Catégorie: matière

Avec les cryptomères (et Claudel)

Samedi. Hier. On part à 5 heures du matin. Destination, une petite vallée à 30 km au nord de chez nous.

La vallée est presque inhabitée. Recouverte de forêts de cryptomères plantés là il y a 40 ans, comme un peu partout dans la région.

L’endroit est très plaisant. Une magnifique rivière, ses belles pierres arrondies.

Autrefois, avant que les cryptomères ne se dressent sur leurs trente mètres de hauteur, c’étaient des rizières. En témoignent les anciens murs de pierre qui mettent les terrains à niveau. On exploitait alors le moindre terrain pour faire pousser du riz.

Mon copain S. a été engagé pour couper les cryptomères d’un grand terrain. Un investisseur de la ville y fera installer des panneaux solaires. C’est le boom du solaire ici au Japon et les panneaux solaires fleurissent un peu partout, jusqu’en des endroits à priori préservés. Quand on voit les déastres de l’énergie nucléaire, on ne peut être que pour le solaire. Mais j’ai des réserves lorsque l’on détruit des forêts et que l’on remplace des arbres par des panneaux. Toujours cette course pour la laideur.

Aujourd’hui j’accompagne S. Je chargerai mon camion des plus grosses branches de cryptomères. Le cryptomère est un bois léger, il brûle très vite. Mais c’est différent pour ses branches. Les branches sont beaucoup plus denses que le tronc et peuvent bien s’entendre avec un poêle a bois.

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Toutes les branches font un gros tas sur une partie dégagée du terrain. Le travail consiste à dégager les plus grosses branches, les couper et les charger dans le camion. Un parfum étonnant de réglisses m’accompagne tandis que je m’affaire.

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S. coupe d’autres arbres. Toujours impressionnant d’observer la chute de ces colosses au pied d’argile.

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Le passage sur les cryptomères, dans Connaissance de l’Est de Claudel, me revient à l’esprit.

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Avant de rentrer, S. charge son camion.

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Au pied de l’arbre sacré

Cette fois-ci pour la branche de l’arbre sacré, j’y vais à la tronçonneuse. Beaucoup trop gros pour scier à la main.

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Il neige légèrement, le sol est mouillé et glissant. Je travaille le plus lentement possible et veille à enclencher le frein de la tronçonneuse entre chaque découpe, pour éviter tout accident.

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Lorsque je tronçonne les parties les plus épaisses, le bois, coupé, apparait dans toute sa splendeur endormie.

Dans une vie antérieure, cet arbre a certainement été un cachalot. C’est vraiment ça ….  ces couleurs, et cette sensation de puissance passive, de force silencieuse: un cachalot!

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Cet arbre est majestueux. On voit bien la branche arrachée par la neige.

 

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La petite construction derrière c’est le sanctuaire qui habite les jizous.

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A ses pieds, on se sent tout petit….

 

Avec le bois obtenu je fais trois aller et retours avec le camion.

 

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Montagne 2.0 (suite)

Gros progrès hier sur le projet de la montagne 2.0.

Mon ami S. a rangé les arbres coupés et a continué à établir un chemin pour pouvoir amener des engins jusqu’à la troisième terrasse. Il est maintenant à mi chemin.

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Pendant ce temps j’élargissais le chemin d’accès avec le marteau piqueur.

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Des ruches pour la montagne, et une petite Death Star

Nous avons planté beaucoup d’arbres dans notre montagne.

Et il faudra des abeilles aussi; pour parfaire le tout. Pas que je pense me lancer dans la production de miel; mais je veux faciliter l’installation d’abeilles dans notre montagne car toute la nature alentour pourra en profiter.

Un ami du village me donne trois vieilles ruches. Deux sont assez abimées. Il faudra les réparer. On voit dans deux ruches, que des abeilles s’y sont installées à un moment. On voit des restes d’alvéoles.

