Un Cerisier pour célébrer

Notre fils a douze ans. Il finit sa dernière année à l’école primaire (qui compte six ans au Japon). En avril il entrera au collège.

C’est quelque chose. Les cycles de douze ans ont un sens.

Pour féliciter notre fils et marquer le coup, un voisin nous a offert un cerisier. Quelle merveilleuse attention ! Nous recevons ainsi souvent des leçons de savoir vivre.

Cerisier, que nous plantons dans le jardin aujourd’hui.

cerisier mars 2017

 

 

 

 

 

Changement de train (20 minutes)

Hier je suis enfin rentré à la maison, après un business trip (voyage d’affaires, c’est pompeux n’est ce pas… et puis … de quelles affaires s’agit-il), en Europe et aux United States of Amerika. Je suis bien content d’être de retour à la maison !!!

L’avion était jusqu’à l’aéroport de Tokyo: Narita.

Un train express éponyme relie l’aéroport au centre de Tokyo. Je suis descendu à la gare de Shinagawa à Tokyo pour ensuite prendre le shinkansen (ou bullet train, ou TGV Japonais), lequel m’amène à Himeji en mois de trois heures dans le plus grand confort (la première classe vaut le coup).

…. C’est fichtrement pratique tout ça !

Il y avait 20 minutes de flottement pour changer de train à Shinagawa. J’en ai profité pour y faire un tour dans la gare en tirant ma valise à roulettes. Tenant dans l’autre main un petit ipod avec lequel j’ai pris quelques photos.

Shinagawa n’est pas la gare la plus busy au monde, 360,000 personnes l’empruntent chaque jour; donc la même fréquentation que Paris Saint Lazare. La fréquentation de la gare la plus busy au monde (Shinjuku) est double: 757,000 personnes par jour.

Je voulais ainsi capturer l’ambiance de la gare, ce grand commutateur à hommes et femmes.

Un afflux de gens continuel. La foule coule comme de l’eau, les gens ne s’effleurent pas. On reste propre.

Des boutiques de souvenirs, des gâteaux et des boites à bento étalent un luxe et un raffinement impressionnants.

Ah ! La civilisation !

Les petites pâtisseries sont présentées comme des bijoux précieux.

Il y a des échoppes où l’on peut casser la croûte rapidement.

D’autres où des couples prennent un verre et discutent …

Les trains arrivent et repartent toutes les trente secondes, c’est le pouls de la ville.

image_32551947624_o

 

image_32551951104_o

 

image_32551952054_o

vendeur de chocolat

image_32551953394_o

image_32551955194_o

avec ces putains de smart phones, les gens ne se parlent plus.

image_32580888853_o

rien de suspect ?

image_32580895063_o

rentabilisation du centimètre

image_32580895143_o

image_32580896593_o

resto de curry rice

image_32580898643_o

image_32580911303_o

au Japon j’apprécie que l’on paie encore en cash

image_32580921093_o

image_32580929743_o

image_32580930133_o

il a fait tomber son stylo

image_33011950590_o

retour de chantier

image_33011965910_o

image_33239138282_o

image_33239150462_o

image_33239162362_o

image_33239163182_o

image_33239191182_o

image_33267230671_o

une bonne photo dans le tas

image_33354430006_o

 

image_33354442436_o

 

image_33354454926_o

c’est la fête des noix et je pense à François Hollande

image_33354496016_o

j’aime bien l’uniforme de l’agent de propreté

image_33395064795_o

soupes de nouilles

image_33395070845_o

 

image_33395082485_o

un bar à sushi où l’on mange debout (tachigui)

image_33395083235_o

image_33395110105_o

repos entre deux trains

image_33395110785_o

image_33395118955_o

en route !

