Tagué: bricolage

Réussir des pommes cuites

Je continue à cuisiner dehors sur le irori avec un dutch oven.

Cette fois ci j’ai fait des pommes cuites. Vraiment réusssi. Cette cuisson avec le dutch oven est vraiment intéressante. Surtout pour nous qui vivons au Japon.

Pourquoi, c’est que au contraire de l’Europe où l’alimentation est centrée autour du pain, qui nécessite un four, tout ici au Japon gravite autour du riz … et le four est vraiment … optionel.

Si bien que lorsque nous nous sommes installés ici dans le village nous n’avons pas fait installer de four dans la cuisine; et nous avons juste un petit four électrique qui toujours, nous laisse sur nos attentes.

C’est civilisationnel voyez vous et aucun intérêt à faire pipi contre le vent.

En latin:

HOMO SAPIENS NON URINAT IN VENTUM

Mais ce dutch oven est un oven… donc un four, si l’on met des braises sur le couvercle, on peut faire une cuisson venant du haut aussi bien que du bas.

Ce four low tech qu’est ce dutch oven; c’est donc très intéressant pour nous pauvres diables perdus au Japon.

Ce dimanche je passerai aux choses sérieuses, à savoir, faire un civet de chevreuil.

800ème article ! Nouvelle direction pour le blog

Dingue ça quand même; c’est le 800ème article de ce blog sur « vivre à la campagne au japon ».

Qui l’eût crûte, que ce blog continue aussi longtemps et que nous ayons autant de lectrices et de lecteurs!

Merci ! Sans lecteurs, sans vos commentaires, est ce que j aurais continué ? peut être pas…

Pierre N du Québec, avais-tu écrit dans un de tes commentaires, « les choses prennent leur sens dans la durée » et oui tout à fait ….

Justement coïncidence intéressante, que ce soit le 800è article, c’est que je vais désormais écrire tous mes articles en Japonais et en Français.

Car voyez vous je ne pratique pas du tout le Japonais à l’écrit -tout mon travail est en anglais-. et je sens que mon niveau à l’écrit est vraiment très mauvais. Je vais donc écrire les articles en Japonais pour la même raison que j’ai commencé ce blog en français: la pratique de la langue à l’écrit.

Deuxième raison, c’est que tout ce que je fais ici, que soit les légumes, le bricolage, la bande dessinée et simplement vivre ici a beaucoup de sens dans le contexte japonais. Il y a plusieurs messages que je veux faire passer aux Japonais:

on peut vivre très dans une maison ancienne de plus de 100 ans. Il n’est pas nécessaire de détruire les maisons anciennes pour faire construire de grosses merdes en contre plaqué et en plastique à la place ! En plus la maison traditionnelle est parfaitement adaptée au climat. et, très souvent, peut se trouver pour une bouchée de pain.

on vit très bien à la campagne, dans un petit village. (même si je n’ai pas la solution miracle pour gagner les pépètes ou les brouzoufes … ça, c’est à chacun de trouver)…

faire ses légumes et son bois, c’est pas chiant et c’est pas ringard: au contraire, ça apporte beaucoup de satisfactions.

et, ne pas attendre l’âge de la retraite (qui, étant constamment reporté, pourrait ne jamais arriver) pour s’amuser.

Donc voilà, c’est le 800è article et si tout va bien, le dernier qui est uniquement en Französich.

Les articles futurs seront en Français et en Japonais. bilingues. Texte français en début d’article, texte japonais en deuxième partie. Voilà qui va ajouter une nouvelle dimension à ce blog.

Par contre Je n’écrirai pas forcement les mêmes choses dans les deux langues…

Tout cela est concomitant d’ailleurs avec la sortie de ma bande dessinée en japonais et un nouveau site wordpress, qui lui est uniquement en Japonais https://www.wakametamago.jp

ではでは

Le remplissage du samedi

Sept heures du soir. Une journée bien remplie et pourquoi pas en faire le résumé.

MATIN

Lever vers 5 heures. Mon épouse est déjà levée et bricole. Petite heure tranquille dans la cuisine. Je bouquine les Illusions Perdues du père Balzac. Excellent traité de « business pour les naïfs qui montent à Paris » (c’est à dire qu’ils se font pulvériser). Voilà un roman qu’il est vraiment actuel et moderne.