Dans la troisième ruche, ça a merdé; des frelons s’y sont installés; et l’on peut voir la petite DEATH STAR qu’ils y ont construit.

L’entrée de la ruche ne devrait pas faire plus de 5 mm. Les frelons font 6mm au minimum donc ils ne devraient par pouvoir y pénétrer.

D’après http://38qa.net/435/スズメバチ被害をなくす為の金網の網目は何ミリが良いでしょうか?またスズメバチは最小何ミリの網目まで通れますか?:

目安をお伝えします。日本蜜蜂働き蜂3mm   女王蜂4mm(逃亡防止器の隙間)

                                    西洋蜜蜂働き蜂3.5mm 女王蜂 5mm

             スズメ蜂 6mm(小型?)

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Deux ruches sont très abimées. Nous les transportons cependant sans les ménager.

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Une mini Death Star dans la ruche.

Vocabulaire

蜜蜂 Abeille

巣箱 Ruche

スズメバチ Frelon

Eponge pour l’année

Achetés au supermarché, pour deux cents yens soit moins de deux euros, les fibres d’une courge héchima. Nous les couperons en tranches, et cela fera des éponges végétales et naturelles pour faire la vaisselle.

Voila un bon achat !

éponge végétale

éponge végétale

L’année dernière notre fils avait cultivé des héchima à l’ecole et les avait preparées pour leur retirer la peau et la chair.

détail des fibres de l'éponge végétale

détail des fibres de l’éponge végétale

Visite chez les charpentiers

S. et ses associés vont construire une maison pour un de leurs clients le mois prochain.

Ils construisent à l’ancienne. Ils vont même couper les arbres dans les montagnes pour se fournir en bois. J’étais allé accompagner S. le mois dernier le regarder couper des criptomères.

Je vais les voir. Pour admirer leur travail et prendre quelques photos. L’atelier est simplement un toit qui les protège des éléments. Il n’y a pas de porte et tout est ouvert sur la vallée et les montagnes … En France et ailleurs tous les outils et les machine-outils auraient été chapardés depuis longtemps !

 

visite chez les charpentiers

visite chez les charpentiers

 

Quel plaisir que de les regarder travailler. Ils sont la, après la pause déjeuner, debout devant un petit poêle qui les réchauffe. ça discute.

Le regard s’attarde sur les poutres en préparation, et les outils. Vous remarquerez, les traits d’encre de chine, sur les poutres, indiquant la où il faudra découper les mortaises et les tenons.

sumitsubo

sumitsubo

 

On trace des traits avec je crois comprendre l’équivalent du cordeau à tracer chez nous. Si le cordeau à tracer trace avec de la craie, la version japonaise utilise de l’encre de Chine. Cet outil s’appelle Sumitsubo

墨壺(すみつぼ) sumitsubo           Cordeau à tracer. litérallement, le pot d’encre de chine

(すみ) sumi                                  encre de Chine

(つぼ) tsubo                                 pot

Remarquez, la beauté de cet outil, décoré d’une grue et d’une tortue. L’association de la grue et de la tortue est symbole de protection et de longévité.

On dit aussi d’ailleurs 「鶴は千年、亀は万年」 la grue 1000 ans, la tortue 10000 ans.

Charpentier; quel beau métier, et quelle belle façon de le faire !

visite chez les charpentiers

visite chez les charpentiers

 

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visite chez les charpentiers

visite chez les charpentiers

visite chez les charpentiers

visite chez les charpentiers

visite chez les charpentiers

visite chez les charpentiers

visite chez les charpentiers

visite chez les charpentiers

Le chauffage au bois en sept points

Se chauffer exclusivement au bois comme nous a des implications nombreuses et évidentes. Tentons de les décrire ici, en sept points.

1) Il faut un poêle à bois ou une cheminée. 🙂 Les cheminées en tant que telles sont des constructions illégales au Japon. (séisme) Au Japon faire installer un poêle a bois est onéreux. C’est donc un investissement conséquent. C’est un engagement financier, et aussi un engagement en temps et en travail.

