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Hanakin avec la table ‘irori’

Cet été j’ai pris l’habitude de faire des petits barbecues dehors dans le jardin, avec la table ‘irori’.

J’y ai apporté quelques modifications comme lui ajouter des roulettes. Car lorsqu’il pleut je déplace la table et la pose à l’abri sous le azumaya ….

Je sens que faire un petit feu, ensuite allumer les charbons de bois et faire griller des choses dehors apporte beaucoup de satisfactions:

on prend le temps et se déconnecte des choses numériques.

on est dehors

et on mange des choses simples et bonnes.

Minou a tout de suite compris elle aussi. Si elle m’aperçoit le soir près de la table ‘irori’ elle vient tout de suite me voir et me fait pleins de petites amitiés car elle sait que … il va y avoir quelque chose à bouffer.

Si je grille du poisson il y a toujours quelque chose pour Minou et qui va lui plaire, si je grille des viandes je m’arrange pour prendre un peu de foie de volaille car elle aime beaucoup.

Intéressant de noter que notre autre chat Scotch n’est pas intéressé du tout par toutes mes grillades.

Dans le titre je mets hanakin. Hanakin désigne la soirée du vendredi. Pour les salariés c’est en général le début du week end. Si on est en ville on va alors boire des coups avec les amis et faire plusieurs bars et restos du style izakaya. Après cinq jours de travail, de stress; le salary man se libère et se laisse aller ! Il se prend des cuites !

Pour ici à la campagne c’est très différent car la tolérance d’alcool au volant est: nulle. Et puis en fait à la campagne on apprend à s’amuser tout seul!

Ici le feu est allumé. Je fais brûler des petits morceaux de pin car ça brûle tout de suite, ils servent à allumer les charbons de bois.

Le diner de ce vendredi soir, de ce hanakin, est très simple.

une canette de bière.

du poisson séché ‘shishamo’ ししゃも、柳葉魚 Il a en général été séché une journée avant d’être emballé et présenté en magasin.

des chikuwas (c’est fait avec une pate de poisson et a une forme cylindrique)

des languettes de fromage industriel entre deux fines couches de poisson. ce produit se nomme chitara チータラ est est la contraction de cheese (fromage) et tara (morue).

voilà c’est tout.

J’ai une petite invention avec le chikuwa, c’est que je s’insère dans le chikuwa qui est cylindrique un ou deux chitara.

la nature a horreur du vide …

on apprécie la simplicité de ce diner!

Avec tous ces barbecues je consomme pas mal de charbon de bois. C’est mon ami S qui fait ce charbon de bois dans son atelier avec du bois de sugi (cryptomère) de la vallée. C’est une chance. beaucoup du charbon de bois en vente dans les magasins est importé d’Indonésie ou du Vietnam … une véritable hérésie !!!

Lundi dernier je suis allé le voir et j’ai filmé comment il fait le charbon de bois. la vidéo est encore en montage mais je devrais la mettre sur youtube sous peu.

Update sur la BD et visite d’un magnifique village

Vos commentaires sur la bande dessinée

Vos commentaires sur la couverture de la BD ! Cela m’a fait super plaisir. Merci énormément!

1 je ne suis pas tout seul dans mon trou

2 et toutes les idées que vous avez, avec chacune et chacun votre sensibilité et approche…

Tout cela m’aide et aboutit à me donner une nouvelle idée pour la couverture … mais je veux attendre un peu, que tout se décante dans ma tête, avant de m’y remettre.

Pendant ce temps je fais plusieurs corrections dans la BD. J’ai encore neuf pages à revoir: refaire des dessins qui ne vont pas du tout, et revoir un peu les couleurs. A priori simple mais celà prend du temps. Le week end dernier j’ai pu revoir trois pages à peine.

C’est un travail de forçat.

visite d’un magnifique village

Mais nous prenons le temps aussi le week end de nous promener. Le mois dernier nous avons fait un tour vers le nord (encore) et nous sommes aventurés dans la préfecture de tottori.

