Catégorie: japon

Construction d’un garage

Le bureau de la coopérative forestière, dans le village, a commandé à mon ami S., charpentier, la construction d’un garage. Il s’agit de protéger des intempéries leur nouveau camion ainsi que d’autres équipements forestiers.

S. construit le garage avec des arbres (cryptomères) coupés dans notre vallée.

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Il s’agit de faire un garage qui expose la beauté du bois de la localité: Pour cela utiliser les troncs tels quels, en rondins, permet de mettre en valeur les belles courbes et toute la beauté du matériau.

sumitsuki, kizami

S., il fait les choses à l’ancienne. Les pièces de bois sont travaillées à la main.

Voilà quelque chose de très intéressant, et à chacune de mes visites à l’atelier de S., je prends des photos pour documenter l’avancée du projet.

A son atelier j’y vais très souvent.

Les lundis matins vers 7 heures, j’apporte le café et nous faisons le point sur la semaine qui commence et ce mouvement du monde qu’on ne peut plus arrêter.

Sinon de temps en temps je vais le voir en fin d’après midi. Son frigo dans l’atelier est toujours plein de bibine…

Les villageois s’étonnent d’ailleurs que je sois toujours fourré dans l’atelier de S. C’est pour écouter la bonne parole, réponds-je à chaque fois.

Ce projet de garage est conséquent. Les poutres dans la longueur du bâtiment font neuf mètres.

Le jour de la construction ou munéagé 棟上げ approche. L’assemblage de toutes les pièces de bois prendra en fait deux jours.

S. se fait aider des bûcherons de la coopérative.

Je prends des journées de congé pour me libérer du boulot et assister aux travaux et photographier tout celà. En deux jours; pas moins de 800 photos.

Car voir tout le monde travailler, dans la bonne humeur mais avec aussi une excellente coordination est un vrai spectacle. Les gars sont des pros.

Je ne me sens pas trop gêné de m’incruster comme ça pendant les travaux, personne ne m’a demandé de venir; mais personne ne me demande de partir … On m’offre même le café !

Pour moi ce sont deux journées merveilleuses. Ah les artistes ! Des hommes qui savent travailler et qui savent vivre !

Et T. le charpentier reconverti en bûcheron, quand il grimpe sur une poutre et qu’il tappe avec son maillet comme un malade, quelle classe.

Parce que pour qu’une pièce de bois entre dans l’autre, il faut tapper, il faut tapper.

Je me dis que pour les bûcherons, c’est un projet intéressant, de construire un bâtiment avec le bois qu’ils ont eux-même extrait des montagnes.

Ce garage; une fois assemblé, a un style du tonnerre.

S. a exploité avec goût les différentes courbes des troncs des rondins; et cela apporte au tout une dynamique qui ne laisse pas indifférent. Il y a un côté transcendant dans ce garage.

Des 882 photos je fais une sélection. Une bonne quarantaine.

J’en imprime un photo book que je vais offrir plus tard à S. et au big boss de la coopérative forestière.

L’idée du photo book c’est bien sûr remercier de m’avoir accueilli sur le chantier mais aussi passer le message; qu’un tel projet, et avec de tels gens, c’est beau. Et que ça vaut bien un petit livre.

Une photo du Japon que j’aime

J’aime beaucoup les villages japonais qui au bord de la mer ont un port de pêche.

ici c’est le village de takeno, sur la côte de la mer du Japon.

Un jour, j’y retournerai, je garerai mon camion sur la digue, et je me poserai quelque part, pour, quelques heures, ne rien faire, regarder ce qui se passe, et ce qui ne se passe pas. Voir ce qui se pêche et ce qui ne se pêche pas.

Je roulerai peut être une ou deux cigarettes, la canette de café finie se fera cendrier.

Garder son calme

Cet été sera sans doute marqué par la saison des pluies qui a duré jusqu’à assez tard.

