Catégorie: maison japonaise

Ce samedi

Hier samedi je commence par faire un tour dans notre montagne. Je fais un peu de rangement. Les mûriers plantés la semaine précédente sont biens.

A faire une pause sur un tronc de cryptomère je remarque la crotte laissée par un petit animal. Et c’est marrant car très souvent après avoir coupé des arbres ou fait un truc dans la montagne, je remarque ces petites crottes.

Salut l’ami !

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De retour au jardin il faut s’atteler à fendre le bois de camphrier. Pour les hivers prochains. C’est un bois qui vrille et donc par endroits il est excessivement difficile à fendre.

Transpiration garantie.

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Après je vais voir notre tas de compost pour y prélever deux sceaux pour faire des semis. Dans le compost je trouve une bonne vingtaine de ces énormes larves. Ce sont je crois des larves de kabutomushi. Je les remets délicatement là où elles étaient, tout en prenant note que si les vivres venaient à manquer cela pourrait faire une belle poêlée, avec un peu de beurre et du sel, en supposant qu’à ce moment nous ayons encore du beurre et du sel… Comme on est au Japon on pourrait sans doute opter pour le sashimi, sauce de soja et wasabi.

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Dans des petits pots je fais quelques semis. Laitue. J’essaie aubergine sans être trop sûr que ce soit le bon moment, c’est peut être encore tôt. Je m’y retrouve pas dans tout ça. En m’occupant ainsi tranquillement une graine de laitue me dit que le coronavirus avec les périodes d’isolement et de lock down va gravement endommager les différentes économies européennes, et que l’Allemagne fera tout son possible pour ne pas renflouer ses voisins imprévoyants, les US auront assez de problèmes à régler de leur côté, la grande bretagne qui a quitté l’union européenne au bon moment restera bien tranquille, et c’est qui qui va pointer le bout de son nez … c’est la Chine, qui tentera d’acheter les infrastructures des différents pays à genou. (comme elle l’a déjà fait avec le port du Pirée en Grèce). Echec et Mat. Voilà la vision d’horreur que me susurre la graine de laitue que je m’empresse de faire taire en l’enfonçant dare dare dans un pot, je saisis l’arrosoir et la noie. Elle agite ses petits bras au début mais résiste moins d’une minute.

Ah les joies du jardinage.

Quelqu’un sonne à la porte. C’est notre voisine, que nous avons rebaptisée Elizabeth, elle a fait un magnifique gâteau à la fraise qu’elle vient nous apporter, pour féciliter notre fils de quinze ans qui fait sa rentrée au lycée. Quelle gentillesse !! Je ne saurai jamais être à la hauteur avec tous ces voisins si attentionnés et généreux.

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Je vais faire un tour et passe devant une vieille maison. Il y a une pelleteuse, ça s’active, oh elle va être démolie. Je discute avec le propriétaire, il me la fait visiter, toujours intéressant de regarder. La maison date de Meiji. L’intérieur de la maison ressemble en tous points à la nôtre.

Je lui dis; pour le prix de la démolition; tu pourrais changer le parquet et goudronner les tôles du toit, mais bon c’est trop tard.

On oublierait que les cerisiers sont en fleur. Avec le coronavirus, le hanami du village a été annulé.

Un projet terminé: la maison de Mme M

Le problème d’eau chaude dans la petite maison de madame M est résolu. Il a fallu appeler le service après vente de la société du chauffe eau, un homme dans la soixantaine est venu le lendemain souriant et plein de gentillesse. Ah je suis déjà venu dans cette maison dit il et il se souvient de madame M.

Le chauffe eau marche au kérozène ou toyu 灯油. Le problème ? il y a un peu d’eau chaude qui sort au début mais au bout de deux minutes l’eau arrête de couler.

Après une rapide dissection du système on y voit plus clair, un petit moteur commandé électroniquement contrôle le flux d’eau en sortie du système de chauffage, et ne fonctionne plus. Remplacer le moteur serait très onéreux; car il faudrait remplacer un bloc de pièces et le monsieur à qui j’offre un bon café explique que retirer simplement le moteur et laisser la valve ouverte permettra d’avoir de l’eau chaude: le changement de températures se fera simplement avec un peu plus d’inertie. Ce sera très bien comme ça qu’on se dit.

