Catégorie: journal

Passer à la télé !?

En 2019 j’écrivais avoir refusé passer à la télé … je ne regrette pas d’avoir refusé à l’époque …

Cette fois ci par contre … je n’ai pas pu y échapper et ça a été une bonne expérience. La télé locale a en effet monté un petit reportage sur notre vallée et en particulier le bureau des eaux et forêts (qui est à trois minutes en vélo d’ici) et la variété de cryptomères caractéristique du village.

Comment ça s’est passé. Mon ami S a il y a deux ans construit un magnifique garage en rondins, pour les eaux et forêts. J’ai observé l’opération de prêt, en prenant 800 photos lors de la construction. J’ai ensuite fait un petit book de ces photos que j’ai offert entre autres au boss du bureau des eaux et forets.

Or, l’équipe de l’émission vient faire du repérage et visite leur bureau … on leur montre le book; qui tout de suite attire leur attention. Qui est ce wakamé tamago ? Quel nom ridicule! un français dans le village ? En parallèle mon ami S est également invité à participer à l’émission en sa qualité de charpentier. Il a toujours utilisé les cryptomères de la vallée pour construire des maisons et même des bancs.

Cette fois je peux pas me débiner … Et puis quel honneur pour moi de passer à la télé avec S mon ami et tous les gens formidables des eaux et forêts. C’est toujours bien de se trouver en bonne compagnie….

L’émission a été diffusée la semaine dernière. Quelle belle partie de rigolade ! Ach !

On m’a passé un enregistrement de l’émission, je vais en poster des extrait sur ma chaine youtube celà donnera un belle idée de notre environnement. Par contre ajouter les sous titres va prendre un peu de temps … Un peu de patience please….

Progrès sur la Nouvelle bande dessinée

J’ai pu bien me remettre à mon projet de bande dessinée.

Ce que je mets dans cette bande dessinée, ce sont des choses et des idées; des images que je ne peux pas écrire ici. Vous diriez en me lisant, il est dingo ! C’est un rêveur! Pourquoi pas l’enfermer (par contre il l’est déjà avec les fous dans son village!) ces idées c’est mieux de les mettre en dessin…

L’histoire, c’est notre installation au village; comment nous avons quitté Tokyo pour commencer une nouvelle vie ici. Des nombreux épisodes évoqués dans le blog sont également dans la BD mais se développe un autre récit en parallèle; qui tient beaucoup plus du fantastique et de la poésie…

J’utilise un software made in japan pour dessiner; Clip studio paint. Vraiment très bien fait. Parfait pour faire des DB. Voici ce que ça donne…. Encore une douzaine de pages … Je vois le bout du tunnel…

De gros soucis au boulot m’avaient stoppé net il y a deux ans. Cela m’a forcé à faire une pause très très longue. Je suis très heureux d’avoir pu m’y remettre ces derniers mois et de voir que je continue….

Les nichoirs

Les nichoirs que nous avions préparés, je les ai installés dans notre montagne et ils font vraiment un bon effet.

Comme des drapeaux hissés, surplombant le village.

Hâte de voir s’ils plairont aux oiseaux! On commence à penser au printemps ….

Découverte d’un sanctuaire shintô

Nous faisons un tour, mon épouse et moi, dans une vallée que nous connaissons peu, à vingt kilomètres de chez nous pour faire cette belle découverte que je veux partager avec vous.

Il s’agit d’un sanctuaire shintô, que nous trouvons vraiment par hasard… Il est un peu en retrait des habitations. De beaux arbres le protègent. Une pancarte donne mille ans à ce sanctuaire. Ca nous rajeunit pas.

Tout de suite nous sommes saisis par la sérénité du lieu.

Il faut apprécier tout cela dans son ensemble, les arbres, le calme et le silence, ces bâtiments, la lumière, la petite bouteille de saké déposée en offrande et puis aussi, le fait qu’il n’y a pas âme qui vive.

Le quart d’heure que nous y passons nous lave et nous débarrasse de tous nos soucis éventuels, les quinze minutes nous nettoient, nous resynchronisent avec nous mêmes; On est prêts à repartir.

