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Faire son thé en 2017

Cette année aussi nous faisons notre thé. Feuilles de thés glanées dans les montagnes avoisinantes.

Faire ces petites choses comme autrefois, ces petites choses que les gens aujourd’hui délaissent il faut le dire, c’est très important. Surtout, si c’est pour le thé, qui est, comme le vin, un vecteur de civilisation.

 

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Mikados géants dans la montagne

Notre petite montagne est constituée de 3 terrasses qui se succèdent. Depuis L’année dernière je me suis focalisé sur la première terrasse, et c’est la que je suis en train de planter des arbres.

Plus haut il y a deux autres terrasses. La seconde, au milieu, est assez clean, et est occupée de cryptomères et de théiers.

La troisième terrasse est la plus grande, et est en partie obstruée par des cryptomères écroules il y a dix ans. Après le passage d’un typhon.

Ces cryptomères sont tombés les uns sur les autres et ils forment un réseau de mikados géants.

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Avec ma tronçonneuse je m’avance donc dans ce tas de mikados, et je commence à déblayer. Il faut couper les troncs d’arbres en sections de 1.5 à 2 mètres. Pour pouvoir ensuite les déplacer et les ranger. Il n’y a pas de route d’accès, donc je fais tout a la pogne, sans engins.

Comme dans le jeu mikado, il faut réfléchir avant de mettre en route la tronçonneuse, et imaginer comment les troncs d’arbres vont réagir à notre intrusion. Certains vont se mettre à glisser le long des pentes, et dans ce cas la, faut pas se trouver sur le passage. D’autres, poussés par le poids d’autres arbres vont ployer ou se relever, et il faut veiller alors à ne pas y bloquer la tronçonneuse dans le bois qui pourrait se resserrer sur elle.

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Au bout de deux heures de travail, le réservoir de la tronçonneuse est vide. Moi aussi. Je commence à fatiguer et c’est à ces moments la que l’on commence à faire des erreurs, qui éventuellement peuvent conduire à une blessure.

Les forestiers, les pros, qui travaillent ainsi dans la forêt, savent gérer leur force en prenant des pauses régulièrement et savent faire la sieste dans les montagnes. Ils sont très forts, de pouvoir travailler ainsi toutes les journées.

Mais ceci dit travailler ainsi dans la montagne donne une pêche incroyable. Je pense que c’est le silence, la tranquillité, le contact avec la terre, le bois et les plantes. On respire au rythme de la nature et il y a comme une communion. D’autant que ce travail, ça n’est pas pour gagner de l’argent ou exploiter quelque chose, c’est pour rendre la montagne encore plus belle.

 

Minou retrouve la montagne

Dimanche. Mon épouse est à la maison avec Minou le chat pendant que je suis dans la montagne à planter quatre noyers.

quatre noyers à planter

quatre noyers à planter

Elle dit alors à Minou: On va faire un tour dans la montagne ? 山に行く?Minou miaule de façon décidée et se met sur ses quatre pattes, racontera-t-elle plus tard. Lorsqu’elle sort de la maison, Minou court en avant et il est clair que Minou a parfaitement compris !

Et voila donc Minou qui retrouve la montagne. On prend ces quelques photos. Elle a l’air très heureuse de retrouver sa montagne !

minou est heureuse

minou est heureuse

Je suis en train d’essayer d’arracher une vieille souche de cryptomère pour planter un noyer à la place. Les vielles racines sont enfoncées dans la terre et la roche. Je dois suer un litre d’eau dans l’effort.

Surprise par la tiédeur du jour, une grosse sangsue  se promène sur la lame de ma hache, je la tranche en deux sans hésitation. Du trou sous la souche; surgit un énorme scolopendre, je l’admire courir ainsi de ses mille pattes synchrones.

Minou et les oiseaux qui se mettent soudainement à chanter. La beauté glorieuse de la nature. Les promesses de ces arbres que nous plantons. La paix.

minou retrouve la montagne

minou retrouve la montagne

Vocabulaire

Hiru 蛭 ひる        Sangsue

Mukadé 蜈蚣 むかで Scolopendre

Kurumi no ki クルミの木   Noyer

Minu ミヌ Minou

Planter des arbres ! !

