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L’été en résumé

L’été au Japon, chaleur et humidité, cette saison parfois nous teste et nous demande beaucoup !

Maintenant on est fin août les jours de grande chaleur sont passés et les nuits sont plus fraiches.

Ah oui, pour moi le plus difficile c’est la nuit, la nuit étouffante et humide qui empêche de dormir, dur dur quand on doit aller travailler très tôt le lendemain matin. La privation de sommeil; grande spécialité du guépéou que Soljenitsine décrit en longueurs dans l’archipel du goulag …

Mais bien sûr il y a aussi tellement de bons moments. Toute cette énergie que l’on voit partout, tout ce qui pousse dans le jardin et le transforme en une véritable jungle et puis tous les animaux qui s’en donnent à cœur joie c’est si formidable. Les insectes; les serpents c’est merveilleux de pouvoir les observer. En été la campagne japonaise est si belle. Tout resplendit!!

La solution: il faudrait être en vacances tout l’été !! et ne pas avoir à se lever très tôt le matin pour travailler … pour pleinement profiter de cette saison tout à fait époustouflante.

Le jardin a donné tout l’été. Beaucoup d’aubergines de tomates de poivrons et même des courgettes, que je n’ai jamais réussies. Et puis une quantité faramineuse de citrouilles.

Je remplis des paniers tous les 3 ou 4 jours et fais des méga ratatouilles. Parfois j’emplis un panier vers midi; et je laisse mijoter la ratatouille dehors à l’entrée du bureau pendant je finis mes mails. C’est bien de pouvoir faire plusieurs choses en même temps comma ça.

Lundi matin. 7 heures. Il ne fait pas encore super chaud. Réunion avec Saki et le chien tchatcha. On se prend un café et on discute des choses. Les nouvelles du monde avec la guerre en Ukraine sont particulièrement mauvaises. Tout part en couilles. Pour garder le morale la conversation se rabat sur le champ et les divers travaux que nous devons y faire.

Et oui! je partage mon temps entre le travail dans l’IT; à la maison et le travail au champ. C’est parfois difficile de concilier les deux. Le champ aurait besoin de beaucoup plus d’attention.

ici tout compte fait l’été n’a pas été si caniculaire. On a vu pire. Il y a eu en effet beaucoup de pluie. Ici après une nuit d’orage; je regarde le niveau de la rivière, de mon bureau.

En Juillet j’ai fait la découverte d’un marchand de disques et de cassettes, à une trentaine de kilomètres d’ici. Un endroit et un business improbables mais le business en fait semble bien marcher ! On trouve toujours des surprises…

Avec le camion en quatorze mois j’ai fait dix mille kilomètres.

Minou fait la sieste en mode grand écart; à l’ombre sous une table. Il fait chaud!!!

Très difficile de dormir certaines nuit; avec la chaleur humide. Ici je me réveille vers les deux heures et prends une photo de la maison.

Plus tard j’essaie de retrouver le sommeil et m’installant dans le jardin, dans un hamac. Les étoiles sont magnifiques. La caméra du mobile arrive à prendre ça:

En l’espace d’une petite heure on observe plusieurs poignées d’étoiles filantes !

Août c’est le début de la saison de la pèche au filet pour les ayu. Mon ami Saki fait ça chaque été; et il nous en fait toujours profiter. C’est un vrai régal.

Sur le parking d’un temple aperçu cette voiture avec toutes peluches de Capybara, le plus grand rongeur du monde (non ça n’est pas macron)

Plus tard dans le temple on découvre ces sculptures tout à fait étonnantes !!

Dans la chaleur moite les chats, ici Scotch, se laissent fondre comme un cornet de glace.

Message du temple pendant la semaine du o bon. O bon c’est la fête des morts, au Japon. Mi Août. On dit que les âmes des défunts reviennent aux villages visiter les familles.  »O bon la tiédeur de ceux qui nous ont quittés est encore vive« 

Déjà la lumière d’août en cet fin d’après midi. Je ne me lasse pas de la beauté des lieux.

Cet été et ça a été la clef du succès, je me suis tenu à un excellent rythme. Après le travail à la maison, je commence vers 4 ou 5 heures le matin, je bosse jusqu’à 13 ou 14 heures et après je me fais 10 km sur un rameur (pas sur l’eau; à la maison; zut). Ce rameur me fait le plus grand bien. Après on peut litéralement essorer le T shirt!

