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Dégager le chemin abandonné

J’avais un peu évoqué lors d’articles plus tôt cet été de gros soucis au travail avec un nouveau boss affreux.

Je pense écrire un truc là dessus car il y a des épisodes cocasses et quelques leçons retenues, mais il me faudra encore un peu de temps pour tout digérer.

Entretemps j’ai pu trouver un autre job, en interne, dans la même boite. J’ai donc joint une autre équipe mais continue à travailler dans le village; dans mon petit bureau de trois mètres carrés; et je suis de nouveau dans un contexte sans hostilité, normal. Ouf!!!!

Les après midi j’aime bien faire une pause. (je commence très tôt, les poules dorment encore, vers 5 heures du matin). Ce qui me plait bien en ce moment c’est de marcher jusqu’au fond de notre vallée, la où la route devient chemin, dans les forêts.

J’y croise souvent des animaux. (pas encore d’ours) Un coin magnifique que j’aime beaucoup.

Beaucoup d’arbres y sont écroulés. Suite à une grosse tempête il y a un an. C’est un triste de voir que ces arbres sont toujours là, obstruant le chemin. C’est sûr, personne ne vient là et puis comme il n’y a pas de projet d’abattage d’arbres dans le coin … sinon pour les bûcherons ce serait un jeu d’enfant de tout dégager.

Et donc voilà un nouveau jeu pour moi, j’emporte ma hache suédoise, une excellente scie japonaise avec moi et je pars m’aventurer sur le chemin, et arrivé, une heure plus tard, je coupe les troncs d’arbres qui entravent le chemin, et les dégage, un à un.

C’est un bon exercise, et celà confirme les bienfaits de sortir armé.

Un peu de lumière et c’est grandiose

J’aime beaucoup ce chemin. Bien que les plantations de cryptomères abandonnées ce ne soit pas la joie, mais il y le bruit de l’eau, le silence des arbres, quelques insectes, et l’odeur ! Ce parfum de réglisses. On est bien, là, quand même.

Voilà le premier coin qui était entravé.
le même coin; dégagé, vu du côté opposé
Un autre coin après que j’aie tout dégagé
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Une fois en chemin j’ai vu deux serpents bizarrement entrelacés. Ils étaient littéralement collés l’un à l’autre au niveau du ventre. J’ai pensé à un coit (comment je fais les deux points sur le i avec le clavier déjà), mais c’est peut être une lutte qui a eu lieu, avec morsure … Qu’en dites vous ?

Quelque chose a mal tourné

L’un des deux serpents était mort, l’autre essayait de se libérer, mais était collé à l’autre … je me suis dit que c’est peut être une morsure, avec le venin qui aurait fusionné la peau des deux ?

Aidé d’un bâton et de beaucoup d’amour je suis parvenu à les détacher. Le survivant s’est échappé en boitant.

La dépouille du serpent mort je l’ai laissée sur le bord du chemin, le lendemain elle avait disparu, rien ne se perd.

Adieu, malheureux !

Les chants de l’eau

Le hameau s’étend le long d’une petite et paisible rivière.

La rivière permet une grande richesse du biotope. Serpents, grenouilles, tortues, crabes et ragondins vivent sur ses berges, elles mêmes recouvertes d’une végétation riche et dense.
Elle nous apporte sa fraicheur et est un lieu de jeu inégalé pour les enfants prudents.
rivière
Les bienfaits de la rivière sont inombrables mais il en est un sur lequel je voudrais écrire quelques lignes: le son.
A tout moment de la nuit et de la journée la rivière nous accompagne de son murmure: la mélodie de l’eau qui carresse les rochers et chatouille les herbes folles. Le son nous calme. On n’est jamais seul. Si bien que l’envie d’écouter de la musique (celle des humains) s’estompe.
Les chants de l’eau, c’est le heart beat de la nature. On se synchronise à eux, on finit par vivre à leurs rythmes. Tant qu’on les écoute, on est calme et relax. Je pense qu’ils nous aident aussi à penser, à ressentir, à réfléchir et à être créatif, à faire venir les idées.
Les chants de l’eau nourrissent nos jardins spirituels.
La rivière n’est pas seule; des petits canaux, qui irriguent les jardins et les champs de ci de là, l’accompagnent de leurs voix plus hautes. C’est donc concert tous les jours.
irriguation
La mélodie n’est jamais la même, elle est le résultat d’une fonction mathématique et parmi ses multiples variables, la pluie.
S’il a plu plus haut dans les montagnes on entend l’eau plus rapide, elle ne s’apesentit pas, elle trace son chemin, sans prendre le temp de jouer entre les pierres.
Et s’il vient une pluie très forte par contre, les chants de l’eau deviennent des cris, des hurlements.
La rivière est un torrent, transportant tout ce qui est tombé sur les montagnes, l’eau est prise de panique, elle est dans une course contre la montre, pour la mer et le plus loin possible.
La rivière nous dit alors une autre leçon, elle nous rappelle la puissance de la nature et que nous sommes de bien petites choses à ses côtés.