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Promenade & rencontre avec un anaguma (vidéo)

Encore une vidéo décidement mais la caméra permet de bien compléter ce que jusqu’à présent j’ai essayé de décrire dans le blog, sur le village et sa géographie.

Cette fois je me balade de la maison jusqu’au fond de notre petite vallée, enfin jusqu’au début de la forêt vraiment;

on pourrait suivre le chemin forestier jusqu’au bout ce sera sans doute une autre vidéo, mais pour y aller il faudra que je m’arme d’une tronçonneuse car il y a deux ans énormement d’arbres ont été aplatis par un gros typhon et bloquent le chemin.

Encore dans le hameau je m’attarde devant quelques belles constructions anciennes.

En chemin on traverse notre hameau jusqu’aux dernières maisons habitées, puis on fait la rencontre heureuse d’un charmant anaguma.

On continue pour passer devant une maison ancienne abandonnée et puis après il y a plus personne et on est vraiment tranquille.

Wakamé Tamago après avoir écrit un blog pendant 8 ans un jour s’est transformé en youtubeur, il eut beaucoup de vues et de followers, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants, pour allumer le feu l’hiver dans le poêle à bois il utilisait des liasses de billets de 500 dollars, que lui envoyaient régulièrement les comptables de youtube.

Ajout

Dans un commentaire, Christian écrit;

Tu décris le meme processus qui a eu lieu en France : occupation des montagnes avec cultures, aménagement de l’espace (murets…) et désertification au XXème siecle. Réecoute « La montagne  » de Jean Ferrat !

Tout à fait. Les paroles de Jean Ferrat décrivent des processus tout à fait similaires, il n’y va pas avec le dos de la cuillère. En voici des extraits.

Ils quittent un à un le pays
Pour s’en aller gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps ils en rêvaient
De la ville et de ses secrets
Du formica et du ciné

(…)

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu’au sommet de la colline
Qu’importent les jours, les années
Ils avaient tous l’âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne

(…)

Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l’autre non
Et sans vacances et sans sorties
Les filles veulent aller au bal
Il n’y a rien de plus normal
Que de vouloir vivre sa vie
Leur vie, ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s’en faire
Que l’heure de la retraite sonne
Il faut savoir ce que l’on aime
Et rentrer dans son H.L.M.
Manger du poulet aux hormones

Un tour dans la vallée

Hier très belle promenade dans notre vallée mais avec une petite caméra vidéo pour en filmer quelques moments.

Faire le montage de la vidéo prend finalement plus de temps que la promenade elle même.

En tout cas ça donne une bonne idée de la géographie du coin.

A un moment je fais la connaissance d’un monsieur vraiment gentil, magnifique sourire qu’il a, et il me montre gentiment comment faire le nankin shibari, qui est le noeud que font la plupart des gens ici pour fixer le chargement d’un camion. Aucune idée si ce noeud est utilisé ailleurs qu’au Japon, sans aucun doute, voudrais je penser.

nankin shibari 南京縛り

La récolte du riz

Il fait encore chaud mais ce n’est plus la chaleur ultra humide dans laquelle nous avons cuit, dans l’étuve comme des gyouzas, ces deux derniers mois.

Dans le village, on a commencé à récolter le riz. C’est beau de voir les gars qui s’activent dans leur champs, le riz et le paysan ont bien travaillé. Il y a un résultat.

il y a un petit criquet sur les épis de riz

Je me balade dans le village, et vois un gars qui vient de récolter le riz de sa rizière, il charge son camion, sa moissonneuse a rempli déjà une belle douzaine de sacs.

Autrefois, m’explique-t-il, après la récolte du riz, on plantait du blé. On produisait ainsi deux récoltes chaque année, c’est ce que l’on nomme le nimousaku. 二毛作 Le blé est désormais importé, les prix sont très bas. On fait encore du riz, pour continuer la tradition et parce que le prix du riz est fortement protégé par des taxes à l’importation.

Quatre heures de l’aprèm on est déjà à l’ombre

On voit bien comment l’importation du bois, du blé, a tout foutu en l’air dans les campagnes japonaises, et donc, les gens sont partis vivre en ville. Pour pouvoir vivre de la récolte du riz il faut disposer de sacrées surfaces. Dans notre vallée montagneuses, ce sont des retraités ou bien des salariés qui font du riz; c’est un passe temps plutôt qu’un business.

C’est dommage de ne pas faire deux récoltes, car maintenant, une fois le riz récolté, la terre est laissée toute nue exposée aux éléments pour de très longs mois. Bonjour l’érosion et l’appauvrissement des sols. Et puis les vers de terre, ils ont pas contents c’est sûr … Si on pensait plus du point de vue des vers de terre on ferait moins de conneries.