Sur la carte, le petit village Kichijoji semble intéressant. Il est isolé et encaissé dans les montagnes. C’est quasiment un cul de sac, une route départementale le dessert par le nord, mais l’accès via le sud est réduit à des petits chemins de montagne. Nous y allons avec notre camion keitora qui est avec quatre roues motrices: aucun chemin de montagne ne lui résiste… C’est à quoi … soixante kilomètres de chez nous ?

Avant d’arriver à destination nous passons devant ce temple qui a été construit directement dans l’énorme cavité dans la montagne. Il y a t il des dentistes parmi les lecteurs ? Est ce que cette cavité ferait penser à une gigantesque carie ?

On est allés donc visiter ce village. Et nous n’avons pas été déçus. Il est recroquevillé sur lui même sur le flanc d’une montagne. Les maisons pour la plupart sont anciennes. Et serrées les unes contre les autres. Des petits chemins étroits où deux ânes ne passeraient pas donnent un sentiment de secrets et de mystères. Il faisait en plus un temps magnifique.

On arrive et cherchons un endroit où nous garer. pas évident vu l’étroitesse de tout. . Juste à côté une femme octogénaire est affairée dans son potager. Elle nous appelle et nous donne des magnifiques poivrons. Ca commence bien!

Rien que ça, c’est déjà superbe.

Noter le truc à chenilles qui permet de transbahuter des affaires jusque dans les champs situés sans doute plus haut dans les montagnes. A noter aussi l’état impeccable de la maison. Et les petites ouvertures dans les planches sous l’engawa qui permettent de garder les parties sous le plancher aérées.

Et voila ce que l’on voit quand on se retourne.

on prend le chemin étroit.

Ca m’a donné une de ces pêche de découvrir ce beau village. Tout y est si paisible.

Un ancien lavoir:

Le sceau en bois avec la grosse pierre dedans. Y préparent ils des tsukémonos ?

On arrive au sanctuaire shintô.

Et puis toujours ce beau panorama.

La fenêtre, en bambou et torchis, d’une ancienne grange.

Allons voir la rizière. C’est fin juillet. Les grains de riz ne sont pas encore bien formés.

Mais en fait je veux voir les grenouilles. Je n’en trouve pas !

C’est une région à neige! Partout on voit ces grosses spatules.

Je devrais un jour écrire un article sur la fameuse brouette japonaise.

Tous les détails de la vie quotidienne … Par contre comment font ils pour aller chercher les oignons mis à sécher … il faut une échelle ?

L’ancienne école du village.

Après les maisons simples de paysans on trouve une demeure chargée encore aujourd’hui de signes d’opulence.

Je suis pas sûr que avec la lumière les photos rendent bien.

Mais pour sûr c’est l’un des plus beaux villages que j’ai visités au Japon.

Ici, la voiture du prêtre bouddhiste du village.

Le petit bâtiment est utilisé par les pompiers (volontaires).

Et voilà on a fini notre tour et retour à la case départ.

On aurait voulu que cela dure des heures mais …. c’est tout petit … mais quelle belle promenade.

Pour rentrer on prend un chemin de montagne. Une heure sur la route sans voir personne. C’est la première fois que ça m’arrive au Japon. Par contre on a vu une dizaine de chevreuils. Y rencontrer un ours aurait été possible, car il y en a dans la région.

L’ours aurait il de son propre chef monté à l’arrière de notre camion ? L’aurions nous ainsi ramené à la maison ?

Pas cette fois ci en tout cas… peut être une prochaine fois.

Un Beau village le long de la Route n29

Ici je veux vous présenter un petit village dont nous avons fait la découverte dimanche dernier.

Juste au bord de la route nationale 29 qui traverse du nord au sud le Japon; plus précisément en connectant la ville de Himeji à la préfecture de Tottori au nord.

Route pittoresque car une grande partie du pays traversé est montagneux. on passe au pied du mont hyono qui fait 1500 mètres c’est quand même pas ridicule.

On a trouvé ce village vraiment par hasard, en passant en camion. L’étroitesse de la vallée perpendiculaire où il se planque nous a tout de suite intrigués.

