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Passer l’été au Japon

Comment passer l’été au Japon avec une telle chaleur ?

Quand je vivais à Tokyo, l’été était mon gros cauchemard, c’est sûr, les trains bondés le matin après avoir bien sué sur le long chemin vers la gare, avec une chemise et une cravatte

A un moment je prenais le premier train le matin pour aller au boulot, c’était vers 1998, pour éviter la foule et les premiers rayons du soleil; donc le train de 5 heures, j’arrive au bureau à 6 heures le matin …. et je vois un collègue, un homme très respectable, dans la cinquantaine, en train de dormir sur son bureau, en slip. On s’est tout de suite salués おはようございます。

Ce collègue passait souvent la nuit au bureau, et dans les toilettes du 3è étage il avait planqué, sous le lavabo, sa collection de Manga Golgo 13 … Je les ai lues moi aussi…

Voilà un bon souvenir ! Vingt ans plus tard ça me fait encore rigoler …

Depuis notre installation à la campagne c’est un peu différent; notre relation avec l’été Japonais a un peu changé. C’est une saison difficile, avec la chaleur doublée de l’humidité, mais on a en fait envie de profiter de cette saison … et de ses bons côtés. Les bons légumes, les beaux insectes dans le jardin, tout leur vacarme ininterrompu.

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Et puis cet air de vacances, même si on continue à pougner tous les jours.

Avec notre installation à la campagne; ça fait six ans, nous avons passé six étés sans climatisation. Pas mal. Il est certain, la chaleur ici n’est pas étouffante comme en ville où le béton de toutes parts chauffé à blanc restitue sa chaleur pendant la nuit en continu…

Entourés des montagnes, des arbres et de toute la verdure, et puis notre maison est plutôt fraîche.

Ici, il est bien plus aisé d’accepter la chaleur de l’été, et tout ce qui va avec.

  • Transpirer tant que l’on peut. C’est une sorte de désintoxication forcée.
  • Il faut compenser; et essayer de se rafraîchir le plus possible.
    • Mettre des glaçons dans la bière.
    • Manger des glaces, kakigori カキ氷,
    • des plats froids, ratatouilles froides,
    • et manger de la pastèque !
    • Aller se tremper les pieds dans la rivière.

 

rivière

  • Il faut aussi économiser ses forces. Si possible, faire des siestes. Essayer de rester cool.
  • Essayer d’ajuster ses horaires. On peut commencer à travailler vers 5 heures, le matin, de 5 à 8, avant qu’il ne commence à faire shyper chaud, puis se mettre à l’ombre, boire du thé et s’y remettre en fin d’après midi, dès que les montagnes se remettent à offrir un peu d’ombre …

Mais tous les anciens du village sont d’accord sur le point qu’il faisait moins chaud autrefois. Avant; 33 degrés ici étaient exceptionnels alors que ces dernières années c’est une température estivale moyenne.

Eh oui ça va continuer à chauffer.

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Ces journées d’été

Il fait très chaud. On parle de canicule pour la région du Kansai. Il faisait trente sept degrés aujourd’hui.

Voici une liste des événements de ces derniers jours…

 

  • Notre fils a encore trouvé un petit chaton sur le bord de la route; sur son chemin d’école. Très affaibli, il ne devait avoir que quelques jours. Nous l’avons recueilli et depuis il a repris des forces.

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Depuis il a commencé à s’habituer à la maison. Il explore. oh génial un paquet de chips … Au fond du caniveau où notre fils l’a trouvé, il n’aurait sans doute pas survécu la chaleur.

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Nos chats Scotch et Minou depuis hésitent à entrer dans la maison… l’odeur de ce petit intrus est une violation inacceptable du territoire … Mais d’ici quelques jours tout le monde devrait s’habituer je pense … La vie est faite de compromis.

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  • Suite aux très fortes pluies d’il y a dix jours, un petit canal attenant à la rivière qui longe notre maison et traverse le hameau a été bouché par du sable et des pierres. (ces canaux servent à l’irrigation des rizières, en aval). Avec les typhons il y aura d’autres pluies très fortes et il est crucial de laisser la rivière libérée de tout obstacle.

Avec ma petite pelle j’entreprends de dégager tout cela.

Avec la chaleur et le soleil qui tappent je m’y prends à plusieurs reprises, sans forcer, avec moultes pauses.