[note: cet article a été écrit et publié avant les événements de Paris du 13 11 2015]

Après lire les horreurs des nouvelles du monde, on se dit qu’une des meilleures choses à faire, avec se saouler à la bière, ou épuiser ses nuits sur la playstation, c’est planter des arbres.

Ça tombe bien, nous avons un bout de la montagne en face de chez nous. L’année dernière nous y avions planté un marronnier, un figuier, un pommier, un cerisier, un grenadier et un cannelier.

Cette année il faut passer à la vitesse supérieure ! Car telle est désormais notre mission.

Nous allons planter vingt arbres cet hiver. Petits chiffres ! Faudrait faire dans la centaine ! dans le millier !

On va commencer par quatre noyers.

Resteront seize. Que planter ensuite ?

L’année dernière j’avais fait des cages métalliques pour garder les arbres de l’appétit des herbivores gourmands.

Problème, c’est onéreux, et très lourd à porter, jusqu’en tout en haut. Et les bouts de fer manquent toujours de nous blesser lorsqu’on les transbahute sur les faces glissantes de la montagne.

Cette année donc nous innovons et avons commandé au bureau des forestiers du village une vingtaine de filets plastiques biodégradables réservés à cet effet de plantation d’arbres dans les montagnes où les gourmands chevreuils pullulent. En plus ils sont légers. Ces filets ne sont pas en vente dans les grandes surfaces style Monsieur Bricolage, il faut donc les commander auprès des pros.

Je crois que, pour parfaire le tout, nous emporterons aussi un peu de musique dans la montagne, lorsque nous irons planter, comme les petits morceaux d’orgue de Bach, par exemple Herr Christ, der ein’ge Gottessohn, BWV601: les arbres seront heureux.

Voila !

filets pour planter les arbres

filets pour planter les arbres

Vive l’amour !

Tour à vélo jusqu’au bout de la vallée. Belle grimpette; on passe au dessus d’un grand barrage et la petite route toujours déserte serpente entre la montagne et les courbes d’un lac artificiel.

A peine aperçoit-on ce soutien gorge accroché à une branche.

Vive l’amour !

 

les dessous chics

les dessous chics

 

 

Lecture: Permaculture

Des notes de lecture pour ce 300ème article !
Après avoir découvert leur fantastique ferme sur youtube (https://www.youtube.com/watch?v=5w3VqluGfGY) j’ai lu le livre ‘Permaculture’ par Perrine et Charles Hervé-Gruyer. Un très beau livre, très bien écrit, avec beaucoup d’intelligence et un bon style. Qui relate le cheminement des auteurs et les diverses réflexions, inspirations et techniques qui ont conduit à la réalisation de la ferme du Bec Hellouin.
permalecture