Vous pouvez trouver l’endroit sur google: Wakasa, Yazu District, Tottori 680-0735

C’est très mignon. Il y a quoi, trente maisons en tout ? Elles sont de chaque côté d’un chemin goudronné qui serpente et se hisse jusqu’au fond de la vallée.

Certaines maisons sont assez récentes mais le tout a beaucoup de caractère.

L’histoire de ce village est particulière: Ce sont des membres du clan Heiké qui chassés au 12è siècle sont venus se réfugier dans ce coin.

Leurs descendants vivent toujours dans ce village. Et il faut souligner que toutes les familles qui y habitent portent ce nom: heiké. J’ai vérifié en lisant les noms sur les maisons.

(dans notre village aussi il y a des descendants du clan des Heiké qui ont fuit à la même époque)

Si l’on va jusqu’au fond de la vallée on peut admirer un énorme rocher, sous lequel les ancêtres du clan heiké se sont réfugiés … Ils y ont creusé une sorte de grotte dont je n’ai pas pu trouver l’entrée et s’y sont cachés pendant vingt ans, dit on sur la pancarte.

Il faut imaginer tout celà: il n’y avait pas internet ni de playstation même pas amazon à l’époque; comment faisaient ils, au douzième siècle ?

… je plaisante … c’était certement très bien le 12è siècle, y a pas de raison.

Au fond de la vallée le chemin mène à l’ancienne caverne que les fugitifs de heiké ont creusée avec leurs dents.

L’endroit est absolument superbe et on croirait se diriger vers le gros arbre où Totoro aime faire la sieste l’après midi.

L’endroit est superbe et je me dis que ce serait féérique comme celà partout ailleurs si le Japon ne s’était pas lancé dans la plantation massive de cryptomères il y a cinquante ans! De la belle forêt comme celà on en mangerait.

Cette belle pancarte nous informe de la présence d’ours exhibitionnistes.

Ensuite on redescend et retourne sur le hameau.

Belle récolte d’ail.

J’adore ces villages tarabiscotés !

Et la présence de l’eau change tout.

Les fleurs blanches c’est du sarrasin (pour faire du soba). excellent engrais vert qui fixe l’azote.

Un escalier en pierre grimpe assez sec et mêne au sanctuaire shintô qui protège le hameau. A l’époque Heiké ce devait être un bon endroit pour s’y planquer et faire le guet.

Car la vue est bien dégagée.

Au dessus on distingue une bâtisse très modeste qui ressemble à un garage où l’on garde un motoculteur.

La région reçoit beaucoup de neige l’hiver. Enormément de neige.

Je tire la chevillette, et la bobinette choit.

En réalité cette bâtisse très modeste, c’est le sanctuaire. C’est la première fois que je vois un tel sanctuaire; aménagé ainsi tel une pièce d’habitation.

On redescend.

Mais je m’arrête pour admirer cette scène éternelle. Ce petit potager. Installé au pied d’un jizo. Et la vieille paysanne qui sous le regard protecteur de celui ci œuvre en silence.

Quelle belle promenade. La beauté de ce village; la patience et la tenacité de ses habitants me touchent.

Tout celà inspire le respect.

Mais c’est le moment de reprendre la route. mais d’abord; admirons ce beau camion tout neuf. Quelle belle couleur. Quelle classe.

Encore un beau coin !

Il suffit de se balader dans les campagnes un peu reculées, loin des industries pour trouver des villages magnifiques.

Encore un exemple: samedi nous avons fait un tour, dans une vallée plus au nord et avons fait la découverte de ce beau sanctuaire shintô.

Point de vue architectural, la construction est très simple; plus dépouillée et moins raffinée qu’ici.

Par contre l’endroit est absolument splendide, car on est tout de suite dans une atmosphère magique qui nous connecte aux mondes anciens des hommes et au monde immuable de la nature.

Le plus important c’est les arbres; sacrés, la construction du sanctuaire parait, somme toute; secondaire.

C’est pour ces expériences que je vis au Japon. Car ces moments, ces rencontres me touchent au plus profond. Ca résonne!

Approchons nous. Le shishi, le lion, monte la garde.

A l’intérieur de vieilles peintures sur des planches de bois. Cela semble très ancien.

