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Le balcon en forêt fait guragura

Certain qu’avec des fondations aussi légères le balcon en forêt allait faire guragura. ぐらぐら D’ailleurs mon ami S m’avait prévenu すじかいまみれになる

Gura gura ça indique qu’il y a du jeu entre les différentes pièces. Un coup de pied dans le balcon en forêt et tout se met à trembler.

Avant de poser les planches sur le dessus il faut donc s’attarder à mieux fixer les piliers ensemble et réduire ce guragura; solidifier le petit édifice.

Des troncs d’arbre posés horizontalement et fixés aux piliers vont réduire le guragura. Je les taille de façon à ce qu’ils épousent la courbe des piliers.

Commencer par retirer l’écorce

Pour ce faire j’utilise une herminette. Un outil suisse que j’avais déniché aux US il y a quelques mois. On ne voit pas des herminettes tout les jours ici au Japon… Il est toujours intéressant de se familiariser avec un nouvel outil! Cela donne des expérience points, XP, comme dans les jeux vidéo, et quand on en a suffisamment on peut passer au niveau suivant.

Je répète l’opération trois fois. J’aurais pu le faire quatre fois et avoir quatre liens horizontaux, mais je préfère laisser un côté avec assez d’espace pour passer sous le balcon, histoire de pouvoir débroussailler facilement l’été prochain.

Minou vient tester. C’est mieux, ça fait moins guragura confirme-t-elle par télépathie.

Un balcon en forêt, continuation

Dans ces projets il y a un aspect répétitif. Choisir un tronc d’arbre, le faire rouler et le positionner, faire une coupe dans la longueur pour obtenir une face plate. Faire les mesures pour faire quatre autres coupes toujours avec la tronçonneuse dans la longueur, dans un axe perpendiculaire à la première, et on en retire trois planches.

Cette répétition … en fait on pourrait faire ainsi dix planches comme on pourrait en faire mille. Avec la répétition des mouvements se dessine un rythme que l’on pourrait suivre à l’infini. Mais toujours il faut garder son attention, ne pas s’abandonner à la rêverie, car à un tout moment on pourrait faire le mauvais geste, et placer sa jambe dans la trajectoire de la tronçonneuse; et la tronçonneuse elle ne s’en apercevrait pas car en dépit des apparences et de tout notre affection, c’est un objet inanimé sans conscience.

Donc je fais une dizaine de planches. De 5 cm d’épaisseur. Tout en faisant cela je me pose la question, pourquoi m’échiner à ce projet de balcon en forêt qui n’est en rien nécessaire. Quand une coupe est faite, on ouvre le tronc d’arbre et peut découvrir les beaux motifs du bois et c’est toujours une surprise, ça n’est jamais tout à fait pareil. Et les beaux accents rouges, roses du cryptomère.

A un moment je découvre une cavité dans une nouvelle planche; une colonie de fourmis s’y était installée. Je les vois s’aventurer visiblement très surprises. Les pauvres elles étaient bien installées au chaud et les voilà SDF. En plein hiver!

Je fais aussi trois poutres de 10 cm d’épaisseur.

Ces trois poutres vont connecter la paire de poutres fixées aux deux paires de piliers. Tout de suite cela prend forme.

Minou suit ce projet et visite régulièrement le chantier.

Un balcon en forêt, premiers pas

L’emplacement choisi, il faut dégager le passage. Je coupe les troncs à 1.8 mètres, ce qui correspond à la longueur du guide pour la tronçonneuse (haddon) et la dimension du balcon en forêt.

dégager l’espace voila quelque chose qui est tout de suite gratifiant

La pose des quatre piliers se fait assez rapidement. Je les pose sur les quatre parpaings des fondations. J’ai percé les parpaings et les piliers. Dans chaque parpaing je place une barre métallique, qui vers le bas fixe le tout dans le sol, et vers le haut s’enfonce dans le pilier. S’assurer que les piliers ont les bonnes longueurs prend un peu de temps.

Ce système avec les parpaings et les barres de fer suffit à fixer le tout, même s’il a beaucoup de jeu. Je n’ai pas vraiment l’option de couler du béton ou d’amener de grosses pierres, donc je fais dans le light ..

