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Mer du Japon et villages de pêcheurs

J’ai envoyé ma BD à imprimer. Donc pas grand chose à faire à la maison… et nous allons faire un tour vers le nord, à deux heures de route.

Sur la côte de la mer du Japon. Nous visitons quelques petits villages de pêcheurs.

C’est absolutely magnifique. Tellement que je prends des petites vidéos; de 10 secondes, pour capturer le moment.

La côte est rocheuse. Escarpée. Il y a un côté méditerranéen. Les villages sont rikikis. Les routes qui les desservent très étroites.

Tout ce qu’on aime…

Voilà on est d’abord arrivés sur cette petite plage … 9 heures du matin et une magnifique lumière

Un père et son jeune fils pêchent. Ils viennent d’attraper ce petit calamar. On dirait le Cthulhu ( »monstrueuse entité cosmique »).

Kei truck suzuki. Aménagé pour transporter du bois il doit appartenir à un charpentier qui vient pêcher ici le dimanche

Super ambiance. Les gens sont calmes et relax. Beaucoup font se faire un BBQ avec ce qu’ils auront pêché…

C’est la mer du Japon. Donc en face, c’est les Ruscofs et ils boivent du kéfir.

Petit sanctuaire shintô au sommet d’un gros caillou. Je vais voir !

Petit autel, très modeste.

Le tronc où l’on vient glisser une petite pièce a été bricolé dans un flotteur.

On va visiter un autre village où l’on trouve cette beettle toute bleue.

Bleue … comme Doraémon !!!

Sinon la mer c’est dégueulasse; les poissons baisent dedans, comme dans la chanson de Renaud.

Y a toujours toutes les saloperies possibles en plastique

Allons voir un autre village …

La route est obligée de passer au dessus des montagnes, et donc quand on arrive on est d’abord à la hauteur des toits.

Ce village a tant de caractère!

Pêcheurs de poulpes ?

On quitte le village

Dans certaines rizières ont commence la récolte du riz. Sans doute les variétés les plus précoces style koshihikari.

Assez rare pour le photographier; ici ils font sécher le riz en le pendant à des bambous. Comme autrefois. Maintenant les gens vont faire sécher le riz récolté dans des grosses machines, qui coutent très cher mais qui font ça en deux coups de cuiller à pot.

On dit cependant que le riz séché de façon naturelle est meilleur. Si il y avait eu quelqu’un j’aurais pu demander si le vent marin a quelque effet ?

Update sur la BD et visite d’un magnifique village

Vos commentaires sur la bande dessinée

Vos commentaires sur la couverture de la BD ! Cela m’a fait super plaisir. Merci énormément!

1 je ne suis pas tout seul dans mon trou

2 et toutes les idées que vous avez, avec chacune et chacun votre sensibilité et approche…

Tout cela m’aide et aboutit à me donner une nouvelle idée pour la couverture … mais je veux attendre un peu, que tout se décante dans ma tête, avant de m’y remettre.

Pendant ce temps je fais plusieurs corrections dans la BD. J’ai encore neuf pages à revoir: refaire des dessins qui ne vont pas du tout, et revoir un peu les couleurs. A priori simple mais celà prend du temps. Le week end dernier j’ai pu revoir trois pages à peine.

C’est un travail de forçat.

visite d’un magnifique village

Mais nous prenons le temps aussi le week end de nous promener. Le mois dernier nous avons fait un tour vers le nord (encore) et nous sommes aventurés dans la préfecture de tottori.

Sur la carte, le petit village Kichijoji semble intéressant. Il est isolé et encaissé dans les montagnes. C’est quasiment un cul de sac, une route départementale le dessert par le nord, mais l’accès via le sud est réduit à des petits chemins de montagne. Nous y allons avec notre camion keitora qui est avec quatre roues motrices: aucun chemin de montagne ne lui résiste… C’est à quoi … soixante kilomètres de chez nous ?

Avant d’arriver à destination nous passons devant ce temple qui a été construit directement dans l’énorme cavité dans la montagne. Il y a t il des dentistes parmi les lecteurs ? Est ce que cette cavité ferait penser à une gigantesque carie ?