Détail de la peinture de gauche. Elle date de Meiji (19è)

Admirer les détails des plumes et de l’écorce du pin sur la droite. On note aussi l’arc.

Celle ci date de Taisho. (début 20è). La scène est plus complexe. Les joueurs de tambour. Un joueur de cymbales. Des danseurs. Sur la droite on dirait un tengu. Qui est le personnage qui apparait dans la nuée bleue ?

Ici deux choses exceptionnelles:

un arc ancien.

Et une caméra de vidéo surveillance qui est dirigée vers le tronc des aumônes (par sur l’arc antique)

Un beau coin

Ca commence à bien pousser dans le champ et le jardin.

Quelques photos d’un très beau coin que nous avons découvert il y a deux semaines.

C’est un endroit situé à 30 km au nord de notre petite vallée. Il s’agit du sanctuaire shintô Mikata.

御形神社(みかたじんじゃ) – 宍粟市 (mikata-jinja.com)

Ce sanctuaire aurait été établi en 772. Il y a quasi 1250 ans. C’est l’époque de Charlemagne.

J’ai failli écraser cette petite grenouille !!! A peine trois centimètres et quelle technique de cafloumage (camouflage pour les intimes).

A l’entrée du sanctuaire de l’alcool pour se désinfecter les mains. Merci corona

Le sanctuaire est battis à flanc de montagne. Sous les bâches de plastique bleu délavé, un terrain pour la lutte de sumo.

Ce sanctuaire Mikata est très connu dans la région. On comprend vite pourquoi.

Mais ceci dit des coins magnifiques comme ça il y en a un peu partout dans la région. Suffit de s’aventurer un peu.

Un visiteur a posé une pièce de un yen dans la gueule d’un lion en pierre (獅子)

Promenade à Akou

Le coronavirus progresse plus rapidement au Japon; les décès aussi. On assiste à une accélération. En un an on arrive à 4000 (quatre mille) décès recensés et dûs au corona. (il y en a eu peut être beaucoup plus). Pour un peu de perspective il y a grosso merdo 30 000 (trente mille) suicides recensés au Japon chaque année.

Le nouvel état d’urgence déclaré la semaine dernière par le gouv est plutôt soft; car les écoles et les commerces restent ouverts.

Tout celà n’est pas prêt de s’arréter, il faut se faire à l’idée, se préparer à l’idée que cette pandémie sera autour de nous encore de très nombreux mois voire des années.

Dimanche dernier nous avons allumé la télé pour regarder les niouzes. Un spécialiste interviewé évoque le taux d’utilisation des hôpitaux et le fait que dans la région de Tokyo ils sont quasiment pleins. (avec 65000 malades do corona hospitalisés). Il lance ce terme 在宅死亡 zaitaku shibo. Mort à domicile. Voilà, laisser les malades mourir chez eux car on ne peut plus leur apporter des soins. C’est assez choquant d’utiliser ce terme n’est ce pas.

Cependant faut pas céder à la panique. Je pense à mes grand parents qui, eux, ont vécu la guerre. Et les aventures de mon grand père pendant la grande débacle, je crois qu’il avait gagné la grande bretagne sur un bâteau de pêche; fuyant les boches, et comment avait il regagné la France ?? Il n’y a plus personne pour s’en souvenir.

Nous avons repris le boulot la semaine dernière. Je suppose que je fais partie des privilégiés; je travaille chez moi et il y a plein de boulot, il y en a encore et encore, toujours plus. Le secteur d’activité, le cloud computing est en plein boom avec tous les business subitement forcés à avoir leur staff travailler à domicile.

Dans le village, la vie continue tranquillement. Sans doute les arbres qui nous entourent remarquent ils quelques changement, comme le tondo, le bûcher que nous allumons en début d’année; qui a été annulé dans notre hameau cette année, à cause du corona.

Sinon ce samedi matin nous amenons notre fils à son collège, il a un examen le mogishiken 模擬試験 ou moshi. Nous le déposons au collège et allons voir à la mer qui n’est qu’à trente minutes de là. La ville se nomme Akou. On y arrive tôt le matin le soleil se lève. La mer est si calme.

