Un balcon en forêt, continuation

Dans ces projets il y a un aspect répétitif. Choisir un tronc d’arbre, le faire rouler et le positionner, faire une coupe dans la longueur pour obtenir une face plate. Faire les mesures pour faire quatre autres coupes toujours avec la tronçonneuse dans la longueur, dans un axe perpendiculaire à la première, et on en retire trois planches.

Cette répétition … en fait on pourrait faire ainsi dix planches comme on pourrait en faire mille. Avec la répétition des mouvements se dessine un rythme que l’on pourrait suivre à l’infini. Mais toujours il faut garder son attention, ne pas s’abandonner à la rêverie, car à un tout moment on pourrait faire le mauvais geste, et placer sa jambe dans la trajectoire de la tronçonneuse; et la tronçonneuse elle ne s’en apercevrait pas car en dépit des apparences et de tout notre affection, c’est un objet inanimé sans conscience.

Donc je fais une dizaine de planches. De 5 cm d’épaisseur. Tout en faisant cela je me pose la question, pourquoi m’échiner à ce projet de balcon en forêt qui n’est en rien nécessaire. Quand une coupe est faite, on ouvre le tronc d’arbre et peut découvrir les beaux motifs du bois et c’est toujours une surprise, ça n’est jamais tout à fait pareil. Et les beaux accents rouges, roses du cryptomère.

A un moment je découvre une cavité dans une nouvelle planche; une colonie de fourmis s’y était installée. Je les vois s’aventurer visiblement très surprises. Les pauvres elles étaient bien installées au chaud et les voilà SDF. En plein hiver!

Je fais aussi trois poutres de 10 cm d’épaisseur.

Ces trois poutres vont connecter la paire de poutres fixées aux deux paires de piliers. Tout de suite cela prend forme.

Minou suit ce projet et visite régulièrement le chantier.

7 Commentaires

  1. janusdot57

    Bonjour.
    Je constate avec surprise que vous progressez assez rapidement pour votre nouveau petit projet et belle aventure.
    Pour ce qui est de cet aspect « répétitif », on ne peut guère passer à côté, pour tous les gestes comme actions menées, à la suite, en débit et forme. Lorsque vous parlez des belles couleurs et beaux accents rouge et rose de ces cryptomères, un peu comme l’un de vos articles antérieurs..vous reprendrez bien un peu d’Ibéro ?.. Il est vrai que ces cryptomères sont magnifiques, avec leur fûts et troncs élancés et bien rectilignes, tout comme le veinage du bois.
    Le travail avec une tronçonneuse, comme le débitage de poutres, planches ou autre, à l’aide d’une tronçonneuse, demande toujours un peu d’adresse, mais également beaucoup d’attention dans le sens de la sécurité.
    Pour ce faire, et me concernant, lorsque je vais en forêt pour couper mon bois de chauffage, j’utilise pour cela, toujours, une veste et un pantalon de sécurité, spécifique, de chez « Stiehl », dont la texture et les fibres croisées bloquent automatiquement la chaîne au cas ou. J’ai également des chaussures montantes de sécurité spécifiques pour ce cas, le casque en plus, avec une visière et le casque anti-bruit, pour les décibels gênants..
    Je remarque, en passant, que votre embase avec ces poutres en support, comme traverses et poutres de dessus, est un peu comme pour mes miradors pour la chasse, à peu de choses près. Pour mes miradors, j’utilise des troncs d’épicéa de 6,50 m de long, et avec un diamètre assez fort et conséquent, surtout à la base. Je les laisse sécher durant une année, puis, j’enlève l’écorce. Car, après abattage et découpe, ils sont encore bien verts, et surtout lourds, et avec une bonne quantité d’eau contenue à l’intérieur. Ensuite, je les laisse sécher encore un peu à l’air libre, avant de passer trois bonnes couches d’huile de vidange pardessus et sur l’ensemble du pourtour et longueur, pour les protéger contre les intempéries, comme les insectes. Ces perches d’épicéa et poteaux sont enterrés sur une profondeur de 80 cm. Je met, tout d’abord, un premier croisillon, en place, environ 80 cm au-dessus du sol, et pour maintenir les perches entre-elles; puis, la même chose, à trois mètres du sol. A partir de là, je mets des madriers, avec une section conséquente(12×10 cm ou 14×12 cm..), en place (quatre..), et qui sont vissés sur les perches et dans la section des perches. Ces madriers, un peu comme ceux que l’on aperçoit sur vos photos, vont servir de base support pour le plancher, et avec, là-aussi, des planches de 4 cm d’épaisseur. Avec ça, j’ai l’ossature complète en support, avant de procéder à l’habillage tout autour, pour la partie haute, sans oublier les ouvertures, la porte,et, le toit, bien-sûr.
    Je vois que « Minou » a toujours une position, en hauteur, et avec un regard scrutateur sur vos actions et votre travail. C’est trop drôle !
    Là, à présent, et lorsque le plancher sera en place, vous n’aurez plus qu’à mettre un accès en place, par l’arrière, vous facilitant ainsi l’accès à ce plancher ou plateforme.
    Bonne soirée et sinon fin de soirée à vous, à plus..Denis.

  2. Clémence Camier

    J’adore votre blog ! Toujours un petit bout de nature dans vos posts et là on est en pleine forêt ! Moi qui vit en appartement, ça fait du bien de lire vos posts. Hâte de voir la construction terminée même si je dois avouer que la structure de base me fait peur: juste des parpaings posés au sol ? Non je ne pense pas ?

  3. giselefayet

    Bravo le balcon avance à la vitesse grand v . J’iame beaucoup le regard de fin connaisseur de Minou sur le travail .
    Bonne soirée

  4. francefougere

    Du beau bois qui a respiré et quel bon travail ! Minou-sha apprécie et est bien dodu 🙂
    Joyeux Noël à vous – amitiés

  5. Pingback: Le balcon en forêt: mission accomplie! | A la campagne au Japon

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