La promenade continue.

Au détour d’un chemin je vois un très beau keitora. (keitora; ou ‘camion léger’, indissociable des campagnes japonaises, fiable, maniable, serviable, ici on ne peut pas vivre sans ….) Il est neuf! C’est un Honda. Les keitora Honda sont réputés; le moteur est monté à l’arrière. Ce qui permet de les charger à fond, bien au delà des 350kg max réglementaires.

Il n’y en a pas tant que ça, de jeunes beautés

Tiens un gars arrive c’est le propriétaire de ce magnifique bolide. On discute … voilà dans le village, on discute avec tout le monde et il y a toujours un sujet de conversation à portée de la main.

Je demande si je peux le prendre en photo avec son nouveau camion…

L’heureux propriétaire

Il dit: il va me durer vingt ans !

Cell ne m’étonne pas, le mien a 18 ans et fonctionne à merveille.

Flash back (1)

Celà fait sept ans que nous nous sommes installés au village. Comme dans beaucoup de choses la continuité paie. Le changement perpétuel, si il a des vertus, a un coût.

Je me replonge dans les photos prises les premiers jours lorsque nous étions venus visiter le village et la maison. Nous étions tombés par hasard sur l’annonce sur le net de cette maison en vente pour une bouchée de pain et avions fait dare dare les 600 km de Tokyo (deux heures en shinkansen) pour aller la voir.

A droite le hanaré que nous avons détruit et remplacé par la suite
A l’intérieur l’ancienne salle de bains
Le truc avec la cheminée c’était pour chauffer l’eau du bain au bois
mur en torchis (土壁)derrière la maison
Une belle installation électrique
A droite, l’ancienne entrée pour la vache

De la belle ouvrage
Un cryptomère pousse dans la goutière
Ceci dit, la toiture de la maison était en excellent état.
Qui aurait dit qu’un jour j’installerais mon bureau au fond de cette construction toute rouillée.

Sur tous les fronts

Un week end bien occupé, avec des activités variées. Les activités ne manquent pas. A la campagne il y a toujours plein de choses à faire.

Vers 8 heures je vais voir S à l’autre bout du village, il est dans son atelier, se réchauffe devant un petit feu. J’apporte des cafés. Il me passe une cigarette. On se parle de la semaine qui vient de passer, et de celle qui va suivre.

Ensuite à la maison je déplace du bois dans le jardin, du point A au point B, pour pouvoir, plus tard, le couper, le fendre et le mettre à sécher. Ce sera pour nous chauffer, dans deux ans. (le bois pour l’hiver prochain est déjà prêt, préparé il y a deux ou trois ans). C’est du bon bois. C’est Mr K. qui m’avait fait signe en décembre, pour aller chercher tout ce bois, au sud du village, sur le futur chantier d’une usine. Une partie aussi (les troncs de cryptomères en premier plan) je les ai descendus un par un de notre montagne.

Ça donne chaud de transbahuter tout ce bois et le chêne et le kaki sont particulièrement lourd. Toujours veiller à ne pas se blesser.

Pour faire une pause je déguste la première page du neveu de Rameau. C’est tout à fait formidable.

Ensuite je pars à 30 minutes du village pour aller chercher du crottin de cheval dans un club hippique. Notre fils y faisait du dada il y a quatre ans … Revoir les chevaux me fait un choc, quelle beauté, quelle puissance, quelle douceur. On se sent tout petit.

Ça me fait vraiment du bien. Une Horse therapy express en dix minutes. Après, je charge le camion de crottin!

Pour plus tard l’étaler dans notre potager. Le crottin de cheval fait toujours un effet boeuf sur la terre. ça sent bon tout ça.

Ensuite notre ami S passe nous avoir avec son chien. On se retrouve tous sous les rayons du soleil, c’est une belle journée printanière, mon épouse rapplique, on sort les bières.

On parle de la vie: c’est notre sujet favori.

Les canettes de bière vides on va jeter un coup d’oeil à la petite maison, S. me donnera un (gros) coup de main pour refaire le plancher des deux pièces du fond. Au préalable j’ai retiré les tatamis.

Intéressant de voir que sous les tatamis il y a une étiquette qui indique leur emplacement dans la pièce (les anciennes maisons ne suivent pas un standard particulier, et donc les tatamis n’y ont pas tous forcément la même taille).

Sous ce tatami par exemple on voit ‘Ouest’.

Voila ce que ça donne sans les tatamis. Certaines parties on vraiment été bricolées et on peut se demander comment tout tient debout. Il faut vraiment refaire cette partie du plancher.

