Catégorie: japon

Du bois difficile à fendre

Je prépare du bois pour les hivers prochains.

Dans ce domaine, il faut toujours des longueurs d’avance.

C’est Mister K qui m’avait informé d’un énorme tas de bois à aller ramasser, en décembre dernier

De diverses essences, et du bon bois. Qui chauffera bien. Dans le tas il y a du kaki, et voila un bois qui est bien difficile à fendre.

Même avec l’excellent merlin de la marque fiskars (Fiskars Iso Core 8 lb Maul 36 Inch, 751110-1001), faut frapper le bois à répétition comme un malade, pour qu’il commence à se fendre.

Ce tronc de kaki était conséquent. En son centre des galeries ont été creusées par des larves d’insectes, grosses gourmandes. Il faut de sacrées mandibules, pour creuser des galeries dans ce bois si dur. Là encore on constate la puissance de la nature.

J’avais vu une fois à la tv japonaise; un passage mémorable où un gars en montagne se faisait une belle poêlée de ces larves, avec du beurre et de la sauce de soja. Cela parait-il un bon goût de noisette.

S’occuper du bois de chauffe en plus d’être une bonne activité physique permet d’observer les différents écosystèmes qui se se développent dans les arbres. En plus de se muscler, on finit moins con.

Hanami au village

Cette année encore, ce dimanche les habitants du hameau se sont retrouvés pour faire un hanami: un grand pique nique, sous les fleurs des cerisiers.

Il faisait beau. Les cerisiers en fleurs étaient de toute beauté.

On se groupe par quartier ourinpo, soit un groupe de dix ou douze maisons. C’est le chef de rinpo de l’année qui arrange les boissons, thé, bière, shochu et les bentôs.

La maison de retraite amène une camionnée de vieillards, on les pose délicatement sur des chaises, ils sont bien, là, sous le doux soleil, et avec les employés ils entonnent des chansons d’enfants.

Monsieur K, conseiller municipal, prend sa retraite cette année. Il vient nous présenter son remplaçant, lequel; il faut remarquer, porte un costume trois pièces.

Sur la pelouse on déploie une grosse moquette et puis zouh des tables basses, quelques bancs, et c’est parti. Oh le bentô est magnifique! C’est un bentô à trois mille yens ça !

La bière se boit toute seule.

On parle de tout ou presque, du nom de la nouvelle ère, du manyoushu, ce recueil de poèmes du 8è siècle qui l’a inspiré, et du nouveau projet du voisin, avec ses plantations de vigne.

Ceux qui ont été malades parlent des opérations qu’ils ont subies. On s’attarde aussi sur les événements récents du village. L’installation d’une nouvelle famille.

Les enfants jouent. Ils découvrent dans un fossé le squelette d’un chevreuil. Ils ramassent les os, et les installent sur les branches d’un arbre. Un crâne, quelques tibias. Intéressant de voir comment cela amuse les enfants.

Le matin j’avais préparé des crêpes, elles reçoivent bon accueil, c’est un dessert bienvenu.

Je fais deux tailles de crêpes. Et les prépare à la maison, un peu comme des sushis, ou des onigiris. pâte à tartiner au chocolat, ou au café.

Une fois les bentôs terminés on s’en va butiner d’une table à l’autre, pour discuter avec les autres quartiers. On sort les bouteilles de shochu, cet alcool de patate douce. Les hommes et les femmes forment des groupes séparés.

Je fais la connaissance du petit fils de monsieur O, il a un an et est très mignon.

Un voisin qui travaillait pour une société de chemins de fer avoue; après des verres de shochu, avoir fait monter une jeune femme une fois dans sa locomotive. Il travaillait alors dans le fret. C’est génial!

Bien sûr tout le monde a ses soucis, petits et grands, mais sous les fleurs de cerisiers, on les oublie et on passe tous un excellent moment.

J’apprécie ce savoir vivre, ce savoir vivre ensemble que m’enseignent les voisins, dans leur grande générosité.

