Un beau passage

Un excellent mélange

Minou et son petit cadeau

Le soir, vers 21:30, au moment ou nous nous plongeons dans la lecture des manuscrits de Nag Hammadi, Minou rentre par sa petite porte spéciale et apporte une souris. Elle vient la déposer dans un espace de 10 cm, entre le vieux buffet et le mur de la cuisine. Elle regarde ma femme.

En effet ça a tout l air d’un cadeau que Minou nous fait.

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Des bébêtes chaque jour (âmes sensibles s’abstenir)

Depuis l’arrivée du printemps.

Cela s’est accentué cette semaine.

Les chats nous amènent des bébêtes tous les jours.

Ce matin même nous trouvons dans la cuisine la moitié d’un petit rongeur. Je pense que c’est Scotch qui l’a ramené.

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Mercredi soir on trouvait Minou avec une grosse souris dans la gueule. Scotch et Minou se la disputaient.

Jeudi, Scotch jouait avec une toute petite souris, type hatsukanezumi, la souris de vingt jours (二十日鼠), elle était encore vivante, et nous avons eu du mal à l’attraper …. petite boule noire qui courrait d’un coin l’autre de la maison en essayant d’échapper à Scotch … on a pu la saisir pour aller la relâcher dehors.

Sans compter une petite souris que j’ai vu dans le jardin, dans la gueule de scotch .., vendredi.

Hier soir le comportement de scotch nous a mené vers une autre souris; morte, entre deux meubles. Et juste avant, scotch était rentré à la maison un énorme papillon de nuit (ga, が、蛾)dans sa gueule.

Ca fait une bébête par jour … dans ces moments là on n’a pas le temps de prendre des photos … faut agir vite … Je crains de saisir tout cela avec les mains … je mets les gros gants de cuir pour le poêle à bois, bien pratique …

Sans doute le gros inconvénient à avoir des chats … et maintenant avec Scotch la quantité de proies ramenées à la maison est double …

Ceci dit il faut aller au de la de nos peurs et de nos phobies … Les chats amènent ce qu’ils trouvent. Nous avons la chance de vivre dans un endroit où la nature a été en partie préservée. Et donc il y a des insectes des grenouilles et plein de petits animaux à portée de griffe.

C’est mieux

Transformer la matière

Oui, ici à la campagne au Japon, nous sommes un peu loin du monde, presque loin de tout. Nous produisons nos propres distractions. Grâce à l’absence d’interférences nous pouvons rester concentrés sur nos projets et creuser nos petits sillons.

Une des choses passionnantes avec le bois c’est comment on peut le transformer. Tant que l’on reste dans le sens de la fibre… le bois se laisse transformer à l’image de nos idées.

J’ai commencé à scier dans la longueur le premier demi tronc d’arbre descendu de la montagne.

J’aime bien ces projets longs qui s’étalent sur des mois. On avance pas à pas, mètre à mètre. On sait jamais quand on aura fini…

Les cinq planchettes obtenues serviront à construire la barrière …..

En fait le résultat n’est pas super top, il faut que je trouve une meilleure façon de faire … pour la prochaine fois …

 

Les outils tradis pour faire les mesures … la règle sashigané 差し金 le vieux sumitsubo et le sumisashi 墨差しen bambou 

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墨壺 すみつぼ sumitsubo pour tracer les lignes … (version moderne)

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A la scie circulaire…. 

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Finis à la scie tout court … ma scie circulaire étant trop petite … 

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Et voila. Faudra un petit coup de rabot. C’est pas vraiment top le résultat… Faut que je trouve un moyen à mieux faire … 

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Je suis quand même content .. C’est intéressant de voir comment on peut transformer la matière avec de simples outils … 

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Moitié moitié

Pour la barrière je coupe dans sa longueur un tronc de 2.3 mètres. A la tronçonneuse. J’en ferai ensuite des petites planches. Je le fends en deux car sinon il serait trop lourd pour le porter et le descendre de la montagne; jusqu’à la maison.

Je suis assez satisfait du résultat.

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Encoches à la hache le long du mètre

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A la tronçonneuse suivre les pointillés.

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Puis continuer, sur toute la profondeur.

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Une barrière contre les chevreuils (1)

Nous sommes las des chevreuils qui chaque nuit viennent brouter dans notre jardin. Il n’ont qu’à traverser la route et la rivière lorsqu’ils descendent de la montagne pour venir faire ripaille dans notre jardin, et tout y passe même les fleurs.

L’été dernier j’avais posé des filets mais j’ai bien vu comment les chevreuils les traversent en forçant un peu, et déchirent tout.

Il faut donc un truc de solide, un truc prêt a stopper ces envahisseurs, une ligne Maginot.

