Tagué: tailler une poutre

Un balcon en forêt, continuation

Dans ces projets il y a un aspect répétitif. Choisir un tronc d’arbre, le faire rouler et le positionner, faire une coupe dans la longueur pour obtenir une face plate. Faire les mesures pour faire quatre autres coupes toujours avec la tronçonneuse dans la longueur, dans un axe perpendiculaire à la première, et on en retire trois planches.

Cette répétition … en fait on pourrait faire ainsi dix planches comme on pourrait en faire mille. Avec la répétition des mouvements se dessine un rythme que l’on pourrait suivre à l’infini. Mais toujours il faut garder son attention, ne pas s’abandonner à la rêverie, car à un tout moment on pourrait faire le mauvais geste, et placer sa jambe dans la trajectoire de la tronçonneuse; et la tronçonneuse elle ne s’en apercevrait pas car en dépit des apparences et de tout notre affection, c’est un objet inanimé sans conscience.

Donc je fais une dizaine de planches. De 5 cm d’épaisseur. Tout en faisant cela je me pose la question, pourquoi m’échiner à ce projet de balcon en forêt qui n’est en rien nécessaire. Quand une coupe est faite, on ouvre le tronc d’arbre et peut découvrir les beaux motifs du bois et c’est toujours une surprise, ça n’est jamais tout à fait pareil. Et les beaux accents rouges, roses du cryptomère.

A un moment je découvre une cavité dans une nouvelle planche; une colonie de fourmis s’y était installée. Je les vois s’aventurer visiblement très surprises. Les pauvres elles étaient bien installées au chaud et les voilà SDF. En plein hiver!

Je fais aussi trois poutres de 10 cm d’épaisseur.

Ces trois poutres vont connecter la paire de poutres fixées aux deux paires de piliers. Tout de suite cela prend forme.

Minou suit ce projet et visite régulièrement le chantier.

On ne peut pas s’arrêter

Walachniewicz (*), qui nous lit depuis le début -depuis quatre ans- (Merci!!!), fait la très juste remarque sur nos troncs d’arbres trop lourds … trop grands pour moi, comme la sauterelle dans la gueule de la grenouille:

‘ou jolie métaphore d’une proie trop grande pour soi ;o)’

(*) malheureusement je ne connais que le nom d’utilisateur wordpress

C’est très vrai. Mais, j’y prends tellement goût que je ne puis m’arrêter. C’est parti donc, avec un deuxième tronc. Cette fois du cryptomère. Même longueur. Je le taille sur trois faces directement dans la montagne. Il malgré tout très lourd, car il est chargé d’eau. Zut ! J’aurais pu mieux le choisir.

 

 

bisrepet_29065007025_o

 

Ca avance vite.

bisrepet_28447235303_o

 

bisrepet_28447231533_o

 

Comme on voit, il y a encore un gros tas de troncs d’arbres. Je pourrais faire une belle cabane avec tout ce bois.

bisrepet_28447233723_o

Il est très agréable de travailler en forêt. Personne pour nous déranger et il y fait frais.

bisrepet_28778736510_o

 

bisrepet_28988646381_o

 

bisrepet_28988650871_o

 

Les deux frangins….

bisrepet_28778724020_o

Voila !!!

 

bisrepet_28778726780_o

A chaque solution son problème

Oui … à chaque solution son problème …

Solution: Tailler les côtés du tronc pour l’alléger (avec tronçonneuse; scie circulaire, ciseau à bois … )

Problème: Le tronc d’arbre bien que joliment débité est trop lourd pour pouvoir le hisser facilement ….

solution_28936521892_o solution_28424357873_o

Pendant ce temps là j’aperçois dans le jardin une grenouille qui vient de saisir dans sa gueule une énorme sauterelle; presque plus grosse qu’elle. Elle part se cacher dans les herbes .. j’ai manqué une super photo !

 

solution_28936519132_o