Ah oui pour virer les insectes du bois, penser à retirer l’écorce …

Puis entre en scène la tronçonneuse pour découper deux poutres. Qui viendront se poser sur chaque paire de piliers.

l’extension haddon qui se fixe à la barre de la tronço permet de guider celle-ci selon une ligne droite déterminée par un planche ‘guide’.
Voila la première poutre. Le plus important, ne pas se blesser.

Je fixe les poutres aux piliers avec de grosses vis de 24cm.

Ha! Pour mon grand plaisir mon épouse et Minou viennent faire un tour dans la forêt et visitent le chantier. Mon épouse en profite pour ramasser des feuilles de cryptomère. Il n’y a rien de mieux pour allumer le feu dans le poêle à bois le matin!


Une cabane en montagne cette semaine

C’était l’un des derniers projets dans ma longue liste. (pas que j’aie fini tous les autres avant). ‘Construire dans la montagne une plate-forme surélevée pour y faire la sieste et admirer la forêt.’

Et pourquoi pas même y dormir. Il faudrait sans doute une tente ou une moustiquaire pour cela. C’est une cabane mais sans toit ni mur … peut-être que j’ajouterai un toit plus tard.

En tout cas, un projet bien inutile alors qu’il y a tant à faire au taff et aussi dans la maison de madame M., mais j’ai besoin d’une diversion.

Dès que l’on pénètre dans la montagne on est pris par cet air clair et empli de parfums de réglisse. Et la terre, comme il est bon de la fouler. Le chemin monte on voit toujours les maisons du village en bas mais on est tout de suite dans un autre monde, couronné par ces cryptomêres majestueux partis à la conquête du ciel.

Dans ma grande naïveté je me dis que, assis dans la montagne; sur ma petite plate-forme, avec au dessus de moi les arbres géants … je pourrai m’approcher de la vérité. Il faudra plus d’un verre de ouisseki ou plus d’une tasse de thé.

Plus tôt cette année mon ami S est venu couper une dizaine de cryptomères, au niveau de la deuxième terrasse. 

Et là comme je suis en vacances cette semaine je vais essayer de construire cette plate-forme. Le but c’est d’utiliser le bois des cryptomères coupés…. Je réfléchis à ce projet depuis plus d’un an et j’ai commencé à m’entrainer à débiter les troncs d’arbres en planches, avec ma bonne vieille tronçonneuse …


Un nouvel outil offrant de nouvelles perspectives

C’est un nouvel outil découvert par hasard il y a quelques mois sur Fessebouc. Ca se fixe à la barre de la tronçonneuse, et permet de guider celle-ci selon une ligne droite. Le but, débiter des troncs d’arbre pour en faire des planches, par exemple.

Ça se fixe à la tronçonneuse, c’est léger … les nouvelles perspectives que celà ouvre pour moi c’est de pouvoir transformer des troncs d’arbres en planches et autre directement dans ma forêt en montagne. Et par exemple de m’y faire une cabane ou une tree house, ce qui sera fort utile lorsque ma femme ou mes chats m’auront chassé de la maison.

C’est un outil fait aux US. C’est génial!

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http://www.haddontools.com/

A propos, des bûcherons du coin ont travaillé le mois dernier au fond de notre vallée. Ils ont coupé moults cryptomères et laissé derrière eux de nombreuses chutes, que je suis allé récupérer, histoire de reremplir notre tas de bois, pour l’hiver prochain. Parmi ces chutes, de beaux troncs de un mètre cinquante, ne me demandez pas comment j’ai pu les charger tout seul dans mon petit camion, simplement la force herculéenne.

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J’ai testé cet outil hier sur un de ces troncs et ça marche très bien voici quelques fotos de l’opération.

Toujours une grande joie de pouvoir travailler le bois et de transformer la matière, ramasser un tronc d’arbre qui serait resté à pourrir tranquillement, le dépecer et en faire surgir une belle planche qui expose toute la beauté, intérieure, du bois avec ces beaux motifs, ces belles couleurs… Love it !!!

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Il faut bien planifier la découpe… et prendre en compte la longeur de la barre de la tronçonneuse …

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Cette planche servira de guide à la tronço.