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Les passages où l’on évoque les tribus d’Amérique du Sud ou d’ailleurs et où l’on évoque la relation respectueuse et symbiotique de l’homme premier avec la nature sont particulièrement intéressants. Il y a aussi un peu d’utopie. Et pourquoi pas s’offrir une lueur d’espoir. Si il y a de la lumière au bout du tunnel, ça n’est pas forcement un train.
  • Editeur : ACTES SUD (10 septembre 2014)
  • ISBN-10: 2330034342
  • ISBN-13: 978-2330034344
En voici quelques extraits.
(numéro de page non noté)
Nous avons progressivement cessé de croire que nous faisons pousser les plantes. Le potentiel d’une plante est contenu dans la graine; la mission du sol est d’assurer sa germination puis sa croissance. Nous ne sommes que les modestes assistants de ces forces de vie. Notre mission est d’offrir aux plantes les conditions les plus favorables à leur épanouissement. Nous sommes les serviteurs des vers de terre!
p60-61
D’où vient l’inébranlable sérénité des Wayanas ? Cette absence d’angoisse du lendemain ? Du fait que la nature environnante leur donne potentiellement tout ce dont ils ont besoin pour vivre bien, jour après jour. Ils sont entourés d’une nature fertile et ont les compétences nécessaires pour en tirer leurs ressources. Ces deux éléments sont également importants:
la disponibilité des ressources, d’une part, et la capacité d’en tirer profit, d’autre part. Cela explique pourquoi les Améridiens perçoivent la forêt amazonienne comme une mère féconde et généreuse, et pourquoi nous les Blancs lé décrivons souvent comme jungle hostile, l’enfer vert: nous sommes incompétents pour vivre de cet environnement si différent du nôtre!
Chez les Wanayas, quasiment rien ne s’achète, hormis les produits apportés par les blancs qui leur sont devenus nécessaires. Comme les autres peuples premiers, les Amérindiens savent tirer parti des ressources biologiques- bois, plantes, fibres, os, plumes terre- pour fabriquer leurs objets usuels: cases, pirogues, petite mobilier, hamacs, arcs et flèches, vanneries, poteries, objets rituels ….
Ces objets ont tous en commun d’être parfaitement adaptés à leur usage, légers, solides, biodégradables et non toxiques, tout en étant habilement décorés. L’art se conjugue à l’outil jusque dans le plus humble des outils.
Voici qq points essentiels qui différencient nos sociétés modernes et les peuples traditionnels:
Les resources en nourriture, matériaux et énergie sont généralement abondantes dans l’environnement immédiat des communautés tribales.
Ces ressources appartiennement collectivement à la communauté et sont gratuites.
Chaque individu (ou chaque communauté) possède l’ensemble des savoir-faire qui lui permettent de satisfaire à ses besoins essentiels gràce aux ressources naturelles. L’argent n’est donc pas nécessaire, les échanges se fondent sur le don ou sur la réciprocité.
(…)
Tout cela procure un profond sentiment de sécurité. Les peuples premiers ont peu d’objets, réglementées peu comparés à nous, mais ne leur manque de ce qu’il leur est nécessaire pour assurer leurs besoins vitaux: habitat, alimentation, vêtements, outillage (….)
Il convient du reste de relativiser la notion de travail: celui-ci n’a pas le caractère contraignant qu’il revêt chez nous. Chasser, pêcher, cultiver le manioc, fabriquer des outils sont des activités appréciées. Il leur reste quantité de temps libre pour entretenir des relations sociales, célébrer leurs fêtes et leurs rites.
p71
Se nourrir est un acte aussi intime que faire l’amour.
Quand vous faites l’amour, la fusion est totale. Mais l’intimité des corps va bien au-delà du physique : l’énergie de votre amant vient s’enfoncer profondément dans votre bulle énergétique. C’est pour cela que l’acte sexuel, selon la manière dont il est vécu, peut être source d’immenses bienfaits comme de profonds désordres. Il en est de même à chaque repas. Les molécules ingérées vont beaucoup plus loin que le sperme : elles rejoignent chacune des milliards de cellules qui nous constituent.
Ingurgiter des aliments industriels pollués est une forme de viol de notre corps. Une atteinte à la vie. Donner ces aliments à nos enfants peut être vu comme un assassinat à petit feu. Nous voulons tous le meilleur pour nos enfants, n’est-ce pas ? Devenir plus conscients du rôle de l’alimentation pourra nous aider à faire les meilleurs choix pour eux. L’apprentissage d’une alimentation saine devrait faire partie des fondamentaux de l’éducation, tout comme la gestion du stress et la résolution non violente des conflits. Mais ces choses importantes ne s’enseignent pas à l’école. (….)  Manger est un acte sacré qui devrait être entouré du plus grand respect. Au fond, pour l’acte sexuel comme pour notre nourriture, tout est affaire d’amour.
p93
Dès nos premières recherches, notre attention est attirée par un système de culture plurimillénaire, sorti de l’oubli par la permaculture: la culture sur buttes permanentes. Cette approche se fonde sur un constant simple: dans la nature, le sol n’est jamais travaillé. De plus, il est généralement toujours couvert par une litière de végétaux en décomposition. En créant des buttes de culture permanentes, nous évitons de détruire le potentiel de fertilité du sol par des passages d’engins mécaniques ou par le bêchage. Les organismes vivants du sol; vers, bactéries, champignons, algues, etc vont pouvoir prospérer et améliorer naturellement la structure et la fertilité du sol. Si de plus le sol est court par un paillis, ou mulch, les éléments fertiles du sol ne sont plus lessivés, les désherbage est réduite, les réserves d’eau du sol sont protégées de l’évaporation, les premiers centimètres du sol ne sont pas stérilisés sous l’action du soleil, et cette litière, en se décomposant, réalise un véritable compostage en place.