Un texte sur les producteurs de pomme

Pat est un ami qui vit au nord du Japon dans la préfecture d’Aomori. Ses beaux parents sont producteurs de pomme. Aomori est très connue pour ses pommes.

Souvent il travaille dans les champs familiaux et connait le sujet…

Sur son Facebook (se prononce: fessebouc) Pat a écrit ce très beau texte sur les producteurs de pomme. Il y décrit tout le travail nécessaire pour faire de délicieuses et belles pommes qui sauront satisfaire une clientèle très exigeante.

Imaginez des champs de pommiers, entourés de montagnes. La région est sauvage et est connue pour ses ours et ses singes. Une grande partie du travail se fait à la main, la mécanisation étant difficile à cause du terrain.

Les belles pommes ne poussent pas toutes seules….

Apple Cornucopia

Can we truly appreciate the effort and care that so many people make so that we can leisurely stroll down the aisle in the air-conditioned comfort of favorite grocery store, where staff put on display a cornucopia of foods from so many places, so far and near, so that we can have at our convenience almost any food we desire at any time of year.

Think of the apple, because of it we were banished from the Garden of Eden, we remain forever hungry; humanity has spread itself all over the earth searching for food and also sowing seeds along the way.

And I thought nature did all the work, thinking apples framers simply reaped the harvest in the autumn.

Shamefully my ignorance does not suffer from loneliness. I didn’t know that during winter month’s apple farmers put on snow shoes to allow them to get around their orchards in the cold of winter to trim apple tree branches just right to promote fruit production before buds appear in early spring.

I didn’t know that they needed to bring in helper “rental bees” to pollinate the buds because of shortage of wild bees, and if there are not enough “rental bees”, field workers roam the orchards like full grown pixie fairies sprinkling pollen on the blossoms with their tiny wands.

I didn’t know that with so many buds flowering in spring, workers must manually remove many of the buds; An apple tree goal is to produce as many seeds as possible, let it grow wild and the number of fruit increases but the size of fruit decreases.I didn’t know there was such a shortage of apple field workers; as a result they seldom finish removing buds before the fruit appears, so the work continues during the spring removing some of early fruit.

I didn’t know that during summer months farmers are continuously cutting grass and weeds in order keep the mice population contained, because mice also like apples, and apple tree bark and apple tree roots.

I didn’t know that when fall arrives, it’s paramount that all those apples hiding within tree`s foliage must get a sun tan.

Sunshine is needed in order to get a nice red color. Workers diligently remove leaves to reduce the shade, and if needed, gently rotate each apple so that it ripens evenly. And many farmers carpet their orchards with reflective sheets to ensure nice red apple bottoms.

I didn’t know that when that an inexperienced pickers (like myself) causes a lot of damage while learning.

With the shortage of workers, apples farmers have developed a very high tolerance for incompetence of the inexperienced.

One does not pull the apple of the tree, you must gently roll the apple upward while you apply gentle pressure on the stem so that the apple stem remains attached and not break the branch or scratch the apple in the process.

If an apple is out of reach, try not to be tempted to pull the branch down, because when you let go the branch you might catapult an apple at someone.

One should never work alone, ladder falls and twisted ankles are all too common. One might swear that the trees are alive and there branches move, very time you raise your head quickly, a branch is waiting to meet it.

Lacking experience, ignorantly you think you can work while listening to your favorite music with headphones, but you cannot hear your fellow workers cry if they fall, nor you will hear them scream that a bear is behind you, as bears like apples too!I didn’t know how heavy the apple baskets could get, you hold the basket in one hand while picking with the other.

Each apple must be placed in the basket as gently as if you were would a freshly laid egg. Your basket gets heavy quickly, but don`t drop it, and don’t step on any of the many fallen apples, you might twist your ankle or fall over and break your back.

I didn`t know how cold and wet the Autumn could be when standing outside all day, Apple workers wake up early and work diligently though the day until the last light of day.