D’ailleurs il y a quelques années j’ai eu un problème similaire sur le camion, le moteur de la direction assistée kaput. Le remplacer aurait aussi été onéreux (relatif au prix d’achat du camion de deux mille roros) Avec la même solution: simplement déconnecter le moteur de la direction assistée. On voit un certain désavantage de la technologie: les choses ne durent pas, et quand c’est kaput, on voit que l’on peut très bien faire sans. En tout cas voilà le problème d’eau chaude réglé!

Donc avec la résolution du problème de l’eau chaude je me dis que le projet de remise en état de la petite maison de Mme M est terminé. Certes il reste des choses à faire mais l’essentiel est fait.

Good timing car on fait une grosse nomikai (fête) avec les ‘jeunes du village’, dans la maison. Nous étions une bonne vingtaine.

Je n’ai pas du tout l’habitude de faire des grosses fêtes, ça n’est pas mon style, je suis plutôt du type solitaire ou alors petit groupe, mais d’abord comme la maison est prête je veux l’utiliser à quelque chose et puis dans le village il n’y a pas d’endroit comme ça où l’on peut se retrouver de façon conviviale.

Il y a donc un besoin.

Je crois que nous avons tous passé un bon moment. Pour la bouffe mister H, ancien lutteur sumo a préparé un méga chankonabé (le plat que se préparent les sumotoris). Il le prépare dans le doma (l’entrée de la maison).

Naturellement tout le monde s’y regroupe pour discuter. C’est beau à regarder, les cercles qui se forment et les discussions qui y naissent.

On voit ainsi la maison prendre vie. Je me dis, la dernière fois qu’il y a dû y avoir autant de monde ça a dû être pour un enterrement …

De mon côté j’ai préparé un civet de chevreuil. Il rencontre un certain succés. Et un gateau au chocolat aux noix et aux graines de tournesol.

Une jeune femme apporte des huitres et nous improvisons un petit feu devant la maison, il est rare ici de les manger crues. D’ailleurs, on indique à la vente si les huitres peuvent se manger crues ou non, histoire de qualité de l’eau.

Au Japon il est d’usage de mettre les photos des ancêtres dans les maisons, à côté de l’autel bouddhique ou butsudan. J’ai un peu imité cet usage en affichant la photo de mon grand père Jean alors dans le 76è régiment d’artillerie pendant la deuxième guerre, et celle d’un ancètre à la moustache très photogénique prise pendant la première.

Ces deux photos me valent beaucoup de questions…

Des visiteurs remarquent aussi un crucifix que j’ai installé dans une des pièces, et le prêtre bouddhiste du village qui est de la fête se met à prier…

Côté musique pour l’ambiance on met Beggars’ banquet des Stones, Fantaisie militaire de Bashung, du Haruomi Hosono et du JS Bach.

Le civet de chevreuil a longuement mijoté sur Calcifer le poêle à bois
Dans l’entrée de la maison s’improvise un chankonabé
Pour le bouillon les grosses algues konbu
Mister H fait des nikudango ou boulettes de viande
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C’est prêt
Les premiers arrivés se mettent autour des marmites
On discute tranquillement avec quelques bières
Comme il y a pas de chauffage on m’a offert ce vieux poêle à kérozène
Dessus on fait bouillir des oeufs
Les gens commencent à arriver!
On voit comment les hommes et les femmes ne s’assoient pas ensemble
ce qui ne manque pas de m’étonner
un feu devant la maison pour faire cuire quelques huitres
Les convives se marrent, sous la photo de mon grand père Jean, qui décidément en a vu d’autres
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Le long de la maison

‘La maison de Madame M

La maison il y a deux ans quand nous l’avions achetée

Je pensais ajouter un genre de wood deck le long de la maison. Un peu comme un engawa extérieur… le engawa c’est un couloir dans la maison traditionnelle japonaise qui longe un (ou des) côté de la maison et assure la transition entre le dedans et le dehors.

Pour ce projet j’utilise le bois des arbres que Madame M a dû faire planter il y a 40 ou 50 ans. Il y a cet article où je dis ne pas changer le monde. D’un bel arbre j’avais tiré quelques belles planches. 6cm d’épaisseur, 20 à 30 cm de large (là la longueur de la barre de la tronçonneuse impose une limite), et 1.8m de long.

L’ancien champ de Mme M où des cryptomères coupés offrent de belles planches

Pour soutenir le tout je vais chercher des sections de tronc du même arbre.

La partie la plus difficile, c’est tout mettre à niveau, la bande de béton, le long de la maison, sur laquelle tout viendra se reposer, a une inclinaison, pour évacuer l’eau de pluie. Et puis, tout n’est pas régulier.