Je ne prends pas de petit déjeuner, car depuis cet été je ne mange pas le week end. C’est à dire que je ne mange pas entre le diner de vendredi et le diner du dimanche. Comme j’ai du gras, je vois que ça ne me limite pas du tout.

Aujourd’hui il fera beau! Voila ce que je vois quand je sors de la maison.

7 heures trente. Je prends ma tenue de combat et mes bottes, et vais voir Sakichan à son atelier. Café. Il est à son atelier depuis 5 heures trente. On papote puis on se met au boulot. Dans le champ on récolte ce qui reste de gingembre. On pose aussi un petit tissu pour protéger les épinards, le colza (nanohana) et la moutarde brune (karashina) du froid qui commence à s’installer.

8 heures trente je retourne à la maison. Enfile un pantalon décent. Prépare une vingtaine de copies de la version JP de ma BD, je les mets dans une pochette plastique, ajoute un bandeau de papier explicatif. Sur une BD sur 10, je glisse un post it avec des oreilles de chat qui dépassent, pour faire la surprise, comme ici:

9 heures je parts et vais visiter un café salon de thé à vingt kilomètres au sud. La semaine dernière J’avais fait la rencontre par hasard de la cheffe de ce café et elle avait proposé d’y vendre des copies de ma BD. or tout a été vendu qu’elle m’a dit la veille, donc je vais y déposer un nouveau petit stock. Le café est dans un nouveau building et très bien arrangé. Il est situé juste devant une gare de train. Ils vendent aussi des légumes de leur production et la spécialité de leur village: des pousses de bambou en conserve. Je rencontre la responsable, dont je fais la connaissance et on discute pendant une heure. C’est vraiment sympa: grâce à mon projet de BD je rencontre des gens et sors un peu du village.

10 heures trente je suis de retour au village, et retrouve Saki chan à son atelier. Il va livrer du bois au camping du village, je le suis car mes BDs y sont également en vente, or ici aussi tout a été vendu! j’y vais déposer un autre stock de 10 copies.

Arrivés au camping on va voir un groupe de jeunes pas si jeunes du village qui ont organisé avec un couple de youtubeurs un « cours de cuisine au camping ». Je vais voir les youtubeurs on discute un peu topinambour et comment les préparer.

Cet évenement est organisé pour « revitaliser » le village et tout est vraiment bien fait … good job guys!!!

APRES MIDI

13 heures je repars cette fois pour aller voir Shin chan qui a un super café resto dans la ville voisine. Je veux y prendre un café, le café y est délicieux, et aussi offrir une copie de ma BD à Shin chan. Au resto il y a deux gars qui sont assis tranquillement et on fait connaissance. L’un est agriculteur l’autre travaille pour un fabricant d’outils de nettoyage. Deux personnages encore très sympathiques et on papote pendant une bonne heure au moins.

15 heures je suis de retour à la maison.

C’est bien joli de papoter mais j’ai besoin de bouger. Je remets ma tenue de combat et vais transporter de grosses pierres dans le jardin. Je les amène dans un petit coin où je fais comme une terrasse; cet endroit est sinon envahi de petits bambous et l’été c’est un cauchemar pour débroussailler. Pour transporter les pierres je teste un nouveau chariot bricolé récemment Ca marche très bien et c’est super pratique. Tout cela m’occupe pendant deux bonnes heures et je sue à grosses gouttes. Car il s’agit aussi de retirer de la terre; de la passer au tamis, d’amener cette terre dans le potager et de retirer de grosses racines pour pouvoir poser ces grosses pierres. Ce travail physique me fait un bien énorme.

18 heures

Eh oui! ne pas manger le week end allonge celui ci considérablement. Tout ce que j’ai pu faire dans cette seule journée, c’est aussi parce que je n’ai pas eu besoin de m’arrêter pour bouffer.

Qu’est ce qu’on va faire demain ? le matin je vais continuer à m’occuper des pierres. Je ferai ça sans doute en écoutant un podcast … ça va être cool. Puis j’irai faire quelques courses et en fin d’après midi on se retrouve chez Saki chan dans son atelier pour une petite fête. Son épouse aura amené des huitres. Nous amènerons des boissons et du fromage du pays basque reçu d’une lectrice ….

Toutes ces choses simples; ces rencontres, ces amitiés, et ces grosses pierres aussi, c’est que du bonheur….

« Beautification » du pied-de-biche

J’avais déjà fait ça il y a 3 ans.

