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Acheter un camion ‘keitora’ au Japon

Donc j’ai décidé il y a deux mois d’acheter un nouveau camion. Je vous avais d’ailleurs demandé votre input pour choisir la couleur du camion. Pour finalement choisir le rouge orange.

C’est la première fois que j’achète un véhicule neuf. Nous n’avions jusqu’à maintenant acheté que des véhicules d’occasion. C’est ma petite contribution à l’économie japonaise et son PIB frappé par la crise du coronavirus.

Au départ, pour le camion, j’hésitais entre Suzuki et Daihatsu. Le choix est limité. Plus encore depuis la décision de Honda d’arrêter la production de leurs camions. Ceux sous marque Mitsubishi, Nissan, Subaru sont tous faits en OEM soit par Daihatsu soit par Suzuki.

C’est un pote de S. qui m’a convaincu de choisir Daihatsu. Je regardais son camion Suzuki, quasi neuf et lui faisais la remarque qu’il était chouette son camion, mais il a tout de suite répondu que Daihatsu qui fait partie du groupe Toyota est de qualité supérieure. Et pour me le démontrer il est aller fermer la portière de mon vieux Daihatsu de vingt ans … Tu entends ça ? qu’il dit ? Ecoute Suzuki en comparaison … c’est pas le même son … Daihatsu c’est mieux !

Voila qui m’a convaincu.

Nous sommes allés voir un concessionnaire où on nous a bien expliqué les différents modèles. Je voulais la version agriculture mais sur le site ouèbe il y a avait quelques subtilités que j’avais pas vraiment pigées. Visite bien utile.

Faut dire que le site web est construit comme le catalogue papier … il pourrait être mieux fait.

S. plus tard me conseille d’aller voir son ami d’enfance; qui est garagiste, et qui peut me mettre en contact avec un commercial de Daihatsu, qui traite avec les pros. OK. Oui je préfère; aller dans les endroits avec plein de monde j’ai plus l’habitude, le préfère les comités restreints.

Je vais voir son ami garagiste; il a fait venir un commercial et on regarde le catalogue ensemble. Grosse réaction du garagiste (l’ami de S) et de sa femme lorsque je leur dis que j’ai choisi le rouge orange …. tout le monde saura où tu vas et ce que tu fais qu’ils disent oui mais c’est déjà le cas … La j’ai décidé pour les options etc et hop c’est parti. Et, en effet, grâce à l’ami garagiste le prix est … bien …

Mais il a pas que le prix, car le commercial Daihatsu vient ensuite chez nous directement pour les différentes étapes de l’achat, la signature, et venir prendre les papiers nécessaires. A un moment je lui ai demandé quand je devais payer, début mai (un mois plus tard) qu’il dit, j’ai bien aimé ça: La confiance!

Piqure de rappel du confort de vivre au japon; le commercial vient à la maison prendre des papiers, le dimanche ou encore son jour hebdomadaire de congé! Quelle qualité de service.

Mais le plus beau à la fin c’est le jour de la livraison … le commercial vient chez nous …. en conduisant un gros camion … transportant mon petit camion … Quelle classe. Il me l’amène à la maison directement.

On regarde tous les deux alors toutes les options pour vérifier que tout est OK;

Puis, avant de repartir il me dit, cette phrase que est si Japonaise que cela m’a vraiment touché … 可愛がってください prenez en bien soin … c’est comme s’il était venu m’apporter un petit chaton …. Ah!

Il apporte le camion sur le parking du temple du village, car il y a assez de place pour les manœuvres
Il est beau mon camion! la couleur est pas mal.
la livraison faite le commercial Daihatsu enfourche sa grosse monture et s’en va pour de nouvelles aventures

Sitôt pris réception je pars faire un petit tour en forêt.

Et qu’est ce que j’ai fait de mon ancien camion ? ? ?

Il est pas parti bien loin …. je l’ai donné à S.!

La Fête des Ombres

Si vous suivez ce blog il y a une bonne chance que vous soyez branché(e) sur le Japon, et que vous soyez familier(e) avec Atelier Sentô. Si vous ne connaissez pas encore Atelier Sentô; c’est le moment de vous rattraper 🙂

Atelier Sentô c’est un duo, Cécile et Olivier, créateur de bande dessinées.