Une nouvelle ère

Aujourd’hui 1er avril commence au Japon une nouvelle ère, avec l’abdication de l’empereur et le transfert de ses fonctions à son fils.

C’est donc la fin de l’ère Heisei (1989 2019), qui a suivi Showa (1926 1989), Taisho (1912 1926), Meiji (1868 1912).

Ce site dresse la liste impressionnante des ères impériales. Les premières datent donc de la période d’asuka au 7è?

Et donc ce matin vers 11 30 locales sera annoncé le nom de la nouvelle ère.

Si c’était moi (mais c’est pas moi), je choisirais 減少 genshou, réduction.

Réduction, cela irait bien avec la diminution de la population japonaise, un phénomène inquiétant mais désormais inévitable, et aurait aussi une connotation écolo: notre planète a besoin de décroissance et de déconsommation.

Côté pratique souvent on réfère aux ères (souvent pour les dates de naissance) par leur première lettre en alphabet romain, Heisei devient H; Showa S, Taisho T, et donc il faut que la nouvelle ère commence par une autre lettre, or, le G n’a pas encore été pris.

Festival de Taishi (II)

C’est la suite de l’article de la semaine dernière sur le festival de Taishi. Ici nous découvrons une cérémonie religieuse qui a lieu dans le temple. (temple bouddhiste d’Ikuraga, ville de Taishi).

préparatifs

Les hommes sont vêtus en yamabushis. Guerriers de la montagne.

Des feuilles de cyprès entassées en un bûcher, derrière l’autel.

Le prêtre entonne une longue prière. Un rythme fascinant qui prend le coeur comme un blues. C’est le soutra du coeur ou hannya shingyou 般若心経

version 1

A visionner sur youtube une version électro

Les enfants jouent un rôle important dans la cérémonie. Une façon aussi de transmettre les traditions et les connaissances de jadis.
Ce rituel auquel nous assistons a lieu depuis 4 siècles.
Si on pouvait zoomer on verrait une statuette en bois, posée sur l’autel; au dessus des offrandes.
Le caractère, posé sur le bûcher, signifie lumière.
Le tour des enfants. Avec une hache factice, il va écrire dans l’air le caractère de la lumière.

Ensuite c’est un adulte qui avec un sabre dessine dans l’air le caractère du dieu. Ensuite il dit; hama 破魔 comment traduire … ‘destruction du démon’

Il répète le geste quatre fois, faisant face à chaque côté du bûcher … couvrant ainsi les quatre points cardinaux.

Un pompier descend un jeune enfant du toit de son camion. Il l’y avait hissé pour l’aider à mieux voir la cérémonie.

En même temps j’admire la beauté du camion, on le croirait neuf. Au contraire des banlieues françaises, on ne jette pas de cailloux sur les camions de pompiers ici…. Nous sommes dans un pays civilisé!

ça y est, on a mis le feu au bûcher. la fumée porte chance, il est bon de s’y baigner, mais ça pique les yeux.
Vue de détail du camion de pompier. On remarque les outils ‘tobi‘.
Ils portent une peau d’animal, c’est pour se tenir le derrière chaud;

lorsque l’on s’assied pour une pause, dans les chemins de montagne. Il y en a un qui porte ce qui est à mon avis une peau de anaguma. Les autres ont une peau de chevreuil.

Plus il y a de la fumée et mieux c’est.
La fumée qui pique les yeux!
Derrière l’autel. Un choux chinois (hakusai) , une patate douce et des fruits sont présentés en offrande.
sur l’autel on voit les haches factices utilisées plus tôt par les enfants.

Sous les tatamis

Le projet de la petite maison à côté de chez nous avance très lentement.

J’ai quasiment tout nettoyé et décrassé. Le sol des toilettes a changé de couleur! Nettoyer, retirer la poussière et les crottes de mouches permet de se familiariser avec le moindre recoin de la maison.