Parfois quand il fait beau je monte ensuite sur mon vélo et vais voir le fond de la vallée, pourquoi se priver d’une si belle vue!

Pour les cigales c’est la fin d’un très long voyage. Combien d’années aura celle-ci passées sous terre, avant de venir se perdre dans l’été?

Fin août on récolte les édamamés. Juillet et août ont été très pluvieux, et les édamamés en ont un peu souffert. On récolte ce qui n’a pas été perdu.

Ici se sont les patates douces. Elles ont l’air d’avoir une super pêche !!! On attend fin septembre pour commencer la récolte.

Un méga projet cet été c’était la préparation d’une exposition de mes dessins. L’expose commence cette semaine !!! Comment ça va se passer ? Des gens vont venir ??

L’expo est du 26 août au 3 septembre.

Le 3 septembre, un samedi, je serai à la galerie toute la journée.

Adresse de la galerie:

ギャラリーわびすけ / Galerie « wabisuke »

〒663-8113 兵庫県西宮市甲子園口1丁目4−3

663-8113 Nishinomiya Koushien guchi 1-4-3

アクセス: http://bcbweb.bai.ne.jp/waviske/access.html

Une visite inattendue

Hier un petit camion blanc vient s’arrêter devant la maison. Il est 4 heures de l’après midi et nous n’attendons personne.

En descend monsieur Shimizu.

Oh ! il est venu nous voir il y a deux semaines, à l’improviste aussi. Il était venu avec son épouse.

« J’ai entendu parler de vous dans le village et il semble que vous vous intéressiez à notre dialecte local, et je vous apporte quelques documentations à ce sujet ». Nous avait il dit. Comment a t il entendu parler de nous ?? Pour le remercier de sa visite et de ces documents je lui avais offert un exemplaire de ma BD Retour sur terre, en version Japonaise (失われた田舎暮らしを求めて)

Pour cette deuxième visite nous le convions à venir s’asseoir dans le jardin où nous pourrons échanger tranquillement.

Monsieur Shimizu fait très bien pour âge. Il est très alerte, curieux et son esprit est très vif. Il est né nous dit il en 1931, en l’an 6 de l’ère Showa, ce qui lui donne 91 ans.

Il nous montre plusieurs documentations qu’il a éditées sur l’histoire du village et nous raconte des histoires merveilleuses.

  • Une pierre très ancienne sur lesquelles les gens dit on jouaient autrefois.
  • Un rocher énorme qui serait tombé dit on après un tremblement de terre.
  • Et puis ces pierres rondes que j’ai remarquées plusieurs fois en montagne et qui explique t il ont été placées autrefois après une grande bataille au 16è siècle où seraient tombées plusieurs combattants, des samourais! Monsieur Shimizu connait d’ailleurs le nombre exact de ces pierres bien caractéristiques, que l’on peut trouver sur chaque flanc de montagne dans notre vallée.

Ensuite il nous fait parcourir un recueil de notes et d’expressions du patois local. Je note que plusieurs de ces expressions Saki chan mon ami les utilise tout le temps.

Après, il sort de sa sacoche ma BD et nous dit: je l’ai lue trois fois et j’ai quelques questions et remarques. Il a en effet calligraphié ses questions sur un petit bandeau en papier!

Sur la première page, où je dessine à la façon du jeu de l’oie comment je suis allé vivre au Japon, (et comment mon grand père élevait des lapins dans son jardin) il nous raconte comment son père allait chasser des lièvres en montagne. C’était pour permettre aux enfant de prendre des protéine, nous dit-il, c’était peut être pendant ou juste après la guerre …

Il nous dit qu’ils avaient six poules et qu’il chassait les belettes.

Il a beaucoup de remarques comme cela et de souvenirs et tout fait mouche… Ce qui est aussi très amusant c’est qu’il connait de nombreux personnages de la BD; et par exemple la soeur de Saki chan qui y est un personnage principal, a été l’élève à l’école de monsieur Shimizu !

Il a vraiment épluché la BD dans tous les détails et même il nous montre une coquille que nous avons laissée dans le texte japonais, alors que nous avons dû le lire et relire une bonne cinquantaine de fois!