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Prêts pour 2018

Des quantités phénoménales d’arbres se sont écroulées avec le dernier typhon; il suffit de se baisser et d’en ramasser (j’exagère un peu).

Nous avons donc un énorme tas de bois derrière la maison, avec lequel nous nous chaufferons l’année prochaine. Nous sommes donc prêts pour 2018.

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Voilà une activité que j’adore, ramasser du bois dans tous les coins de notre vallée, découper des arbres tombés et caetera.

Avec le copain K. nous partons au fond de la vallée. Un chemin forestier défoncé de toutes parts, pour récupérer un cyprès écroulé. K. collecte les branches pour en faire du charbon de bois, je récupère le tronc pour Calcifer.

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La forêt sent la réglisse; que l’on y est bien. Le silence est doux et léger.

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A la fin de la journée, on voit à notre plus grande surprise quelqu’un qui descend le chemin en vélo, il porte une grande serpe. Il nous demande ce qu’on fait là; nous lui demandons ce qu’il fait là.

Pour finir; ce message, aperçu sur un sac, dans un magasin de la gare d’Osaka.

Bonne fin d’année à tous.

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Des endroits merveilleux

Des endroits merveilleux il y en a bien une bonne poignée, dans notre petit village où personne ne vient jamais.

D’ailleurs pour le faire visiter et mieux connaitre je devrais peut être acheter une vieille maison, la retapper et en faire une guest house ? Vous viendriez nous voir ?

Au fond de la vallée, il y a un petit hameau. Plus que vingt personnes y vivent. Il est à moitié déserté. Mais c’est un très bel endroit et ma bicyclette m’y conduit presque chaque jour. Avec le pilotage automatique.

A l’entrée de ce hameau que les montagnes couronnent, un sanctuaire shintô. (jinja).

C’est un endroit magnifique. Merveilleux. On monte un escalier de pierre, un écriteau informe de la présence des vipères.

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Une fois en haut on arrive au pied d’un cryptomère gigantesque. C’est un géant, en effet. Il n’y en a pas beaucoup comme lui. Son écorce est molle, douce et chaude. On pense à la peau d’un éléphant ou encore d’un vénérable vieillard. C’est assez incroyable. On passerait des heures à observer et caresser l’écorce.

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Et puis il y a le sanctuaire. C’est un miracle qu’il tienne encore debout. Dans dix ou vingt ans; faute de population pour l’entretenir ou le réparer ce sera sans doute une ruine.

Ce sanctuaire fait l’intersection entre l’homme et la nature, le profane et le sacré.

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Chose peu courante pour un sanctuaire de si petit calibre, son entrée protégée par deux gardiens de bois silencieux.

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C’est peut être aussi celà qui nous touche car les gens qui ont construit tout cela nous les connaissons presque à moins que ce ne fussent leurs parents ou leurs grand parents.

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Bref. Un beau moment d’émotion.

Welcome to Deep Japan.

Et puis d’autres arbres .. certains, fatigués, se sont couchés.

 

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Typhon: destruction d’un sanctuaire shintô

Un typhon est passé il y a dix jours. Le vent a soufflé très fort. A certains endroits de la vallée il y a eu des dégâts. Des toitures endommagées. Pas mal d’arbres couchés.

Plus au sud, à 10km, un arbre s’est écroulé sur un sanctuaire shintô (jinja 神社). Shintô cette religion animiste unique au Japon, qui célèbre les déités de la nature. Dans sa chute l’arbre a détruit une bonne partie de ce jinja. Des parties du bâtiments ainsi ont été écrasées comme des mouches mais la petite construction qui abrite la déité a été épargnée, . On en aperçoit bien le petit toit, resté intact, comme par miracle. Je crois que cet élément se nomme justement le hondono 本殿.

Je ne connaissais pas ce sanctuaire. Il est situé à quelques kilomètres au sud de l’entrée de notre vallée, dans un endroit magnifique, comme c’est souvent le cas pour les jinjas. Dans une belle forêt. Il faut quitter un hameau et franchir une petite rivière sur un pont de métal, vert, pour y parvenir.

Des arbres majestueux entourent ce sanctuaire. Dès que l’on pénètre ce lieu on est ailleurs; il y a définitivement quelque chose de spécial, c’est palpable.