p210
L’industrie, l’agriculture et la pêche contemporaines sont enfermées dans des logiques ‘extractives’, comme des carrières: on puise dans les ressources de la planète, jusqu’à épuisement. Pour assouvir nos besoins et nos désirs, les agriculteurs dilapident les ressources en matière organique des terres arables; les pêcheurs vient la mer des stockes poissons, les industriels épuisent les gisements de minéraux du sous-sol, et nous tous, collectivement, asséchons les réserves d’énergies fossiles. Nous prenons sans rien restituer. Nous vivons sur le capital de la terre, une telle politique est suicidaire.
p211
L’avenir est à une économie écosystémique, circulaire, qui crée de la richesse à chaque étape des cycles d’échanges, ne gaspille rien, se contente de prélever les intérêts du capital de la Terre. Ce type d’économie s’inspire de la nature et s’appuis sur les forces du vivant, car seul l’organique est capable d’engendre un accroissement naturel des ressources. Il faudra ré-apprendre à vivre presque exclusivement des ressources biologiques, comme le faisaient nos ancêtres.
p293
Le chômage est un fléau des sociétés industrielles sur le déclin qui semble impossible à contenir. Tous les gouvernements successifs en font leur priorité, avec les résultats que l’on sait. Peut-petre conviendrait-il de prendre un peu de recul  et de considérer l’histoire récente de notre pays ? Au début du XXè siècle un choix politique a été fait: privilégier l’industrie au détriment de l’agriculture. En sous-payant les produits agricoles, on libérait du pouvoir d’achat au profit des biens industriels. En ponctionnant la main d’oeuvre agricole on disposait d’ouvriers pour les usines. L’exode rural et le gonflement des villes allaient dans le sens d’une politque centralisée et d’une certaine vision du progrès.
Nous avons évoqué les 5,45 millions d’emplois agricoles qui ont disparu en France depuis 1955? Ces millions d’emplois détruits correspondent à peu près au numbre de chômeurs actuels. Pourtant, personne ne fait le lien entre les emplois détruits et les emplois manquants.
p296
‘Les hommes sont comme les pommes: plus on les entasse, plus ils pourrissent.’ affirmait Mirabeau.`
p306
Les satisfactions sont à la hauteur de l’investissement personnel et des risques encourus -à condition toutefois de surmonter les obstacles et de pérenniser la microferme! Pour nous, vivre dans la nature est la vraie vie, une existence variée et épanouissante qui permet de développer notre potentiel d’être humain. La récompense n’est pas monétaire, elle ne vient pas non plus en termes de reconnaissance sociale car les métiers de la terre restent encore injustement dévalorisés. Elle tient dans la qualité de la vie. L’émerveillement devant le spectacle quotidien de la nature, la brume du matin, les gouttes de rosée, la magie de la germination des graines, les oiseaux pour compagnons, la beauté des légumes et des fruits, la joie de se nourrir de sa propre production, les échanges vrais et sincères avec des personnes hommasses: tout cela n’a pas de prix. Travailler chez soi, être son propre patron, vivre dehors, poser ses choix et en assumer les conséquences donne une vie noble et pleine, même si les soucis sont réels. Les journées sont longues mais, comme l’écrivait John Seymour, le soir venu on se dit ‘déjà fini ?’
Devenir paysan  offre aussi la satisfaction d’engager sa vie au service de la Terre et des autres; chaque geste a du sens et peut contribuer au bien commun. Trouver un but à sa vie, dans un monde caractérisé par la perte de sens, est un privilège.
p308
Pour une installation maraîchère, lorsque vous parviendrez à produire plus de 25 euros de légumes par mètre carré et par an, en moyenne, et que chaque heure de travail dégagera au moins 15 euros de chiffre d’affaires vous pourrez estimer que vous avez quelques chances d’arriver à vivre (modestement) du métier de maraîcher.
p321
Habiter la terre en poète ou en assassin ?
p322
L’être humain a un rôle essentiel à jouer, un rôle positif et constructeur, dans l’avenir de la biosphère. Si la nature nous a dotés d’un cerveau aussi sophistiqué, ce n’est pas pour la détruire en retour, mais pour entrer dans une démarche active de coévolution avec elle. Nous pouvons coopérer avec les processus biologiques pour créer de nouvelles formes de vie et de nouvelles formes d’organisation du vivant. Les jardiniers ne font pas autre chose, lorsqu’ils conduisent des plantes sauvages à donner des fleurs, des fruits, des légumes admirables. Chaque rose parfumée, chaque pomme vermeille, chaque carotte sucrée est le fruit d’une symbiose antre la nature et des générations de jardiniers. La nature n’aurait pas créé sans nous ces fleurs et ces fruits. Mais faut-il encore nous positionner en dehors de la nature ? Nous sommes la nature, sa fine point consciente peut-être, et notre mission est de veiller avec douceur et sagesse sur tous nos compagnons de voyage. Ils n’attendent qu’une chose de nous: que nous devenions vraiment humains, que nous nous ,montrions dignes de cette position unique qui est la nôtre.
Chaque jardin, chaque ferme peut devenir un lieu de guérison du monde et continuer à son embellissement.