On est allés donc visiter ce village. Et nous n’avons pas été déçus. Il est recroquevillé sur lui même sur le flanc d’une montagne. Les maisons pour la plupart sont anciennes. Et serrées les unes contre les autres. Des petits chemins étroits où deux ânes ne passeraient pas donnent un sentiment de secrets et de mystères. Il faisait en plus un temps magnifique.

On arrive et cherchons un endroit où nous garer. pas évident vu l’étroitesse de tout. . Juste à côté une femme octogénaire est affairée dans son potager. Elle nous appelle et nous donne des magnifiques poivrons. Ca commence bien!

Rien que ça, c’est déjà superbe.

Noter le truc à chenilles qui permet de transbahuter des affaires jusque dans les champs situés sans doute plus haut dans les montagnes. A noter aussi l’état impeccable de la maison. Et les petites ouvertures dans les planches sous l’engawa qui permettent de garder les parties sous le plancher aérées.

Et voila ce que l’on voit quand on se retourne.

on prend le chemin étroit.

Ca m’a donné une de ces pêche de découvrir ce beau village. Tout y est si paisible.

Un ancien lavoir:

Le sceau en bois avec la grosse pierre dedans. Y préparent ils des tsukémonos ?

On arrive au sanctuaire shintô.

Et puis toujours ce beau panorama.

La fenêtre, en bambou et torchis, d’une ancienne grange.

Allons voir la rizière. C’est fin juillet. Les grains de riz ne sont pas encore bien formés.

Mais en fait je veux voir les grenouilles. Je n’en trouve pas !

C’est une région à neige! Partout on voit ces grosses spatules.

Je devrais un jour écrire un article sur la fameuse brouette japonaise.

Tous les détails de la vie quotidienne … Par contre comment font ils pour aller chercher les oignons mis à sécher … il faut une échelle ?

L’ancienne école du village.

Après les maisons simples de paysans on trouve une demeure chargée encore aujourd’hui de signes d’opulence.

Je suis pas sûr que avec la lumière les photos rendent bien.

Mais pour sûr c’est l’un des plus beaux villages que j’ai visités au Japon.

Ici, la voiture du prêtre bouddhiste du village.

Le petit bâtiment est utilisé par les pompiers (volontaires).

Et voilà on a fini notre tour et retour à la case départ.

On aurait voulu que cela dure des heures mais …. c’est tout petit … mais quelle belle promenade.

Pour rentrer on prend un chemin de montagne. Une heure sur la route sans voir personne. C’est la première fois que ça m’arrive au Japon. Par contre on a vu une dizaine de chevreuils. Y rencontrer un ours aurait été possible, car il y en a dans la région.

L’ours aurait il de son propre chef monté à l’arrière de notre camion ? L’aurions nous ainsi ramené à la maison ?

Pas cette fois ci en tout cas… peut être une prochaine fois.

Un Beau village le long de la Route n29

Ici je veux vous présenter un petit village dont nous avons fait la découverte dimanche dernier.

Juste au bord de la route nationale 29 qui traverse du nord au sud le Japon; plus précisément en connectant la ville de Himeji à la préfecture de Tottori au nord.

Route pittoresque car une grande partie du pays traversé est montagneux. on passe au pied du mont hyono qui fait 1500 mètres c’est quand même pas ridicule.

On a trouvé ce village vraiment par hasard, en passant en camion. L’étroitesse de la vallée perpendiculaire où il se planque nous a tout de suite intrigués.

Vous pouvez trouver l’endroit sur google: Wakasa, Yazu District, Tottori 680-0735

C’est très mignon. Il y a quoi, trente maisons en tout ? Elles sont de chaque côté d’un chemin goudronné qui serpente et se hisse jusqu’au fond de la vallée.

Certaines maisons sont assez récentes mais le tout a beaucoup de caractère.

L’histoire de ce village est particulière: Ce sont des membres du clan Heiké qui chassés au 12è siècle sont venus se réfugier dans ce coin.

Leurs descendants vivent toujours dans ce village. Et il faut souligner que toutes les familles qui y habitent portent ce nom: heiké. J’ai vérifié en lisant les noms sur les maisons.

(dans notre village aussi il y a des descendants du clan des Heiké qui ont fuit à la même époque)

Si l’on va jusqu’au fond de la vallée on peut admirer un énorme rocher, sous lequel les ancêtres du clan heiké se sont réfugiés … Ils y ont creusé une sorte de grotte dont je n’ai pas pu trouver l’entrée et s’y sont cachés pendant vingt ans, dit on sur la pancarte.

