Tagué: tronçonneuse

Pour la barrière

Je continue à préparer du bois pour la barrière qui doit fermer le côté de notre jardin qui fait face à la rivière. C’est de la rivière que provient le flux nocturne constant de migrants de la Méditerranée chevreuils qui viennent dévaliser notre jardin et mangent nos paquerettes.

Cette fois-ci je découpe à la tronçonneuse un tronc d’arbre de 4 mètres, dans sa longueur.

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Le tronc d’arbre est joli, avec sa séparation en Y, en deux branches. Cela donne un certain style.

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L’extérieur du bois est commun. Avec un couteau j’ai épluché l’écorce pour virer les insectes et éviter des cailloux et la terre qui abîmeraient la chaîne de la tronçonneuse.

Quand on découpe le bois dans sa longueur on découvre toute sa beauté. C’est une beauté intérieure, comme pour les gens. Ou un livre qui s’ouvre.

Surtout les deux premiers jours, lorsque le bois est encore humide, il a de belles couleurs, les belles couleurs rouges au cœur qui sont typiques du cryptomère.

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On dirait que c’est de la viande, une viande rouge ou bien un beau jambon d’Espagne, la où les cochons se nourrissent de glands sous l’ombre des chênes.

 

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Le rabot révèle toute la beauté de la noble matière.

 

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Moitié moitié

Pour la barrière je coupe dans sa longueur un tronc de 2.3 mètres. A la tronçonneuse. J’en ferai ensuite des petites planches. Je le fends en deux car sinon il serait trop lourd pour le porter et le descendre de la montagne; jusqu’à la maison.

Je suis assez satisfait du résultat.

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Encoches à la hache le long du mètre

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A la tronçonneuse suivre les pointillés.

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Puis continuer, sur toute la profondeur.

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Un dimanche comme je les aime

  • Lever à sept heures – petit déj en famille
  • Glandouille devant Calcifer le poêle à bois, lis quelques pages du journal de guerre de Ernst Jünger. Le fils à mes côtés sur le canapé lit une manga de Ishinomori sur Sherlock Holmes. Les chats se réveillent.
  • Neuf heures, vais dans notre montagne. En descends quatre troncs d’arbres. Les porte sur l’épaule. C’est lourd. Je transpire. Le bonnet de laine de huit euros est tout trempé. Le bois c’est pour une future barrière.

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  • Un voisin passe, monsieur K. On discute.
  • Remonte dans la montagne. Réarrange le grillage autour de quatre arbres momijis plantés l’année dernière. Les chevreuils ont abimé le grillage et grignoté un peu de ces petits arbres.
  • S. passe en camion en bas. Il m’appelle et dit qu’il est train de couper des arbres, que je pourrai prendre les chutes. Je descends et le suis en camion.
  • Nous arrivons au pied de la montagne de Kaz. Un bel endroit. Trois grands cyprès coupés bloquent le petit chemin de montagne. S., Kaz., et un inconnu X. s’affairent avec leurs tronçonneuses. Les pros utilisent des tronçonneuses allemandes de la marque Stihl.

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  • En fait monsieur X. veut faire des tabourets en bois pour une équipe de foot. Un beau visage. Un sourire très calme. Très rare ici; une boucle d’oreille. Dès le début je le trouve très sympathique.  De tout façon si c’est un ami de Kaz ce ne peut être qu’une personne sympathique.

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  • Tous les morceaux de moins de 30cm de diamètre je les ramasse et les charge dans mon camion. Ca finira par faire trois camionnées. Not bad at all. C’est Calcifer le poêle à bois qui va être content!

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  • On fait la pause de midi et allons tous les quatre déjeuner dans un petit resto. Quelle fine équipe.
  • C’est vraiment sympathique de travailler ensemble tous les quatre. On charge les plus gros morceaux qui feront les tabourets dans le camion de X. C’est bien lourd et l’on apprécie l’occasion de pouvoir utiliser sa force.

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  • Je monte le chemin de montagne pour m’éloigner et faire pipi. Qu’il est agréable de faire pipi en montagne. J’admire le paysage et la beauté du coin tout en mouillant mes bottes. D’énormes arbres, poussés par la neige tombée en abondance cette année se sont effondrés d’une falaise.

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  • S. coupe un autre arbre, un cyprès énorme. facilement 60 ans. Le cyprès est bloqué à un moment. S. l’attache à son camion et le tire pour le débloquer. On passe ainsi trois bonnes heures. Une pause café. On est tous détendus et sérieux. Mais pas de déconnade. Faut jamais déconner en présence de tronçoneuses.