Je suis vraiment très honoré qu’un sacré monsieur comme monsieur Shimizu me lise ainsi trois fois; et très sérieusement.

Il dit son approbation sur la double page où je parle des pauvres cryptomères et nous donne beaucoup de détails sur l’histoire de ces arbres, et puis un autre ancien de la vallée très connu ici; qui avait élu le meilleur élagueur du Japon ! (il est d’ailleurs photographié ici en coupant un arbre, il devait avoir 90 ans aussi…)

Il y a un moment dans la BD où ça diverge vers la fantaisie -les animaux deviennent les personnages principaux- et il dit ah oui ici c’est très drôle !!!

Nous passons un bon moment en compagnie de monsieur Shimizu et il y a une chose que nous retenons: la curiosité intellectuelle, l’amour du savoir et de la connaissance permettent de rester jeune dans la tête.

La prochaine fois que je fais des crêpes j’irai lui en apporter.

Quel plaisir toujours de se faire de nouveaux amis !
Il dit mais alors c’est quoi que tu as mis sur la capsule spatiale ? Ha ? une brouette ?!
Dans la case de ma vie d’employé de bureau à Tokyo il note que lui utilise la souris de l’ordinateur avec la main gauche, et pas la droite comme moi dans le dessin
En référence au fait décrit dans la BD que les femmes et les hommes sont à différentes tables pendant les fêtes, il nous parle de la mixité à l’école; autrefois
Et oui ! Nous nous nous sommes trompé de kanji !

Préparation des pousses de bambou, en BD

C’est la saison des pousses de bambou.

Un vrai régal. J’en avais parlé dans un article, avec photos il y a plusieurs années.

On va en chercher en montagne mais en général les sangliers sont passés avant nous. La nature les avantage car ils peuvent les sentir alors que les pousses de bambous sont encore dans la terre…

On n’est pas pas les seuls à apprécier ce cadeau de la montagne!

Cette fois ci j’en parle en BD…

Vous pouvez consulter la version originale, en Japonais, ici.

Voyez comment le sanglier fait cuire le riz, comme autrefois, dans un kamado !!

Ah voila mon ami Saki chan …

Que du plaisir

Vous avez pu noter, depuis quelque temps je fais des articles sur les plats que je cuisine dans un dutch oven; dans le jardin.

J’appelle ça ma dutch oven therapy.

Faire un feu dehors dans le jardin, mettre les ingrédients dans le dutch oven et regarder tout cuire lentement me fait du bien !! Ca me calme. Faire du feu et rester auprès du feu … c’est inscrit très profond dans les gènes et s’adonner à cette activité permet de bien se calmer et d’entrer dans un cercle de cohérence avec soi même.

Aussi depuis l’éte dernier je jeûne le samedi. Et faire la tambouille dehors le dimanche matin préparer le feu etc c’est comme démultiplier la signification de ce repas qui marquera la fin du jeûne du samedi. Ca forme tout un rituel ….

La semaine dernière j’ai fait un civet de sanglier. Encore cette fois j’ai filmé et mis sur youtube.

La première vidéo youtube je découpe les morceaux de viande. Denis vous confirmez n est ce pas, la beauté de la viande de gibier ! Une viande ferme. On y lit toute la puissance et la vitalité de l’animal sauvage. Ca n’a rien à voir avec les pauvres animaux d’élevage, dans leurs univers concentrationaires …. Quelle horreur…

Bref découper cette belle viande de sanglier procure du plaisir et permet d’admirer la beauté de l’animal.

Ensuite dans la deuxième vidéo c’est plus standard; dutch oven, feu avec du charbon de bois. Cuisson lente et avec quelques verres de vin rouge.

Ce qui etait super sympa la semaine dernière c est que un jeune voisin est passé voir les opérations. Et ensuite par hasard Saki chan est venu nous rejoindre. Le jeune voisin et Saki chan sont tous les deux charpentiers et donc tous les trois autour du irori c’est une belle conversation à laquelle j’ai pu participer.

Quand j’écoute de si beaux dialogues entre les villageois, les histoires qu’ils racontent dans leur patois si musical je regrette toujours de ne pas enregistrer ….

Bonne Année! Et Message du temple

Promenade sous la neige

Lien vers l’article en Japonais

Samedi matin. Il a neigé pendant la nuit et tout est blanc.