 

Mon resto préféré à Tokyo

Mon restaurant préféré à Tokyo: Y’s café. 03-3394-1557

Cinq ans que nous avons quitté Tokyo et si il y a une chose qui me manque c’est Y’ café (avec les amis aussi bien sur)

Dans le quartier de Nishiogiokubo. 西荻窪 Suginami ku. Gare Nishiogikubo sur la ligne JR Chuo. A quinze minutes de Shinjuku. Il faut sortir de la gare; s’engouffrer dans une petite rue direction nord et 8 minutes plus tard prendre la droite. Une grosse harley davidson bleue est toujours garée devant le resto donc difficile de le manquer.

L’ambiance est style îles des mers du Sud / Okinawa. Des poissons, des tortues sur les murs. L’ambiance est très relax.

La cuisine servie à Y’s Cafe est variée. Le curry japonais ou kare- raisu カレーライス y est excellent et c’est le meilleur que j’y mange au Japon (essayer le porc, ポークカレー).

Et noter le dry kare ドライカレー, un pur bonheur d’arômes et d’épices. Franchement j’en mangerais volontiers tous les jours.

yscafe170305_001

Le menu est énorme, la seiche à la tomate イカ飯, les salades et les pickles sont tous des numbers one.

… Tout n’est pas seulement dans la bouffe. Il y le contact aussi. Les propriétaires sont si sympathiques. A force de manger chez eux, nous sommes devenus des amis.

Le patron peut intimider, avec un air de loubard surfeur, mais détrompez vous il est très timide. Et c’est toujours chouette quand son grand rire résonne de derrière les fourneaux.

Et son épouse, toujours un mot gentil et tant d’attention aux détails. Une belle équipe.

yscafe_12_25_52_pro

Ce sont de vrais pros et régulièrement ils inventent de nouveaux plats.

J’ai fait quelques dessins humoristiques représentant leur restaurant et très aimablement ils les ont accrochés aux murs.

Comme j’étais à Tokyo ce dimanche. j’en ai profité pour y faire encore un tour….

Si vous êtes à Tokyo, n’hésitez pas …

 

yscafe_19_00_29_proyscafe_19_00_41_pro

Nouveau Projet: Histoires Naturelles

En 2015, février, je trouvais la crane d’un cerf dans notre montagne. M’est venue alors l’idée de faire une bande dessinée relatant nos aventures dans le village.

crane chevreuil 11

 

(depuis j’ai fini et fait imprimer la BD TOUT IRA BIEN, inspirée de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Une histoire sérieuse … un peu sombre …)

Ça a mijoté depuis deux ans…. Le nouveau projet de BD, inspiré de notre vie ici à la campagne, au Japon, sera par contre  joyeux, lumineux, inspirant.

Le titre de nouveau projet: Histoires Naturelles.

Le scenario est complet à 90%. J’espère commencer à me mettre au dessin avant cet été. Si tout va bien le projet prendra deux ans … Par contre, j’en publierai les pages ici dans ce blog à mesure des progrès réalisés.

hn-high-level

Travailler à domicile et rester zen

75% du temps je travaille à la maison. On appelle ça du télétravail c’est ça ? Je passe donc la plupart de mon temps visse à mon PC, soit en conférence calls avec skype soit à rédiger des documents ou faire des calculs sur Excel.

J’adore vraiment travailler à la maison. C’est mon cote solitaire sans doute.

Quand on travaille à la maison, il faut maintenir une productivité élevée malgré les diverses tentations éventuelles comme aller faire un tour dehors, jardiner ou bricoler ou encore se perdre sur youtube ou se plonger dans une lecture plus passionnante que le boulot.

Mais on est aussi isolé du point de vue du travail, les collègues sont loin (les miens sont aux US, donc à 9000 kilomètres) et la plupart des interactions avec eux se fait au téléphone, sur skype.

Avec tout ça il est bon de pouvoir se divertir et se rafraîchir les idées sans avoir à quitter le poste de travail.