I didn’t know that most apple field workers are in late 60s , many in their 70s or 80s and the average age of workers is not getting any younger each year. One has awkward feelings when fellow field workers treat you as child, they are never scolding always mindful of you.

I know now to appreciate the skill and strength with which these humble people diligently performs their work, very much a skilled labor as any other. I know now to respect and admire those elderly workers, who work without complaint, standing on top tall ladders, hauling heavy baskets of apples ever so gently in the cold and wet winds of autumn.

I know now that they do this work not only to earn a living (a very modest one) but more so to share with others a ritual of life which all of our ancestors have done since we humans ceased to be nomadic hunters. It’s during the morning and afternoon breaks that it all sinks in, you all gather together to have a warm drink and some sweat snack to refuel, you chat about nothing but laugh about everything. In these few moments the problems of the world do not exist.

You are together, and that all the really matters. I know now that the shared experience of producing and gathering your harvest is a truly sacred one.

That the people who produce the food we eat are in reality performing one of the most noble acts love for their fellow mankind that one could imagine.

If I look at an apple now, I see so much more

Restauration d’une maison ancienne

Il y a trois ans, un charpentier du village monsieur Tozawa a fait l’acquisition d’une maison ancienne, datant de 150 ans.

Voici l’article avec quelques photos de ce qui était le début de ce chantier de restauration. (2017)

C’est une construction typique. On note que le plan original de la maison est tout comme les nôtres: 4 pièces à tatami sur la gauche, avec dans la pièce au fond orientée Sud, le tokonoma et l’emplacement de l’autel bouddhique. A droite un espace pour la cuisine et une pièce où l’on gardait une vache. Tout cet espace à droite était directement aménagé sur la terre battue, tandis que l’espace à gauche était élevé par rapport au sol, avec un plancher. Il y a 8 ans cette structure, ce plan de la maison traditionnelle japonaise ici dans la région je m’y attardais dans l’un des premiers articles de ce blog formidable. Article

Mister T restaure cette maison ancienne pour s’y installer et y vivre avec sa famille. Il y travaille donc entre deux chantiers lorsqu’il a le temps. Ceci explique la durée du projet car, sinon à temps plein je pense qu’il torcherait le projet en 4 ou 5 mois.

La semaine dernière je me suis offert une belle balade à pied; histoire de marcher vers le sud, vers l’entrée de notre vallée à sept kilomètres, pour y acheter une bouteille de saké. En chemin je suis passé devant la maison en travaux et coup de bol monsieur T y était et m’a très aimablement invité à venir voir à l’intérieur, pas besoin de dire que je ne me suis pas fait prier.

La maison il y a trois ans

La maison Maintenant

La toiture a été refaite. A noter, sous la toiture métallique il y avait du chaume. (茅葺 かやぶき)Je suppose qu’il a laissé le chaume tel quel et qu’il ne l’a pas remplacé. Autrefois chaque village préservait un terrain où l’on faisait pousser les plantes nécessaires à la production du chaume; et ce pour les toitures des maisons. A savoir aussi que les plus pauvres utilisaient de la paille de blé pour leur toiture.

Ces deux photos ci dessous seront la pièce d’habitation principale. A noter les poutres impressionnantes, et d’origine.

Je note aussi que ce chantier est vraiment bien rangé et très propre. On mangerait par terre…

Les poutres et les colonnes sont gardées telles quelles. Tout celà a au moins 150 ans.

La maison est posée sur des pierres

A noter que la maison japonaise n’a pas de fondation. Les colonnes sont simplement posées sur des pierres. Il y a toute une théorie.

La maison japonaise est conçue pour osciller lors des tremblements de terre. Osciller par cela je veux dire que la maison, parce qu’elle est faite en bois, est souple et absorbe l’énergie cinétique du séisme, sans se briser. Pour cela laisser reposer la maison sur le sol sans être fixée à celui ci permet d’absorber l’énergie et d’éviter le mécanisme que les spécialistes nomment le retour de bite. C’est ce retour de bite qui peut faire briser des éléments de la construction sous l’effet du séisme.

L’idée donc c’est que la construction n’est pas seulement souple; mais aussi qu’elle flotte sur le sol.