J’ai récolté dans le jardin tout le maïs. Quand je vois qu’à la superette un épi de maïs s’achète 100 yens soit moins d’un roro, on peut se demander comment peut vivre un maraicher ici … Les prix des légumes sont trop bas. Même la pastèque, qui se négocie 2000 yens … si on pense à la place que ça prend dans un petit champ, et le temps qu’il faut pour que ça pousse … je doute de la rentabilité des pastèques aussi. Quoi, il y a que le pavot et la coca qui rapportent ???

Les tournesols baissent la tête.

Je décapite quelques tournesols pour les faire sécher et récolter les graines.

Les petits piments shishito poussent bien.

Il y a une colonie de punaises blanchâtres dans les shishitos … kézako ?

Avec les légumes (tomates aubergines shishito margoses) que je récolte tous les deux jours je fais d’énormes ratatouilles. Un plat qui; dégusté froid, va très bien avec la chaleur et permet de se ré-hydrater.

On est allés chercher des prunes; et j’essaie de faire des uméboshis. (prunes salées).

uméboshi et feuilles de shiso rouge

N’empèche, depuis novembre, avec une restructuration au boulot, je stresse un peu comme une puce. … Tout ce qui aurait pu aller mal au boulot … est allé mal. Mon employeur est une grosse boite US donc tout ce décide aux headquarters aux US; loin de moi! … Nous avons été transférés dans une nouvelle équipe, culturellement c’est très différement; j’ai l’impression d’être dans les années cinquante, et puis les nouveaux managers n’ont aucune idée de ce que nous faisons ni aucun apétit pour comprendre ce sur quoi nous travaillons. C’est presque comique.

Il y a donc beaucoup d’incertitude sur ce que l’équipe va devenir par la suite. Et c’est certain il y en aux US qui posent la question: mais que fait ce français qui vit au Japon ? Et pourquoi dit il toujours toutes ces blagues débiles pendant les téléconférences ? Et son accent !!! Il faut le virer celui-la !!!

Entre les politiques de bureau aux headquarters (finalement là où mon sort professionnel se décide) et notre vie au village, il y a bien dix mille kilomètres …

cette époque où les chanteurs fumaient des clopes à la télé.

Je réalise combien je dois à la famille et aux amis. Car tous m’ont écouté patiement … toutes mes longues divagations et complaintes …

‘je quitte le boulot ou j’y reste, en attendant ?’

je me lance dans le maraichage et l’élevage de cagouilles?’ (youtuube)

J’ai bien cherché d’autres jobs dans la même boite en interne mais voyez vous; rien ne me séparera du village; et des jobs qui correspondent à mes domaines de compétence et qui peuvent se faire du Japon à distance … il y en pas des masses … en fait il n’y en a pas; pour être clair.

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Le village aussi, avec la beauté qu’il nous offre de contempler chaque jour, m’aide terriblement. Parce que, que je quitte mon job ou non, ou que le job me quitte, les belles montagnes, les belles forêts qui nous surplombent seront toujours là, et finalement mes petits problèmes de boulot, elles s’en foutent !!!!

Pour passer l’été

Des cordelettes pour arranger les pieds de tomates dans le jardin.

Un gas burner. Utile pour tuer les sangsues, je les attrape, elles se baladent sur mes bottes, avec la pince d’un Leatherman, et puis hop, au lance flamme! Ce qu’il faut, c’est les attrapper avant qu’elles me rentrent dans le slip.

Une bouteille de pastis pour garder le moral et rester cool.

Le jardin!

Samedi, après une semaine de travail bien chargée, avec beaucoup d’emmerdes; mais aussi faut pas oublier: de grands moments de bonheur, du bonheur bien profond et dense comme on peut le sentir avec les doigts, tout ça j’en parlerai plus tard, dans un autre article ….

Samedi donc c’est le repos des braves (et des salariés) et l’occasion d’aller s’occuper du potager.

La saison des pluies (tsuyu) a démarré. Presque deux semaines en retard par rapport à la date habituelle.