Il faut imaginer tout celà: il n’y avait pas internet ni de playstation même pas amazon à l’époque; comment faisaient ils, au douzième siècle ?

… je plaisante … c’était certement très bien le 12è siècle, y a pas de raison.

Au fond de la vallée le chemin mène à l’ancienne caverne que les fugitifs de heiké ont creusée avec leurs dents.

L’endroit est absolument superbe et on croirait se diriger vers le gros arbre où Totoro aime faire la sieste l’après midi.

L’endroit est superbe et je me dis que ce serait féérique comme celà partout ailleurs si le Japon ne s’était pas lancé dans la plantation massive de cryptomères il y a cinquante ans! De la belle forêt comme celà on en mangerait.

Cette belle pancarte nous informe de la présence d’ours exhibitionnistes.

Ensuite on redescend et retourne sur le hameau.

Belle récolte d’ail.

J’adore ces villages tarabiscotés !

Et la présence de l’eau change tout.

Les fleurs blanches c’est du sarrasin (pour faire du soba). excellent engrais vert qui fixe l’azote.

Un escalier en pierre grimpe assez sec et mêne au sanctuaire shintô qui protège le hameau. A l’époque Heiké ce devait être un bon endroit pour s’y planquer et faire le guet.

Car la vue est bien dégagée.

Au dessus on distingue une bâtisse très modeste qui ressemble à un garage où l’on garde un motoculteur.

La région reçoit beaucoup de neige l’hiver. Enormément de neige.

Je tire la chevillette, et la bobinette choit.

En réalité cette bâtisse très modeste, c’est le sanctuaire. C’est la première fois que je vois un tel sanctuaire; aménagé ainsi tel une pièce d’habitation.

On redescend.

Mais je m’arrête pour admirer cette scène éternelle. Ce petit potager. Installé au pied d’un jizo. Et la vieille paysanne qui sous le regard protecteur de celui ci œuvre en silence.

Quelle belle promenade. La beauté de ce village; la patience et la tenacité de ses habitants me touchent.

Tout celà inspire le respect.

Mais c’est le moment de reprendre la route. mais d’abord; admirons ce beau camion tout neuf. Quelle belle couleur. Quelle classe.

Acheter un camion ‘keitora’ au Japon

Donc j’ai décidé il y a deux mois d’acheter un nouveau camion. Je vous avais d’ailleurs demandé votre input pour choisir la couleur du camion. Pour finalement choisir le rouge orange.

C’est la première fois que j’achète un véhicule neuf. Nous n’avions jusqu’à maintenant acheté que des véhicules d’occasion. C’est ma petite contribution à l’économie japonaise et son PIB frappé par la crise du coronavirus.

Au départ, pour le camion, j’hésitais entre Suzuki et Daihatsu. Le choix est limité. Plus encore depuis la décision de Honda d’arrêter la production de leurs camions. Ceux sous marque Mitsubishi, Nissan, Subaru sont tous faits en OEM soit par Daihatsu soit par Suzuki.

C’est un pote de S. qui m’a convaincu de choisir Daihatsu. Je regardais son camion Suzuki, quasi neuf et lui faisais la remarque qu’il était chouette son camion, mais il a tout de suite répondu que Daihatsu qui fait partie du groupe Toyota est de qualité supérieure. Et pour me le démontrer il est aller fermer la portière de mon vieux Daihatsu de vingt ans … Tu entends ça ? qu’il dit ? Ecoute Suzuki en comparaison … c’est pas le même son … Daihatsu c’est mieux !

Voila qui m’a convaincu.

Nous sommes allés voir un concessionnaire où on nous a bien expliqué les différents modèles. Je voulais la version agriculture mais sur le site ouèbe il y a avait quelques subtilités que j’avais pas vraiment pigées. Visite bien utile.

Faut dire que le site web est construit comme le catalogue papier … il pourrait être mieux fait.

S. plus tard me conseille d’aller voir son ami d’enfance; qui est garagiste, et qui peut me mettre en contact avec un commercial de Daihatsu, qui traite avec les pros. OK. Oui je préfère; aller dans les endroits avec plein de monde j’ai plus l’habitude, le préfère les comités restreints.