J’ai commencé à les suivre il y a quelques années, c’est alors au moment de la parution de leur première BD, ONIBI. Je l’ai lue fin 2016. Onibi est une histoire, le voyage initiatique de deux français dans un Japon rural et mystérieux …. dans la région de Niigata.

Le monde de Facebook est vraiment petit, je commence à les suivre. Peut être que c’est à ce moment que Cécile et Olivier commencent à suivre ce blog. Ils nous font l’honneur de likes et de commentaires!

Un peu plus tard je leur commande une petite lithographie en vente sur leur site. C’est la litho d’un jizo, petite statue bouddhiste. Depuis, la litho m’accompagne tous les jours au travail, que ce soit dans mon petit bureau ‘le plus petit bureau du monde‘ ou bien dans la maison de Madame M.

Le jizô fait par Atelier Sentô trône dans notre tokonoma. (La belle céramique n’est pas Japonaise, elle date de cent ans et vient de mon village des Charentes, non loin de Surgères)

La Fête des Ombres vient de sortir: c’est le premier tome de la dernière BD d’atelier sentô.

En voilà une couverture qu’elle est belle ! (photographié devant une petite maison faite par S.)

C’est un véritable régal. L’histoire se laisse développer, on découvre les éléments narratifs un à un: C’est très bien construit. Il y a du suspense ! Du mystère ! De la poésie!

Les couleurs sont formidables. Il y a beaucoup de douceur dans les dessins.

Le tome 1 se passe en automne et en hiver; dans la campagne japonaise.Chaque case est un festin pour le neuneuil.

Il y a des clins d’oeil tout à fait irrésistibles.

Comment ils ont pu saisir et restituer les sensations de la vie à la campagne au Japon, c’est assez incroyable.

L’année dernière, en septembre, Atelier Sentô m’a contacté: ‘comment dessiner l’intérieur d’un keitora?’ (petit camion que l’on voit partout dans la campagne au Japon) … Je suis devenu technical advisor , dis je à alors mon épouse, en bombant le torse … j’ai envoyé alors quelques photos de mon keitora …. que vous pourrez retrouver, dessinées dans La Fête des Ombres …. ha ha

Quelle joie d’avoir pû apporter un grain de sable à cet édifice … et d’être mentionné dans les remerciements à la fin du book…. !

Décidement gràce à ce blog nous faisons de belles rencontres.

Allez y! Faites chauffer les cartes bleues ! Il y en aura pas pour tout le monde !

J’ai montré la Fête des Ombres à mon ami S.: quelle est sa réaction? Est ce que la vie à la campagne au Japon est bien représentée ? Que pense t il des dessins ?

S. a tout de suite réagi à l’authenticité des dessins. La justesse des dessins des maisons. Tous les détails.

En page 24 il s’exclame c’est exactement comme ça que l’on épluche les kakis ici!!! En effet on ne découpe pas les fruits de la même façon d’un pays l’autre …

Il souligne l’exactitude du détail des tenons dessinés sur l’escalier en bois, en page 36.

En page 53 il tilte encore en disant qu’autrefois la salles de bains chez lui était exactement comme dans le dessin… à part que chez lui le couvercle de la baignoire était carré ….

C’est dingue comme soudainement tout est si proche … Atelier Sentô c’est des artistes…

Je suis allé montrer la fête des ombres à mon ami S. Il admire tous les détails et la beauté des dessins et des couleurs.
Ah! Ils ont dessiné les tenons de l’escalier !! C’est fou !! dit il.
Ah … Que ce camion parait confortable ….

J’ai montré le livre aussi à monsieur K qui lui aussi a immédiatement réagi sur cette magnifique salle de bains. C’était comme ça chez mon grand père dit il.

Le livre est très bien fait … c’est de la belle ouvrage… regardez ce clin d’oeil, avec les kakis; épluchés et mis à sécher sous le code barre …. C’est pas beau ça ???

Lu et approuvé par Wakame Tamago !!!! Dans son camion !!!