Mais je recommence! Je repeins mes pieds-de-biche. Je choisis le motif tricolore. Ca jette!

Bien sûr, bleu blanc rouge, ça fait, je le conçois, un peu …. populo.

Ce serait beaucoup plus classieux de peindre les pieds-de-biche avec les fleurs de lys sur fond bleu. La prochaine fois, si Dieu nous prête vie.

Pourquoi des pied-de-biche, et surtout avoir un gros truc comme celui de gauche ? Le pied-de-biche est très utile pour retirer des grosses pierres ou alors bouger des objets très lourds. Comme dans la dernière vidéo où je positionne des troncs d’arbres pour les tronçonner en toute sécurité.

Je les ai utilisés aussi récemment pour retirer une souche d’arbre.

Un des projets en cours consiste d’ailleurs à poser de grosses pierres, les plus grosses possible, dans un petit coin de jardin jusqu’alors empli de petits bambous et qui l’été se transforme en une véritable jungle difficile à débroussailler.

Le projet:

1 retirer terre et souches.

2 passer la terre dans un gros tamis pour séparer cailloux et terre;

3 ramener la terre au potager, garder les cailloux,

4 creuser encore,

5 amener de grosses pierres, les poser,

7 mettre des cailloux dans les espaces laissés.

Faire du charbon de bois (vidéo)

Dans la vidéo ci-dessous avec mon ami S nous faisons du charbon de bois.

Du charbon de bois j’en utilise pas mal, car plusieurs fois par semaine je fais griller des choses (poissons ou viandes) sur ma table irori.

Et pour S c’est pareil, sauf que lui c’est tous les soirs qu’il se fait griller ou cuire son diner, sur un petit feu.

Sa table irori est installée chez lui, dans son salon. Et il se fait griller des trucs tous les jours. Comme autrefois. C’est comme ça que tout le faisait autrefois.

Il est donc grand consommateur de charbon de bois, et bien entendu il fait son charbon de bois lui-même.

Tout découle de la même pensée que, si il y a une chose que l’on peut produire soi-même il est bénéfique de le faire au lieu de l’acheter. On n’est jamais mieux servi que par soi-même:

  • les choses prennent tout leur sens
  • on apprend et on améliore son skill set (comme dans les jeux vidéos)
  • on dépend moins du pognon
  • c’est fun

Pendant la vidéo aussi on récolte des édamamés et on sauve un petit crabe de rivière …

Ecoutez bien S. sur la vidéo, le nippophone remarquera la particularité et la beauté du patois … il s agit du patois local, le banshuuben (播州弁)

Hanakin avec la table ‘irori’

Cet été j’ai pris l’habitude de faire des petits barbecues dehors dans le jardin, avec la table ‘irori’.

J’y ai apporté quelques modifications comme lui ajouter des roulettes. Car lorsqu’il pleut je déplace la table et la pose à l’abri sous le azumaya ….

Je sens que faire un petit feu, ensuite allumer les charbons de bois et faire griller des choses dehors apporte beaucoup de satisfactions:

on prend le temps et se déconnecte des choses numériques.

on est dehors

et on mange des choses simples et bonnes.

Minou a tout de suite compris elle aussi. Si elle m’aperçoit le soir près de la table ‘irori’ elle vient tout de suite me voir et me fait pleins de petites amitiés car elle sait que … il va y avoir quelque chose à bouffer.

Si je grille du poisson il y a toujours quelque chose pour Minou et qui va lui plaire, si je grille des viandes je m’arrange pour prendre un peu de foie de volaille car elle aime beaucoup.

Intéressant de noter que notre autre chat Scotch n’est pas intéressé du tout par toutes mes grillades.

Dans le titre je mets hanakin. Hanakin désigne la soirée du vendredi. Pour les salariés c’est en général le début du week end. Si on est en ville on va alors boire des coups avec les amis et faire plusieurs bars et restos du style izakaya. Après cinq jours de travail, de stress; le salary man se libère et se laisse aller ! Il se prend des cuites !

Pour ici à la campagne c’est très différent car la tolérance d’alcool au volant est: nulle. Et puis en fait à la campagne on apprend à s’amuser tout seul!

Ici le feu est allumé. Je fais brûler des petits morceaux de pin car ça brûle tout de suite, ils servent à allumer les charbons de bois.