Je vais voir son ami garagiste; il a fait venir un commercial et on regarde le catalogue ensemble. Grosse réaction du garagiste (l’ami de S) et de sa femme lorsque je leur dis que j’ai choisi le rouge orange …. tout le monde saura où tu vas et ce que tu fais qu’ils disent oui mais c’est déjà le cas … La j’ai décidé pour les options etc et hop c’est parti. Et, en effet, grâce à l’ami garagiste le prix est … bien …

Mais il a pas que le prix, car le commercial Daihatsu vient ensuite chez nous directement pour les différentes étapes de l’achat, la signature, et venir prendre les papiers nécessaires. A un moment je lui ai demandé quand je devais payer, début mai (un mois plus tard) qu’il dit, j’ai bien aimé ça: La confiance!

Piqure de rappel du confort de vivre au japon; le commercial vient à la maison prendre des papiers, le dimanche ou encore son jour hebdomadaire de congé! Quelle qualité de service.

Mais le plus beau à la fin c’est le jour de la livraison … le commercial vient chez nous …. en conduisant un gros camion … transportant mon petit camion … Quelle classe. Il me l’amène à la maison directement.

On regarde tous les deux alors toutes les options pour vérifier que tout est OK;

Puis, avant de repartir il me dit, cette phrase que est si Japonaise que cela m’a vraiment touché … 可愛がってください prenez en bien soin … c’est comme s’il était venu m’apporter un petit chaton …. Ah!

Il apporte le camion sur le parking du temple du village, car il y a assez de place pour les manœuvres
Il est beau mon camion! la couleur est pas mal.
la livraison faite le commercial Daihatsu enfourche sa grosse monture et s’en va pour de nouvelles aventures

Sitôt pris réception je pars faire un petit tour en forêt.

Et qu’est ce que j’ai fait de mon ancien camion ? ? ?

Il est pas parti bien loin …. je l’ai donné à S.!

La Fête des Ombres

Si vous suivez ce blog il y a une bonne chance que vous soyez branché(e) sur le Japon, et que vous soyez familier(e) avec Atelier Sentô. Si vous ne connaissez pas encore Atelier Sentô; c’est le moment de vous rattraper 🙂

Atelier Sentô c’est un duo, Cécile et Olivier, créateur de bande dessinées.

J’ai commencé à les suivre il y a quelques années, c’est alors au moment de la parution de leur première BD, ONIBI. Je l’ai lue fin 2016. Onibi est une histoire, le voyage initiatique de deux français dans un Japon rural et mystérieux …. dans la région de Niigata.

Le monde de Facebook est vraiment petit, je commence à les suivre. Peut être que c’est à ce moment que Cécile et Olivier commencent à suivre ce blog. Ils nous font l’honneur de likes et de commentaires!

Un peu plus tard je leur commande une petite lithographie en vente sur leur site. C’est la litho d’un jizo, petite statue bouddhiste. Depuis, la litho m’accompagne tous les jours au travail, que ce soit dans mon petit bureau ‘le plus petit bureau du monde‘ ou bien dans la maison de Madame M.

Le jizô fait par Atelier Sentô trône dans notre tokonoma. (La belle céramique n’est pas Japonaise, elle date de cent ans et vient de mon village des Charentes, non loin de Surgères)

La Fête des Ombres vient de sortir: c’est le premier tome de la dernière BD d’atelier sentô.

En voilà une couverture qu’elle est belle ! (photographié devant une petite maison faite par S.)

C’est un véritable régal. L’histoire se laisse développer, on découvre les éléments narratifs un à un: C’est très bien construit. Il y a du suspense ! Du mystère ! De la poésie!

Les couleurs sont formidables. Il y a beaucoup de douceur dans les dessins.

Le tome 1 se passe en automne et en hiver; dans la campagne japonaise.Chaque case est un festin pour le neuneuil.

Il y a des clins d’oeil tout à fait irrésistibles.

Comment ils ont pu saisir et restituer les sensations de la vie à la campagne au Japon, c’est assez incroyable.