Quelle couleur choisir pour le camion ? Résultats

Merci à toutes et à tous pour vos commentaires et réponses sur la couleur du camion (hijet, marque daihatsu)…

Le système de vote sur wordpress ne marche pas super car je ne peux pas consulter les résultats: le seul moyen c’est de voter une nouvelle fois pour que le truc s’affiche.

C’est donc ce que je vois aujourd’hui:

Et si le rose sort ainsi; alors que personne n’a mentionné cette couleur dans les commentaires c’est à mon avis pour (et j’ai fait la même chose) faire un vote blanc (en réalité un vote rose) et voir la distribution des réponses.

Le bleu menthe ressort donc vainqueur; suivi du vert olive et du rouge orange.

Le noir (ça salit vite ou ça fait yakuza) est disqualifié.

Pierre; Denis, et mon ami S au village étaient pour le blanc, la valeur sûre.

Deux autres habitants du village ont indiqué préférer le rouge orange.

J’ai vu un camion de couleur olive la semaine dernière sur la route et la couleur m’a semblé un peu bof.

Il y a eu un commentaire aussi très juste: le bleu menthe ça fait citadin. En effet je n’ai jamais vu de camion hijet de cette couleur.

Bref, je vais opter pour le rouge orange. J’ai vu deux camions de cette couleur la semaine dernière et la couleur est vraiment réussie, c’est un orange profond tendant un peu vers la rouille.

Quelle couleur choisir pour le camion ?

Le moment est venu de songer à remplacer mon petit camion …

Mon camion je l’ai acheté un an après notre installation dans le village; je l’ai acheté d’occase pour une grosse bouchée de pain….

Difficile à se souvenir comment je me débrouillais pour aller ramasser du bois pour nous chauffer l’hiver … avec une brouette … et une Honda Fit poussive … Ben voilà à cette époque j’étais un peu limité point de vue logistik … Vivre à la campagne au Japon et un petit camion keitora c’est indispensable; pas seulement du point de vue seulement pratique … mais du point de vue de l’image … et de l’appartenance au groupe …

Imaginez l’étranger qui vient tout d’un coup s’installer dans le village, c’est la première fois que l’on voit un étranger … il dit vouloir vivre ici … mais regardez … il a toujours sa petite voiture de ville … il est pas sérieux … dans six mois il fatigue et il retourne à Tokyo … par contre dès le moment qu’il a un camion keitora comme nous autres c’est différent ….

Bon mon camion date de Heisei 17 il a donc vingt ans. Je pourrais continuer à l’utiliser jusqu’à épuisement total c’est sûr on dit ici noritsubusu; le monter jusqu’à ce qu’il crève. Mais je me dis aussi que je n’ai jamais acheté de voiture neuve alors pourquoi pas une première fois et puis … la vie est courte !

J’opte pour un Daihatsu, un Daihatsu Hijet.

En effet réputé pour sa qualité. Il n’y a finalement peu de choix, Suzuki et Daihatsu sont les deux boites à produire ces keitora, Honda a en effet annoncé l’arrêt de la production cet été.

Mais alors, se pose la question … quelle couleur choisir ?

【公式】ハイゼット トラック トップページ|ダイハツ (daihatsu.co.jp)

Quelle couleur choisiriez vous ?

Vidéo! On coupe un arbre qui tombe sur la gopro

Mon ami S veut couper un grand cyptomère situé en bordure de forêt, juste au dessus de son hameau. Ce cryptomère est mort, peut être suite à la sécheresse de cette année en août. Sachant que je suis toujours à la recherche de bois pour alimenter ce gros glouton de Calcifer (notre poêle à bois) je me joins à l’aventure avec mon camion et ma caméra vidéo gopro.

Je trouve l’affaire très délicate car la souche de l’arbre est sur un endroit qui tombe quasiment à pic. Pas évident d’y travailler avec une tronçonneuse.