2) Le chauffage au bois c’est opter pour un modèle économique alternatif.

3) Se chauffer au bois implique d’apprendre à allumer un feu. On peut toujours s’amuser avec cela. « Essayer d’allumer un feu avec une seule allumette ». Se chauffer au bois c’est en effet l’occasion d’apprendre beaucoup de choses differentes et de maitriser plusieurs skills.

4) Il faut également se procurer du bois. Et avoir un plan, pour stocker idéalement assez de bois pour deux années de chauffage.

Jusque là je me suis fourni en bois de multiples façons:

4.1) Récupération du bois de deux anciennes maisons détruites. La première fois la maison qu’un voisin du village a faite raser, la deuxième l’ancien hanare qui était dans notre jardin et qu’on a fait détruire. Dans ce cas le bois est très sec. Par contre il est plein de clous et d’autres objets métalliques. Il faut séparer les clous des cendres si l’on veut réutiliser les cendres dans le jardin. Et puis, il faut tronçonner et fendre le bois soi même. Un seul clou et hop, la chaine de la tronçonneuse est niquée, il faut donc être vigilant!

4.2) Quand on a sa propre foret on peut aller se servir tout seul, récupérer du bois mort ou encore couper des arbres. C’est ce que je ferai avec ma montagne. Mais c’est un effort physique considérable, que de descendre du bois de la montagne,  sans utiliser d’engins mécaniques.

4.3) Acheter le bois. Au Japon le bois de chauffage est assez onéreux. Il faut avoir des connexions et des amis auprès desquels on peut acheter du bois à bon prix.

4.4) Il faut aussi être constamment à la recherche d’opportunités. Madame machin, 92 ans, veut se débarrasser de son marronnier dans son jardin ? Alors allons l’aider et coupons-le.

Cette activité de recherche du bois a une conséquence sociale et économique. On apporte du business aux amis, plutôt qu’a Kansai Electric Co. Voila un cercle vertueux. Je préfère donner mes sous à mon voisin qui a du bois plutôt qu’au EDF local.

Par contre on n’économise par forcement des sous. Le Japon n’est pas le Canada.

5) Tout cela, c’est BEAUCOUP de travail. Beaucoup de Travail = Beaucoup de temps.

Un travail physique, dont le résultat est visible et immédiat. Voir le tas de bois grossir et emplir l’abri bois, c’est gratifiant. Fendre les buches, d’un beau coup de hache qui fait mouche, c’est beau aussi. C’est un art. Cela implique la maitrise de la hache, et de certains gestes.

Dans tous les cas c’est un travail qui donne chaud, le bois nous réchauffe donc à plusieurs reprises. Lors de son transport, de sa préparation et de son stockage. Et finalement à la maison l’hiver le soir, devant le poêle à bois. Thoreau a déjà décrit celà.

6) Il faut pouvoir stocker le bois et le garder dans de bonnes conditions de séchage et d’aération. J’ai construit deux abris bois. Et suis sur le point de considérer la construction d’un troisième.

Abri bois principal

 

abri bois

abri bois

Deuxième abri bois. construit devant la maison de la voisine.

abri bois 2

Pour les bricolos néophytes comme moi construire des abris bois est une excellente expérience. Fort de cette expérience, je pourrai, plus tard, construire des cabanes, sans grand problème je pense. Les principes sont les mêmes.

 

J’ai récemment mis la main sur ce nouveau stock de bois, maintenant sous un abri provisoire. les deux autres abris sont pleins à l’heure actuelle.

 

abri bois 3

abri bois 3

7) En dehors de ces considérations pratiques, il y a une dimension  spirituelle qu’on ne peut oublier et qui dépasse même toutes les précédentes.

7.1) D’abord, ce contact permanent avec le bois. Cette matière qui est belle aussi bien morte que vivante. Le contact avec le bois est en toute occasion agréable et procure satisfaction.