Un truc pour pouvoir positionner les troncs facilement c’est de fixer de grosses visses sous les troncs. En les vissant ou dévissant, je peux régler la longueur de la visse qui dépasse, et ainsi tout mettre à niveau. Je suis très mauvais dans les mesures précises, et ce stratagème me permet de passer outre.

Une idée de génie !

Là tout est à niveau. Ca a un côté trop rustique à mon gout mais comme ce sera caché par les planches …

Dans ce projet je me laisse guider par le matériau, les planches.

Les planches sont encore très lourdes car chargées d’eau. Je les passe au rabot pour les aplanir et les mettre à la mème épaisseur (5 cm).

On obtient un grand banc de trois mètres sur cinquante centimètres.

Les planches sont simplement posées sur les ‘pieds’ et fixées avec de grosses visses.

On peut s’y coucher pour écouter la rivière et observer la forêt. S’y asseoir pour bouquiner.

Et le truc le plus formidable, et pour mieux comprendre il faudrait une photo les porte fenêtre ouvertes, on pourra, de la maison, aller s’asseoir ou se coucher directement sur le banc. ou, assis sur le plancher de la maison poser ses pieds sur le banc …

Pour un peu plus de confort j’accoude deux ajoutoirs (j’ajoute deux accoudoirs).

Avec ce projet, la remise en état de la maison est quasiment terminée (je dois mettre quasiment car il y aura toujours une infinité de choses à faire)… Le dernier problème à résoudre c’est l’eau chaude … l’eau n’arrive pas au chauffe eau …

Finalement voilà mon petit message à destination des villageois: si on s’en donne la peine on peut fabriquer des trucs super chouettes avec ce bois de cryptomère qui est souvent laissé pourrir dans les forêts ou le long des routes.

Et le même message s’applique à la maison, certaines maisons peuvent être remises en état avec un minimum…

Il suffit d’un peu de patience.

Le bois de cryptomère prend parfois ces couleurs sombres, presque noires, lorsque la terre est riche.

La bonne habitude du lundi matin

Voilà une bonne habitude.

Les lundi matins, pour commencer la semaine, je vais voir S. dans son atelier. C’est à 15 20 minutes à pied de chez nous.

J’apporte le café, car je suis le novice qui va voir son maître, le sensei. Lui a toujours du bon tabac dans sa tabatière.

On discute de la semaine à venir et des mouvements du monde.

Quand des villageois de passage se joignent à nous, ça prend plus d’une heure. Le lundi ici au Japon c’est encore dimanche aux USA, donc je n’ai pas de téléconférences: j’ai tout mon temps.

Dans ces discussions libres, il y a toujours tant à apprendre, que ce soit sur l’histoire du village, ou bien la vie de S., son enfance par exemple. Ou encore les arbres; comment les forêts ont changé ces vingt ou trente dernières années. C’est passionnant !

Quand S raconte ses souvenirs d’enfance je me croirais dans un livre, une manga. Il raconte comment les enfants allaient jouer dans les montagnes, comment c’était à l’école, avec les professeurs qui étaient revenus de la guerre (par exemple il y avait un professeur qui continuait à s’habiller comme un soldat), comment il a tué son premier sanglier, il devait avoir dix ans peut être, etc.

Que des aventures.

Voici quelques photos que j’ai prises sur le chemin de l’atelier de S., lundi dernier.

J’ai eu de gros soucis avec le boulot, plus tôt cette année. Je ne dirais pas que j’ai surmonté les problèmes; j’ai suivi la vague d’emmerdes, j’ai surfé sur les vagues de merdes au boulot…

Ces amitiés et la beauté du paysage m’ont énormément aidé dans tout ça.

Hop c’est parti !

Le ciel, Vers l’Est.
La maison avec le toit rouge doit avoir 130 – 150 ans. (Si ce n’est plus)
L’atelier de S. Quand il y a de la fumée je sais qu’il est là … un charpentier a toujours quelque chose à brûler
Vue de l’atelier de S.
Je ne me lasse pas du paysage
Des kakis
Le signe sur la route indique la proximité d’une école
Un sanglier de 120 kg s’est laissé prendre dans cette cage il y a deux semaines
Je retourne à la maison

Quelques projets dans la maison: fauteuil et boîte aux lettres

Merci aux lectrices et aux lecteurs qui se sont inquiétés la semaine dernière de notre devenir après le passage du dernier typhon, les dommages et les pertes à l’Est du pays sont considérables; ici notre vallée a été épargnée.