Pour l’opération S tire d’abord un câble, qu’il fixe à l’arbre mort, le plus haut possible, il utilise une échelle spéciale pour cela. L’autre extrémité du câble est fixée à un autre arbre. Dans la vidéo on le voit tendre le câble avec un treuil manuel. C’est nécessaire, car comme l’arbre est mort sa souche est peut être compromise, ce qui rend la chute de l’arbre plus difficile à contrôler, celà augmente le risque de brisure du tronc, sous les actions des forces en jeu lors de la coupe: le treuil permet de mieux contrôler là où l’arbre va s’effondrer.

Je fixe la caméra gopro pour voir filmer l’opération. Je la fixe à un arbre situé en marge de la trajectoire souhaitée de la chute …

Mais dans la vidéo grosse surprise puisque l’arbre (et plus tard je constaterai qu’une partie du tronc était pourrie), tombe un peu trop vers sa gauche et vient tomber à pic sur la gopro!

Celà nous fait bien rigoler.

Plus de peur que de mal; c’est une branche qui a frappé la caméra, pas le tronc d’arbre.

La caméra n’est pas cassée (bien vu gopro) et n’a pas du tout morflé.

Ensuite on débite l’arbre et je le charge dans mon camion.

On peut aussi admirer le splendide paysage, car la vue s’étend sur toute la vallée, ce coin surplombe le hameau, la lumière rasante de fin d’après midi inonde les montagnes en face et révèle de profondes palettes de couleur.

Encore, que du bonheur!

La récolte du riz

Il fait encore chaud mais ce n’est plus la chaleur ultra humide dans laquelle nous avons cuit, dans l’étuve comme des gyouzas, ces deux derniers mois.

Dans le village, on a commencé à récolter le riz. C’est beau de voir les gars qui s’activent dans leur champs, le riz et le paysan ont bien travaillé. Il y a un résultat.

il y a un petit criquet sur les épis de riz

Je me balade dans le village, et vois un gars qui vient de récolter le riz de sa rizière, il charge son camion, sa moissonneuse a rempli déjà une belle douzaine de sacs.

Autrefois, m’explique-t-il, après la récolte du riz, on plantait du blé. On produisait ainsi deux récoltes chaque année, c’est ce que l’on nomme le nimousaku. 二毛作 Le blé est désormais importé, les prix sont très bas. On fait encore du riz, pour continuer la tradition et parce que le prix du riz est fortement protégé par des taxes à l’importation.

Quatre heures de l’aprèm on est déjà à l’ombre

On voit bien comment l’importation du bois, du blé, a tout foutu en l’air dans les campagnes japonaises, et donc, les gens sont partis vivre en ville. Pour pouvoir vivre de la récolte du riz il faut disposer de sacrées surfaces. Dans notre vallée montagneuses, ce sont des retraités ou bien des salariés qui font du riz; c’est un passe temps plutôt qu’un business.

C’est dommage de ne pas faire deux récoltes, car maintenant, une fois le riz récolté, la terre est laissée toute nue exposée aux éléments pour de très longs mois. Bonjour l’érosion et l’appauvrissement des sols. Et puis les vers de terre, ils ont pas contents c’est sûr … Si on pensait plus du point de vue des vers de terre on ferait moins de conneries.

La promenade continue.

Au détour d’un chemin je vois un très beau keitora. (keitora; ou ‘camion léger’, indissociable des campagnes japonaises, fiable, maniable, serviable, ici on ne peut pas vivre sans ….) Il est neuf! C’est un Honda. Les keitora Honda sont réputés; le moteur est monté à l’arrière. Ce qui permet de les charger à fond, bien au delà des 350kg max réglementaires.

Il n’y en a pas tant que ça, de jeunes beautés

Tiens un gars arrive c’est le propriétaire de ce magnifique bolide. On discute … voilà dans le village, on discute avec tout le monde et il y a toujours un sujet de conversation à portée de la main.

Je demande si je peux le prendre en photo avec son nouveau camion…

L’heureux propriétaire

Il dit: il va me durer vingt ans !

Cell ne m’étonne pas, le mien a 18 ans et fonctionne à merveille.

Photos du jardin

L’épisode précédent où on faisait un tour de notre petit potager c’était fin avril.

La planète irait mieux si tout le monde pouvait avoir un petit bout de terre pour, comme nous, jardiner.

Tournesol et maïs poussent. Je suis curieux de voir si ils vont bien s’entendre.