L’année dernière, en septembre, Atelier Sentô m’a contacté: ‘comment dessiner l’intérieur d’un keitora?’ (petit camion que l’on voit partout dans la campagne au Japon) … Je suis devenu technical advisor , dis je à alors mon épouse, en bombant le torse … j’ai envoyé alors quelques photos de mon keitora …. que vous pourrez retrouver, dessinées dans La Fête des Ombres …. ha ha

Quelle joie d’avoir pû apporter un grain de sable à cet édifice … et d’être mentionné dans les remerciements à la fin du book…. !

Décidement gràce à ce blog nous faisons de belles rencontres.

Allez y! Faites chauffer les cartes bleues ! Il y en aura pas pour tout le monde !

J’ai montré la Fête des Ombres à mon ami S.: quelle est sa réaction? Est ce que la vie à la campagne au Japon est bien représentée ? Que pense t il des dessins ?

S. a tout de suite réagi à l’authenticité des dessins. La justesse des dessins des maisons. Tous les détails.

En page 24 il s’exclame c’est exactement comme ça que l’on épluche les kakis ici!!! En effet on ne découpe pas les fruits de la même façon d’un pays l’autre …

Il souligne l’exactitude du détail des tenons dessinés sur l’escalier en bois, en page 36.

En page 53 il tilte encore en disant qu’autrefois la salles de bains chez lui était exactement comme dans le dessin… à part que chez lui le couvercle de la baignoire était carré ….

C’est dingue comme soudainement tout est si proche … Atelier Sentô c’est des artistes…

Je suis allé montrer la fête des ombres à mon ami S. Il admire tous les détails et la beauté des dessins et des couleurs.
Ah! Ils ont dessiné les tenons de l’escalier !! C’est fou !! dit il.
Ah … Que ce camion parait confortable ….

J’ai montré le livre aussi à monsieur K qui lui aussi a immédiatement réagi sur cette magnifique salle de bains. C’était comme ça chez mon grand père dit il.

Le livre est très bien fait … c’est de la belle ouvrage… regardez ce clin d’oeil, avec les kakis; épluchés et mis à sécher sous le code barre …. C’est pas beau ça ???

Lu et approuvé par Wakame Tamago !!!! Dans son camion !!!

Quelle couleur choisir pour le camion ? Résultats

Merci à toutes et à tous pour vos commentaires et réponses sur la couleur du camion (hijet, marque daihatsu)…

Le système de vote sur wordpress ne marche pas super car je ne peux pas consulter les résultats: le seul moyen c’est de voter une nouvelle fois pour que le truc s’affiche.

C’est donc ce que je vois aujourd’hui:

Et si le rose sort ainsi; alors que personne n’a mentionné cette couleur dans les commentaires c’est à mon avis pour (et j’ai fait la même chose) faire un vote blanc (en réalité un vote rose) et voir la distribution des réponses.

Le bleu menthe ressort donc vainqueur; suivi du vert olive et du rouge orange.

Le noir (ça salit vite ou ça fait yakuza) est disqualifié.

Pierre; Denis, et mon ami S au village étaient pour le blanc, la valeur sûre.

Deux autres habitants du village ont indiqué préférer le rouge orange.

J’ai vu un camion de couleur olive la semaine dernière sur la route et la couleur m’a semblé un peu bof.

Il y a eu un commentaire aussi très juste: le bleu menthe ça fait citadin. En effet je n’ai jamais vu de camion hijet de cette couleur.

Bref, je vais opter pour le rouge orange. J’ai vu deux camions de cette couleur la semaine dernière et la couleur est vraiment réussie, c’est un orange profond tendant un peu vers la rouille.

Quelle couleur choisir pour le camion ?

Le moment est venu de songer à remplacer mon petit camion …

Mon camion je l’ai acheté un an après notre installation dans le village; je l’ai acheté d’occase pour une grosse bouchée de pain….

Difficile à se souvenir comment je me débrouillais pour aller ramasser du bois pour nous chauffer l’hiver … avec une brouette … et une Honda Fit poussive … Ben voilà à cette époque j’étais un peu limité point de vue logistik … Vivre à la campagne au Japon et un petit camion keitora c’est indispensable; pas seulement du point de vue seulement pratique … mais du point de vue de l’image … et de l’appartenance au groupe …

Imaginez l’étranger qui vient tout d’un coup s’installer dans le village, c’est la première fois que l’on voit un étranger … il dit vouloir vivre ici … mais regardez … il a toujours sa petite voiture de ville … il est pas sérieux … dans six mois il fatigue et il retourne à Tokyo … par contre dès le moment qu’il a un camion keitora comme nous autres c’est différent ….