Sanctuaire Shintô (ville de Akou)
Ces deux fauteuils, font face à la mer et sont bien sympathiques. Je devrais essayer d’en faire un dans ce style ….
Ah la mer !!!!
Tiens! préparation du tondo dans le sanctuaire …
Leur tondo c’est du sérieux dans notre hameau on le fait de façon très libre et approximative, je vois, posé à l’arrière d’un camion le plan du tondo qu’ils sont en train de monter ….

Bon, prenez tous bien soin de vous et de ceux et celles que vous aimez et qui vous aiment.

Avec les couleurs de l’automne

Au début j’hésitais je me disais je vais pas aller faire comme tous les vieux … aller voir les couleurs de l’automne …

Ben si je suis allé me balader jusqu’au fond de notre vallée pour observer les couleurs de l’automne, ce que l’on nomme kouyou 紅葉 en Japonais.

En tout celà fait une belle promenade de trois heures, de la maison.

Novembre est vraiment une belle saison ici …

Une ancienne grange, il devait y avoir des animaux autrefois
Un sanctuaire shintô (voir un article sur ce sanctuaire)

sur la route du retour je vois qu’il y a du monde dans l’atelier de mon ami S. Je vais voir!

En pyjama (dans le jardin)

Dans l’article de la semaine dernière je parlais des catastrophes naturelles qui frappent souvent le Japon, une collègue m’avait fait la remarque, pourquoi pas aller habiter ailleurs ce serait plus safe, mais voilà, ailleurs, il y a des catastrophes de nature humaine.

Et à y repenser à cet article il y a cette phrase que mon ami S. dit souvent

人間より怖いものはない

Il n’y a rien de plus effrayant que l’homme.

Cet été j’ai pris quelques journées de congé et j’essaie de les passer le plus tranquillement possible. En général ça veut dire faire quelques travaux le matin, et de préférence en écoutant la radio ou des podcasts, prendre une douche, et passer l’après midi en pyjama dans le jardin à glandouiller (lire, écrire, dessiner).

Je suis sur la bonne voie, je le sens.

Passer ses vacances d’été dans son jardin et en pyjama.

Garder le bonheur à portée de la main.

Ce matin j’essaie de mettre de l’ordre dans les tomates. En mon for intérieur je voudrais laisser les tomates tranquilles, et en récolter les fruits de temps en temps. Mais voilà dans la réalité la liberté finit en laisser aller, et c’est l’anarchie. Ceci d’ailleurs ne s’applique pas qu’aux tomates ! Résultat ça pousse dans tous les sens ça prend du volume, mais les tomates à récolter, pas tant que ça.

J’admire mes voisins qui jardinent et où tout est si bien organisé, les tomates poussent au pas et pas la place pour le moindre chaos dans leur jardin.

Je ne sais si j’arriverai jamais à ce niveau, peut être d’ailleurs que c’est incompatible avec mon caractère.

Car comme on peut voir; le jardin devient rapidement une jungle une fois l’été venu.

Ces filets sont pour protéger les tomates des corbeaux

L’été nous faisons des jus de shiso.

Shiso c’est cette feuille qui est souvent servie avec le sashimi. Il y en a plein dans le jardin.

Ici l’espace entre trois rangs est occupé par le shiso qui déborde.
Les grilles métalliques pour couler le béton,

voilà un bon support pour les haricots.

Le goya, en anglais c’est bitter cuncumber, aprécie aussi

ces grilles métalliques pour grimper. Le goya démarre assez tard je trouve, sans doute le manque de soleil en juillet. Il a plu énormément.

ça c’est du myouga. Une plante de la famille du gingembre.

On en mange les pousses. Celles ci coupées finement accompagnent très bien le toufu.

Ici deux pousses pointent le bout de leur nez.

Les petits piments type shishito poussent très bien. Je les fais souvent en ratacouille.

Assez tardivement j’ai planté ces édamamés

J’en avais planté dans cent petit pots, pour notre projet d’agriculture … Décimés par les insectes ça n’a donné que huit pieds.

