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Ces journées d’été

Il fait très chaud. On parle de canicule pour la région du Kansai. Il faisait trente sept degrés aujourd’hui.

Voici une liste des événements de ces derniers jours…

 

  • Notre fils a encore trouvé un petit chaton sur le bord de la route; sur son chemin d’école. Très affaibli, il ne devait avoir que quelques jours. Nous l’avons recueilli et depuis il a repris des forces.

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Depuis il a commencé à s’habituer à la maison. Il explore. oh génial un paquet de chips … Au fond du caniveau où notre fils l’a trouvé, il n’aurait sans doute pas survécu la chaleur.

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Nos chats Scotch et Minou depuis hésitent à entrer dans la maison… l’odeur de ce petit intrus est une violation inacceptable du territoire … Mais d’ici quelques jours tout le monde devrait s’habituer je pense … La vie est faite de compromis.

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  • Suite aux très fortes pluies d’il y a dix jours, un petit canal attenant à la rivière qui longe notre maison et traverse le hameau a été bouché par du sable et des pierres. (ces canaux servent à l’irrigation des rizières, en aval). Avec les typhons il y aura d’autres pluies très fortes et il est crucial de laisser la rivière libérée de tout obstacle.

Avec ma petite pelle j’entreprends de dégager tout cela.

Avec la chaleur et le soleil qui tappent je m’y prends à plusieurs reprises, sans forcer, avec moultes pauses.

Toujours agréable de travailler dans la rivière, on redevient enfant …

 

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A chaque pause je m’allonge sur un banc à l’ombre du hanaré dans le jardin. J’observe longuement les nuages merveilleux. J’ai le droit; hein, il fait si chaud .. Voici des moments   bien précieux.

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  • Les dernières pluies ont aussi descendu de belles pierres. Il y en a une dont la forme plate et allongée est intéressante. Elle doit faire 80 ou 100 kg, no idea, je la déplace dans la rivière sur trente mètres pour ensuite la hisser le long d’un petit passage qui arrive sur la route.

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Pour cette opération titanesque j’ai préparé un petit chariot, fixant des roulettes sur une ancienne palette … comme je n’avais pas de rondelles métalliques à disposition j’utilise des pièces de cinq yens (elles sont perforées en leur milieu)… très pratique ! Voilà … chaque pays devrait avoir des pièces perforées … de préférence, celles de petite valeur. En plus cela ferait d’énormes économies de métal …

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Cette belle pierre arrivée à destination facilitera l’accès au hanaré côté rivière. Nous y avons mis un banc mais il est assez haut… (sur la photo, sur le banc, un oreiller en céramique, idéal pour la sieste).

Passque quand il fait chaud comme ça il faut se la couler douce, suivre le rythme, se calmer, faire la sieste … et là encore les chats nous montrent l’exemple à suivre.

  • Ici Minou qui sait tirer de l’ombre d’une table quelques moments de répit.

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  • Dans le jardin on installe une cuisine d’été improvisée. Préparation d’une ratatouille.

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  • Le matin on va donner un coup de main aux habitants du hameau au fond de la vallée pour préparer une fête de nuit aux flambeaux, ou fête du feu.

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Les montagnes qui entourent précieusement ce petit hameau comme un joyau sont superbes. J’aime beaucoup ces travaux avec les autres habitants; toujours l’occasion de passer un bon moment et d’apprendre de nombreuses choses et de mieux faire connaissance.

A monsieur O je lui fais la remarque que, Denis, lecteur du blog saigne ses chevreuils la tête en haut. Un autre villageois confirme connaitre quelqu’un qui les saigne; comme Denis, la tête en haut. Monsieur O philosophe écoute avec respect mais conclut la discussion avec moi je le fais la tête en bas !

Monsieur K est une connaissance plus récente, lui aussi est un chasseur et un personnage tout en couleur. Fin cuisinier il nous a fait goûter à ses préparations de chevreuil, tout en finesse. Il me dit Tu aimes la tortue ? TURTLE !!!