Les carottes poussent bien, mais je vois bien qu’un de mes gros problèmes c’est que je sème avec une trop grande densité, et après je peine à éclaircir. Les plantes veulent pousser mais finissent par se gêner.

Les tomates; j’ai toujours eu du mal à les ‘ranger’, et garder leur croissance sous contrôle … je préfère les laisser libres, mais après ça fait un tel fouillis ! Gros capharnaüm en effet, ici les tomates sont avec de la menthe, du myouga, des courgettes et des groseilles. C’est comme le métro le matin; plein de gens qui n’ont rien en commun et qui sont obligés de se supporter les uns les autres.

Ce sera bientôt la fin des haricots pour les petits pois mais nous en avons bien profité.

Le potager n’est pas immense mais j’y ai planté quelques arbres. Ici un sudachi, qui nous laisse espérer avoir quelques fruits cette année ??

On espère que les petits phallus des courgettes deviendront grands, comme celui de Rocco !

Le grenadier est en fleurs.

Les framboises font leur boulot.

Les blueberry aussi !

Cette rangée marche bien. Petits pois et laitues. Par contre là aussi j’ai planté les laitues en trop grande densité. Il faut que je retienne cette leçon. Pour les petits pois cette année j’ai utilisé ces grilles métalliques qui servent à couler du béton. C’est plus facile à utiliser qu’un filet je trouve et ça fait moins fouillis.

Aussi dans les allées du jardin j’ai mis du gravier. Avec des tissus en plastique dessous. Dans l’espoir de stopper les mauvaise herbes; car sinon je finis pas passer mon temps à retirer les mauvaises herbes et je n’ai plus le temps pour m’occuper des légumes.

La coriandre et la roquette marchent du tonnerre.

Cette araignée tisse sa toile dans le ki-ichigo (rubus).

Des fraises aussi nous avons bien profité avec une belle poignée tous les matins. mais je ne les prends pas en photo.

Les insectes ont passé les feuilles de komatsuna à la mitraille. Je pense à la Syrie. Berceau de la civilisation. Qu’avons nous laisser faire à ce pays?

Les concombres, n’ont presque pas bougé d’un poil, la météo n’a pas été sensationnelle, mais bon, ils devraient pouvoir se refaire ….

Il y a un prunier, qui a crevé. A ses pieds, étendu les nattes de paille des tatamis de la maison de madame M … et Minou y fait la sieste !

Et comment pourrait on ne pas parler des tomates ?

Acheter des clémentines et des huîtres

On a un peu de temps cet après midi, après avoir fait un grand nettoyage dans la maison ce matin (une tradition avant le nouvel an), et nous allons faire un tour dans la ville d’Akou à 50km de chez nous. C’est une ville de 50 mille habitants, située le long de la mer intérieure sétonaikai, la méditerranée japonaise …

Nous allons acheter des clémentines chez monsieur Kawabata.

Il faut suivre un route minuscule qui serpente dans la montagne pour arriver à son champ situé sur le flanc orienté plein sud d’une montagne faisant face à la mer. Du sommet de celle ci on peut voir l’île de Shikoku.

Le champ est arrangé en une trentaine de petits paliers, formés avec de très belles pierres. De la bien belle ouvrage. Il nous explique que l’emplacement est idéal pour la culture de clémentines: plein sud, protégé des vents du nord, et proximité de la mer.

Monsieur Kawabata a 88 ans et une pèche du tonnerre. Il ne fume pas, ne boit pas, ne joue pas, il n’a aucun hobby nous dit-il , hormis la culture des mandarines.

Une chose qui le distingue de tous les autres c’est qu’il pratique une agriculture bio. Pas d’engrais chimiques. Pas d’insecticides. Il est le seul producteur bio de la ville nous explique-t-il. J’aurais du lui demander combien de mandariniers il a.

Pour fertiliser son champ il lui faut produire 2 tonnes de EM bokashi chaque année en faisant fermenter du komenuka (son de riz), des débris de coquillages etc…. Ce qui représente un travail considérable mais donne un produit largement supérieur.