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Mais c’est en réalité ce même sentiment qui nous gagne lorsque l’on entre en forêt; le fait de marcher sur la terre molle et vivante des bois, se baigner dans cette lumière soudainement verticale qui s’égoutte sur nous, nettoyée par le tamis des feuilles, vouloir respirer profondément, se mettre aux aguets, dans l’espoir de voir ou d’entendre des animaux; et être aux pieds de ces géants qui nous connectent à la fois à la terre, et au ciel.

Le sanctuaire shintô, le jinja, ainsi placé au pied des arbres, nous rappelle directement au caractère sacré de la forêt. Il y a une interdépendance. Le jinja est sacré car il est dans la forêt. La forêt est sacrée car elle abrite un jinja. Dans le hondono du jinja la déité est symbolisée par un miroir; où la silhouette des arbres et le silence feutré de la forêt se reflètent.

Cette fois-ci cependant avec le typhon et l’arbre qui a cédé sous l’insistance du vent, la forêt a porté un coup fatal au sanctuaire.

Les habitants du hameau tenteront sans doute de le réparer. Affaire à suivre.

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Lundi matin (vélo)

Comme tous les lundis matins j’ai vraiment la tête dans le cul et il est très pénible de se mettre au travail. Je commence donc par aller faire un grand tour en vélo.

Je descends vers le bas de la vallée puis la remonte dans son intégralité jusqu’aux pieds des montagnes.

La lumière et les couleurs sont magnifiques. Tout est beau et m’emplit d’espoir. 35 km, ça fait du bien.

L’homme n’a pas été fait pour passer des journées entières sur un clavier d’ordinateur c’est sûr.

 

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L’entrée de la vallée. A l’horizon les montagnes: tout espoir est possible.

 

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Comme le village se fond avec le paysage. Quelle harmonie.

 

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Une de mes vues préférées.

 

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Un peu plus loin un barrage. La route va monter sec.

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Et cette petite route sauvage, où il n’y a plus âme qui vive … on y est très bien.

Régulièrement je fais sonner la poire klaxon du vélo, histoire de faire fuir les ours … pas envie de rencontrer de plantigrade ce matin.

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Les montagnes à perte de vue …

 

Dans les coins les plus reculés, des idiots jettent des ordures … des idiots il y en a décidément partout. Frigos et machines à laver. Je vois des employés de la ville les récupérer avec des cordes pour ensuite les dégager et les emporter vers les usines de recyclage. Good job …..

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Une barrière contre les chevreuils (1)

Nous sommes las des chevreuils qui chaque nuit viennent brouter dans notre jardin. Il n’ont qu’à traverser la route et la rivière lorsqu’ils descendent de la montagne pour venir faire ripaille dans notre jardin, et tout y passe même les fleurs.

L’été dernier j’avais posé des filets mais j’ai bien vu comment les chevreuils les traversent en forçant un peu, et déchirent tout.

Il faut donc un truc de solide, un truc prêt a stopper ces envahisseurs, une ligne Maginot.

J’utilise les arbres coupés l’année dernière dans notre montagne. Depuis plusieurs mois j’ai préparé les futurs piliers de la barrière.

Pour que le bois dure le plus longtemps possible je le pose hors sol. J’enfile chaque pilier sur une barre de fer fixée sur un socle de ciment. Nouvelle technique pour ce projet; c’est toujours bien d’essayer des choses nouvelles.

Pour mouler le ciment j’utilise un pneu découpé.

C’est un gros projet de bourrin, avec ces piliers de 15 cm de côté, ,mais il faut que ce soit du solide et durable. Et puis je compte n’utiliser que du bois provenant de notre montagne.

 

Pneu -> moule

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Les piliers vont s’enfoncer dans la barre de métal. Je pose une rondelle de metal entre le socle de béton et le pilier (pas sur la photo), pour éviter que le pilier, en bois, ne soit en contact avec l’eau.

 

 

Piliers descendus de la montagne

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finition au rabot électrique. Je perce un trou, 25cm de profondeur.

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Pose de la première partie de la barrière

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Pour les planches utilise des planches tirées des arbres de notre montagne. Je coupe dans la longueur. Et les passe au rabot à main.

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