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  • Le travail fini tout le monde se sépare.
  • Je décharge le camion, retourne dans ma montagne et finis de poser un filet autour de deux autres arbres. Toujours contre les chevreuils affamés.
  • Retourne à la maison et fais une petite recherche sur les prix de vente de bois de chauffe. S. qui sait vraiment tout faire, mais vraiment tout, ne s’emmerde pas avec internet et quand il veut chercher une info il me demande de le faire pour lui. Je m’exécute avec grand plaisir. J’imprime le fichier excel avec une liste de prix et les différents ratios en Yens par volume, et vais le retrouver chez lui.
  • Il est dehors, fume une cigarette en se réchauffant devant un petit braséro. Il regarde le soleil couchant. On discute des prix du bois de chauffe. Un voisin agriculteur arrive. Il s’allume une cigarette et approche ses mains du braséro. Il fait frisquet.
  • Rentre à la maison, et repars avec le fils; diner au kaiten sushi de la ville voisine. Comme dessert le fils commande un parfait à la fraise. On discute avec le chef sushi qui nous informe qu’avec le prix des fraises qui est à la hausse ils vont bientôt retirer du menu les parfaits à la fraise. Et oui c’est comme en France: tout part en couille, .
  • Je lui demande s’il va remplacer le parfait à la fraise avec du parfait à la sardine.

Au pied de l’arbre sacré

Cette fois-ci pour la branche de l’arbre sacré, j’y vais à la tronçonneuse. Beaucoup trop gros pour scier à la main.

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Il neige légèrement, le sol est mouillé et glissant. Je travaille le plus lentement possible et veille à enclencher le frein de la tronçonneuse entre chaque découpe, pour éviter tout accident.

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Lorsque je tronçonne les parties les plus épaisses, le bois, coupé, apparait dans toute sa splendeur endormie.

Dans une vie antérieure, cet arbre a certainement été un cachalot. C’est vraiment ça ….  ces couleurs, et cette sensation de puissance passive, de force silencieuse: un cachalot!

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Cet arbre est majestueux. On voit bien la branche arrachée par la neige.

 

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La petite construction derrière c’est le sanctuaire qui habite les jizous.

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A ses pieds, on se sent tout petit….

 

Avec le bois obtenu je fais trois aller et retours avec le camion.

 

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Un arbre sacré

Avec les tonnes de neige qui sont tombées dans la vallée, une grande branche d’un arbre sacré s’est cassée. Elle est tombée dans la rivière.

L’arbre sacré protège un petit sanctuaire situé au bord de la route, à l’entrée d’un hameau, un peu plus haut. A écrire ces lignes la question me tarabuste … c’est un sanctuaire shinto ou autre chose ? Il n’y a pas de portique sacré (torii). C’est ce que l’on appelle un hokora. ほこら、祠

Toujours est-il que cet arbre magnifique et sacré protège un sanctuaire, et qu’il a perdu une de ses grandes branches, laquelle est tombée dans la rivière et ça va poser problème lors de pluies violentes.

Je téléphone au chef du village pour savoir si je suis autorisé à dégager la rivière et emporter le bois tombé, pour Calcifer notre poêle à bois,  son appétit est sans limite. Il faudra sans doute trois camionnées pour tout ramener à la maison …

On me confirme que ça arrange tout le monde et j’ai le green light. Il y a trois ans j’avais fait aussi la découverte d’un cerisier géant effondré dans les montagnes, à côté d’un cimetière.

Voyez-vous, les beaux arbres comme ça il n’y en a quasiment que dans les lieux sacrées ici; les sanctuaires ou les cimetières. Les hommes, dans leur hubris, mais aussi dans l’espoir d’échapper à la pauvreté et de pouvoir embrasser la modernité, ont tout rasé pour planter des cryptomères, il y a quarante ans. Voila. Tous les beaux arbres sont partis.

Je descends dans la rivière. Encore de la neige, ça glisse. J’emporte deux scies. Pas envie d’utiliser la tronçonneuse aujourd’hui. Il fait sombre déjà. Je récite un pater noster avant de commencer le travail. Car le lieu est particulier, et il faut le respecter. C’est un power spot. Beaucoup de choses s’y passent. Pas forcement que des bonnes.

Le travail pendant deux petites heures se passe très bien. Avec un immense plaisir. C’est bien plus agréable de scier à la main. C’est, en fait, du bonheur à l’état brut. Je suis seul. Les pieds dans l’eau glacée et mes bottes et mes gants de cuir sont trempés. Je transpire. C’est formidable.

Découper un arbre c’est comme dépecer un animal. C’est pareil. A part que les organes dont on n’a pas besoin sont à l’extérieur pour l’arbre, c’est le feuillage et les petites branches. Mais que l’on dépèce un arbre ou un animal, il faut le faire avec respect et amour. Et ainsi les choses prennent leur sens.

Pour aujourd’hui j’ai retiré les branches qui étaient dans l’eau. La rivière est dégagée, ses paroles peuvent de nouveau s’écouler sans entrave. Il fait nuit. Je rentre à la maison. Mais je reviendrai. I will be back.