C’est la première fois que je fais pousser des asperges !!!!
Photo prise dans le jardin, une couleuvre en train d’avaler une grenouille.

Il a fallu plusieurs minutes pour que la couleuvre avale entièrement la grenouille. Voilà un point faible pour les serpents car pendant cette opération ils sont assez vulnérables.

On commence à y voir plus clair (?)

On commence à y voir plus clair ….

L’origine du virus … s’agirait il d’une fuite accidentelle de l’institut de virologie de Wuhan? C’est en tout cas ce que me suggère notre chat Minou.

Minou m’a forwardé de son Ipaw le lien d’un article du Washington Post du 14 avril 2020 qui révèle qu’en 2018 des scientifiques US avaient alerté sur de nombreux manquements de sécurité dans l’institut de virologie de wuhan.

https://www.washingtonpost.com/opinions/2020/04/14/state-department-cables-warned-safety-issues-wuhan-lab-studying-bat-coronaviruses/

Voilà qui serait très compromettant pour le gouvernement chinois.

Entre autres choses les chercheurs de cet institut ont fait de nombreuses études sur les coronavirus présents dans des espèces indigènes de chauve souris. Des chercheurs y ont même mis en évidence la possible transmission du coronavirus de la chauve souris à l’homme. Ont ils fait aussi du gain of function ? recherche où l’on tente de booster la virulence ou la transmissibilité du virus.

During interactions with scientists at the WIV laboratory, they noted the new lab has a serious shortage of appropriately trained technicians and investigators needed to safely operate this high-containment laboratory,” states the Jan. 19, 2018, cable, which was drafted by two officials from the embassy’s environment, science and health sections who met with the WIV scientists. (The State Department declined to comment on this and other details of the story.)

(…) the researchers also showed that various SARS-like coronaviruses can interact with ACE2, the human receptor identified for SARS-coronavirus. This finding strongly suggests that SARS-like coronaviruses from bats can be transmitted to humans to cause SARS-like diseases. From a public health perspective, this makes the continued surveillance of SARS-like coronaviruses in bats and study of the animal-human interface critical to future emerging coronavirus outbreak prediction and prevention.

(…) the Chinese government’s original story — that the virus emerged from a seafood market in Wuhan — is shaky. Research by Chinese experts published in the Lancet in January showed the first known patient, identified on Dec. 1, had no connection to the market, nor did more than one-third of the cases in the first large cluster. Also, the market didn’t sell bats.(…)

The Chinese government, meanwhile, has put a total lockdown on information related to the virus origins. Beijing has yet to provide U.S. experts with samples of the novel coronavirus collected from the earliest cases. The Shanghai lab that published the novel coronavirus genome on Jan. 11 was quickly shut down by authorities for “rectification.” Several of the doctors and journalists who reported on the spread early on have disappeared.

Faudra peut être envoyer la facture au gouvernement chinois … Miaou.

Si l’on peut mieux comprendre d’où vient le virus, on ne sait pas combien de temps tout cela va durer. Et puis, il y aura-t-il une autre vague l’année prochaine?

Ce virus pourrait entrainer de profondes transformations dans nos sociétés et modes de vie. Des transformations qui se feront dans la douleur. Ca on ne sait pas encore.

Si toute cette crise s’éternise, ici au village, nous allons passer au plan B:

Construire un poulailler. Les poules nous donnerons des œufs tout en nous tenant bonne compagnie.

Comment ça se passe ici

On suit avec attention ce qui se passe à travers le monde, on se tient informé de ce qui se passe avec le virus. En Italie, en France, aux US. En Chine plus difficile de savoir ce qu’il s’y passe en vrai avec la censure et la propagande.

Paradoxalement je ne vois pas vraiment ce qu’il se passe au Japon. Il n’y a pas eu de confinement ou lock down et pourtant, malgré la proximité avec la Chine, source de la pandémie, il y a beaucoup moins de cas qu’en Europe. Est ce parce qu’au Japon l’on fait peu de tests ?