Il y a eu un gros apport d’eau, il y eu beaucoup de lumière, de la chaleur.

Le potager s’est presque transformé en jungle! Tout pousse.

Je suis bien content d’avoir aménagé les allées du jardin avec du gravier plus tôt au printemps; car sinon, ce serait tout à fait impraticable, et décourageant.

Même là avec les plantes qui débordent les allées sont assez étroites. Les tournesols, le mais ont très bien poussé.
Vue côté ouest
Les carottes marchent bien … vais-je réussir mes premières carottes ???

Si les courgettes avaient pu être grosses comme celle de Rocco …. mais non elles sont rikiki… style jean luc mélenchon….
Ah! voilà ! enfin ! le gingembre qui pointe le bout de son nez !!! Le gingembre est un pépère … il prend son temps …

piment

J’ai déjà récolté deux magnifiques concombres. Et la relève est prête.
Les sudachis sont bien partis. Excellent pour accompagner du poisson grillé.

Les figues aussi
Les choux ont fait le régal des insectes et nous mangeront ce qu’ils nous auront laissé, dans leur grande générosité.

Le jardin … c’est mon petit paradis … je n’y utilise bien entendu aucun produit insecticide ou herbidicide … aucun cide … le jardin n’est pas un endroit où l’on tue, c’est un lieu où l’on recrée le paradis, et chacun y a sa place … aucun produit chimique non merci …

Si j’étais agriculteur c’est sûr qu’il y aurait une contrainte économique … faudrait produire … des produits … des légumes qui répondent à diffèrents critères de qualité et de beauté …

Ne pas être dans le business c’est être libre

Dans mon jardin tout le monde est le bienvenu. personne n’est nuisible. c’est une question d’amour.

Récolter des légumes certes mais pour moi en fait le jardin c’est plus une thérapie et une reconnexion à la terre, que quelques poignées de patates!

Le jardin c’est une expérience et pas forcément un endroit de production … je crois que, au jardin, je fais l’aumône.

Et les légumes ont toujours quelque chose à m’offrir.

Moi qui leur offre si peu.

Et toi, mon petit bébé … que fais tu, dans les choux?

Que de travail par l’oignon; pour arriver à ce stade, ce point culminant.
Quelle étrange plante, le mais (sur mon clavier japonais je ne sais plus où trouver la combinaison de touches pour faire le i avec les deux points).
Et l’escargot planqué dans le MAIS ! (ajouter deux points sur le I).
Alors, aurons nous des grenades cette année ?

Avec le nikon D80 je peux faire de belles photos des différents habitants du jardin
Des citrouilles il y en aura c’est sûr
Madame … que faites-vous dans les tournesols ?

Des tournesols dont la fleur se laisse attendre
Et cette mante religieuse, qui patiemment attend … un visiteur ….

Flash back (1)

Celà fait sept ans que nous nous sommes installés au village. Comme dans beaucoup de choses la continuité paie. Le changement perpétuel, si il a des vertus, a un coût.

Je me replonge dans les photos prises les premiers jours lorsque nous étions venus visiter le village et la maison. Nous étions tombés par hasard sur l’annonce sur le net de cette maison en vente pour une bouchée de pain et avions fait dare dare les 600 km de Tokyo (deux heures en shinkansen) pour aller la voir.

A droite le hanaré que nous avons détruit et remplacé par la suite
A l’intérieur l’ancienne salle de bains
Le truc avec la cheminée c’était pour chauffer l’eau du bain au bois
mur en torchis (土壁)derrière la maison
Une belle installation électrique
A droite, l’ancienne entrée pour la vache

De la belle ouvrage
Un cryptomère pousse dans la goutière
Ceci dit, la toiture de la maison était en excellent état.
Qui aurait dit qu’un jour j’installerais mon bureau au fond de cette construction toute rouillée.

Photos du jardin

L’épisode précédent où on faisait un tour de notre petit potager c’était fin avril.