Dans la série bricolage et arrangement de la petite maison voisine. Après le portemanteau et les tabourets, j’ai fait un fauteuil.

La maison est ancienne, indatable, mais conçue pour vivre sur les tatamis.

Il y aura donc une table basse, avec des coussins (zabuton, 座布団)pour le confort des derrières. Il y a un comptoir avec deux places.

Mais dans ma vision il y a aussi un coin cozy, presque british. Le cuir d’un fauteuil chesterfield moisirait sans doute avec l’humidité l’été, mais je vois bien un fauteuil, peut être même deux fauteuils, avec une bouteille de ouiski, et un bon book.

Histoire de sirotter, de parcourir les pages d’un bon ouvrage tout en écoutant la rivière qui s’écoule au pied de la maison. A priceless experience.

Vous l’avez compris, je n’ai pas de contrainte de temps et ce qui m’intéresse c’est de faire moi-même le plus de choses possibles, histoire de gagner des points d’expérience comme dans les jeux vidéos: de m’essayer à de nouvelles techniques de bricolage.

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Pour le fauteuil je vais prendre deux belles planches, tirées dans des cryptomères de notre montagne, coupés il y a trois ans. Depuis le bois a bien séché.

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Je découpe les différents éléments avec une petite scie circulaire. Le seul outil un peu exceptionnel que j’utilise pour l’opération c’est un rabot de Makita de 30 ou 40 mm. qui permet de mettre les planches à la même épaisseur.

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Comme pour les tabourets et le bar, je mets en valeur le bois et les côtés courbés. A certains endroits je laisse même des morceaux de l’écorce.

Ce bois de cryptomère n’a quasiment aucune valeur marchande. Il est sous évalué.

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Et pourtant il y a ces belles teintes roses rouges, magnifiques, et puis c’est un bois léger et tendre. Le contact est doux et chaud. Donc on se fait pas mal au popotin.

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Le résultat est très satisfaisant.

Et puis, devant la maison il y a aussi la boîte aux lettres, que j’ai repeinte de mes couleurs; mon pseudo étant wakamé tamago; soit algue / oeuf, donc, la boîte aux lettres; verte et jaune !!

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Quelques projets dans la maison: tabourets

L’installation de la petite maison que nous avons achetée l’année dernière continue.

Pour aller avec le bar, j’ai fait deux tabourets.

Le haut des tabourets est fait avec du cryptomère de notre montagne.

Pour les pieds j’utilise un bois plus dur et dense, que je ne sais identifier.

Voilà comment les choses devraient s’emmancher.

Même pour un petit tabouret il n’est pas évident de faire un truc parfaitement de carré. Plus tard je m’aperçois que le guide que j’utilise pour la scie circulaire impose une inclination à la lame de la scie …. ha … le moteur de la scie est trop bas ou le guide est trop haut … donc les angles ne sont pas bons…

Pour fixer les pièces de bois j’utilise des goujons (ダボ). Après c’est histoire de patience pour coller le tout.

C’est toujours un énorme bordel sur l’établi et dans l’atelier en général.
Les quatre pieds sont assemblés.

Le dessus du tabouret, cryptomère. Renversé je prépare (à la défonceuse) quatre emplacements pour les pieds.
Bon, faut que les trous soient bien alignés, et faits droits.

Voilà c’est fini.

Je fais les deux tabourets à des hauteurs différentes.

C’est pas mal. Les tabourets vont bien avec le bar.

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Quelques projets dans la maison: portemanteau

Pour l’entrée de la maison que nous avons achetée l‘année dernière, je fais un porte manteau.

J’utilise une petite planche de cryptomère, et des bois de chevreuil. C’est très simple, et associer ces deux matériaux provenant tous les deux des montagnes du village a tout son sens.

Je découpe les bois de chevreuil, en des morceaux de 5 à 6 cm

Ah oui j’aurais pu être dentiste, j’aurais gagné plein de brouzoufs en faisant des implants… ! la perceuse fait un trou dans le bois de chevreuil et j’y fixe un pas de vis.

La planche de cryptomère. Comment positionner les bois de chevreuil.
Je fixerai le porte manteau sur la colonne de bois, dans l’entrée de la maison. Le banc, je l’ai fait d’une planche d’un cryptomère que madame M. l’ancienne propriétaire de la maison avait planté.

Voilà c’est fini !!!!

Coup de jeune pour la cuisine

La vieille maison que je retape… nous avons fait le plancher il y a quelques mois. Une belle réussite.