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Hier par curiosité j’ai retiré les tatamis d’une pièce. La maison a quatre pièces arrangées selon le caractère de la rizière. Les deux premières pièces, leur plancher est solide comme il faut. On peut voir qu’il a été refait il y a quelques années.

Par contre dans les deux pièces au fond; on sent le plancher sous les tatamis anormalement souple. On se sent un peu flotter à certains endroits. Il faut vérifier l’état du plancher dessous…

Je vais chercher cet outil pour retirer les tatamis.

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Conclusions:

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Le plancher sous les tatamis est d’origine, et en très mauvais état. Pour bien faire il faudra le remplacer. Voila qui fera un bon projet.

Les tatamis eux sont nouveaux, ils ont dû être remplacés il n’y a pas trop longtemps.

Découverte:

Il y a un ancien foyer sous le plancher. L’extérieur est constitué d’une vannerie en bambou, l’intérieur de torchis.

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Voilà qui est très intéressant. Ce foyer m’étonne un peu car il est vraiment très petit. Ça n’est pas un foyer que l’on aurait utilisé pour se faire griller un truc.

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Je consulte mon pote S. qui confirme en deux secondes que ce foyer était utilisé à l’époque où tout le monde dans le village élevait des vers à soie. Ces foyers permettaient de réchauffer la pièce où l’on élevait les vers à soie.

Et S. alors raconte ses souvenirs d’enfance … C’était pour les villageois une nouvelle source de revenu. Tout le monde avait chez lui des vers à soie, dans une grande cage, chez S. elle était posée à dans le tokonoma.

Une fois les cocons formés on allait les vendre dans la ville voisine à cette société, GUNZE.

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Si bien que dans la nuit on pouvait entendre juste à côté de soi les bruits de mastication des vers à soie car ils n’arrêtent pas de manger… j’imagine un peu … Tout le monde avait aussi un champ où poussaient des mûriers, les vers à soie sont friands de leurs feuilles.

Festival de Taishi (I)

Taishi, ville de 30 mille habitants à quelques encablures de chez nous. Chaque année en février s’y déroule un festival, autour du très beau temple d’Ikaruga.

Des dizaines de petits marchands installent leur stand (on appelle ces marchands ambulants d’événement à événement tékiya) dans l’enceinte du temple ou encore le long de la rue; pour proposer des jeux pour les enfants ou des choses à manger. Question bouffe il y a l’embarras du choix: crêpes, bananes enrobées de chocolat, des nouilles yakisoba, des calamars grillés etc…

Autrefois c’était dit-on un festival où se retrouvaient tous les charpentiers de la région, et de nombreux marchands proposaient sur leurs étals tous les outils qui s’imposent: ciseaux à bois, etc …

Les temps changent: il y a beaucoup moins de marchands qu’autrefois, et les marchands de fleurs et de plantes sont maintenant majoritaires.

En regardant la foule je vois la proportion très importante de personnes âgées. Il y a peu d’enfants. Difficile d’échapper à la question démographique. A se demander si ce festival existera encore dans vingt ans…

En attendant que le ciel nous tombe sur la tête on apprécie le temps quasi printanier, et l’ambiance bon enfant.

taiyaki, gâteau en forme de dorade.
De chaque côté de l’entrée du temple.

Ici un commentaire de Pierre:

Il est beau ce temple tout noir! Les deux gardiens dans le Mon (門), le premier dit “Aaa” tandis que l’autre termine “ouuum”.. Aoum / Ohm.. à eux deux, ils englobent toute la manifestation, tout l’univers!


le fameux temple
sazaé
poulet frit
marchand de couteaux
bonsais
les marchands de plantes exposent les différents types d’agrumes. J’achète un citronnier et un buntan, que je plante dans note montagne plus tard dans la journée.
belle architecture
trois potes font un break en mangeant des frites
Les calamars grillés.
Donne moi un tentacule!
les fameuses bananes au chocolat, un classique.
un affiche pour le parti politique jimintou
la marchand de fleurs a beaucoup de succès, il a le meilleur emplacement, à l’entrée du temple.