Le diner de ce vendredi soir, de ce hanakin, est très simple.

une canette de bière.

du poisson séché ‘shishamo’ ししゃも、柳葉魚 Il a en général été séché une journée avant d’être emballé et présenté en magasin.

des chikuwas (c’est fait avec une pate de poisson et a une forme cylindrique)

des languettes de fromage industriel entre deux fines couches de poisson. ce produit se nomme chitara チータラ est est la contraction de cheese (fromage) et tara (morue).

voilà c’est tout.

J’ai une petite invention avec le chikuwa, c’est que je s’insère dans le chikuwa qui est cylindrique un ou deux chitara.

la nature a horreur du vide …

on apprécie la simplicité de ce diner!

Avec tous ces barbecues je consomme pas mal de charbon de bois. C’est mon ami S qui fait ce charbon de bois dans son atelier avec du bois de sugi (cryptomère) de la vallée. C’est une chance. beaucoup du charbon de bois en vente dans les magasins est importé d’Indonésie ou du Vietnam … une véritable hérésie !!!

Lundi dernier je suis allé le voir et j’ai filmé comment il fait le charbon de bois. la vidéo est encore en montage mais je devrais la mettre sur youtube sous peu.

Upgrade du barbecue ‘irori’

La semaine dernière je vous présentais la fabrication d’une table de barbecue dans le style de l’irori… (irori = foyer traditionnel japonais)

Ce truc m’a tellement plu que j’ai fait un petit upgrade en y ajoutant deux petites planches qui se rabattent et qui; relevées, peuvent œuvrer comme comptoir.

Les deux petites planches sont attachées à la table avec des gonds. Pour les relever et les supporter à l’horizontale; je glisse dessous un gros boulon, que je retire après.

On commence par faire un petit feu…

Pour ensuite embraser du charbon de bois …. il y a encore une petite réserve de charbon de bois dans la maison de madame M … ça doit dater de trente ans au moins.

Pommes de terre du jardin et sanglier …

Après manger viande et pommes de terre on place la bouilloire sur les braises, pour nous faire un excellent thé; avec le thé que nous avons récolté en mai.

En toute vérité le thé me plait plus que la grosse bidoche….

Une table pour faire des barbecues, dans le style traditionnel de l’IRORI

L’irori c’est le foyer traditionnel japonais, l’endroit auprès duquel on cuisine et l’on se réchauffe.

C’est souvent une cavité dans le plancher; emplie à moitié de cendres et où l’on mantiend un petit feu.

On peut y faire cuire des poissons ou mijoter de grosses marmites pleines de mystère.

Il y a cette excellente vidéo sur youtube qui montre un irori et donne une idée de tout l’art de vivre raffiné qui gravite autour.

Edo Style Hibachi and fire tools – Japanese Charcoal Barbeque & Tea – YouTube

Ca fait pas mal de temps que je réfléchis à améliorer notre installation pour les barbecues dans le jardin.

Un bon barbecue permet de retrouver notre carnivorité…

Et l’idée vient de faire une petite table qui ressemble (un peu) à l’irori traditionnel mais que je pourrais laisser dans le jardin: combiner l’idée de l’irori avec celle du barbecue.

Ca consiste à faire un grand cadre en bois dont le fond est perforé pour laisser s’écouler la pluie. Sur ce fond perforé je poserai des briques sur lesquelles je pourrai faire un petit feu et faire cuire des trucs; comme dans un vrai irori. J’y laisserai la cendre pour protéger les briques et tout.

Un irori extérieur quoi …

Voici l’idée:

La pièce maitresse dans tout cela c est la grille métallique. Le truc fait 6 mm d’épaisseur. Faut du costaud pour tenir toutes les briques. Cette grille doit venir d’une pièce d’échafaudage ?

Ensuite pour le bois je pioche dans ma réserve de planches. Ce sont des planches des cryptomères que nous avons coupés dans notre montagne il y a quelques années déjà. C’était en 2016.

Je prends une planche de 4 mètres. Plus de 4cm d’épaisseur.

La planche et la grille qui vont devenir les meilleures amies du monde …

Faut commencer par une ligne droite, avec le sumitsubo.

Le cryptomère est un bois tendre (je suis sûr qu’il y a un adjectif plus adapté pour ça) et la scie circulaire n’en fait qu’une bouchée; les doigts dans le nez.

