Tagué: légumes japonais

Encore au jardin

Il a plu cette semaine et celà a apporté un boost remarquable aux plantes du jardin.

C’est comme si les plantes qui avaient très soif, car il n’avait pas plu assez longtemps, avaient patiement attendu, plusieurs jours immobiles sur leurs starting blocks.

Denis; fidèle lecteur du blog, résume la situation du jardinier avec la sagesse qui le caractérise:

Un jardin, lorsque l’on dispose suffisamment de place et de temps de libre pour s’en occuper, est un espace de ressourcement, de quiétude et de bien-être, et qui, de plus, nous permet de disposer de vrais bons légumes, au fil des saisons, et tout au long de l’année.
Il n’y pas besoin de se prendre la tête pour cela, car, on peut commencer « petit », pour débuter, puis augmenter, au fur et à mesure de ses capacités, et de son propre apprentissage et découvertes, et ainsi avoir en retour un réel ressenti en réconfort et petite fierté personnelle, bien légitime.

Ceux là se régalent des feuilles de citrouilles

Avec la pluie cette semaine, les carottes et les tournesols et autres ont reçu un bon boost.
Oh la première framboise !

La chasseuse … combien d’yeux a-t-elle?

Futurs raisins ?
Il en a presque trop de la roquette ….
Des figues il y en aura

Sur une feuille du framboisier
La margose est une grimpeuse, j’installe deux grilles métalliques auxquelles elle s’agrippera sous peu.
Oh les groseilles

Überproduktion

Oh ça sonne deux fois chez nous; y a quelqu’un qui vient,

C’est le voisin, le facétieux monsieur O., qui dans son potager a un gros problème de Überproduktion d’aubergines (なす).

aubergine1004_15_23_40_pro

Ces aubergines ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd et feront d’excellents curry rice.

Une pluie de légumes

On est bons copains avec la voisine d’en face.

Elle fait tout dans son jardin.

Sa famille descend des Heiké. Ils vivent dans le village depuis 800 ans.

Elle jardine beaucoup, et aujourd’hui a un problème de surproduction. On est toujours là pour l’aider dans ces moments difficiles…

Et la elle nous apporte trois brouettées de légumes !

20 11 2015 legumes 220 11 2015 legumes 120 11 2015 legumes 3

 

 

 

Récolte du jour

La petite récolte du jour.

 

DSC_1350

Les feuilles rouges; c’est du shiso. Le shiso a deux variétés. Celui qui a mangé du sashimi aura sans doute goûté au feuilles de shiso vertes.

Celui-ci sur la photo est de la variété rouge. Cela pousse très facilement, c’est presque envahissant.

Avec la variété rouge du shiso, on fait un jus délicieux et très désaltérant.

 

Recette du jus de shiso rouge.

  • Récolter les feuilles.
  • Les laver.
  • faire bouillir dans une grande casserole d’eau.
  • retirer les feuilles et les jeter.
  • Ajouter du sucre et du vinaigre de riz. Au pifomètre.

Se sert glacé.

 

DSC_1351

Récolte (2)

Le plan du jardin

Pour moi c’est une première fois et m’occuper du jardin me passionne.

L’été dernier nous n’avions guère le temps de chipoter car nous étions trop occupés par les travaux de la maison. Aussi avais-je planté quelques graines à peine, un trou dans la terre, on fait tomber une graine, on referme d’un coup de botte, sans aucune préparation du terrain.

Cette fois-ci j’ai pris la peine de labourer le champ au préalable. J’ai tracé des chemins et des zones de culture, ramenant la terre des chemins sur les zones de cultures afin d’avoir une couche d’humus plus épaisse.

Il faut dire que les conditions au départ sont défavorables. Le champ n’a pas été cultivé pendant X années. Et il s’agit d’une ancienne rizière: une couche de pierre a été installée par les ancètres à 30 ou 40 cm de profondeur afin de rendre le sol imperméable.

Si je m’applique à labourer et à faire des delimitations, j’évite l’usage de tout engrais. Une raison de ce refus et que cela comporte le risque d’amener des parties radioactives …; imaginez que l’engrais ait été produit dans une région fortement contaminée par la catastrophe de Fukushima ou bien encore qu’un des ingrédients de l’engrai provienne d’un tel endroit. Bien entendu la tracabilité des engrais est à démontrer.

Comme la vie et la nature ne sont pas droites j’évite de faire des rangs comme à l’armée. Je préfère former des petites îles; carrèes; rectangulaires; ou carrément rondes et d’y planter ce que bon me semble. En gros il n’y a aucun planning. Je mélange les fraises et les piments sur le même carré sans savoir si c’est bon ou mauvais pour la croissance des plantes. A la gràce de Dieu.

La maison est adjacente au jardin côté Sud. Je fais donc une zone demilitarisée ou je ne planterai rien:

cette zone est sous l’ombre de la maison, donc rien n’y pousserait bien.

je préfère ques les insectes soient un peu éloignées de la maison.

Par contre l’improvisation totale a un inconvénient. Il est plus difficile de se rappeller ce que j’ai planté et où. D’où la nécessité d’un plan comme celui-ci où je note les noms des légumes et des fleurs que j’ai plantés.

potager 4

Comme légumes japonais je fais des daikons et des haricots noirs.

Petite folie, j’essaie de faire pousser des artichauts, qui n’existent pas ici.

Permaculture #1. Les daikons.

Il est plus que temps de récolter les daikons du jardin. (daikon sur wikipedia) Je les avais plantés à la va vite, avant un retour vers Tokyo, à la fin septembre.

Ce qui est remarquable; c’est que malgré l’absence totale de préparations et de soins, quelque chose ait poussé.

Je n’ai pas labouré le terrain; lequel a été laissé à l’abandon pendant X années, et a été bien tassé par le passage de camions lors des travaux de la maison cet été.
Tout juste me suis-je contenté de faire des trous avec une bèche et d’y jeter deux ou trois graines, et de refermer le tout d’un coup de botte.

Je n’ai pas non plus retiré par la suite les pousses plus petites qui génaient les autres. Sans mentionner l’absence d’engrais.
Bref, ‘faut pas s’étonner de la taille minuscule des daikons que je viens de récolter ce matin. Le fait que les graines aient germé et donné suite à ceci est en soi une surprise.

Septembre prochain, si Dieu le veut, je passerai le motoculteur, et je donnerai un peu plus, ce sera intéressant; alors, de voir la différence que celà fait.

la récolte de daikons