Tagué: travail à distance

Vendredi Matin

Ce matin aussi, levé très tôt, à 4 heures.

Je bois un verre d’eau et vais dans mon bureau dans le jardin. Il fait encore nuit, et un peu froid, il fait huit degrés dans le bureau.

Première réunion à 4 heures trente, avec une équipe de l’Iowa. J’embraye à 5 heures avec deux gars en Virginie etc…

Mais ça se passe plutôt bien.

Vers 7 heures mon épouse m’apporte une tasse de café.

A 9 heures j’ai fini mes réunions. Je fais une pause. Et voilà le gros avantage à travailler à distance, chez soi, c’est que le temps nous appartient pleinement dès que l’on s’éloigne de l’ordinateur. Si j’était au bureau et si je devais faire une pause hé bien je serais toujours prisonnier au bureau, à regarder la moquette et les calvities des collègues.

Je vais dans le jardin fendre un peu de bois, histoire de commencer à faire quelque chose d’utile et agréable.

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Puis je vais voir si les gars des poubelles ont bien ramassé les tatamis que j’ai laissés la veille aux encombrants, car je suis pas sûr qu’ils ramassent les tatamis … en fait ils sont pas encore passés, mais un vélo y a été jeté … et il m’a l’air en bon état, quel dommage de jeter ça … je l’embarque.

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Car il pourra servir lorsque nous aurons des invités, ou des visiteurs dans notre future guest house. Il suffira d’y ajouter une selle …

Voilà donc un vendredi qui commence bien.

Retour sur terre et signes du printemps

Je suis de retour au village après un buziness tripe à Seattle d’une dizaine de jours.

Des journées longues et intenses. Réunion sur réunion.

Ce que j’aime surtout c’est voir tous les collègues. Le matin vers sept heures je vais voir Tom un directeur dans la soixantaine, lui aussi commence tôt le matin et je vais discuter avec lui pendant qu’il mange un bol de céréales dans son bureau. Avec Brad on parle tronçonneuse, et Steve me raconte ses aventures avec Donjon et Dragon etc …. ainsi je prends le pouls des collègues.

Dans la boite il y a tellement des changements, c’est une masse qui constamment se bouleverse, avec des nouveaux vice président, de nouveaux projets etc … Il y a toujours un sujet de conversation

Tout ça c’est un peu comme un séjour dans une station spatiale où tout va très vite, les gens sont speed et puis une fois le séjour en apesanteur terminé je peux redescendre sur terre et retourner au village !

De retour au village je remarque la présence d’oiseaux. Voila un signe du printemps qui pointe le bout de son nez.

Un autre signe du printemps, c’est le nombre de souris que nous rapportent les chats. A propos, on note que Minou mange les souris qu’elle rapporte, tandis que Scotch se contente de les chasser et de jouer avec elles

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Cette semaine je suis en buziness tripe, aux US, à Seattle. J’aime tellement notre vie simple au village que chaque business tripe est un petit déchirement. Le moment que j’aime le plus dans les business tripe, c’est, le jour du retour, quand je monte dans l’avion pour le Japon.

Pour chaque bizetripe, mon premier objectif, c’est rentrer à la maison sain et sauf.

Mon grand ami S. opère au niveau supérieur: il ne part jamais trop de loin de chez lui, de sorte qu’en cas de problème il puisse rentrer chez lui à pied.

Si tout le monde était à son niveau et faisait comme lui.. le monde serait meilleur

Ah le plaisir de rentrer chez soi. Quand on arrive à l’aéroport de Narita, avec les moquettes très eighties et tous les employés relativement âgés, les petits papys qui s’activent dans leurs uniformes amples, et tirent des chariots ou font la circulation, mais attention ! toujours avec déférence, le sourire et un style indéniable. Respect. Tout ce côté un peu suranné et très poli.

Ma femme m’envoie ce matin des photos du village où il a neigé quatorze bons centimètres.

La neige c’est magique en témoigne le déferlement de photos sur fessebouc ou instagrame dès les premiers flocons!

Je me demande ce qu’en pensent les arbres.

Les chats je crois aiment bien la neige.

Scotch notre chat
Et Minou!

Notre petite vallée. Et la petite maison achetée l’année dernière.