7.2) Ensuite le travail physique qui est nécessaire. Ce travail, fondamental, primordial, me rattache a l’humanité, qui pendant des millénaires a effectué les mêmes gestes, et ce, jusqu’à l’apparition du chauffage au gaz ou au fioul. C’est enracinant, en quelque sorte. Le soucis d’avoir assez de bois pour chauffer la maison nous rappelle aussi à un autre mode de vie, où tout n’est pas disponible au bout d’une prise de courant ou d’un interrupteur.

7.3) Il y a finalement le feu. Le foyer. Allumé, le poêle à bois s’anime et devient comme une nouvelle présence a la maison. Comme un dieu protecteur et destructeur. On est moins seul.

Ooya: un village sauvé par l’art ? (1)

Nous partons faire un petit tour, 100km d’ici, au nord de la préfecture de Hyogo.

Ce dimanche d’octobre est particulier. Partout où nous passons les villageois forment des processions et promènent les mikoshi des temples shinto.

procession shinto, mikoshi promené dans la campagne

procession shinto, mikoshi promené dans la campagne

 

Nous découvrons presque par hasard un village très intéressant; Ooya.

De vieilles bâtisses à deux niveaux témoignent de l’époque révolue où les villages vivaient de l’élevage des vers à soie.

L’une de ces vieilles maisons a été retapée et aménagée en café. De très belles et drôles sculptures en bois y sont exposées. Certaines sculptures, les poissons par exemple évoquent le monde merveilleux de Miyazaki Hayao. C’est le début d’une chaine de découvertes.

magnifique poisson sculpté

magnifique poisson sculpté

 

sculpture d'une jeune écoliere

sculpture d’une jeune écoliere

poisson sculpté

poisson sculpté

Plus loin un musée est dédié à la sculpture sur bois. De superbes oeuvres, par des artistes professionnels contemporains peuvent y être admirées. Très grande maîtrise technique; créativité surprenante et beaucoup d’humour aussi.

 

une vieille dame sommeille

une vieille dame sommeille

une bien étrange grenouille

une bien étrange grenouille

Au village, nous vivons tous les jours entourés de la beauté de la nature et observer ces sculptures est une expérience rafraichissante.

Il y a beaucoup de photos à poster ici. Suite dans la deuxième partie de l’article.

 

Récolte des pommes de terre.

On creuse la terre à la recherche des plus grosses pépites, la récolte des pommes de terre se transforme en chasse au trésor.

Comme lors de nombreux travaux, on se rend compte qu’il est plus ludique et efficace de n’utiliser que ses mains, et que l’outil est superflu.
Il y a une semaine des animaux la nuit sont venus manger toutes les feuilles. Des chevreuils. Sinon nous aurions récolté un peu plus tard.
Nous avons fait bien mieux que l’année dernière.
Plantées le 19 février dernier, donc le résultat de 4 mois de croissance. Je vois que la terre est bien mieux que l’année dernière. Beaucoup moins dure. Grâce au crottin de cheval et à la paille des vieux tatamis. Cependant, seulement deux vers de terre assez costauds, se trotillent sous mes yeux.
En général je passe plus de temps à m’occuper de la terre que des plantes qui y poussent.
Nous n’avons donné aucun engrais. On n’a pas encore de compost, donc seulement du crottin de cheval. Nous recevons avec plaisir et reconnaissance ce que la nature nous offre et que les animaux de la montagne nous laissent…
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Chez le tourneur