Mais aussi il faut saluer cette grande économie de moyens! Il y a pas de gâchis. Et le tout avec des matériaux naturels.

A noter, les espaces le long des engawas, renforcés de pierres et de torchis. Avec des ouvertures pour laisser le tout bien aéré. Ce qui est fondamental dans ce pays aux été très humides.

Une pluie de légumes

On est bons copains avec la voisine d’en face.

Elle fait tout dans son jardin.

Sa famille descend des Heiké. Ils vivent dans le village depuis 800 ans.

Elle jardine beaucoup, et aujourd’hui a un problème de surproduction. On est toujours là pour l’aider dans ces moments difficiles…

Et la elle nous apporte trois brouettées de légumes !

20 11 2015 legumes 220 11 2015 legumes 120 11 2015 legumes 3

 

 

 

Le royaume des chats et autres divagations

En continuant plus au fond de la vallée où nous vivons, il y a les ruines d’un ancien élevage de poulets. Un belle horreur de ferraille et de plastique; qu’il faudrait bulldozer, mais l’argent et le cœur manquent aux anciens propriétaires pour cela.

C’est aussi ici que l’esprit commence à divaguer et à perdre pied.

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L’homme a quitté les lieux. A partir de cet endroit, la route devient un chemin forestier. Plus loin il y a un temple abandonné et une maison tombée en ruines. Le temple a brulé il y a plusieurs années. Court-circuit électrique. Le moine est parti.

 

Dans cette zone s’opère la lente transition entre le monde de la forêt et celui des hommes. L’homme est parti mais a marqué l’endroit, avec tous les détritus qu’il a laissés. Ces détritus sont la pour longtemps.

Comme les mines antipersonnel que laissent les guerres. La forêt tente de reprendre ce qui lui a appartenu. La forêt a tout son temps.

 

Des colonies de chats ont envahi l’endroit. Ils sont un peu sauvages. Ils ont pris possession des lieux. Pour l’instant. Les ruines sont devenues le royaume des chats.

Au delà de ce poste frontière, c’est le monde de la montagne et des animaux sauvages. Chevreuils, sangliers et on peut imaginer les singes et les ours qu’on ne voit jamais. Les chats assurent la transition. Vérifient les papiers des voyageurs …

 

J’aperçois le camion d’un villageois, arrêté près de l’ancien élevage de poulets. C’est un habitué. Il vient voir les chats tous les jours. L’homme est très discret et ne veut pas que je le photographie. Les chats eux sont moins timides.

le camion et les chats

le camion et les chats

Ils sont bien mignons les chats.

chat

chat

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On peut continuer sur le chemin, vers le temple abandonné.

 

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Les chats observent le promeneur s’enfoncer dans la forêt.

 

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Celui là file dare dare vers l’ancien temple, parti dans un incendie, comme pour prévenir les dieux, ou les animaux. Ou alors les animaux sont les nouveaux dieux. Et vice versa.
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Voila la maison abandonnée, où vivait le responsable du temple. Les chats montent la garde.
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Ah; le camion aperçu tout a l’heure vient. Pour une caresse du conducteur, un petit chat se hisse sur la roue avant.

 

 

Postscriptum et dur retour à la réalité.

Lors de la saison de la chasse, me raconte une voisine, les chasseurs se précipitent en camions sur les chemins et écrasent sans honte tous les chatons qui s’y trouvent; ‘on s’en fout, il y a trop de chats‘ disent ils.

A croire que la c….. des chasseurs est universelle.

Dans le jardin

Beaucoup de choses à observer dans le jardin et alentour aujourd’hui…Et puis, c’est la saison des pluies. Entre deux averses toutes les plantes resplendissent et nous inondent de leurs couleurs. Le jardin se porte bien lui aussi.

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Une tortue se promène chez le voisin. Je me demande si c’est la même que l’année dernière.
Les tortues doivent être occupées à quelque chose, en ce moment de l’année. J’en ai aperçue une autre écrasée sur la route, ainsi qu’un renard d’ailleurs.
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Les coccinelles font leur mue. L’opération se finit mal pour l’une d’entre elles qui se fait manger par les fournis.
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Un voisin nous offre des branches de gumi, fruit étrange qui ressemble à un bonbon acidulé.
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Gumi; グミ(茱萸、胡頽子)
Ca marche très bien en confiture.
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Minou le chat a dû passer une bonne journée elle aussi.
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Promenade de fin d’après-midi