Un ennemi: l’humidité.

Une maison en bois a deux ennemis. Les termites et l’humidité. Pas de termites dans la maison de monsieur Tozawa mais l’humidité a en effet un peu ‘bouffé’ les parties basses des colonnes. Nous avions vu cela aussi chez nous lorsque nous avions fait les travaux, en particulier dans la partie de la maison où l’on gardait autrefois la vache …

Mr T a soulevé la maison avec des crics, et a remplacé les partie basses des colonnes porteuses, endommagées par l’humidité, par de nouvelles pièces. On appelle cette technique netsugi 根継ぎ

Un point primordial, pour la maison japonaise qui est faite en bois et pour le climat japonais très humide l’été, c’est de garantir des ouvertures entre le sol et le plancher. L’aération permettra de réguler l’humidité et donc de préserver les structures en bois et mais aussi garder la maison de la visite de termites.

C’est pour cette raison que Tozawa laisse une ouverture entre le sol et les murs (on voit bien le filet de lumière sur la photo ci dessous): la partie entre le sol et le plancher sera donc toujours bien aérée.

La beauté des poutres

Tout ça c’est vraiment de la belle ouvrage comme on dit chez vous, et les photos suivantes s’attardent sur la magnifique charpente, vieille de 150 ans donc. Je pense que la plupart des pièces sont du marronnier (comme chez nous).

On ne peut pas ne pas admirer la belle dynamique des poutres qui s’emboitent les unes dans les autres. Et bien sûr les charpentiers de l’époque ont utilisé savamment les courbes de ces poutres.

Il faut remarquer que ces énormes poutres; qui datent de Napoléon III; n’ont cessé de vriller.

On voit bien comment cette tête de poutre (photo ci dessous) s’est déplacée légèrement de son support.

A noter aussi le mur en torchis d’origine sous la poutre. La partie neuve en latis sera ensuite recouverte de shikkui (enduit traditionnel)

Ici Mr T a remplacé une poutre par une nouvelle; et les intonations un peu roses du bois nous informent que c’est du cerisier. Avec de belles chevilles carrées (komisen 込み栓)

Voila!

Franchement ça fait plaisir de voir que monsieur Tozawa investit ainsi dans une ancienne maison.

Dans ce chantier on voit aussi sa maîtrise technique du métier ainsi que son sens de la beauté.

Que choisir comme titre… déblocages ?

Ce matin nous avons fini de récolter les patates douces. En tout, des patates douces, nous en nous avons récolté plusieurs brouettes. En cette saison, où le jardin produit plus que ce que mangent les insectes, nous sommes auto suffisants en légumes à 90 pour cents. 90 pour cents car nous n’avons pas produit de pommes de terre.

De notre petit bout de montagne, un aperçu de notre village

Il y a quelques années j’avais planté de nombreux arbres dans notre petite montagne. oliviers; pommiers; marronniers, érables, noyers, cerisiers….L’année dernière les dégâts causés pas les sangliers m’avaient choqué et je l’avoue un peu découragé. Ces cochons de sangliers avaient entièrement saccagé une petite dizaine d’arbres, que pourtant protégeaient des grilles métalliques et des piquets.

Je suis allé récemment inspecter les arbres, je ne vais pas dans la montagne l’été à cause des trop nombreuses sangsues. Et pour mon plus grand plaisir j’ai pu vérifier que les rescapés se portent bien, et que cette année il n’y a pas eu de nouveau dégât.

Cela m’a vraiment fait plaisir. J’ai d’ailleurs pu faire une première récolte de yuzus, avec les yuzu plantés il y a 3 ans… Génial !

Celà me donne plus encore envie de continuer de m’occuper de notre tout petit bout de montagne; et d’y planter de nouveaux arbres (kaki, marronniers).

J’ouvre les cages métalliques pour débroussailler autour des arbres plantés. (beaucoup de petits bambous que l’on nomme sassa). on voit le néflier du Japon ou biwa en pleine forme et ses belles feuilles. Des feuilles de biwa mon épouse fait des décoctions utilisées pour traiter l’eczéma et les brûlures….