J’utilise les arbres coupés l’année dernière dans notre montagne. Depuis plusieurs mois j’ai préparé les futurs piliers de la barrière.

Pour que le bois dure le plus longtemps possible je le pose hors sol. J’enfile chaque pilier sur une barre de fer fixée sur un socle de ciment. Nouvelle technique pour ce projet; c’est toujours bien d’essayer des choses nouvelles.

Pour mouler le ciment j’utilise un pneu découpé.

C’est un gros projet de bourrin, avec ces piliers de 15 cm de côté, ,mais il faut que ce soit du solide et durable. Et puis je compte n’utiliser que du bois provenant de notre montagne.

 

Pneu -> moule

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Les piliers vont s’enfoncer dans la barre de métal. Je pose une rondelle de metal entre le socle de béton et le pilier (pas sur la photo), pour éviter que le pilier, en bois, ne soit en contact avec l’eau.

 

 

Piliers descendus de la montagne

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finition au rabot électrique. Je perce un trou, 25cm de profondeur.

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Pose de la première partie de la barrière

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Pour les planches utilise des planches tirées des arbres de notre montagne. Je coupe dans la longueur. Et les passe au rabot à main.

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Cérémonie de fin d’études à l’école primaire

 

Je vis au Japon depuis plus de quinze ans et je continue à être étonné, surpris par ce que je vois.

Aujourd’hui c’était la cérémonie de fin d’études de notre fils de douze ans à l’école primaire du village.

Voici comment cela s’est passé.

Nous sommes avec les autres parents d’élèves dans le gymnase de l’école. Le drapeau japonais et le drapeau de la ville de Himeji.

Sur l’estrade un superbe bureau en bois orné du logo de l’école. Un grand bouquet de fleurs.

Sur le côté gauche du gymnase les enseignants sont réunis. Les parents sont assis dans les rangées au fond. Le premier rang; les sept élèves de sixième année à qui la cérémonie est dédiée. Derrière eux les quarante autres élèves. Sur le côté droit sont assis une trentaine de notables du village.

Tout le monde se lève. Salut au drapeau et chant de l’hymne national.

Le Directeur monte sur l’estrade et commence un long discours. Le discours est très bien ficelé. Il cite un poème de Goethe. HeidenRöslein. Il en chante une strophe.

Puis il appelle les élèves de sixième année un à un; qui monte à l’estrade et à lui il remet un très joli diplôme. Chaque diplôme est numéroté. Notre fils est le 1694è élève sorti de cette école primaire.

Chaque enfant retourne à sa place.

Le délégué de la ville de Himeji lit un discours.

Puis chaque notable, appelé, se lève et adresse un message de facilitation et d’encouragement aux enfants. Les notables: le directeur de la banque agricole du village; le directeur de la Poste, les représentants des divers hameaux de la vallée; l’association des femmes, le policier de fonction, les associations de troisième âge, l’association des agriculteurs, le Directeur du collège etc …

Ensuite les enfants de l’école jusqu’à la 5è année s’adressent un à un aux élèves de 6è année.

Puis tous les enfants entament une chanson. Certains enfants pleurent. Des mamans pleurent. Des papas aussi.

Clôture de la cérémonie, tous les enfants s’équipent d’instruments de musique et jouent ce n’est qu’un au revoir pour les enfants de 6è année qui un à un quittent le gymnase. Ils retournent à leur salle de classe où ils retrouvent leur maîtresse.

La, la maitresse lit une lettre à chaque élève de qui elle doit se séparer. C’est un nouvel instant d’émotion.

Les enfants ensuite reçoivent quelques souvenirs, un bouquet de fleur, un livre retraçant tous les moments clef de cette dernière année, deux beaux portemines offerts par la banque du village et gravés du nom de l’enfant.

Les enfants emportent aussi la liste imprimée de tous les livres qu’ils ont empruntés dans la bibliothèque de l’école pendant les 6 années.

Ainsi qu’un registre de santé qui indique leur croissance.

A noter que la longueur du ruban rouge qui lie la liste des livres de la bibliothèque correspond aux centimètres que chaque enfant a gagnés pendant sa scolarité dans l’école.

Les enfants quittent l’école. Lâché de ballons.

Tous les autres enfants leur font une haie d’honneur avec des fleurs.

 

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Un Cerisier pour célébrer

Notre fils a douze ans. Il finit sa dernière année à l’école primaire (qui compte six ans au Japon). En avril il entrera au collège.

C’est quelque chose. Les cycles de douze ans ont un sens.

Pour féliciter notre fils et marquer le coup, un voisin nous a offert un cerisier. Quelle merveilleuse attention ! Nous recevons ainsi souvent des leçons de savoir vivre.

Cerisier, que nous plantons dans le jardin aujourd’hui.

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