Il y a un attroupement. C’est une cérémonie religieuse. A voir dans le prochain article.

Passer à la télé?

II y a cette émission à la télévision japonaise, nani kore chinhyakkei. Souvent très drôle, où l’on présente des personnages loufoques ou des situations étonnantes et qui sortent de l’ordinaire. En voici des extraits …

Vous voyez, c’est assez exceptionnel, le dentiste qui fait de la musique pour ses patients, ou encore le salon de dentiste qui fait aussi karaoké.

Cette émission me fait un peu penser à cette émission belge, strip tease, mais sans le côté glauque et triste, car strip tease se focalise sur des cas très sérieux je dirais … quasiment pathologiques. Strip Tease fait dans pas l’entertainment mais la sociologie…

Une personne de cette émission japonaise nous a appelés cette semaine. En demandant si ils pouvaient faire un sujet sur nous …

Comment ils nous ont trouvé c’est un peu un mystère.

Certes nous constituons peut être un bon sujet pour l’émission: un Français vit à la campagne avec sa famille, dans une maison japonaise traditionnelle, il travaille pour une grosse boite US, à distance; chez lui, son bureau est aménagé dans le jardin et fait à peine un mètre sur trois … il s’habille comme un paysan et roule ses cigarettes… 

C’est sûr que tout ça ça peut faire un sujet… une autre émission d’ailleurs nous avait contacté il y a trois mois déjà.

Nous avons très poliment coupé court à ces demandes. Nous ne souhaitons pas alimenter les machines à entertainment que sont ces émissions en exposant notre vie privée.

Si les émissions avaient été un peu plus sérieuses, comme par exemple un reportage sur le dépeuplement de la campagne japonaise… nous aurions accepté car celà aurait pu être utile au débat …

Mais pour nous il est plus sage de ne pas devenir la chair à canon de la grosse artillerie de l’entertainment!, et de continuer tranquillement notre chemin.

14 cm

Cette semaine je suis en buziness tripe, aux US, à Seattle. J’aime tellement notre vie simple au village que chaque business tripe est un petit déchirement. Le moment que j’aime le plus dans les business tripe, c’est, le jour du retour, quand je monte dans l’avion pour le Japon.

Pour chaque bizetripe, mon premier objectif, c’est rentrer à la maison sain et sauf.

Mon grand ami S. opère au niveau supérieur: il ne part jamais trop de loin de chez lui, de sorte qu’en cas de problème il puisse rentrer chez lui à pied.

Si tout le monde était à son niveau et faisait comme lui.. le monde serait meilleur

Ah le plaisir de rentrer chez soi. Quand on arrive à l’aéroport de Narita, avec les moquettes très eighties et tous les employés relativement âgés, les petits papys qui s’activent dans leurs uniformes amples, et tirent des chariots ou font la circulation, mais attention ! toujours avec déférence, le sourire et un style indéniable. Respect. Tout ce côté un peu suranné et très poli.

Ma femme m’envoie ce matin des photos du village où il a neigé quatorze bons centimètres.

La neige c’est magique en témoigne le déferlement de photos sur fessebouc ou instagrame dès les premiers flocons!

Je me demande ce qu’en pensent les arbres.

Les chats je crois aiment bien la neige.

Scotch notre chat
Et Minou!

Notre petite vallée. Et la petite maison achetée l’année dernière.


Recharger les batteries

Cette semaine au boulot était vraiment chargée, avec 12 à 13 heures par jour. Certes travailler à distance permet de rester chez soi et dispense des transports en commun. On peut bosser librement et se permettre quelques petites fantaisies, en général interdites au salarié de base. Par exemple quand j’ai des réunions avec les collègues en Europe, dans ma fin de journée, je sirote du whisky. Je peux aussi fumer des clopes si le coeur m’en dit. Je crois que je pourrai plus retourner dans un bureau. Mais rester cloitré devant l’ordinateur aussi longtemps, c’est pas une vie. Je me pose la question, combien de temps je vais pouvoir encore tenir comme ça, coincé dans le casse-noisette. Ah si je pouvais monter un petit business dans le village.