Les anciens du village expliquent qu’autrefois la neige une fois tombée restait … de nos jours elle fond en général dans la journée.

Si bien qu’il n’y a pas de temps à perdre; j’enfile mes bottes et pars faire un tour.

La neige simplifie la palette des couleurs; tout devient soit blanc soit noir; et en plus elle absorbe les sons; si bien que la quantité de signaux et de stimuli qui parviennent à la cervelle sont réduits considérablement. Invitation au calme.

Je commence par faire un tour du jardin.

Puis je vais faire un tour, direction le fond de la vallée.

Une maison ancienne, avec la toiture d’origine. Toiture de chaume, protégée sous des tôles.

Le temple du village

Voila la dernière maison.

Après la route devient chemin forestier. On dit « Rindou ».

Dernière maison: au delà c’est le territoire des animaux. Justement que font toutes les braves bêtes? Dans ma Bande Dessinée Retour Sur Terre elles sont chez elles bien au chaud et jouent à la playstation….

A propos; il y a des petits détails dans la BD qui sont si petits qu’ils n’apparaissent pas à l’impresssion. Comme ici; avec les descriptions des armes et mon pseudo sur la tronço.

Par contre les cryptomères eux continuent de pousser. J’admire ces branches majestueuses.

On se sent vraiment bien. Je décide de faire une pause. Je me pose contre le tronc d’un de ses cryptomères.. et je ferme les yeux.

Je suis ma respiration.

Tout d’un coup je sens les parfums de réglisse de la forêt. C’est merveilleux. La forêt s’est ouvert comme un coquillage et m’offre toutes ses senteurs.

Et puis j’entends un camion qui s’approche… Je le regarde sans bouger… Il faut dire que je suis en treillis intégral, le gars dans le camion est un chasseur, je vois ça à sa casquette… il s’attendait pas à voir quelqu’un ici… et surtout pas quelqu’un comme moi …

il me dit que fais tu là je luis réponds je me repose…

Il a fait tout de suite demi tour illico presto…

Je décide d’aller un peu plus loin …

800ème article ! Nouvelle direction pour le blog

Dingue ça quand même; c’est le 800ème article de ce blog sur « vivre à la campagne au japon ».

Qui l’eût crûte, que ce blog continue aussi longtemps et que nous ayons autant de lectrices et de lecteurs!

Merci ! Sans lecteurs, sans vos commentaires, est ce que j aurais continué ? peut être pas…

Pierre N du Québec, avais-tu écrit dans un de tes commentaires, « les choses prennent leur sens dans la durée » et oui tout à fait ….

Justement coïncidence intéressante, que ce soit le 800è article, c’est que je vais désormais écrire tous mes articles en Japonais et en Français.

Car voyez vous je ne pratique pas du tout le Japonais à l’écrit -tout mon travail est en anglais-. et je sens que mon niveau à l’écrit est vraiment très mauvais. Je vais donc écrire les articles en Japonais pour la même raison que j’ai commencé ce blog en français: la pratique de la langue à l’écrit.

Deuxième raison, c’est que tout ce que je fais ici, que soit les légumes, le bricolage, la bande dessinée et simplement vivre ici a beaucoup de sens dans le contexte japonais. Il y a plusieurs messages que je veux faire passer aux Japonais:

on peut vivre très dans une maison ancienne de plus de 100 ans. Il n’est pas nécessaire de détruire les maisons anciennes pour faire construire de grosses merdes en contre plaqué et en plastique à la place ! En plus la maison traditionnelle est parfaitement adaptée au climat. et, très souvent, peut se trouver pour une bouchée de pain.

on vit très bien à la campagne, dans un petit village. (même si je n’ai pas la solution miracle pour gagner les pépètes ou les brouzoufes … ça, c’est à chacun de trouver)…

faire ses légumes et son bois, c’est pas chiant et c’est pas ringard: au contraire, ça apporte beaucoup de satisfactions.

et, ne pas attendre l’âge de la retraite (qui, étant constamment reporté, pourrait ne jamais arriver) pour s’amuser.

Donc voilà, c’est le 800è article et si tout va bien, le dernier qui est uniquement en Französich.

Les articles futurs seront en Français et en Japonais. bilingues. Texte français en début d’article, texte japonais en deuxième partie. Voilà qui va ajouter une nouvelle dimension à ce blog.