Ca donnera donc un truc comme ça:

Je laisse dépasser les planches dans la longueur. Ca facilitera le transport de la table, si on doit la porter à deux par exemple.

Pour fixer la grille je vais faire des rainures dans les planches, avec une défonceuse. Cela tiendra la grille sur les quatre côtés. Il y aura un certain poids avec toutes les briques donc faut du costaud.

Regardez comment la grille sera bien fixée au cadre. Magnifique !

Voilà le tout assemblé. J’ajoute quatre pieds ; la table est alors à 40 cm de hauteur. Pour les pieds j’utilise du cyprès; récupéré dans de vielles palettes.

Je coupe les pieds avec un angle de 45 degrés pour faciliter le ruissellement de l’eau de pluie. Faut que l’eau s’écoule et éviter toute accumulation.

Bon ben faut aller chercher des briques. Je pars en acheter à la ville voisine et pourquoi pas acheter de la viande de poulet pendant que j’y suis. Ah oui au Japon les commerces sont ouverts le week end, même le dimanche. (ne le dites pas à la CGT)

Voilà; L’irori est prêt. Les briques sont simplement posées. On peut les retirer à n’importe quel moment. C’est un point important car la table est vraiment lourde avec les briques. On sera sans doute amené à la déplacer.

Prêt au décollage! Allumez les boosters ? non pas encore ! Je change de T shirt car il fait bien chaud et je vais aller récolter un rang de pommes de terre.

Un peu plus tard dans la journée on procède à la mise à feu.

Je brûle les chute de bois. A noter l’outil traditionnel ‘nata’ très utile pour fendre des petits morceaux de bois.

A noter aussi; par terre; l’étui de l’outil fait dans un ancien tuyau d’incendie.

Cette fois ci je fais un feu côté gauche et un peu plus tard je mettrai les braises sous les morceaux de poulet, à droite.

Ca marche très bien. Faut dire que l’air passe par dessus, à travers la grille et dans les petits espaces entre les briques.

Par contre il me faut un truc pour rehausser les brochettes avec le poulet.

Dans ces moments critiques il est toujours bon de pouvoir faire appel à une brouette tricolore !

C’est vraiment chouette car on fait tout le travail tranquille sur le banc. La prochaine fois on invitera des voisins, un banc de chaque côté. Je ferai le feu pour préparer les braises ailleurs, et toute la table pourra être utilisé pour cuire de la barbaque.

Une voisine sans doute attirée par la fumée vient me voir. Je lui dit que je cuits des brochettes de ragondin: elle me lance un drôle de regard.

Bon ben … on a tout mangé!

Minou a bien aimé le poulet aussi ….

Ma Bibliothèque de Voyage

Donc cette idée formidable … la bibliothèque de voyage… pour ranger ma belle collection de livres pléiade …

On prend des planches de cryptomères. Je les achète dans la ville voisine. Le bois vient de la région. Je les coupe dans la longueur.

Et pi je creuse un petit bitonio, où les petites étagères iront se fixer toutes seules.

On obtient un grand cadre. Les petites étagères se fichent dans les bitonios à la perfection.

Au préalable, pour déterminer la hauteur et la largeur du meuble j’ai fait quelques calculs. Mesurant mon linéaire actuel de pléiades, et ajoutant une petite marge; histoire que Gallimard sorte des auteurs que j’aime beaucoup beaucoup, comme Samuel Beckett par exemple mais ça risque pas trop d’arriver à cause des droits des editions de minuit mais on peut toujours rêver …. Ou alors Gérard de Villiers avec les meilleurs SAS ce serait génial !!! Mais bon garder un peu de marge …

Un autre truc que j’ai essayé de voir c’est de garder le ratio largeur hauteur d’un book de la pléiade … 17,5 cm de hauteur et 11 cm de largeur soit 1,59 … proche du nombre d’or de 1,618 mais j’abandonne cette idée au final.

Au final donc c’est deux grandes boites identiques qui se referment comme un grand livre géant ou comme une bibliothèque de voyage d’autrefois (bien qu’elles étaient beaucoup plus petites car portables)…

Etant donnée l’humidité d’ailleurs ici l’été refermer tout peut être pas mal pour protéger ces petits trésors.