La planète irait mieux si tout le monde pouvait avoir un petit bout de terre pour, comme nous, jardiner.

Tournesol et maïs poussent. Je suis curieux de voir si ils vont bien s’entendre.

Les carottes poussent bien, mais je vois bien qu’un de mes gros problèmes c’est que je sème avec une trop grande densité, et après je peine à éclaircir. Les plantes veulent pousser mais finissent par se gêner.

Les tomates; j’ai toujours eu du mal à les ‘ranger’, et garder leur croissance sous contrôle … je préfère les laisser libres, mais après ça fait un tel fouillis ! Gros capharnaüm en effet, ici les tomates sont avec de la menthe, du myouga, des courgettes et des groseilles. C’est comme le métro le matin; plein de gens qui n’ont rien en commun et qui sont obligés de se supporter les uns les autres.

Ce sera bientôt la fin des haricots pour les petits pois mais nous en avons bien profité.

Le potager n’est pas immense mais j’y ai planté quelques arbres. Ici un sudachi, qui nous laisse espérer avoir quelques fruits cette année ??

On espère que les petits phallus des courgettes deviendront grands, comme celui de Rocco !

Le grenadier est en fleurs.

Les framboises font leur boulot.

Les blueberry aussi !

Cette rangée marche bien. Petits pois et laitues. Par contre là aussi j’ai planté les laitues en trop grande densité. Il faut que je retienne cette leçon. Pour les petits pois cette année j’ai utilisé ces grilles métalliques qui servent à couler du béton. C’est plus facile à utiliser qu’un filet je trouve et ça fait moins fouillis.

Aussi dans les allées du jardin j’ai mis du gravier. Avec des tissus en plastique dessous. Dans l’espoir de stopper les mauvaise herbes; car sinon je finis pas passer mon temps à retirer les mauvaises herbes et je n’ai plus le temps pour m’occuper des légumes.

La coriandre et la roquette marchent du tonnerre.

Cette araignée tisse sa toile dans le ki-ichigo (rubus).

Des fraises aussi nous avons bien profité avec une belle poignée tous les matins. mais je ne les prends pas en photo.

Les insectes ont passé les feuilles de komatsuna à la mitraille. Je pense à la Syrie. Berceau de la civilisation. Qu’avons nous laisser faire à ce pays?

Les concombres, n’ont presque pas bougé d’un poil, la météo n’a pas été sensationnelle, mais bon, ils devraient pouvoir se refaire ….

Il y a un prunier, qui a crevé. A ses pieds, étendu les nattes de paille des tatamis de la maison de madame M … et Minou y fait la sieste !

Et comment pourrait on ne pas parler des tomates ?

Promenade à Takasago

On est allés faire un tour à Takasago. Ville de 92 mille âmes, située entre Himéji et Kobé et faisant face à la mer intérieure.

Takasago signifie les hauts sables.

Je voulais aller visiter le sanctuaire Shinto de Houden à Takasago depuis pas mal de temps. Le sanctuaire est bâti autour d’un énorme bloc de roche taillé dans la montagne.

Après le sanctuaire Houden, nous allons voir un quartier de la ville qui a dû connaitre son heure de gloire il y a 40 ans, et qui depuis …. part en rouille.

Cela donne des paysages désolés. Les rues vides et à moitié à l’abandon. Le capital et l’intérêt des gens se sont déplacés, vers le quartier de la gare sans doute. Ou vers les centres commerciaux.

C’est un peu comme les coquillages et les rochers que l’on peut observer lorsque la mer s’est retirée, à marée basse.

Un beau sanctuaire shintô
Une ancienne galerie marchande. Il y reste une poignée de commerces.
Un joli temple
Dans le cimetière
Ah ! il y a encore un commerce. Chapeau.
A noter, les quatre voitures ont le même numéro de plaque; 33-33.
une suzuki jimmy

Là on respire un peu.