Ca ne peut pas être parce qu’ici on ne se fait pas la bise, ou qu’on ne se serre pas la pince …

Du bois pour les hivers prochains, à noter d’énormes branches de camphrier, ramassé dans un chantier. Au fond l’amandier est en fleurs

On voit se développer sous nos yeux trois catastrophes: la première avec les très nombreuses victimes de la maladie, la deuxième la fragilisation des systèmes de santé avec les nombreux médecins et personnels soignants victimes eux aussi du virus (or, il faut dix ans pour faire un médecin), et finalement les retombées économiques et sociales du confinement et de l’arrêt des activités décidés pour freiner les deux premières.

ici du cerisier (ramassé au bord d’un chemin) et des branches de marronnier

Je sais ce que se murmurent entre eux les arbres les insectes et les oiseaux, à savoir que ce coronavirus pourrait les débarrasser des humains qui détruisent leur habitats! On peut les comprendre …

Sous le filet, dans le potager, les brocos attendent de passer à la casserole.

Quand le gouvernement Japonais a décidé la fermeture des écoles, je me suis dis, bon, soyons cohérent avec cette mesure, et réduisons nos déplacements. Contribuons à l’effort. Si bien que je ne quitte notre vallée qu’une fois par semaine au plus, pour faire quelques courses indispensables.

Ce confinement symbolique que je m’impose n’est guère contraignant car nous avons le jardin, notre montagne, sans parler de tous les chemins abandonnés dans la vallée où personne ne passe. On n’est pas à l’étroit.

Dans le jardin, Cette Coccinelle s’est noyée dans un sceau
(photo laissée floue pour épargner les âmes sensibles)

Rien que l’idée de rester au village et d’en limiter mes sorties me procure un grand calme, comme une sérénité. Se laisser un peu moins distraire. Il y a quelque chose bénéfique à ne pas sortir, à ne pas prendre la voiture et à rester dans son jardin, à, comme un chat, se limiter à un territoire bien défini et constant. Et puis, ouvrir un livre ou une bouteille et le territoire s’élargit soudain par magie.

Donc pour limiter les sorties j’ai puisé dans mes souvenirs … mon grand père Jean m’expliquait qu’à travers les âges nous avons pu survivre les crises et les guerres grâce au cochon: dans les campagnes chaque famille avait un ou deux porcs pour la viande de l’année.

Les feuilles de rucola pour faire des salades ou accompagner des spaghettis

Au Japon c’est différent, dans notre village aucune famille n’a jamais eu de cochon (je me suis bien renseigné là dessus) mais, me fiant aux paroles de mon grand père, dès les premiers jours de la crise, il y a un bon mois maintenant, j’ai acheté un jambon italien entier… un gros morceau de bidoche qui en effet nous aide à réduire nos sorties pour faire les courses. On en est arrivés à la moitié. Parce que sinon en effet j’irais à la superette acheter trois petites saucisses par ci, deux petits bouts de gras par là…. et il faudrait y retourner trois jours plus tard…

Pareil pour la bibine; Plusieurs caisses de bière sont venues tenir compagnie au prosciutto dans le frigo…

Dîner ce crise avec nouilles instantanées et une salade du jardin

Mais ces choses matérielles mises à part, comment agir en temps de crise. Tout le monde dans sa vie vit ces moments plus ou moins longs, plus ou moins intenses, de crise, où tout peut basculer vers le néant. Je pense particulièrement à mes amis Syriens dont le pays a été précipité dans une guerre civile terrible (avec l’aide de nos gouvernements) … vous imaginez ce que ces gens ont vécu depuis des années maintenant… Mes grands parents en France tout comme mes voisins les plus âgés ici au village ont connu la guerre. Avant la deuxième c’était la première. Et il y en a eu beaucoup d’autres depuis.

Pour moi le premier moment qui nous a donné un avant goût de la fin du monde et tout remis en question, c’était la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Dans ces moments, comment réagir, comment se protéger et protéger ses proches. D’abord il faut je crois s’informer pour pouvoir saisir la situation et bien comprendre les risques. Comprendre aussi comment nos actes peuvent impacter notre entourage. Aussi ne pas céder à la panique tout en acceptant nos propres faiblesses et nos propres craintes, car on est pas des super héros…