Dans sa cage le yuzu se porte bien, et nous offre ses premiers fruits
Petit pommier deviendra grand ?

Un autre sujet où je me suis retrouvé bloqué…. Ca fait presque deux ans que j’avais arrêté de travailler à mon projet de bande dessinée sur notre vie ici au village.

Raison, un gros changement au travail où mon équipe avait été transférée à un bourreau roumain. Ca a résulté à neuf mois de galère et de très grosses incertitudes. (faut dire, même si nous caressons l’autosuffisance en légumes nous ne sommes pas encore autosuffisants en pépètes). Ca a résulté aussi à l’atomisation de l’équipe (une équipe formidable, une vraie bande de potes, que j’avais mis 4 ans à construire petit à petit), chacun essayant d’échapper à l’affreux bourreau roumain en trouvant d’autres jobs en interne …. Il m’a fallu neuf mois pour atterrir sur un autre job, mais en tout avec tous ces changements c’est une pause de deux ans que j’ai faite sur mon projet de BD. Ce projet de BD que j’aimerais vraiment finir de mon vivant.

Certains d’entre vous diront: comment Wakame Tamago peut il faire une BD alors qu’il ne sait pas vraiment dessiner ? Et bien regardez, l’équipe gouvernementale française …. qui gouverne sans savoir vraiment gouverner … Vous voyez, c’est tout à fait possible.

Et donc j’ai pu enfin m’y remettre au projet de BD … J’ai de nouveau la tranquillité d’esprit et puis aussi assez de confiance en moi pour pouvoir continuer.

Une BD où les chevreuils jouent à la PlayStation !

On approche des fêtes. Envie d’un peu de vacances et de repos.

Avec ce corona ca aura eté une année vraiment spéciale et difficile pour tout le monde (sauf pour la Chine capitalocommuniste qui a engrangé les victoires).

Je vous remercie du fond du cœur de continuer à me lire et à vous intéresser à nos petites divagations … J’espère que vous pourrez passer de bonnes fêtes, en bonne santé, et en bonne compagnie. Bisous.

Récolter des ginnans

Ginnans, ce sont les petites boules jaunes vertes que vous avez peut être déjà mangées dans un restaurant de type izakaya.

Techniquement ça n’est pas un fruit, mais disons que c’est la noix du fruit du ginkgo. Cet arbre souvent majestueux que l’on nomme en japonais ichou. (se lit itcho).

le ‘fruit’: ginnan 銀杏

l’arbre: ichou 銀杏 ah oui les deux mots s’écrivent avec les mêmes idéogrammes ….

Ce matin nous allons récolter des ginnans avec mon ami S. Il fait un temps magnifique. Comme vous pourrez le constater le processus de retirer la pulpe du fruit se fait en plusieurs étapes et prend beaucoup plus de temps que la récolte en elle même!

Voici la vidéo !

Ce ginnan c’est assez bon. Un peu d’amertume. Pas sans l’accent de noisettes. Mais plus que le goût à mon avis c’est la texture qui est d’intérêt. Et la chose en elle même.

Mais le ginnan contient des neurotoxines. Une consommation assidue, ou excessive peut conduire à des pertes de conscience, ou même la mort. Des décès ont en effet été rapportés pendant les périodes de disète au cours de la guerre.

Mais il faut aussi considérer que ces arbres font partie des espèces végétales les plus anciennes, puisqu’ils ont précédé les dinosaures de 40 milions d’années … quelle invitation au voyage (dans le temps). quelle dimension poétique !

De Trois à Soixante mètres carrés

Comme vous savez je travaille à la maison. Du télétravail.

Mon bureau était installé dans le jardin dans un tout petit espace; de 1 mètre sur 3 mètres. C’était une petite pièce sombre derrière l’atelier, où autrefois les paysans stockaient leurs tsukémonos.

Que d’heures passées dans ce petit espace! Avec vue sur le jardin, la route, la montagne. Ce petit espace si modeste mais tellement à moi; c’est un peu le sommet de ma vie me suis je souvent susurré.