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Bricolage: un banc d’un arbre

Il reste un tronc de cryptomere dans le jardin et on va en faire un banc.

Projet assez ludique.

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Le banc: simplement deux morceaux du tronc sur lequel on posera une belle planche.

 

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Je vais débiter le tronc à la tronçonneuse.

 

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Puis passe le rabot électrique

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Comment appelle t on cet outil déjà ?

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Et voila !

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La planche est simplement posée sur les deux bouts de tronc. Pas besoin de la fixer. Comme ça on voit bien que le tout vient du même arbre. Toujours quel plaisir de travailler le bois.

Un Dimanche au jinja (sanctuaire shinto)

La définition du shintoisme sur wikipedia commence bien, utilisons la comme introduction:

Le shinto (神道, shintō?, littéralement « la voie des dieux » ou « la voie du divin ») ou shintoïsme est un ensemble de croyances datant de l’histoire ancienne du Japon, parfois reconnu comme religion. Elle mélange des éléments polythéistes et animistes. Il s’agit de la religion la plus ancienne du Japon et particulièrement liée à sa mythologie.

Dimanche était particulier, avec la fête annuelle au sanctuaire shintô de notre village. On appelle jinja le sanctuaire shintô. Il y a 4 ans, peu après notre installation au village nous avions déjà écrit sur cette fête.

Notre village est divisé en plusieurs rinpos (隣保), groupes de maisons et de familles, ou petits districts. Cette année c’était au tour de notre district d’organiser la fête.

Le jinja de notre village est situé dans un endroit magnifique, à flanc de montagne. Il est entouré de superbes arbres. Le chemin de terre qui y mène grimpe sec et essoufle plus d’un visiteur. Autant dire que le sanctuaire n’a pas ete posé là par hasard, on sent qu’il y a un certain flux de power à cet endroit: cet un power spot.

A huit heures tappantes nous nous y retrouvons tous pour nettoyer autour et dedans le sanctuaire. Un arbre, un chêne, s’est écroulé à proximité du sanctuaire. Il est bloqué par deux autres arbres et reste en déséquilibre. Nous entreprenons de le degager pour éviter toute chute et tout dégât du sanctuaire. Avec un jeune voisin plein d’allant et d’énergie on scie d’abord les branches puis découpons le tronc à la tronçonneuse.

L’opération est délicate mais bouclée en une heure. Pendant ce temps la les autres voisins balayent autour du sanctuaire et de son bel escalier de pierres. Ils préparent le sanctuaire en déroulant des draperies blanches marquées de symboles noirs. Ils plantent de chaque côté de l’entrée de grands drapeaux, longs to six mètres, célébrant ceux du village qui ont pris part à la guerre russo japonaise de 1904-1905. (on aimerait bien savoir pourquoi).

Les offrandres sont placées devant l’autel. Fin des préparations. Rendez vous à 13 heures pour la cérémonie.

A 13 heures tout le monde est de retour. Le chef du village a mis une chemise et est très chic. Arrive le kannushi (神主), prêtre shintô qui officie dans les differents sanctuaires de la vallée.

Le kannushi va réciter des incantations à mes oreilles mystérieuses et non sans côté magique. Ma femme cependant m’éclairera plus tard en m’expliquant qu’avec une oreille attentive on peut clairement discerner toutes les strophes et leur significations. Il agite dans l’air des langues de papier blanc en faisant un bruit faramineux.

Pendant ce temps j’écoute et je regarde les arbres qui nous dominent. Les gens sont silencieux et semblent receuillis.

A la fin, le kannushi a disparu. Soit il est reparti sans que je l’aie apercu, soit il a ouvert une petite trappe cachée dans le plafond du sanctuaire pour reprendre sa forme de hibou.

En tout cas, c’est le deep Japan ça et je me dis qu’on a bien de la chance de faire partie d’une si belle communauté et d’avoir un si joli sanctuaire. Je me dis que je voudrais aller voir monsieur K qui malgré ses 80 ans vient chaque matin nettoyer le sanctuaire, pour le prendre en photo.

Apres le depart du kannushi, le chef du village nous distribue du saké de la bouteille qui avait été offerte en offrande. Le saké, de la marque hakutsuru, est purement délicieux … certains en reprennent.

La cérémonie finie on range les draperies, les drapeaux. on collecte aussi l’argent du tronc.

 

A 15 heures, les habitants se retrouvent encore, mais dans la salle communautaire, pour faire un bingo ! Bon, je vais pas trop m’étaler sur le bingo ….

 

Pour conclure cette journée ‘Japon profond’ ou deep Japan, de retour à la maison,  on mange du sashimi pour diner ….