Le bois ici fait partie intégrante de notre vie. La maison de bois, les bûches pour le poêle et les forêts qui entourent le village.
L’étape suivante, logique, est l’ustensile en bois pour la cuisine et prendre les repas. C’est peut-être aussi le souhait d’un retour en arrière, utiliser des objets plus primitifs, simples. A titre d’essai; tout est expérience. Car sinon nous sommes des inconditionnels de la céramique japonaise.
De fil en aiguille nous faisons connaissance avec un couple qui vit à une trentaine de km d’ici. Le mari est tourneur sur bois. Nous allons les voir. Ils ont construit leur maison atelier eux-mêmes sur le flanc d’une montagne versant sud avec une superbe vue sur la vallée qu’ils dominent. Histoire sans doute de repérer tout mouvement de police suspect. Le toit de la maison, en demi géode, est remarquable.
L’atelier est caché dans une brume de sciure de bois. L’homme et la femme semblent en émerger et leur visages sont recouverts d’une fine couche blanche. La conversation nait naturellement, comme si nous nous connaissions déjà. Ils sont surpris quand même un peu de nous voir arriver, et moi donc l’étranger. Qu’est-ce-qu’on est venus faire ? Je dois clarifier que je travaille dans l’IT, et que je ne tourne pas le bois. Soulagement, nous ne sommes pas venus observer leurs secrets de fabrication. Notre histoire aussi: une famille avec un mari français qui a quitté Tokyo et est venue s’installer dans la région dans une vieille maison que tout le monde ici aurait bulldozée sans hésitation les surprend, et nous rapproche.
L’atelier est pro, et il y a aussi un côté sauvage dans le chaos qui règne.
Le couple me donne l’impression d’artistes ou d’artisans qui vivent à fond dans leur art. Ils ne s’arrêtent jamais. Ils vivent également avec la nature. Le contact avec le bois. Les panneaux solaires sur le toît. Le système de chauffage à la sciure de bois. La maison qu’ils ont construits eux mêmes. Les légumes et les fruits qu’ils produisent. Il y a eu un choix délibéré de prendre ses distances avec la ville et le système et de se réfugier dans les montagnes et l’art de tourner et travailler le bois. Outre la maîtrise de leur art on sent dans chaque propos leur assurance teintée de modestie, assurance dans le fait que leurs choix sont les bons et dans tout ce qu’ils ont réalisé par eux même sans emprunter la force de l’argent.
On fait le tour de l’atelier, la femme nous explique les fonctions de chaque machine, tandis que l’homme s’affaire à son tour sur un kataguchi.
On protège les plats et ustensiles en bois avec de la laque. Urushi. L’homme part dans les montagnes couper des laquier, pour en extraire la résine. La laque protège le bois de l’eau et permet à l’objet de durer quasi indéfiniment. Mais j’ai en tête un objet en bois crû. Une écuelle en bois. Bien sûr, ils ne font  pas du tout ça. Alors je dessine sur un bout de papier l’objet en question. Dimensions, épaisseur (tu veux un truc épais comme ça?) et les anses. La vidéo de Robin Wood; le tourneur traditionnel anglais qui reproduit des objets du XVIIe siècle m’a  frappé. Mais son site web est trop loin d’ici. Je ne veux pas faire venir d’Angleterre un tel objet. Aussi beau soit-il.
Je parle au tourneur et à sa femme de Robin Wood, comment il tourne selon les méthodes d’antan, avec un tour activé par le mouvement de la jambe. Et l’homme s’en va tout d’un coup dans son bureau, d’où il ressort une vieille revue anglaise ..; et où il y a justement un article sur ce même Robin Wood, plus jeune de 20 ans. Quelle coincidence . La boucle est bouclée.
Finalement je fais la commande d’une écuelle. On convient du prix et de l’essence (ceriser). Ce sera la copie d’une copie.
Trois semaines plus tard. On revient les voir. Il a fait trois écuelles. Je lui demande s’il a pris du plaisir à les faire. Il acquièce et sourit. Les écuelles sont encore plus belles que je n’avais pensé. J’achète les trois. On discute. La femme part dans la cuisine et revient avec un pot de ragout de chevreuil qu’elle a préparé et qu’elle nous offre. Elle l’a préparé comme on prépare la viande de baleine, explique-t-elle.
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