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Fait toujours aussi chaud mais on aimerait bien construire une petite cabane tout en haut d’une montagne.

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Dans mon œuf

Je dois bosser à la maison 85 pour cents du temps.

Le reste je suis à Osaka pour des meetings avec mes charmants collègues ou bien aux US ou alors ailleurs en Asie comme Singapoor.

Donc 85 pour cents du temps je bosse dans ma petite cabane, de un mètre sur trois.

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Un si petit volume est très facile à chauffer. Quand je commence à cinq heures du mat en hiver il y fait moins deux degrés, mais avec le radiateur électrique la température monte rapidement à dix, douze degrés.

C’est formidable d’être tout seul, dans un très petit espace. Il y a peu de distractions, peu d’interférences.

Travailler chez soi peut être difficile avec les différentes tentations. Il est bon d’avoir un espace de travail à soi, entièrement séparé de la maison. Être loin de la cuisine et des bouteilles de whisky est important aussi.

La vue donne sur ma petite montagne et c’est un bon poste d’observation sur ce qui se passe dehors; qui du village promène son chien, ou bien le chevreuil à trois pattes qui se balade, des bûcherons qui reviennent du fond de la vallée avec le camion chargé de troncs de cryptomères ou encore le chat Scotch qui va chasser des oiseaux ou des grenouilles dans la rivière en face.

Cette petite cabane de trois mètres carrés était autrefois une tsukémonobeya 漬物部屋 où l’on produisait des pickles, attenante à notre petit atelier. Au début les habitants du village étaient vraiment surpris de me voir pougner là, maintenant quand ils promènent leur chien et passent devant la maison, de l’autre côté de la rivière, ils font des signes de la main …

Au mur sur les étagères j’ai mis mes BD préférées ainsi que une centaine de Pléaides collectionnées depuis vingt ans. Quand les collègues me font trop ierch et que le travail me déprime je peux penser à Chateaubriand ou Saint John Perse.

J’ai aussi des photos de ma maman qui nous a quittés.

J’ai vue aussi sur une partie du jardin et un chaudron où je brûle des affaires et en particulier des mauvais livres comme par exemple un très mauvais book d’entretiens de Pierre Rabhi. Il est bon de pour voir surveiller le feu.

Au cours de ma carrière d’employé de bureau j’ai eu l’occasion de bosser dans de jolis bureaux, en Allemagne avec une vue magnifique sur Munich, à Madrid au cœur de la ville, et différents endroits à Tokyo dans des bureaux assez luxueux. J’ai bossé aussi dans beaucoup d’endroits bien pourris, les banlieues industrielles et des sites de production où il n’y avait même pas de bureau. J’ai bossé une année entière dans une cuisine à Francfort..  Ces banlieues d’ailleurs bien que déprimantes sont intéressantes à visiter…  La, dans mon jardin entouré de mes petites affaires, c’est vraiment le top… c’est comme si j’étais dans un œuf … dans mon œuf  … Mais il a fallu pougner beaucoup et longtemps pour y arriver.

Voici les articles où je décris comment j’ai arrangé et donné une nouvelle vie à a cette petite pièce.

Bricolage … une cabane dans l’atelier (1)

Bricolage … une cabane dans l’atelier (2)

Bricolage … une cabane dans l’atelier (3)

Bricolage … une cabane dans l’atelier (4)

Bricolage … une cabane dans l’atelier (5) et fin !!!

 

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Le petit carre rouge …. c’est la que je pougne !!!

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4 heures du mat’

Aujourd’hui je commence à quatre heures du matin avec une réunion tél. Je sors de la maison fais quelques pas dans le jardin en veillant à ne pas déranger de vipère et vais retrouver mon petit bureau.

Il fait encore nuit. La caméra de mon ipod capte et amplifie les prémices du jour.

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A propos depuis quelque temps je me remets à la lecture. Depuis l’année dernière ou trois ans. J’ai ajouté une page au blog où je présente certains de mes livres favoris …

 

 

 

Lundi matin (vélo)

Comme tous les lundis matins j’ai vraiment la tête dans le cul et il est très pénible de se mettre au travail. Je commence donc par aller faire un grand tour en vélo.