Ensuite il fallait s’attaquer à la cuisine. Commencé par tout décaper. Ensuite j’ai remplacé les portes des placards. Celà faisait vieillot.

J’opte pour le plus simple, des planches de contreplaqué; peintes en blanc.

Pour les poignées des placards j’utilise des bois de chevreuil.

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Ensuite je commence à faire un bar / comptoir de cuisine. C’est multi fonction: cacher une porte qui a été ajoutée autrefois et qui n’est vraiment pas terrible, plus de rangement, et ça fait un endroit où manger.

Je crois que dans la grande pièce (où nous avons refait le plancher) je ne mettrai pas de table haute. L’endroit a été conçu pour vivre assis sur le plancher (anciennement les tatamis) et changer le point de vue avec des chaises, des tables … finalement n’ira pas très bien avec le lieu.

Essai et positionnement Et oui, de la grande pièce … on a vue sur les toilettes ….
Le signe en rouge signifie: attention aux incendies.
J’assemble les différents éléments avant une couche de peinture ivoire.
Voila ça fera un truc comme ça. Pour le top je mettrai de belles planches de cryptomère de notre montagne.
Je peinds le tout. Ajoute deux pièces transverses sur lesquelles viendra se fixer le top.
Des planches. J’en ai un stock dans le jardin. Tout cela vient des arbres que nous avons coupés dans notre montagne.
deux longues planches
Après la découpe je les passe au rabot pour égaliser les épaisseurs.
Pour dissimuler la porte et mettre des étagères je vais poser une petite cloison en contreplaqué. Celle ci s emboitera par le haut et la bas dans les rainures creusées ici.
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Cette cloison blanche fait son job; la porte coulissante n’est plus visible. En plus on a deux petites étagères où poser des bouteilles. Pour les étagères j’utilise de vieilles planches de chataigner, qui faisaient partie de l’ancien plancher. Rien ne se perd: après un bon coup de rabot le bois reprend toute sa beauté.
Voilà c’est quasiment fini !!!

Flash back (2)

Les travaux de la maison il y a sept ans c’était un peu spécial:

Nous vivions toujours à Tokyo et n’étions pas sur place pour pouvoir superviser.

Et comme nous n’étions pas du coin, nous ne connaissions personne sur place.

Et quand à moi je n’y connaissais rien; je n’avais aucune idée, de comment c’est fait une maison japonaise ancienne.

Etant donnés toutes ces difficultés le résultat était pas mal.

Depuis, j’ai fait la connaissance de S, charpentier du village et nous sommes devenus amis. Depuis aussi, j’ai pu observer plusieurs chantiers et j’ai pu apprendre beaucoup de choses sur le sujet.

Les travaux nous les avons faits avec un budget minimum. Tout ce qui pouvait être réutilisé a été réutilisé.

je me demande d’où tout ce bois a pu sortir
côté ancienne cuisine plus salle de bains
A voir ces photos sept ans plus tard je me demande si les gars ont vraiment fait un bon boulot… si je compare au plancher que nous avons refait cette année ….

Mais bon à la fin le plus important c’est d’apprendre…

L’espace à gauche c’était autrefois là où on gardait la vache.
Ensuite transformé en débarras plus chiottes donnant sur l’extérieur; désormais changé en salle de bains plus chiottes.
Ca c’est le plafond du doma ou entrée traditionnelle. on voit bien l’ancien passage qui permettait de monter sous le toit.
Témoins de la vie d’autrefois toutes les vieilles poutres sont noircies…

Flash back (1)

Celà fait sept ans que nous nous sommes installés au village. Comme dans beaucoup de choses la continuité paie. Le changement perpétuel, si il a des vertus, a un coût.

Je me replonge dans les photos prises les premiers jours lorsque nous étions venus visiter le village et la maison. Nous étions tombés par hasard sur l’annonce sur le net de cette maison en vente pour une bouchée de pain et avions fait dare dare les 600 km de Tokyo (deux heures en shinkansen) pour aller la voir.

A droite le hanaré que nous avons détruit et remplacé par la suite
A l’intérieur l’ancienne salle de bains
Le truc avec la cheminée c’était pour chauffer l’eau du bain au bois
mur en torchis (土壁)derrière la maison
Une belle installation électrique
A droite, l’ancienne entrée pour la vache

De la belle ouvrage
Un cryptomère pousse dans la goutière
Ceci dit, la toiture de la maison était en excellent état.
Qui aurait dit qu’un jour j’installerais mon bureau au fond de cette construction toute rouillée.