Janvier.
Fin d’après-midi. On part faire un tour dehors.
chous chinois
Les chou chinois dans les potagers fatiguent. Malgré l’apparente décrépitude ils n’en conservent pas moins toute leur fraicheur; sous les couches superposées de feuilles.
On finit par se déplacer dans le temps.
Les derniers rayons du soleil caressent le chat roux et noir qui somnole sur un tas de fagots. Il est tranquille. Je ne le dérange pas.
chat
Je continue; la route longe la rivière, les maisons se font rares; il n’ya que des potagers, et le chantier d’un voisin qui coupe des cryptomères dans la montagne, pour se construire un chalet. Ce gars là est un pro; il a tout ce qu’il faut et le chantier est très bien organisé.
Un cours d’eau vient d’une autre vallée à gauche et rejoins la rivière. J’entre dans la vallée; plus escarpée; d’emblée plus sauvage. Il y a des maisons. Quelques maisons neuves.
Mais il y a aussi cette épave; une ancienne belle demeure, qui est abandonnée.
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Elle tombe en ruine; tient encre debout comme par miracle. La voiture du proprio, où est-il, attend encore dans le garage qui s’effondre sur elle. C’est un obake yashiki お化け屋敷; une maison hantée. On a soudain l’impression que le temps ici s’est arrêté; car il semble que tout dans la maison soit resté intact.
C’est impressionnant.
Je reviens en arrière et le pont me fait traverser la rivière et rejoindre l’autre rive. La plaine est large, il y a beaucoup de terre, des rizières. Autrefois; ce fut un endroit riche. C’est ce que confirme une ferme magnifique; édifiée au pied de la montagne. L’entrée de la ferme est majestueuse. On pense à un château médiéval japonais. Remarquez la petite porte, à gauche.
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Une bâtisse haute blanche et rectangulaire; faite de terre battue; c’est le kura 倉 conçu pour résister au feu. On y stockait les récoltes du riz. La taille du kura donne une idée de la prospérité passée de la ferme.
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Le corps de ferme est impressionnant. On distingue à gauche un jardin japonais traditionnel, dissimulé derrière de vieux murs de pierres.
Le tout doit avoir 200 à 300 ans. La grande époque. Il n’y a personne. Les habitants doivent être dans leurs champs. Sinon on aurait fait connaissance. On aimerait bien regarder à l’intérieur; voir comment c’est.
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Il fait de plus en plus sombre; le temps de rentrer à la maison et de vérifier les e-mails.
Sur les petites routes le capharnaüm des campagnes, universel.
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Bois de chauffe

Monsieur S. visite chaque maison du village, et offre une boite de gateaux à chaque famille, en informant tout le monde de son projet de faire raser ses deux maisons et d’en faire construire une nouvelle à leur emplacement.
Une maison a 40 ans; l’autre 80. Celle de 80 ressemble de beaucoup à notre hanaréElle aussi a deux pièces, est sur un niveau et a été construite pour élever les vers à soie. C’est dommage de voir ainsi de vieilles bâtisses; témoins du passé et de l’histoire; disparaitre pour être remplacées par des maisons modernes qui seront forcément laides et sans caractère. Mais bon; chacun est libre de faire ce qu’il lui plait.
La plupart des maisons au Japon sont construites en bois. Rares sont les maisons qui durent plus de 50 ans. Humidité, manque d’entretien, et puis les modes de vie qui changent (recherche de lumière avec plus d’ouverture, nouvelles normes antisismiques, isolation, etc …) font que l’usage est de faire table rase et de faire construire de nouvelles maisons au bout de 40 ans de bons services.
Tout n’est pas perdu pour autant car nous obtenons de Monsieur S. qu’il nous cède le bois de ses deux maisons à détruire. Un voisin se joint à nous dans l’effort; lui aussi se chauffe au bois.
La moitié d’une maison est déjà détruite. La société de démolition laisse les plus belles poutres de côté pour nous. Nous allons les charger dans le petit camoin blanc du voisin.
Nous amenons les plus grosses poutres au fond de la vallée, chez un charpentier qui loue une machine hydraulique pour fendre le bois. Ce sera plus facile, car les troncs sont conséquents et ne cèderaient pas à nos coups de hache.
Les poutres moins grosses; jusqu’à 20 centimètres de diamètre, nous les amenons directement à la maison. On sélectionne une dizaine de belles poutres, que l’on garde de côté pour des projets de construction futurs.
Les autres, on les tronçonne, et on les fend à la hache, pour le chauffage.
Le bois est sec, il a séché pendant 40 ans. C’est du cryptomère et il fend bien; c’est un plaisir que de le fendre à la hache.
Les travaux de démolition vont continuer les jours qui viennent, nous aurons de quoi charger le camion plusieurs fois encore.
Operation-bois