier, où autrefois les paysans stockaient leurs tsukémonos.

Que d’heures passées dans ce petit espace! Avec vue sur le jardin, la route, la montagne. Ce petit espace si modeste mais tellement à moi; c’est un peu le sommet de ma vie me suis je souvent susurré.

Mais j’ai décidé de déménager mon bureau dans la maison de Mme M.

De 3m2, je passe à 60m2 !

Comme il n’y pas de chauffage je retournerai sans doute passer l’hiver dans mon 3m2.

Installé dans la maison de mme M Je profite de la petite cuisine pour me faire des espressos le matin.

Avoir beaucoup plus d’espace me permet d’avoir un moniteur en plus. Ce qui aide beaucoup.

Une question qui se posait c’était au sujet de la connexion internet. Commander une nouvelle connexion jusqu’à la maison de Mme M serait possible mais couterait 4000 ou 5000 yens par mois. (40 roros). A noter que notre hameau a été équipé de fibre optique récement. Or, il faut toujours considérer les coûts récurrents fixes sur de longues périodes. 40 roros pas mois sur trois ans ça fait 1440 roros.

Une solution beaucoup plus économique (gratuite) était de relier les deux maisons avec un câble ethernet enterré.

A la maison j’utilise ce système très ingénieux de PLC, un boitier transpose les signaux Ethernet sur le réseau de câbles électriques de la maison. Ce qui permet de se connecter ensuite à internet à partir de n’importe quelle prise électrique dans la maison, ou les bâtiments qui lui sont connectés. Celà permet de couvrir une beaucoup plus grande superficie que le wifi.

Arrivée du câble dans la maison de Mme M… il y a avait déjà une ouverture dans le mur de la cuisine, ancienne aération pour le garde manger (avant donc l’apparition des réfrigérateurs)

Je pose donc une de ces prises dans l’atelier dans le jardin, et, de là, pose un câble ethernet enterré qui va relier la maison de Mme M.

Ca marche à merveille et c’est sans coût mensuel.

La maison de Mme M, je pensais au début en faire un café ou une sorte de petite auberge pour les visiteurs égarés … mais avec le connaronavirus … plus la peine d’y penser.

Les journées de soleil j’ouvre grandes les fenêtres des deux côtés, il y a une brise qui vient me caresser les poils des oreilles, on entend le chant de la rivière juste en bas.

C’est vraiment chouette.

Par contre au début avec ma nouvelle installation les voisins se sont inquiétés. Ils ne me voyaient plus dans mon tout petit bureau dans le jardin … et se sont demandé où j’étais… Le prêtre bouddhiste du village m’a appelé pour savoir si j’étais encore de ce monde.

Travailler chez soi, ou télétravail, se généralise avec le connarovirus. Même au Japon les choses bougent en ce sens, on se souvient des annonces récentes de Fujitsu et de Toshiba qui disent réduire leurs capacités de bureaux de façon significative.

Si j’ai un conseil, pour le télétravail, c’est de s’aménager un espace dédié au travail et clairement séparé du privé. Que ce soit dans son garage, ou dans une pièce de la maison inutilisée, dans un grenier sous les toits comme mon ami Franky, ou encore dans un petit abri dans son jardin.

Il est très important de pouvoir complétement séparer le travail et le privé; car sinon les deux vont se déranger les uns les autres. Donc un espace physique purement dédié au travail et cela peut être un placard, hein; souvenons nous d’Arthur Rimbaud qui s’enfermait dans un placard pour étudier les langues étrangères, facilitera la chose. J’étais très bien dans mon bureau de 3m2; peut être même que j’y retournerai d’ailleurs!