L’énergie du jardin

Le samedi matin. Marcher dans le jardin. Observer les transformations. Les traces laissées par les visites des animaux la nuit.

Travailler avec la terre et voir celle-ci absorber l’insatisfaction et le stress accumulés pendant la semaine au travail.

On se sent mieux, de façon immédiate. Comme une heure à la piscine.

Les petites poignées de légumes récoltées, je dégage gentiment les scarabées dorés et les punaises multicolores encore accrochés aux feuilles.

legumes juin 2015

Pousses de bambou

Comme chaque année c’est la saison des pousses de bambou. J’apprends à vraiment apprécier ce mets délicieux. On dirait, la viande de la montagne. C’est un véritable régal. Tant pour la finesse du goût que la texture.

A chaque espèce de bambou sa saison pour en consommer les pousses. Là c’est la fin de la première saison de pousses de bambou. Il faut que je me renseigne sur le nom de l’espèce.

On les fait bouillir avec du son de riz pour en retirer l’amertume. Comme on peut voir; la pousse de bambou a une taille conséquente.

pousse de bambou

pousse de bambou

On les fait refroidir et ensuite on retire les feuilles extérieures. On peut penser au principe de l’artichaut. Les feuilles proches du coeur; blanches, translucides évoquent le goût de l’asperge.

pousse de bambou

pousse de bambou

Mais c’est vraiment le coeur du bambou qui intéresse le gourmet.

pousse de bambou

pousse de bambou

Il y a plusieurs façons de préparer les pousses de bambou; mais on peut les déguster telles quelles, ou avec un peu de sauce de soja et de wasabi.

 

pousse de bambou avec des feuilles de sanshou

pousse de bambou avec des feuilles de sanshou

Tout celà sous le regard bienveillant du chien tcha tcha.

cha cha le chien

tcha tcha le chien

A la campagne on peut en trouver vraiment partout. Il suffit d’aller dans un coin de montagne où ça pousse …

D’ailleurs dans la supérette pas loin d’ici, ils les offrent aux clients.

‘Pousses de bambou … servez vous … jusqu’à deux par personne …. (on les a récoltés à 16 heures)

pousse de bambou dans une superette

pousse de bambou dans une supérette

 

Trouvez le macaque

En Septembre une personne qui vit dans un autre coin de la vallée avait signalé la présence d’une famille de singes macaques.

Pas sûr s’il qu’agisse des mêmes primates, mais toujours est-il que nous avons aperçu des macaques dans le hameau la semaine dernière à plusieurs reprises. Pas sûr non plus s’il s’agisse d’un macaque solitaire ou d’une famille.

Nous les avons aperçus en face de la maison: la photo ci-dessus laisse deviner la silhouette d’un macaque dans un arbre.

Des singes avaient été signalés dans le village il y a plusieurs années, leur apparition est donc rare.

Une farouche voisine a posé un piège dans son jardin avec l’espoir d’en choper un mais elle m’a ensuite montré comment les habiles bêtes parviennent à dévorer les appâts sans déclencher aucun mécanisme.

Une autre voisine a laissé dans son champ des pommes de terre qu’elle s’apprêtait à planter pour les retrouver, une heure plus tard, délicatement vidées de leur chair.

Les voisins nous mettent en garde car malins comme ils sont les singes ouvrent les portes et fenêtres des maisons et s’y introduisent sans vergogne.

Ils savent que des victuailles se cachent derrière les portes des frigos qu’ils ouvrent avec dextérité et malice.