Par contre Je n’écrirai pas forcement les mêmes choses dans les deux langues…

Tout cela est concomitant d’ailleurs avec la sortie de ma bande dessinée en japonais et un nouveau site wordpress, qui lui est uniquement en Japonais https://www.wakametamago.jp

ではでは

Le remplissage du samedi

Sept heures du soir. Une journée bien remplie et pourquoi pas en faire le résumé.

MATIN

Lever vers 5 heures. Mon épouse est déjà levée et bricole. Petite heure tranquille dans la cuisine. Je bouquine les Illusions Perdues du père Balzac. Excellent traité de « business pour les naïfs qui montent à Paris » (c’est à dire qu’ils se font pulvériser). Voilà un roman qu’il est vraiment actuel et moderne.

Je ne prends pas de petit déjeuner, car depuis cet été je ne mange pas le week end. C’est à dire que je ne mange pas entre le diner de vendredi et le diner du dimanche. Comme j’ai du gras, je vois que ça ne me limite pas du tout.

Aujourd’hui il fera beau! Voila ce que je vois quand je sors de la maison.

7 heures trente. Je prends ma tenue de combat et mes bottes, et vais voir Sakichan à son atelier. Café. Il est à son atelier depuis 5 heures trente. On papote puis on se met au boulot. Dans le champ on récolte ce qui reste de gingembre. On pose aussi un petit tissu pour protéger les épinards, le colza (nanohana) et la moutarde brune (karashina) du froid qui commence à s’installer.

8 heures trente je retourne à la maison. Enfile un pantalon décent. Prépare une vingtaine de copies de la version JP de ma BD, je les mets dans une pochette plastique, ajoute un bandeau de papier explicatif. Sur une BD sur 10, je glisse un post it avec des oreilles de chat qui dépassent, pour faire la surprise, comme ici:

9 heures je parts et vais visiter un café salon de thé à vingt kilomètres au sud. La semaine dernière J’avais fait la rencontre par hasard de la cheffe de ce café et elle avait proposé d’y vendre des copies de ma BD. or tout a été vendu qu’elle m’a dit la veille, donc je vais y déposer un nouveau petit stock. Le café est dans un nouveau building et très bien arrangé. Il est situé juste devant une gare de train. Ils vendent aussi des légumes de leur production et la spécialité de leur village: des pousses de bambou en conserve. Je rencontre la responsable, dont je fais la connaissance et on discute pendant une heure. C’est vraiment sympa: grâce à mon projet de BD je rencontre des gens et sors un peu du village.

10 heures trente je suis de retour au village, et retrouve Saki chan à son atelier. Il va livrer du bois au camping du village, je le suis car mes BDs y sont également en vente, or ici aussi tout a été vendu! j’y vais déposer un autre stock de 10 copies.

Arrivés au camping on va voir un groupe de jeunes pas si jeunes du village qui ont organisé avec un couple de youtubeurs un « cours de cuisine au camping ». Je vais voir les youtubeurs on discute un peu topinambour et comment les préparer.

Cet évenement est organisé pour « revitaliser » le village et tout est vraiment bien fait … good job guys!!!

APRES MIDI

13 heures je repars cette fois pour aller voir Shin chan qui a un super café resto dans la ville voisine. Je veux y prendre un café, le café y est délicieux, et aussi offrir une copie de ma BD à Shin chan. Au resto il y a deux gars qui sont assis tranquillement et on fait connaissance. L’un est agriculteur l’autre travaille pour un fabricant d’outils de nettoyage. Deux personnages encore très sympathiques et on papote pendant une bonne heure au moins.

15 heures je suis de retour à la maison.

C’est bien joli de papoter mais j’ai besoin de bouger. Je remets ma tenue de combat et vais transporter de grosses pierres dans le jardin. Je les amène dans un petit coin où je fais comme une terrasse; cet endroit est sinon envahi de petits bambous et l’été c’est un cauchemar pour débroussailler. Pour transporter les pierres je teste un nouveau chariot bricolé récemment Ca marche très bien et c’est super pratique. Tout cela m’occupe pendant deux bonnes heures et je sue à grosses gouttes. Car il s’agit aussi de retirer de la terre; de la passer au tamis, d’amener cette terre dans le potager et de retirer de grosses racines pour pouvoir poser ces grosses pierres. Ce travail physique me fait un bien énorme.