Bon mon camion date de Heisei 17 il a donc vingt ans. Je pourrais continuer à l’utiliser jusqu’à épuisement total c’est sûr on dit ici noritsubusu; le monter jusqu’à ce qu’il crève. Mais je me dis aussi que je n’ai jamais acheté de voiture neuve alors pourquoi pas une première fois et puis … la vie est courte !

J’opte pour un Daihatsu, un Daihatsu Hijet.

En effet réputé pour sa qualité. Il n’y a finalement peu de choix, Suzuki et Daihatsu sont les deux boites à produire ces keitora, Honda a en effet annoncé l’arrêt de la production cet été.

Mais alors, se pose la question … quelle couleur choisir ?

【公式】ハイゼット トラック トップページ|ダイハツ (daihatsu.co.jp)

Quelle couleur choisiriez vous ?

Vidéo! On coupe un arbre qui tombe sur la gopro

Mon ami S veut couper un grand cyptomère situé en bordure de forêt, juste au dessus de son hameau. Ce cryptomère est mort, peut être suite à la sécheresse de cette année en août. Sachant que je suis toujours à la recherche de bois pour alimenter ce gros glouton de Calcifer (notre poêle à bois) je me joins à l’aventure avec mon camion et ma caméra vidéo gopro.

Je trouve l’affaire très délicate car la souche de l’arbre est sur un endroit qui tombe quasiment à pic. Pas évident d’y travailler avec une tronçonneuse.

Pour l’opération S tire d’abord un câble, qu’il fixe à l’arbre mort, le plus haut possible, il utilise une échelle spéciale pour cela. L’autre extrémité du câble est fixée à un autre arbre. Dans la vidéo on le voit tendre le câble avec un treuil manuel. C’est nécessaire, car comme l’arbre est mort sa souche est peut être compromise, ce qui rend la chute de l’arbre plus difficile à contrôler, celà augmente le risque de brisure du tronc, sous les actions des forces en jeu lors de la coupe: le treuil permet de mieux contrôler là où l’arbre va s’effondrer.

Je fixe la caméra gopro pour voir filmer l’opération. Je la fixe à un arbre situé en marge de la trajectoire souhaitée de la chute …

Mais dans la vidéo grosse surprise puisque l’arbre (et plus tard je constaterai qu’une partie du tronc était pourrie), tombe un peu trop vers sa gauche et vient tomber à pic sur la gopro!

Celà nous fait bien rigoler.

Plus de peur que de mal; c’est une branche qui a frappé la caméra, pas le tronc d’arbre.

La caméra n’est pas cassée (bien vu gopro) et n’a pas du tout morflé.

Ensuite on débite l’arbre et je le charge dans mon camion.

On peut aussi admirer le splendide paysage, car la vue s’étend sur toute la vallée, ce coin surplombe le hameau, la lumière rasante de fin d’après midi inonde les montagnes en face et révèle de profondes palettes de couleur.

Encore, que du bonheur!

La récolte du riz

Il fait encore chaud mais ce n’est plus la chaleur ultra humide dans laquelle nous avons cuit, dans l’étuve comme des gyouzas, ces deux derniers mois.

Dans le village, on a commencé à récolter le riz. C’est beau de voir les gars qui s’activent dans leur champs, le riz et le paysan ont bien travaillé. Il y a un résultat.

il y a un petit criquet sur les épis de riz

Je me balade dans le village, et vois un gars qui vient de récolter le riz de sa rizière, il charge son camion, sa moissonneuse a rempli déjà une belle douzaine de sacs.

Autrefois, m’explique-t-il, après la récolte du riz, on plantait du blé. On produisait ainsi deux récoltes chaque année, c’est ce que l’on nomme le nimousaku. 二毛作 Le blé est désormais importé, les prix sont très bas. On fait encore du riz, pour continuer la tradition et parce que le prix du riz est fortement protégé par des taxes à l’importation.