Recharger les batteries

Cette semaine au boulot était vraiment chargée, avec 12 à 13 heures par jour. Certes travailler à distance permet de rester chez soi et dispense des transports en commun. On peut bosser librement et se permettre quelques petites fantaisies, en général interdites au salarié de base. Par exemple quand j’ai des réunions avec les collègues en Europe, dans ma fin de journée, je sirote du whisky. Je peux aussi fumer des clopes si le coeur m’en dit. Je crois que je pourrai plus retourner dans un bureau. Mais rester cloitré devant l’ordinateur aussi longtemps, c’est pas une vie. Je me pose la question, combien de temps je vais pouvoir encore tenir comme ça, coincé dans le casse-noisette. Ah si je pouvais monter un petit business dans le village.

Mais avoir des contraintes comme au travail nous fait apprécier d’autant plus les moments de temps libre.

Ce dimanche matin on prend le temps de décompresser. Il faut se recharger les batteries. Nous allons d’abord prendre un petit en-cas dans un café, à vingt minutes de la maison.

Ca me fait penser au bleu blanc rouge ….

Le café y est bon, l’ambiance sympathique.

Il y a un chat qui ronronne sur son coussin. La formule petit déjeuner, c’est un toast beurré, un oeuf dur, quelques feuilles de salade. Un régal.

Tout est très bien arrangé dans ce café. C’est un style canadien ? On se croirait en montagne. Justement il y a des revues sur le camping et je les feuillette avec intérêt. Ça parle de camping car. De petites cabanes. Il y a des insectes aussi.

‘Les insectes qui chantent’
Un homme heureux, avec sa petite cabane!

Commence une discussion avec la dame du café. Des choses et d’autres.

Les belles photos dans les magazines ça fait rêver …. Mais au moment de payer je remarque un casse noisette en forme d’écureuil.

casse-noisette

Après le café le sanctuaire

Nous partons faire quelques emplettes et allons voir en chemin un très beau sanctuaire shintô. La pluie s’est arrêtée. Il y a peu de monde. Dès que l’on entre dans ce grand parc, recouvert d’arbres centenaires, magnifiques, on est ailleurs. Dans le monde du sacré et de la nature. L’architecture traditionnelle est en pleine harmonie avec celle-ci. C’est authentique. Pas de touriste! Tout respire.

Je prends la photo en traversant la route sans m’arrêter et tout devient flou
Tout est calme. Les soucis du travail sont loin!

Les arbres, de doux géants
Une vue panoramique du sanctuaire

Dans mon œuf

Je dois bosser à la maison 85 pour cents du temps.

Le reste je suis à Osaka pour des meetings avec mes charmants collègues ou bien aux US ou alors ailleurs en Asie comme Singapoor.

Donc 85 pour cents du temps je bosse dans ma petite cabane, de un mètre sur trois.

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Un si petit volume est très facile à chauffer. Quand je commence à cinq heures du mat en hiver il y fait moins deux degrés, mais avec le radiateur électrique la température monte rapidement à dix, douze degrés.

C’est formidable d’être tout seul, dans un très petit espace. Il y a peu de distractions, peu d’interférences.

Travailler chez soi peut être difficile avec les différentes tentations. Il est bon d’avoir un espace de travail à soi, entièrement séparé de la maison. Être loin de la cuisine et des bouteilles de whisky est important aussi.

La vue donne sur ma petite montagne et c’est un bon poste d’observation sur ce qui se passe dehors; qui du village promène son chien, ou bien le chevreuil à trois pattes qui se balade, des bûcherons qui reviennent du fond de la vallée avec le camion chargé de troncs de cryptomères ou encore le chat Scotch qui va chasser des oiseaux ou des grenouilles dans la rivière en face.

Cette petite cabane de trois mètres carrés était autrefois une tsukémonobeya 漬物部屋 où l’on produisait des pickles, attenante à notre petit atelier. Au début les habitants du village étaient vraiment surpris de me voir pougner là, maintenant quand ils promènent leur chien et passent devant la maison, de l’autre côté de la rivière, ils font des signes de la main …

Au mur sur les étagères j’ai mis mes BD préférées ainsi que une centaine de Pléaides collectionnées depuis vingt ans. Quand les collègues me font trop ierch et que le travail me déprime je peux penser à Chateaubriand ou Saint John Perse.

J’ai aussi des photos de ma maman qui nous a quittés.

J’ai vue aussi sur une partie du jardin et un chaudron où je brûle des affaires et en particulier des mauvais livres comme par exemple un très mauvais book d’entretiens de Pierre Rabhi. Il est bon de pour voir surveiller le feu.