Ce que j’ai trouvé récement c’est de tirer avec un pistolet a air comprimé sur des cibles dans le jardin, face à la fenêtre de mon bureau. Ainsi je peux me changer un peu les idées tout étant au téléphone ou à l’ordinateur.

p228-1

pistolet à air comprimé, réplique du P228 de SIG. Au Japon ce modèle est interdit aux moins de 18 ans. (Ceci est un jouet).

p228-2

Le modèle est assez puissant pour envoyer ses petits projectiles dans le jardin à une dizaine de mètres, et un peu plus si affinités.

Les deux potes

Un dimanche comme je les aime

  • Lever à sept heures – petit déj en famille
  • Glandouille devant Calcifer le poêle à bois, lis quelques pages du journal de guerre de Ernst Jünger. Le fils à mes côtés sur le canapé lit une manga de Ishinomori sur Sherlock Holmes. Les chats se réveillent.
  • Neuf heures, vais dans notre montagne. En descends quatre troncs d’arbres. Les porte sur l’épaule. C’est lourd. Je transpire. Le bonnet de laine de huit euros est tout trempé. Le bois c’est pour une future barrière.

image_32143653024_o

  • Un voisin passe, monsieur K. On discute.
  • Remonte dans la montagne. Réarrange le grillage autour de quatre arbres momijis plantés l’année dernière. Les chevreuils ont abimé le grillage et grignoté un peu de ces petits arbres.
  • S. passe en camion en bas. Il m’appelle et dit qu’il est train de couper des arbres, que je pourrai prendre les chutes. Je descends et le suis en camion.
  • Nous arrivons au pied de la montagne de Kaz. Un bel endroit. Trois grands cyprès coupés bloquent le petit chemin de montagne. S., Kaz., et un inconnu X. s’affairent avec leurs tronçonneuses. Les pros utilisent des tronçonneuses allemandes de la marque Stihl.

image_32173047133_o

  • En fait monsieur X. veut faire des tabourets en bois pour une équipe de foot. Un beau visage. Un sourire très calme. Très rare ici; une boucle d’oreille. Dès le début je le trouve très sympathique.  De tout façon si c’est un ami de Kaz ce ne peut être qu’une personne sympathique.

image_32862669541_o

  • Tous les morceaux de moins de 30cm de diamètre je les ramasse et les charge dans mon camion. Ca finira par faire trois camionnées. Not bad at all. C’est Calcifer le poêle à bois qui va être content!

image_32946941496_o

  • On fait la pause de midi et allons tous les quatre déjeuner dans un petit resto. Quelle fine équipe.
  • C’est vraiment sympathique de travailler ensemble tous les quatre. On charge les plus gros morceaux qui feront les tabourets dans le camion de X. C’est bien lourd et l’on apprécie l’occasion de pouvoir utiliser sa force.

image_32143452934_o

  • Je monte le chemin de montagne pour m’éloigner et faire pipi. Qu’il est agréable de faire pipi en montagne. J’admire le paysage et la beauté du coin tout en mouillant mes bottes. D’énormes arbres, poussés par la neige tombée en abondance cette année se sont effondrés d’une falaise.

image_32606288150_o

  • S. coupe un autre arbre, un cyprès énorme. facilement 60 ans. Le cyprès est bloqué à un moment. S. l’attache à son camion et le tire pour le débloquer. On passe ainsi trois bonnes heures. Une pause café. On est tous détendus et sérieux. Mais pas de déconnade. Faut jamais déconner en présence de tronçoneuses.

image_32946744166_o

  • Le travail fini tout le monde se sépare.
  • Je décharge le camion, retourne dans ma montagne et finis de poser un filet autour de deux autres arbres. Toujours contre les chevreuils affamés.
  • Retourne à la maison et fais une petite recherche sur les prix de vente de bois de chauffe. S. qui sait vraiment tout faire, mais vraiment tout, ne s’emmerde pas avec internet et quand il veut chercher une info il me demande de le faire pour lui. Je m’exécute avec grand plaisir. J’imprime le fichier excel avec une liste de prix et les différents ratios en Yens par volume, et vais le retrouver chez lui.
  • Il est dehors, fume une cigarette en se réchauffant devant un petit braséro. Il regarde le soleil couchant. On discute des prix du bois de chauffe. Un voisin agriculteur arrive. Il s’allume une cigarette et approche ses mains du braséro. Il fait frisquet.
  • Rentre à la maison, et repars avec le fils; diner au kaiten sushi de la ville voisine. Comme dessert le fils commande un parfait à la fraise. On discute avec le chef sushi qui nous informe qu’avec le prix des fraises qui est à la hausse ils vont bientôt retirer du menu les parfaits à la fraise. Et oui c’est comme en France: tout part en couille, .
  • Je lui demande s’il va remplacer le parfait à la fraise avec du parfait à la sardine.