Mais avoir des contraintes comme au travail nous fait apprécier d’autant plus les moments de temps libre.

Ce dimanche matin on prend le temps de décompresser. Il faut se recharger les batteries. Nous allons d’abord prendre un petit en-cas dans un café, à vingt minutes de la maison.

Ca me fait penser au bleu blanc rouge ….

Le café y est bon, l’ambiance sympathique.

Il y a un chat qui ronronne sur son coussin. La formule petit déjeuner, c’est un toast beurré, un oeuf dur, quelques feuilles de salade. Un régal.

Tout est très bien arrangé dans ce café. C’est un style canadien ? On se croirait en montagne. Justement il y a des revues sur le camping et je les feuillette avec intérêt. Ça parle de camping car. De petites cabanes. Il y a des insectes aussi.

‘Les insectes qui chantent’
Un homme heureux, avec sa petite cabane!

Commence une discussion avec la dame du café. Des choses et d’autres.

Les belles photos dans les magazines ça fait rêver …. Mais au moment de payer je remarque un casse noisette en forme d’écureuil.

casse-noisette

Après le café le sanctuaire

Nous partons faire quelques emplettes et allons voir en chemin un très beau sanctuaire shintô. La pluie s’est arrêtée. Il y a peu de monde. Dès que l’on entre dans ce grand parc, recouvert d’arbres centenaires, magnifiques, on est ailleurs. Dans le monde du sacré et de la nature. L’architecture traditionnelle est en pleine harmonie avec celle-ci. C’est authentique. Pas de touriste! Tout respire.

Je prends la photo en traversant la route sans m’arrêter et tout devient flou
Tout est calme. Les soucis du travail sont loin!

Les arbres, de doux géants
Une vue panoramique du sanctuaire

Les soucis partent en fumée (tondo)

Le week end de la semaine dernière chaque quartier faisait un tondo, un grand bûcher fait de branches coupées et de bambou. D’un village à l’autre, d’un quartier à l’autre il y a des variations.

Certains villages s’organisent à l’avance et dressent des bûchers tondo magnifiquement arrangées, avec des cordes etc. Certains font un bûcher pour les hommes et un pour les femmes.

Dans notre quartier c’est plus relax, on improvise presque, en montant le bûcher le jour même. On ne fait pas dans la dentelle.

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Et puis une fois tout consumé et transformé en braises, les gens se regroupent et se font des petits barbeculs.

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Tous rassemblés ainsi autour de saucisses et de bouts de viande grillés on passe un moment agréable. Il y a de la bière, du shochu.

La discussion est animée. On parle des derniers événements.

On s’attarde sur l’avenir sombre et incertain, dans ce pays et ces campagnes où les enfants se font de plus en plus rares. C’est la question qui préoccupe tout le monde. Par contre personne n’est en mesure d’expliquer pourquoi le gouvernement et les politiques s’en battent les couilles.

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On me questionne sur les gilets jaunes, et qu’est ce qui se passe avec Carlos Ghosn. On me demande si je connais Carlos, non je connais pas Carlos.

On m’interroge aussi sur la ligne Maginot.

J’explique, puisant dans mes souvenirs de collégien, que les fortifications longeaient essentiellement la frontière allemande car on ne pensait pas que les Allemands oseraient entrer par le côté belge, la Belgique étant alors neutre.

J’ose la comparaison avec les grillages métalliques posés le long du village pour empêcher l’intrusion des chevreuils …. on connaît le résultat …avec les chevreuils qui se baladent dans le village dès que le soleil est tombé.

Une journée agréable et passée en bonne compagnie.

Avoir de bonnes relations avec ses voisins, se savoir entouré de personnes en qui on peut faire confiance, et faire partie d’une communauté solidaire et respectueuse de chacun. C’est si important.