Une autre histoire est plus mystérieuse: un voisin dit qu’il faut faire attention aux nourrissons, car les singes emporteraient avec eux (?) jusque dans les forêts les bébés des hommes. Peut-être est-ce plutôt une légende.

Bon allez, devinette: trouvez le macaque sur la photo ci-dessous.

macaque

macaque

Réponse ….

macaque

macaque

A handmade life

Je viens de finir A Hand made life – in search of simplicity de Wiliam Coperthwaite.

Un livre remarquable.
En voici quelques extraits.
ISBN 978-1-933392-47-9
http://amzn.com/1933392479

p.14
if it is true that folk wisdom is our basic wealth, the chief insurance of a culture’s worth, then we are nearly bankrupt. Traditional knowledge is disappearing at an accelerating rate, as the creations of local craftspeople are replaced by factory made products, who are not designed with a concern for the improvement of human life but merely for profit. We need to be collecting as many examples of the old knowledge and skill, before they are forgotten and lost forever.
p.22 what is beautiful is easier to live with and care for. If we had fewer things and more meaningful ones, our homes and towns would be less cluttered, less ugly, and more peaceful. Our surroundings have a direct relationship to how tired we get and how happy we feel.
p.24 there are many unnecessary things in our daily lives that take up the largest part of our visual space.
p.25 We must learn to see beauty in our neighbors living well.
p.25 We need to build a society in which everyone wins. Losers are not good for business. the cost of having so many losers is tremendous in term of happiness, in $ of healthcare, famine relief, prisons (…) in wasted human potential.
p.25 true beauty must be as pleasing to the mind as to the eye.
p.27 When we look at total cost to society of buying a car, we may start searching for a vehicle made through a more beautiful form of production.
p.28 Life should be a search for harmony -not a battle, not a challenge- neither domination nor contending with nature but seeking harmony (…) We need to surround ourselves with things made with care and affection.
p.34 Work, to some, suggests drudgery -prostitution in order to earn a living- something one must do. For others of us, this is a gross misuse of the term: we believe that work is the productive and creative activity that makes human life possible.
p.36 Work is no misunderstood. The prevalent attitude toward hard work is that it is a necessary evil and that, while perhaps its burdens ought to be shared -done out of duty- works is definitively not an experience to be enjoyed. Many people learn to accomplish obligatory tasks well, at least efficiently; they dutifully do their share of labor to meet personal or family needs. Yet they consider bread labor less important than art, thought, research, or « creative » activities.
I protest. Bread labor is a primary activity of life, equal to or above these other pursuits in importance. What if we have been on the wrong track ? What if work, including the meeting of mundane needs, were to be recognized as an essential tool in understanding ourselves and our world ? What if we were to see that creativity, to be valuable and not merely dilettante, must be rooted in work ? Without labor, our way of life would not exist.
p.37 We all agree that slavery is wrong.Isn’t it equally wrong  to sell oneself ? Employers make it easy. pleasant working space, interesting companions, large salary, pension and insurance plans, short hours, long holidays, stock options, bonuses, (…) But this is not work that you feel good about doing -work that you do only for the pay and the benefits- it remains prostitution.
p.43 Those who feel « the need to get away » with vacations and retirement have not had the joy of finding the right job. Productive leisure is more satisfying than non productive leisure.
p.46 The story goes that Paden Powell got the idea from the boy scouts from seeing a crowd of people watching a soccer match. He suddenly realized  that the crowd should be  playing rather than watching.
As people, we live vicariously much of the time, we watch someone else’s drama, sex life, ball games etc. or listen to someone else’s music. Instead of vicarious ball games, how about a real gas of split wood -or plant garden- or catch a porcupine for supper ?
p.48 Good schooling and good teaching can be delightful, and can aid greatly in someone’s advancement, they are not fundamental to education: learning is.
p.50 out of fear of misusing children, we have deprived them of the opportunity of doing real work. the work of most adults is hidden rom the children. even worse, most of the adults they meet do not enjoy their work. As a result of this coercion, and the corresponding lack of opportunities for fully applied imaginations, is it any wonder that kids turn for their thrills to stimuli that are antigrowth and antisocial ? Kids need to see productive work being undertaken by those around them and to be given an opportunity to take part at an early age. Useful work as a learning tool has largely been ignored by our educational system. Not only do students learn in the doing of the work but also grow in emotional stability as they see the work of their hands being of use to others. For example, while the family is gathering and stacking firewood for winter, encourage children to make stake of their own. Then, at Christmas, use only wood from those stacks, letting the children see try directly that their work is keeping the family warm.