Je descends vers le bas de la vallée puis la remonte dans son intégralité jusqu’aux pieds des montagnes.

La lumière et les couleurs sont magnifiques. Tout est beau et m’emplit d’espoir. 35 km, ça fait du bien.

L’homme n’a pas été fait pour passer des journées entières sur un clavier d’ordinateur c’est sûr.

 

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L’entrée de la vallée. A l’horizon les montagnes: tout espoir est possible.

 

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Comme le village se fond avec le paysage. Quelle harmonie.

 

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Une de mes vues préférées.

 

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Un peu plus loin un barrage. La route va monter sec.

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Et cette petite route sauvage, où il n’y a plus âme qui vive … on y est très bien.

Régulièrement je fais sonner la poire klaxon du vélo, histoire de faire fuir les ours … pas envie de rencontrer de plantigrade ce matin.

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Les montagnes à perte de vue …

 

Dans les coins les plus reculés, des idiots jettent des ordures … des idiots il y en a décidément partout. Frigos et machines à laver. Je vois des employés de la ville les récupérer avec des cordes pour ensuite les dégager et les emporter vers les usines de recyclage. Good job …..

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Promenade du vendredi soir

Toute cette semaine, comme tout le monde; j’ai suivi de très près les terribles événements à Paris en France. Ecrire ces articles, et garder le ton de d’habitude, cela fait un peu bizarre. Mais je  continue.

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C’est vendredi, cinq heures de l’après midi. Allons donc faire un petit tour dans le village.

A la campagne; les choses peuvent paraitre immobiles mais il y a chaque fois des petits changements, en fonction du temps ou de la saison, ou du rythme des champs.

Il faut prendre le temps de regarder.

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Les montagnes et la rivière, elles sont toujours la pour nous rappeler le peu de choses que nous sommes. Nous leur en sommes reconnaissants.

 

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Oh je reconnais ce camion keitora flambant neuf.

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Le camion de mon ami. C’est un homme de grande qualité que nous apprécions beaucoup. Il récolte des yuzus. Il m’en donne une poignée.

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Fais attention, les branches sont pleines d’épines.気をつけて、トゲいっぱいあるね

Oui je sais, c’est comme les femmes そうね、美人と一緒

Ah si tu savais combien de fois je me suis fait piquer ! 何度も刺された!

 

Les yuzus on peut les mettre dans le bain le soir. ça donne une peau de bébé !

 

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Autre nature morte à la tronçonneuse

J’aime bien cette nature morte à la tronçonneuse. C’était avant que je ne répare la vieille hache.

C’est toujours un moment important lorsque l’on prépare les outils avant d’aller travailler sur un projet.

On savoure d’avance le plaisir et la fatigue que le travail procurera.

D’où l’envie d’immortaliser ces moments au petit matin.

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A handmade life

Je viens de finir A Hand made life – in search of simplicity de Wiliam Coperthwaite.

Un livre remarquable.
En voici quelques extraits.
ISBN 978-1-933392-47-9
http://amzn.com/1933392479