Mais j’ai décidé de déménager mon bureau dans la maison de Mme M.

De 3m2, je passe à 60m2 !

Comme il n’y pas de chauffage je retournerai sans doute passer l’hiver dans mon 3m2.

Installé dans la maison de mme M Je profite de la petite cuisine pour me faire des espressos le matin.

Avoir beaucoup plus d’espace me permet d’avoir un moniteur en plus. Ce qui aide beaucoup.

Une question qui se posait c’était au sujet de la connexion internet. Commander une nouvelle connexion jusqu’à la maison de Mme M serait possible mais couterait 4000 ou 5000 yens par mois. (40 roros). A noter que notre hameau a été équipé de fibre optique récement. Or, il faut toujours considérer les coûts récurrents fixes sur de longues périodes. 40 roros pas mois sur trois ans ça fait 1440 roros.

Une solution beaucoup plus économique (gratuite) était de relier les deux maisons avec un câble ethernet enterré.

A la maison j’utilise ce système très ingénieux de PLC, un boitier transpose les signaux Ethernet sur le réseau de câbles électriques de la maison. Ce qui permet de se connecter ensuite à internet à partir de n’importe quelle prise électrique dans la maison, ou les bâtiments qui lui sont connectés. Celà permet de couvrir une beaucoup plus grande superficie que le wifi.

Arrivée du câble dans la maison de Mme M… il y a avait déjà une ouverture dans le mur de la cuisine, ancienne aération pour le garde manger (avant donc l’apparition des réfrigérateurs)

Je pose donc une de ces prises dans l’atelier dans le jardin, et, de là, pose un câble ethernet enterré qui va relier la maison de Mme M.

Ca marche à merveille et c’est sans coût mensuel.

La maison de Mme M, je pensais au début en faire un café ou une sorte de petite auberge pour les visiteurs égarés … mais avec le connaronavirus … plus la peine d’y penser.

Les journées de soleil j’ouvre grandes les fenêtres des deux côtés, il y a une brise qui vient me caresser les poils des oreilles, on entend le chant de la rivière juste en bas.

C’est vraiment chouette.

Par contre au début avec ma nouvelle installation les voisins se sont inquiétés. Ils ne me voyaient plus dans mon tout petit bureau dans le jardin … et se sont demandé où j’étais… Le prêtre bouddhiste du village m’a appelé pour savoir si j’étais encore de ce monde.

Travailler chez soi, ou télétravail, se généralise avec le connarovirus. Même au Japon les choses bougent en ce sens, on se souvient des annonces récentes de Fujitsu et de Toshiba qui disent réduire leurs capacités de bureaux de façon significative.

Si j’ai un conseil, pour le télétravail, c’est de s’aménager un espace dédié au travail et clairement séparé du privé. Que ce soit dans son garage, ou dans une pièce de la maison inutilisée, dans un grenier sous les toits comme mon ami Franky, ou encore dans un petit abri dans son jardin.

Il est très important de pouvoir complétement séparer le travail et le privé; car sinon les deux vont se déranger les uns les autres. Donc un espace physique purement dédié au travail et cela peut être un placard, hein; souvenons nous d’Arthur Rimbaud qui s’enfermait dans un placard pour étudier les langues étrangères, facilitera la chose. J’étais très bien dans mon bureau de 3m2; peut être même que j’y retournerai d’ailleurs!

Avec les couleurs de l’automne

Au début j’hésitais je me disais je vais pas aller faire comme tous les vieux … aller voir les couleurs de l’automne …

Ben si je suis allé me balader jusqu’au fond de notre vallée pour observer les couleurs de l’automne, ce que l’on nomme kouyou 紅葉 en Japonais.

En tout celà fait une belle promenade de trois heures, de la maison.

Novembre est vraiment une belle saison ici …

Une ancienne grange, il devait y avoir des animaux autrefois
Un sanctuaire shintô (voir un article sur ce sanctuaire)

sur la route du retour je vois qu’il y a du monde dans l’atelier de mon ami S. Je vais voir!