p.69 In modern parlance, WE TEACH WHAT WE ARE. The art of living is the most important of the arts. All others derive from this. Without the vision of a beautiful life, the other arts are incomplete. Which is more important ?? beautiful things ? or beautiful life ? We need vigilance if these two outlooks  are not to compromise on another, for instance, wanting to live a more violent life while holding a violent concept of beauty.
p.71 We teach children brutality with the media, with « histories », with toys and with military training. We feed them a steady diet of violence in their most formative years and expect them to grow into gentle, sensitive, loving adults. It simply can not be done. the violence of wars and urban rioting is minor compared to the scale of the violence that goes on every day in the lives of small children. We destroy creativity, spontaneity and confidence, we stifle curiosity, sensitivity and a sense of wonder, we kill love.
p.71 we use « primitive » to refer to a culture that we consider to be un civilized and also use the term for someone who is violent or brutal. Yet some allegedly primitive cultures have very little violence – for example the Lapps, Eskimos- while many civilized cultures are often engaged in wars of annihilation – Rome, Germany, US. We cal ourselves civilized though we spend more on weaponry than any other society has ever done. This hypocrisy, a form of self deception, is dangerous. Hypocrisy keeps us from trull knowing ourselves, the first stage in growing to individual and cultured maturity.
p.74 If I fell so concerned about others forms of life, why am I not a vegetarian ? Somehow I have never been able to take the anthropocentric prosition of putting animal life on a higher plane than plant life by eating plants and refusing to eat animals. From there it is easy to set human up as the highest of the animals, which seems a dangerous step to take (…) it is painful to choose to destroy anything -plant, animal, living or non living- but life demands destruction. We  plants and animals are all interdependent. We take away and give back. The least we can do is not to wastefully destroy, to use as little as need to be, and to cultivate a reverence for all things, then to ask that our remains be gratefully returned to the cycle.
p.75 We should use whatever we use with reverence, with concern for its nature, beauty and spirit.
p.76 We show ignorance of our kinship with nature by our burial practices. Are so afraid of becoming one with the earth that we need to fill dead bodies with poisons and seal them away in caskets to slow their return to the soil ? To deny our nature in this way demonstrates a fundamental insecurity and lack of appreciation for life and its cycles. How much more beautiful it would be to ease the body’s transition to compost, in the process helping the earth’s green carpet to bloom.
p.80 The finest gifts depend on thoughtfulness, sensitivity, knowledge, and caring. Not on the material wealth of the giver (). A more generous way of defining wealth requires rethinking many aspects of our lives: our dress, our homes, our way of living. Rather than rare paintings and China, why not fill our homes with the presence of joy, evidence of the search of wisdom, and signs of caring ?
p.82 fashion is a device to separate fools from their money, a snare to enrich merchants and producers. rather than being a follower of expensive fashion, why not be leader in simple fashion ? Be clothed in purpose, clarity and kindness, and dress in a way that makes the best use of the world’s supply of materials.
p.83 violence is rooted in insecurity and want, and simplicity in living addresses both of these ills. (…) the simpler something is to make, the more easily it can be replaced and the less wear dependent on special skills, materials, or markets. Simplicity is not just a matter of doing more with less, or spending less, or using less of the world’s resources, it is a matter of freedom.
p.84 The home you invest your time, energy and money in should be the one you prefer esthetically.
p.85 we are accustomed to thinking in game terms, of winning and losing, We need to develop a philosophy of life in which there are no losers, a world where everyone can win.
p.92 simple living is less violent and less exploitative. when we live in complexity, our needs are so great in terms of energy and material goods that we live at the expense of others. as we simplify our homes, our clothes, and our eating habits, not only is less work needed to supply us but also less effort to maintain our way of life as well.
 p.108
     We live in a world where the word « education » does not mean learning but schooling. « Civilization » does not mean cultivation and culture but rather nation states spending astronomical amounts of wealth on preparation for war.
« Food » does not mean nourishment but an endless array of substitutes, adulterants, preservatives and growth hormones. « Shoe » does not mean foot wear but foot ornament. And « Freedom » does not mean liberty but wage slavery, welfare, and prostitution of labor.