J’ajoute un fond, contreplaqué de 5mm pour réduire le poids. Ca ressemble à une caisse…

Heureusement que Minou est la pour me conseiller pendant toutes ces opérations …. Les points blancs sur le mur derrière ce sont des oeufs de gecko qui ont éclos

Une ‘demie caisse’ est faite … répéter pour la deuxième …

Voilà le produit fini. J’ajoute des roulettes. Les deux demies caisses tiennent avec des gonds solides; style industriel.

Sur monotaro.jp où l’on trouve de tout, j’achète des poignées industrielles ainsi que des bitonios pour fermer le truc, comme une caisse … bibliothèque de voyage…

Le truc terminé, je suis très ému et satisfait du résultat. Faut pas hésiter à faire des choses un peu folles et à s’amuser.

Et tout se referme très bien. Le tout monté sur des roues; je peux trimballer tout ça dans la maison.

Lire c’est voyager. On peut lire et voyager sans quitter sa maison. C’est très économique. C’est pratique aussi, en ces temps de coronavirus de lock down et caetera.

On voyage dans l’espace, et dans le temps aussi, hein car dans la pléiade on peut fréquenter Hérodote; Thucydide mais aussi aller serrer la pogne à Montaigne avant d’aller boire une verre avec Cendrars.

Alors pour pas perdre son chemin; j’ajoute une boussole, et une ancienne montre, pour accompagner ces voyages dans l’espace et dans le temps.

Le long de la maison

‘La maison de Madame M

La maison il y a deux ans quand nous l’avions achetée

Je pensais ajouter un genre de wood deck le long de la maison. Un peu comme un engawa extérieur… le engawa c’est un couloir dans la maison traditionnelle japonaise qui longe un (ou des) côté de la maison et assure la transition entre le dedans et le dehors.

Pour ce projet j’utilise le bois des arbres que Madame M a dû faire planter il y a 40 ou 50 ans. Il y a cet article où je dis ne pas changer le monde. D’un bel arbre j’avais tiré quelques belles planches. 6cm d’épaisseur, 20 à 30 cm de large (là la longueur de la barre de la tronçonneuse impose une limite), et 1.8m de long.

L’ancien champ de Mme M où des cryptomères coupés offrent de belles planches

Pour soutenir le tout je vais chercher des sections de tronc du même arbre.

La partie la plus difficile, c’est tout mettre à niveau, la bande de béton, le long de la maison, sur laquelle tout viendra se reposer, a une inclinaison, pour évacuer l’eau de pluie. Et puis, tout n’est pas régulier.

Un truc pour pouvoir positionner les troncs facilement c’est de fixer de grosses visses sous les troncs. En les vissant ou dévissant, je peux régler la longueur de la visse qui dépasse, et ainsi tout mettre à niveau. Je suis très mauvais dans les mesures précises, et ce stratagème me permet de passer outre.

Une idée de génie !

Là tout est à niveau. Ca a un côté trop rustique à mon gout mais comme ce sera caché par les planches …

Dans ce projet je me laisse guider par le matériau, les planches.

Les planches sont encore très lourdes car chargées d’eau. Je les passe au rabot pour les aplanir et les mettre à la mème épaisseur (5 cm).

On obtient un grand banc de trois mètres sur cinquante centimètres.

Les planches sont simplement posées sur les ‘pieds’ et fixées avec de grosses visses.

On peut s’y coucher pour écouter la rivière et observer la forêt. S’y asseoir pour bouquiner.

Et le truc le plus formidable, et pour mieux comprendre il faudrait une photo les porte fenêtre ouvertes, on pourra, de la maison, aller s’asseoir ou se coucher directement sur le banc. ou, assis sur le plancher de la maison poser ses pieds sur le banc …

Pour un peu plus de confort j’accoude deux ajoutoirs (j’ajoute deux accoudoirs).

Avec ce projet, la remise en état de la maison est quasiment terminée (je dois mettre quasiment car il y aura toujours une infinité de choses à faire)… Le dernier problème à résoudre c’est l’eau chaude … l’eau n’arrive pas au chauffe eau …

Finalement voilà mon petit message à destination des villageois: si on s’en donne la peine on peut fabriquer des trucs super chouettes avec ce bois de cryptomère qui est souvent laissé pourrir dans les forêts ou le long des routes.

Et le même message s’applique à la maison, certaines maisons peuvent être remises en état avec un minimum…

Il suffit d’un peu de patience.

Le bois de cryptomère prend parfois ces couleurs sombres, presque noires, lorsque la terre est riche.