Que c’est beau!

Il a (encore) neigé cette nuit et je vais faire un tour pour profiter de la beauté du paysage. Je sors de la maison et prends la gauche; pour remonter notre petite vallée.

Il est neuf heures le ciel est d’un bleu magnifique. Que c’est beau! Beaucoup de plaisir. Tout est beau. La lumière. Le ciel bleu. La neige saupoudrée qui rehausse et simplifie le paysage.

C’est amusant: notre vallée, que personne ne connait et qui n’intéresse personne. En plus il y a des centaines d’endroits exactement pareils à travers tout le Japon… Mais que c’est beau!

Le village s’éteint petit à petit. Il y a que des vieux qui y habitent, et nous, nous y sommes tombés comme des météorites.

Sur le chemin je vois monsieur O., un autre personnage très sympathique. Il dépoussière la neige tombée sur sa voiture blanche. Toyota. On discute. Lui vient d’Osaka et s’est installé dans le village peu avant nous. Nous sommes tous les deux des citadins convertis. C’est un ancien athlète et expert en bois et menuiserie. Je suis un de ses fans.

Il est aussi sensible à la beauté de tout, ce matin. On parle de la beauté du paysage. La beauté rend heureux.

Lorsque nous vivions à Tokyo; l’accès à la beauté me manquait terriblement. Parfois une jolie paire de fesses ou de jambes. Ca se limitait à ça.

Je continue à monter vers le fond de la vallée. Monsieur M aperçu; 90 ans minimum, il boite, une dent lui reste sans doute; il balaye la neige devant sa jolie maison. Lui il sait comment durer.

Plus loin je continue; au fond, jusqu’au dernier poteau électrique, une maison détruite, un temple abandonné. La énormément d’empreintes d’animaux; déjà on n’est plus chez les hommes.

C’est tellement beau je me dis; dieu existe; il est la. C’est lui qui fait pousser les arbres. L’énergie de la nature. Simplement de nos jours il ne vit plus dans les villes; et lorsque les gens ne le prient pas il se retire en silence sur la pointe des pieds; vers le fond de la vallée; là personne ne l’emmerde, il a besoin que les gens prient pour être; sinon il est mieux avec les plantes et les animaux.

wp_20170212_08_59_45_prowp_20170212_09_11_36_prowp_20170212_09_13_03_prowp_20170212_09_15_16_pro

empreintes … ?

 

wp_20170212_09_15_39_prowp_20170212_09_16_10_pro

camion nickel chrome

 

wp_20170212_09_16_29_prowp_20170212_09_18_50_prowp_20170212_09_21_59_prowp_20170212_09_29_48_prowp_20170212_09_31_31_prowp_20170212_09_40_00_pro

retour … et voila notre maison.

wp_20170212_10_04_53_pro

 

Une gâterie pour la montagne

L’autre jour.

Ayant un peu de temps durant les nombreux interludes d’un match de baseball du fils je fais un tour sous les frondaisons des arbres autour du stade et récolte des glands en veillant bien à les distinguer de quelques crottes de chien par ci par la.

Dès que la neige aura fondu, j’irai éparpiller les glands dans notre montagne.

Avec un peu de chance, il y aura bien un arbre qui va pousser !

donguri-2350_o

A propos connaissez ce magnifique film, intitulé l’homme qui plantait des arbres.