Quatre heures de l’aprèm on est déjà à l’ombre

On voit bien comment l’importation du bois, du blé, a tout foutu en l’air dans les campagnes japonaises, et donc, les gens sont partis vivre en ville. Pour pouvoir vivre de la récolte du riz il faut disposer de sacrées surfaces. Dans notre vallée montagneuses, ce sont des retraités ou bien des salariés qui font du riz; c’est un passe temps plutôt qu’un business.

C’est dommage de ne pas faire deux récoltes, car maintenant, une fois le riz récolté, la terre est laissée toute nue exposée aux éléments pour de très longs mois. Bonjour l’érosion et l’appauvrissement des sols. Et puis les vers de terre, ils ont pas contents c’est sûr … Si on pensait plus du point de vue des vers de terre on ferait moins de conneries.

La promenade continue.

Au détour d’un chemin je vois un très beau keitora. (keitora; ou ‘camion léger’, indissociable des campagnes japonaises, fiable, maniable, serviable, ici on ne peut pas vivre sans ….) Il est neuf! C’est un Honda. Les keitora Honda sont réputés; le moteur est monté à l’arrière. Ce qui permet de les charger à fond, bien au delà des 350kg max réglementaires.

Il n’y en a pas tant que ça, de jeunes beautés

Tiens un gars arrive c’est le propriétaire de ce magnifique bolide. On discute … voilà dans le village, on discute avec tout le monde et il y a toujours un sujet de conversation à portée de la main.

Je demande si je peux le prendre en photo avec son nouveau camion…

L’heureux propriétaire

Il dit: il va me durer vingt ans !

Cell ne m’étonne pas, le mien a 18 ans et fonctionne à merveille.

Photos du jardin

L’épisode précédent où on faisait un tour de notre petit potager c’était fin avril.

La planète irait mieux si tout le monde pouvait avoir un petit bout de terre pour, comme nous, jardiner.

Tournesol et maïs poussent. Je suis curieux de voir si ils vont bien s’entendre.

Les carottes poussent bien, mais je vois bien qu’un de mes gros problèmes c’est que je sème avec une trop grande densité, et après je peine à éclaircir. Les plantes veulent pousser mais finissent par se gêner.

Les tomates; j’ai toujours eu du mal à les ‘ranger’, et garder leur croissance sous contrôle … je préfère les laisser libres, mais après ça fait un tel fouillis ! Gros capharnaüm en effet, ici les tomates sont avec de la menthe, du myouga, des courgettes et des groseilles. C’est comme le métro le matin; plein de gens qui n’ont rien en commun et qui sont obligés de se supporter les uns les autres.

Ce sera bientôt la fin des haricots pour les petits pois mais nous en avons bien profité.

Le potager n’est pas immense mais j’y ai planté quelques arbres. Ici un sudachi, qui nous laisse espérer avoir quelques fruits cette année ??

On espère que les petits phallus des courgettes deviendront grands, comme celui de Rocco !

Le grenadier est en fleurs.

Les framboises font leur boulot.

Les blueberry aussi !

Cette rangée marche bien. Petits pois et laitues. Par contre là aussi j’ai planté les laitues en trop grande densité. Il faut que je retienne cette leçon. Pour les petits pois cette année j’ai utilisé ces grilles métalliques qui servent à couler du béton. C’est plus facile à utiliser qu’un filet je trouve et ça fait moins fouillis.

Aussi dans les allées du jardin j’ai mis du gravier. Avec des tissus en plastique dessous. Dans l’espoir de stopper les mauvaise herbes; car sinon je finis pas passer mon temps à retirer les mauvaises herbes et je n’ai plus le temps pour m’occuper des légumes.

La coriandre et la roquette marchent du tonnerre.

Cette araignée tisse sa toile dans le ki-ichigo (rubus).

Des fraises aussi nous avons bien profité avec une belle poignée tous les matins. mais je ne les prends pas en photo.

Les insectes ont passé les feuilles de komatsuna à la mitraille. Je pense à la Syrie. Berceau de la civilisation. Qu’avons nous laisser faire à ce pays?

Les concombres, n’ont presque pas bougé d’un poil, la météo n’a pas été sensationnelle, mais bon, ils devraient pouvoir se refaire ….

Il y a un prunier, qui a crevé. A ses pieds, étendu les nattes de paille des tatamis de la maison de madame M … et Minou y fait la sieste !

Et comment pourrait on ne pas parler des tomates ?