18 heures

Eh oui! ne pas manger le week end allonge celui ci considérablement. Tout ce que j’ai pu faire dans cette seule journée, c’est aussi parce que je n’ai pas eu besoin de m’arrêter pour bouffer.

Qu’est ce qu’on va faire demain ? le matin je vais continuer à m’occuper des pierres. Je ferai ça sans doute en écoutant un podcast … ça va être cool. Puis j’irai faire quelques courses et en fin d’après midi on se retrouve chez Saki chan dans son atelier pour une petite fête. Son épouse aura amené des huitres. Nous amènerons des boissons et du fromage du pays basque reçu d’une lectrice ….

Toutes ces choses simples; ces rencontres, ces amitiés, et ces grosses pierres aussi, c’est que du bonheur….

Les formidables possibilités de l’échange

Pour ma bande dessinée retour sur terre, la version en Français il y a l’option d’un échange « BD contre fromage ». J’envoie une BD et vous m’envoyez du fromage. Grâce à vous nous avons ainsi reçu beaucoup de fromage et cela a fait notre régal!

Nous avons ainsi découvert le fromage de Gelbique !

Mais au cas par cas nous avons fait d’autres échanges.

« BD contre CD »; « BD contre book » Comme pour le fromage cela permet de découvrir de nouvelles choses …

Ici des CD de Bruno Letort, de Mariano et un très joli livre sur l’île d’Ouessant par Elisabeth Coutrot.

Que de belles découvertes, et aussi, rencontres.


Pour la version en Japonais de la BD et sa « distribution » sur le Japon,, il y a également l’option de faire un échange: contre une bouteille de saké (seule condition: que ce soit un saké produit localement et pas celui d’une grande marque) ou alors une boite de gâteaux de la région du lecteur.


Hier samedi, j’ai parcouru la vallée de long en long (il y a pas de large, la vallée est étroite) pour déposer des copies de la BD dans des « points de vente ». Le camping restaurant de la vallée, la pizzeria de monsieur K (son blog est ici), le bureau des eaux et forêts…

Avec monsieur K, nous avons fait un autre échange: BD contre pizza!


Je sens vraiment que ces échanges, ce troc, en plus de permettre de faire des rencontres, ont quelque chose de libérateur: on ne se cache pas derrière l’argent, et un vrai sentiment de joie.

Et il y a aussi comme une nuance de contestation, car ces échanges, ces trocs; échappent au fisc et à la taxation.

Les Etats moustiques (*) ne peuvent pas venir y planter leur trompe pour sucer notre sang…. avec la TVA (en France 20 pour cents; au Japon 10 pour cents: imaginez que l’on pompe 20 pour cents de votre sang à chacun de vos mouvements).

Et oui l’Etat trompe (de moustique) énormément….

« Beautification » du pied-de-biche

J’avais déjà fait ça il y a 3 ans.

Mais je recommence! Je repeins mes pieds-de-biche. Je choisis le motif tricolore. Ca jette!

Bien sûr, bleu blanc rouge, ça fait, je le conçois, un peu …. populo.

Ce serait beaucoup plus classieux de peindre les pieds-de-biche avec les fleurs de lys sur fond bleu. La prochaine fois, si Dieu nous prête vie.

Pourquoi des pied-de-biche, et surtout avoir un gros truc comme celui de gauche ? Le pied-de-biche est très utile pour retirer des grosses pierres ou alors bouger des objets très lourds. Comme dans la dernière vidéo où je positionne des troncs d’arbres pour les tronçonner en toute sécurité.

Je les ai utilisés aussi récemment pour retirer une souche d’arbre.

Un des projets en cours consiste d’ailleurs à poser de grosses pierres, les plus grosses possible, dans un petit coin de jardin jusqu’alors empli de petits bambous et qui l’été se transforme en une véritable jungle difficile à débroussailler.

Le projet:

1 retirer terre et souches.

2 passer la terre dans un gros tamis pour séparer cailloux et terre;

3 ramener la terre au potager, garder les cailloux,

4 creuser encore,

5 amener de grosses pierres, les poser,

7 mettre des cailloux dans les espaces laissés.