p.14
if it is true that folk wisdom is our basic wealth, the chief insurance of a culture’s worth, then we are nearly bankrupt. Traditional knowledge is disappearing at an accelerating rate, as the creations of local craftspeople are replaced by factory made products, who are not designed with a concern for the improvement of human life but merely for profit. We need to be collecting as many examples of the old knowledge and skill, before they are forgotten and lost forever.
p.22 what is beautiful is easier to live with and care for. If we had fewer things and more meaningful ones, our homes and towns would be less cluttered, less ugly, and more peaceful. Our surroundings have a direct relationship to how tired we get and how happy we feel.
p.24 there are many unnecessary things in our daily lives that take up the largest part of our visual space.
p.25 We must learn to see beauty in our neighbors living well.
p.25 We need to build a society in which everyone wins. Losers are not good for business. the cost of having so many losers is tremendous in term of happiness, in $ of healthcare, famine relief, prisons (…) in wasted human potential.
p.25 true beauty must be as pleasing to the mind as to the eye.
p.27 When we look at total cost to society of buying a car, we may start searching for a vehicle made through a more beautiful form of production.
p.28 Life should be a search for harmony -not a battle, not a challenge- neither domination nor contending with nature but seeking harmony (…) We need to surround ourselves with things made with care and affection.
p.34 Work, to some, suggests drudgery -prostitution in order to earn a living- something one must do. For others of us, this is a gross misuse of the term: we believe that work is the productive and creative activity that makes human life possible.
p.36 Work is no misunderstood. The prevalent attitude toward hard work is that it is a necessary evil and that, while perhaps its burdens ought to be shared -done out of duty- works is definitively not an experience to be enjoyed. Many people learn to accomplish obligatory tasks well, at least efficiently; they dutifully do their share of labor to meet personal or family needs. Yet they consider bread labor less important than art, thought, research, or « creative » activities.
I protest. Bread labor is a primary activity of life, equal to or above these other pursuits in importance. What if we have been on the wrong track ? What if work, including the meeting of mundane needs, were to be recognized as an essential tool in understanding ourselves and our world ? What if we were to see that creativity, to be valuable and not merely dilettante, must be rooted in work ? Without labor, our way of life would not exist.
p.37 We all agree that slavery is wrong.Isn’t it equally wrong  to sell oneself ? Employers make it easy. pleasant working space, interesting companions, large salary, pension and insurance plans, short hours, long holidays, stock options, bonuses, (…) But this is not work that you feel good about doing -work that you do only for the pay and the benefits- it remains prostitution.
p.43 Those who feel « the need to get away » with vacations and retirement have not had the joy of finding the right job. Productive leisure is more satisfying than non productive leisure.
p.46 The story goes that Paden Powell got the idea from the boy scouts from seeing a crowd of people watching a soccer match. He suddenly realized  that the crowd should be  playing rather than watching.
As people, we live vicariously much of the time, we watch someone else’s drama, sex life, ball games etc. or listen to someone else’s music. Instead of vicarious ball games, how about a real gas of split wood -or plant garden- or catch a porcupine for supper ?
p.48 Good schooling and good teaching can be delightful, and can aid greatly in someone’s advancement, they are not fundamental to education: learning is.
p.50 out of fear of misusing children, we have deprived them of the opportunity of doing real work. the work of most adults is hidden rom the children. even worse, most of the adults they meet do not enjoy their work. As a result of this coercion, and the corresponding lack of opportunities for fully applied imaginations, is it any wonder that kids turn for their thrills to stimuli that are antigrowth and antisocial ? Kids need to see productive work being undertaken by those around them and to be given an opportunity to take part at an early age. Useful work as a learning tool has largely been ignored by our educational system. Not only do students learn in the doing of the work but also grow in emotional stability as they see the work of their hands being of use to others. For example, while the family is gathering and stacking firewood for winter, encourage children to make stake of their own. Then, at Christmas, use only wood from those stacks, letting the children see try directly that their work is keeping the family warm.
p.69 In modern parlance, WE TEACH WHAT WE ARE. The art of living is the most important of the arts. All others derive from this. Without the vision of a beautiful life, the other arts are incomplete. Which is more important ?? beautiful things ? or beautiful life ? We need vigilance if these two outlooks  are not to compromise on another, for instance, wanting to live a more violent life while holding a violent concept of beauty.