Du bois difficile à fendre

Je prépare du bois pour les hivers prochains.

Dans ce domaine, il faut toujours des longueurs d’avance.

C’est Mister K qui m’avait informé d’un énorme tas de bois à aller ramasser, en décembre dernier

De diverses essences, et du bon bois. Qui chauffera bien. Dans le tas il y a du kaki, et voila un bois qui est bien difficile à fendre.

Même avec l’excellent merlin de la marque fiskars (Fiskars Iso Core 8 lb Maul 36 Inch, 751110-1001), faut frapper le bois à répétition comme un malade, pour qu’il commence à se fendre.

Ce tronc de kaki était conséquent. En son centre des galeries ont été creusées par des larves d’insectes, grosses gourmandes. Il faut de sacrées mandibules, pour creuser des galeries dans ce bois si dur. Là encore on constate la puissance de la nature.

J’avais vu une fois à la tv japonaise; un passage mémorable où un gars en montagne se faisait une belle poêlée de ces larves, avec du beurre et de la sauce de soja. Cela parait-il un bon goût de noisette.

S’occuper du bois de chauffe en plus d’être une bonne activité physique permet d’observer les différents écosystèmes qui se se développent dans les arbres. En plus de se muscler, on finit moins con.

Hanami au village

Cette année encore, ce dimanche les habitants du hameau se sont retrouvés pour faire un hanami: un grand pique nique, sous les fleurs des cerisiers.

Il faisait beau. Les cerisiers en fleurs étaient de toute beauté.

On se groupe par quartier ourinpo, soit un groupe de dix ou douze maisons. C’est le chef de rinpo de l’année qui arrange les boissons, thé, bière, shochu et les bentôs.

La maison de retraite amène une camionnée de vieillards, on les pose délicatement sur des chaises, ils sont bien, là, sous le doux soleil, et avec les employés ils entonnent des chansons d’enfants.

Monsieur K, conseiller municipal, prend sa retraite cette année. Il vient nous présenter son remplaçant, lequel; il faut remarquer, porte un costume trois pièces.

Sur la pelouse on déploie une grosse moquette et puis zouh des tables basses, quelques bancs, et c’est parti. Oh le bentô est magnifique! C’est un bentô à trois mille yens ça !

La bière se boit toute seule.

On parle de tout ou presque, du nom de la nouvelle ère, du manyoushu, ce recueil de poèmes du 8è siècle qui l’a inspiré, et du nouveau projet du voisin, avec ses plantations de vigne.

Ceux qui ont été malades parlent des opérations qu’ils ont subies. On s’attarde aussi sur les événements récents du village. L’installation d’une nouvelle famille.

Les enfants jouent. Ils découvrent dans un fossé le squelette d’un chevreuil. Ils ramassent les os, et les installent sur les branches d’un arbre. Un crâne, quelques tibias. Intéressant de voir comment cela amuse les enfants.

Le matin j’avais préparé des crêpes, elles reçoivent bon accueil, c’est un dessert bienvenu.

Je fais deux tailles de crêpes. Et les prépare à la maison, un peu comme des sushis, ou des onigiris. pâte à tartiner au chocolat, ou au café.

Une fois les bentôs terminés on s’en va butiner d’une table à l’autre, pour discuter avec les autres quartiers. On sort les bouteilles de shochu, cet alcool de patate douce. Les hommes et les femmes forment des groupes séparés.

Je fais la connaissance du petit fils de monsieur O, il a un an et est très mignon.

Un voisin qui travaillait pour une société de chemins de fer avoue; après des verres de shochu, avoir fait monter une jeune femme une fois dans sa locomotive. Il travaillait alors dans le fret. C’est génial!

Bien sûr tout le monde a ses soucis, petits et grands, mais sous les fleurs de cerisiers, on les oublie et on passe tous un excellent moment.

J’apprécie ce savoir vivre, ce savoir vivre ensemble que m’enseignent les voisins, dans leur grande générosité.