 

Le chemin qui mène au sanctuaire

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Un immense arbre cache l’entrée du sanctuaire

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Le portique torii du sanctuaire

 

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L’escalier en pierres

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On dégage un arbre tombé

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Tout le monde prépare les décorations

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Les drapeaux de la guerre russo japonaise….

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avec les noms des soldats qui y ont participé.

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Dans le sanctuaire

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après le nettoyage le matin

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Pendant la cérémonie. On peut distinguer le kannushi (prêtre shintô) dans son vêtement bleu, à l’intérieur du sanctuaire.

 

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Après la cérémonie; collecte du tronc

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Les deux poutres en action

‘faut un endroit dans le jardin où stocker, au sec, les planches tirées de nos arbres.

Il est bon d’essayer quelque chose de nouveau lors de chaque projet.

Ici j’utilise les deux poutres que j’ai débitées d’un tronc d’arbre, à la tronçonneuse. Mais le plus gros challenge a été, finalement, logistique. Porter ces poutres; seul et les monter sur les colonnes était presque au delà de mes forces.

Ici pour stabiliser la première poutre posée sur ses deux colonnes; j’utilise le keitora.

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troisième colonne …

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La deuxième poutre posée.

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Les Hiuchi 火打 (libéralement frappe feu) stabilisent l’ensemble.

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Ces poutres sont super lourdes car elles contiennent encore beaucoup d’eau. On a du couper ces arbres début mai, et depuis, le bois n’a pas pu bien sécher. En séchant les poutres vont éclater et sans doute aussi se déformer. Pour éviter cela, et suite aux commentaires sur Facebook de Nicole G et de Jean-Paul B, je fais un シンワリ 芯割りshinwari, soit une découpe centrale le long de la poutre, avec une petite scie circulaire.

 

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On ne peut pas s’arrêter

Walachniewicz (*), qui nous lit depuis le début -depuis quatre ans- (Merci!!!), fait la très juste remarque sur nos troncs d’arbres trop lourds … trop grands pour moi, comme la sauterelle dans la gueule de la grenouille:

‘ou jolie métaphore d’une proie trop grande pour soi ;o)’

(*) malheureusement je ne connais que le nom d’utilisateur wordpress

C’est très vrai. Mais, j’y prends tellement goût que je ne puis m’arrêter. C’est parti donc, avec un deuxième tronc. Cette fois du cryptomère. Même longueur. Je le taille sur trois faces directement dans la montagne. Il malgré tout très lourd, car il est chargé d’eau. Zut ! J’aurais pu mieux le choisir.

 

 

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Ca avance vite.

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Comme on voit, il y a encore un gros tas de troncs d’arbres. Je pourrais faire une belle cabane avec tout ce bois.

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Il est très agréable de travailler en forêt. Personne pour nous déranger et il y fait frais.

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Les deux frangins….

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Voila !!!

 

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Expérimentation à la tronçonneuse

Dans le gros projet bricolage avec S. nous avons tiré moultes planches du bois descendu de notre montagne. (projet montagne 2.0). J’ai bien compris la complexité de l’opération ainsi que tout le temps et la logistique nécessaires; entre le moment où l’on descend le bois de la montagne et le moment où l’on en obtient des belles planches régulières.

Pour un projet annexe; je suis à la recherche d’un morceau de bois de plus de trois mètres…. y en a pas à la maison … pas du tout envie d’aller en acheter au castorama du coin, ce serait trop bête … je vais donc voir dans notre montagne les troncs d’arbres qui, trop petits ou trop courbés, ne convenaient pas et que nous avons laissés dans la forêt.

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Cependant ils ont bien trop lourds pour pouvoir les porter ou les tirer jusqu’à la maison. Et je n’ai pas de percheron sous la main. Une solution, les alléger en les coupant le long; à la tronçonneuse. De plus j’ai besoin d’au moins une surface plane …. donc ça tombe très bien.

 

Jamais essayé de découper ainsi un tronc d’arbre dans sa longueur.

Je retire au préalable l’écorce, pour éviter que des pierres ou de la terre n’endommagent la chaine de la tronçonneuse. Je suis un expert en épluchage !

L’opération se déroule plutôt bien. C’est un travail assez ludique. A la fin zut plus d’essence dans la tronçonneuse … faut finir à la hache !

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Le tronc d’arbre est (un peu) plus léger maintenant et je peux le descendre de la montagne en le tirant avec moi, et le ramener à la maison. Difficile, mais on y arrive quand même.

Ensuite je passe la surface découpée à la brosse pour retirer terre et cailloux. L’aplanis au rabot. La sciure sent très bon. L’arbre est un hinoki 檜, cyprès du Japon.

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Le résultat, certes loin de la perfection, est satisfaisant. Le bois est très beau. Je suis très content de cette expérience à la tronçonneuse.

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