p.71 We teach children brutality with the media, with « histories », with toys and with military training. We feed them a steady diet of violence in their most formative years and expect them to grow into gentle, sensitive, loving adults. It simply can not be done. the violence of wars and urban rioting is minor compared to the scale of the violence that goes on every day in the lives of small children. We destroy creativity, spontaneity and confidence, we stifle curiosity, sensitivity and a sense of wonder, we kill love.
p.71 we use « primitive » to refer to a culture that we consider to be un civilized and also use the term for someone who is violent or brutal. Yet some allegedly primitive cultures have very little violence – for example the Lapps, Eskimos- while many civilized cultures are often engaged in wars of annihilation – Rome, Germany, US. We cal ourselves civilized though we spend more on weaponry than any other society has ever done. This hypocrisy, a form of self deception, is dangerous. Hypocrisy keeps us from trull knowing ourselves, the first stage in growing to individual and cultured maturity.
p.74 If I fell so concerned about others forms of life, why am I not a vegetarian ? Somehow I have never been able to take the anthropocentric prosition of putting animal life on a higher plane than plant life by eating plants and refusing to eat animals. From there it is easy to set human up as the highest of the animals, which seems a dangerous step to take (…) it is painful to choose to destroy anything -plant, animal, living or non living- but life demands destruction. We  plants and animals are all interdependent. We take away and give back. The least we can do is not to wastefully destroy, to use as little as need to be, and to cultivate a reverence for all things, then to ask that our remains be gratefully returned to the cycle.
p.75 We should use whatever we use with reverence, with concern for its nature, beauty and spirit.
p.76 We show ignorance of our kinship with nature by our burial practices. Are so afraid of becoming one with the earth that we need to fill dead bodies with poisons and seal them away in caskets to slow their return to the soil ? To deny our nature in this way demonstrates a fundamental insecurity and lack of appreciation for life and its cycles. How much more beautiful it would be to ease the body’s transition to compost, in the process helping the earth’s green carpet to bloom.
p.80 The finest gifts depend on thoughtfulness, sensitivity, knowledge, and caring. Not on the material wealth of the giver (). A more generous way of defining wealth requires rethinking many aspects of our lives: our dress, our homes, our way of living. Rather than rare paintings and China, why not fill our homes with the presence of joy, evidence of the search of wisdom, and signs of caring ?
p.82 fashion is a device to separate fools from their money, a snare to enrich merchants and producers. rather than being a follower of expensive fashion, why not be leader in simple fashion ? Be clothed in purpose, clarity and kindness, and dress in a way that makes the best use of the world’s supply of materials.
p.83 violence is rooted in insecurity and want, and simplicity in living addresses both of these ills. (…) the simpler something is to make, the more easily it can be replaced and the less wear dependent on special skills, materials, or markets. Simplicity is not just a matter of doing more with less, or spending less, or using less of the world’s resources, it is a matter of freedom.
p.84 The home you invest your time, energy and money in should be the one you prefer esthetically.
p.85 we are accustomed to thinking in game terms, of winning and losing, We need to develop a philosophy of life in which there are no losers, a world where everyone can win.
p.92 simple living is less violent and less exploitative. when we live in complexity, our needs are so great in terms of energy and material goods that we live at the expense of others. as we simplify our homes, our clothes, and our eating habits, not only is less work needed to supply us but also less effort to maintain our way of life as well.
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     We live in a world where the word « education » does not mean learning but schooling. « Civilization » does not mean cultivation and culture but rather nation states spending astronomical amounts of wealth on preparation for war.
« Food » does not mean nourishment but an endless array of substitutes, adulterants, preservatives and growth hormones. « Shoe » does not mean foot wear but foot ornament. And « Freedom » does not mean liberty but wage slavery, welfare, and prostitution of labor.

Calcifer – portrait

Calcifer, c’est notre poêle à bois. Il nous a bien aidé pour passer l’hiver au chaud. Il nous a aussi donné beaucoup de travail, pour aller trouver le bois dont il est si friand. On peut parler de transfert d’énergie. Ma sueur pour aller chercher le bois; le couper; le ranger etc … et le travail des forêts et du soleil et de la pluie pour faire pousser les arbres … tout celà pour que nous n’ayons pas froid.

Aujourd’hui en ce début mai il fait frais; et nous réveillons Calcifer et lui offrons quelques bûches.

Sacré Calcifer ! Il fallait bien que je le dessine et que j’en fasse le portrait; pour vous le présenter.

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