Toujours agréable de travailler dans la rivière, on redevient enfant …

 

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A chaque pause je m’allonge sur un banc à l’ombre du hanaré dans le jardin. J’observe longuement les nuages merveilleux. J’ai le droit; hein, il fait si chaud .. Voici des moments   bien précieux.

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  • Les dernières pluies ont aussi descendu de belles pierres. Il y en a une dont la forme plate et allongée est intéressante. Elle doit faire 80 ou 100 kg, no idea, je la déplace dans la rivière sur trente mètres pour ensuite la hisser le long d’un petit passage qui arrive sur la route.

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Pour cette opération titanesque j’ai préparé un petit chariot, fixant des roulettes sur une ancienne palette … comme je n’avais pas de rondelles métalliques à disposition j’utilise des pièces de cinq yens (elles sont perforées en leur milieu)… très pratique ! Voilà … chaque pays devrait avoir des pièces perforées … de préférence, celles de petite valeur. En plus cela ferait d’énormes économies de métal …

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Cette belle pierre arrivée à destination facilitera l’accès au hanaré côté rivière. Nous y avons mis un banc mais il est assez haut… (sur la photo, sur le banc, un oreiller en céramique, idéal pour la sieste).

Passque quand il fait chaud comme ça il faut se la couler douce, suivre le rythme, se calmer, faire la sieste … et là encore les chats nous montrent l’exemple à suivre.

  • Ici Minou qui sait tirer de l’ombre d’une table quelques moments de répit.

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  • Dans le jardin on installe une cuisine d’été improvisée. Préparation d’une ratatouille.

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  • Le matin on va donner un coup de main aux habitants du hameau au fond de la vallée pour préparer une fête de nuit aux flambeaux, ou fête du feu.

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Les montagnes qui entourent précieusement ce petit hameau comme un joyau sont superbes. J’aime beaucoup ces travaux avec les autres habitants; toujours l’occasion de passer un bon moment et d’apprendre de nombreuses choses et de mieux faire connaissance.

A monsieur O je lui fais la remarque que, Denis, lecteur du blog saigne ses chevreuils la tête en haut. Un autre villageois confirme connaitre quelqu’un qui les saigne; comme Denis, la tête en haut. Monsieur O philosophe écoute avec respect mais conclut la discussion avec moi je le fais la tête en bas !

Monsieur K est une connaissance plus récente, lui aussi est un chasseur et un personnage tout en couleur. Fin cuisinier il nous a fait goûter à ses préparations de chevreuil, tout en finesse. Il me dit Tu aimes la tortue ? TURTLE !!!

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Fait toujours aussi chaud mais on aimerait bien construire une petite cabane tout en haut d’une montagne.

Les étés au Japon (et la chaleur)

Il y a 4 ans nous vivions encore à Tokyo. Les étés étaient si chauds! Chaleur. Humidité. Sauna permanent. Encore plus chaud quand on met une cravate pour le boulot… A Tokyo la chaleur était une obsession .. J’y pensais sans cesse … L’été c’était l’horreur !!!

Mais depuis notre installation à la campagne, c’est très différent.

cigale1

une cigale

 

D’abord les nuits sont fraiches. Il n’y a guère que deux nuits chaque année où il fait très très chaud et où il est difficile de dormir.

Et nous pouvons vivre très bien sans climatisation. Les ventilateurs suffisent. Nous sommes pourtant peut-être les seuls du village qui sommes sans la clim… Quelle régression générale n’est-ce-pas. La maison, une maison japonaise traditionnelle, est fraiche également, grâce aux murs de terre, à l’entrée doma etc ..

De plus il faut ajouter que dès quatre heures de l’aprèm, notre maison est sous l’ombre de la montagne….

Aussi, dès la mi aout, les nuits sont plus fraiches. On peut alors déjà pressentir la fin de l’été. Ce que je ne sentais pas vraiment lorsque nous étions a Tokyo. Il fallait alors attendre jusqu’à septembre pour sentir une différence.

Nous remarquons à la maison que vers fin août, alors qu’il fait  moins chaud, certains insectes viennent se promener. Ainsi l’année dernière un énorme cafard, gros comme le poing d’un boxeur, était venu s’écraser sur la table à manger un soir, fin aout. Nous étions tous attablés pour le diner. De chance, le cafard avait manqué le plat de spagghetis fumantes de quelques centimètres.