Au cours de ma carrière d’employé de bureau j’ai eu l’occasion de bosser dans de jolis bureaux, en Allemagne avec une vue magnifique sur Munich, à Madrid au cœur de la ville, et différents endroits à Tokyo dans des bureaux assez luxueux. J’ai bossé aussi dans beaucoup d’endroits bien pourris, les banlieues industrielles et des sites de production où il n’y avait même pas de bureau. J’ai bossé une année entière dans une cuisine à Francfort..  Ces banlieues d’ailleurs bien que déprimantes sont intéressantes à visiter…  La, dans mon jardin entouré de mes petites affaires, c’est vraiment le top… c’est comme si j’étais dans un œuf … dans mon œuf  … Mais il a fallu pougner beaucoup et longtemps pour y arriver.

Voici les articles où je décris comment j’ai arrangé et donné une nouvelle vie à a cette petite pièce.

Bricolage … une cabane dans l’atelier (1)

Bricolage … une cabane dans l’atelier (2)

Bricolage … une cabane dans l’atelier (3)

Bricolage … une cabane dans l’atelier (4)

Bricolage … une cabane dans l’atelier (5) et fin !!!

 

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Le petit carre rouge …. c’est la que je pougne !!!

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4 heures du mat’

Aujourd’hui je commence à quatre heures du matin avec une réunion tél. Je sors de la maison fais quelques pas dans le jardin en veillant à ne pas déranger de vipère et vais retrouver mon petit bureau.

Il fait encore nuit. La caméra de mon ipod capte et amplifie les prémices du jour.

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A propos depuis quelque temps je me remets à la lecture. Depuis l’année dernière ou trois ans. J’ai ajouté une page au blog où je présente certains de mes livres favoris …

 

 

 

Lundi matin (vélo)

Comme tous les lundis matins j’ai vraiment la tête dans le cul et il est très pénible de se mettre au travail. Je commence donc par aller faire un grand tour en vélo.

Je descends vers le bas de la vallée puis la remonte dans son intégralité jusqu’aux pieds des montagnes.

La lumière et les couleurs sont magnifiques. Tout est beau et m’emplit d’espoir. 35 km, ça fait du bien.

L’homme n’a pas été fait pour passer des journées entières sur un clavier d’ordinateur c’est sûr.

 

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L’entrée de la vallée. A l’horizon les montagnes: tout espoir est possible.

 

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Comme le village se fond avec le paysage. Quelle harmonie.

 

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Une de mes vues préférées.

 

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Un peu plus loin un barrage. La route va monter sec.

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Et cette petite route sauvage, où il n’y a plus âme qui vive … on y est très bien.

Régulièrement je fais sonner la poire klaxon du vélo, histoire de faire fuir les ours … pas envie de rencontrer de plantigrade ce matin.

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Les montagnes à perte de vue …

 

Dans les coins les plus reculés, des idiots jettent des ordures … des idiots il y en a décidément partout. Frigos et machines à laver. Je vois des employés de la ville les récupérer avec des cordes pour ensuite les dégager et les emporter vers les usines de recyclage. Good job …..

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Le garage

C’est peut-être le rêve de tout mec qui se respecte (cojones) que d’avoir un garage, avec des outils, et d’y faire pleins de trucs. Jobs et Wozniack ont commencé dans un garage, Hewlett et Packard aussi.
Et bien voilà nous y sommes aux portes du rêve. Le chais -débarras- est une petite construction en bois carrée assez récente, on lui donne 10 ou 20 ans à peine.
C’était la caverne d’Ali Baba de l’ancien propriétaire, qui y stockait tous ses outils de jardinage et de menuiserie. Il y avait quelques trésors.
On y a fait percer deux fenêtres afin de puiser de la lumière et de profiter de la vue sur la montagne et la rivière qui font face.
Le moment est venu de transformer le capharnaüm et d’en faire un endroit ou l’on peut travailler.
Côte droit, ranger les outils agricoles et le motoculteur. Et les pots de peinture. Et la vieille machine pour le riz.
A gauche, construire un établi le plus long possible, ranger les outils de menuiserie. Avoir un espace pour poser un PC et du papier.
Cette partie qui est lumineuse et donne sur la nature sera un standing desk, on y écrira des emails, et fera de l’excel.
A la fois donc un bureau, un atelier … le panard quoi.
Pour l’instant j’abandonne l’idée du plancher pour la moitié gauche de la pièce. Pas assez de temps, et c’est tellement le bazar qu’il faut pouvoir ranger d’abord.

sketch du garage