Le camion keitora de Mr K
Tri des clémentines en S et en L
Le champ est à flanc de montagne. De la belle ouvrage.
Les arbres sont chargés de fruits. Réussite de l’agriculture bio.
Vue vers la ville d’Akou et, plus loin, la mer intérieure (sétonaikai)
Clémentines
Mister Kawabata

Les clémentines embarquées nous descendons vers la mer. La route est sinueuse, le long de la côte montagneuse. Il y a peu de place et les villages de pécheurs sont très denses. Il y a des producteurs qui vendent des huîtres.

Nous nous y arrêtons. Autrefois, mon grand père Jean était ostréiculteur, à l’île d’Oléron. Trouver des huîtres fraîches et de qualité et ça fait une bouffée de souvenirs. La vendeuse d’huîtres est charmante, on la prendrait pour une sirène. Il fait déjà nuit, trop tard pour la prendre en photo. Elle me dit ha mais pour les huîtres fraîches il faudra les ouvrir vous même. Les gens ici ne sont pas habitués à ouvrir les huîtres. La belle sirène ignore qu’elle a affaire avec un descendant d’ostréiculteur, et qu’ouvrir les huîtres fait partie de mon patrimoine génétique.

Pour ouvrir les huîtres j’utilise le couteau que l’établissement ostréicole familial offrait à ses clients. Le couteau date, le numéro de tél inscrit sur le manche n’a que deux chiffres. Le château d’oléron T. 10

A ouvrir les huîtres avec ce vieux couteau, je me dis que je répète ainsi les gestes de mon grand-père et de mon père. Enfant, je les observais debout dans la cuisine de la maison d’Oléron, penchés sur l’évier, et affairés à ouvrir les huîtres.

Un nouvel outil offrant de nouvelles perspectives

C’est un nouvel outil découvert par hasard il y a quelques mois sur Fessebouc. Ca se fixe à la barre de la tronçonneuse, et permet de guider celle-ci selon une ligne droite. Le but, débiter des troncs d’arbre pour en faire des planches, par exemple.

Ça se fixe à la tronçonneuse, c’est léger … les nouvelles perspectives que celà ouvre pour moi c’est de pouvoir transformer des troncs d’arbres en planches et autre directement dans ma forêt en montagne. Et par exemple de m’y faire une cabane ou une tree house, ce qui sera fort utile lorsque ma femme ou mes chats m’auront chassé de la maison.

C’est un outil fait aux US. C’est génial!

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http://www.haddontools.com/

A propos, des bûcherons du coin ont travaillé le mois dernier au fond de notre vallée. Ils ont coupé moults cryptomères et laissé derrière eux de nombreuses chutes, que je suis allé récupérer, histoire de reremplir notre tas de bois, pour l’hiver prochain. Parmi ces chutes, de beaux troncs de un mètre cinquante, ne me demandez pas comment j’ai pu les charger tout seul dans mon petit camion, simplement la force herculéenne.

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J’ai testé cet outil hier sur un de ces troncs et ça marche très bien voici quelques fotos de l’opération.

Toujours une grande joie de pouvoir travailler le bois et de transformer la matière, ramasser un tronc d’arbre qui serait resté à pourrir tranquillement, le dépecer et en faire surgir une belle planche qui expose toute la beauté, intérieure, du bois avec ces beaux motifs, ces belles couleurs… Love it !!!

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Il faut bien planifier la découpe… et prendre en compte la longeur de la barre de la tronçonneuse …

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Cette planche servira de guide à la tronço.

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Grenouille dans les kakis et … sangliers !

Rencontres visuelles

On a été déjeuner à Hacienda; resto de la ville voisine. Délicieux curry Thaï; salade fraiche du jardin. Café succulent. Un cannelé pour le dessert.

Un grand potager est adjacent au resto. . Les arbres à kakis y sont chargés de fruits. C’est la saison.

Nous achetons aussi quelques kakis et voila cette toute petite grenouille si mignonne; perdue dans les fruits.

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Plus tard on va faire des courses et sur le parking il y a un keitora, ces petits camions blancs que l’on trouve partout à la campagne ici au Japon, joliment décoré de sangliers.

 

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