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Réussir son gloubi-boulga

Que faire un dimanche après midi, après avoir fini de poser une nouvelle clôture et de passer le motoculteur pour les oignons.

On a envie alors de passer quelques heures tranquillement dehors dans le jardin, et pourquoi pas faire un bon gloubi-boulga.

(ce sera ma dutch oven therapy)

J’ai bien relu quand même la recette du dinosaure Casimir; … Casimir faisait son gloubi boulga en mélangeant bananes; chocolat, saucisses et moutarde… Je remplace simplement les bananes et le choco par des patates douces des champipi et des patates taro. Un peu de sauce de soja et un peu de sucre, c’est la version japonaise du gloubi boulga.

En tout cas je passe un bon moment.

Ce satané réchauffement climatique nous offre de magnifiques journées même fin octobre. Les nuits sont fraiches mais en cette fin d’après midi on se croirait comme au printemps!

Mon épouse est la première à gouter au gloubi boulga et à ma grande surprise, elle en reprend. Elle dit quel goût incroyable, on ne sait pas si c’est bon mais ça se mange.

Objectif atteint. Voila un gloubi boulga bien réussi!!

Il faut partager les bonnes choses avec les amis et j’en apporte à ma voisine madame T et à Saki chan

C’était un dimanche …

Un dimanche bien rempli.

A regarder les photos que j’ai prises on peut suivre ce que nous avons fait …

Ecrit un article sur le blog en version japonaise sur mon ami Mariano, qui vit pas trop loin d’ici dans la région de Shimane à la campagne aussi. Mariano est musicien et j’y parle de sa musique merveilleuse.

Aux lecteurs du Japon nous proposons un bundle ‘que font les français dans la campagne japonaise’: une BD Retour Sur Terre en version japonaise (失われた田舎暮らしを求めて) et un CD de Mariano pour 2500 Yens. Adresse du site de Mariano; https://safe-and-sound.jimdosite.com/

Ensuite je pars retrouver Sakichan, il est 7 heures du matin. On prend un café dans son atelier et je plante dans notre champ une cinquantaine de pieds de cacahouètes.

A ce moment il y a … je ne sais pas comment il s’appelle mais c’est un habitant de la vallée .. peut être qu’il s’appelle shu chan; on le voit ici en chaussettes, c’est parce qu’il vient de bosser dans sa rizière… Il me raconte pas mal de trucs sur le fait que 1 faire son riz ne lui revient pas moins cher que s’il devait l’acheter 2 autrefois on semait le riz au moins un mois plus tôt qu’aujourd’hui et 3 que le riz aujourd’hui est bien meilleur qu’autrefois.

Il me demande si on fait du riz en France, et dans mon cerveau, au fond à gauche en prenant l’escalier qui mène aux souterrains je me souviens qu’on produit du riz dans la région de la Camargue ?? Je n’en sais pas plus.

Ensuite je rentre à la maison. et je pars avec ma chère épouse que j’aime tant et nous allons acheter des oeufs bio. C’est à quinze kilomètres au nord, et ces oeufs sont si bons que ça vaut le coup. Au début dans le camion je mets des chansons d’aznavour mais je sens que la patience de mon épouse est limitée et à un moment je switche sur paul simon.

Sur le chemin du retour nous passons par ce petit sanctuaire shinto.

Puis nous allons faire une pause dans un café très sympathique, où ma BD est en vente. J’ai d’ailleurs fait une petite BD sur ce café, pas encore traduit en français, je l’ai faite directement en Japonais ... l’article est ici.

Puis; retour à la maison. Jardinage. Je récolte des chou fleur et les prépare. Bois du thé.

En fin d’après midi pour le diner on se fait griller des choses de la mer: crevettes, poisson et calamar … avec un petit saké fait dans le village … C’est super bon !

Que du plaisir

Vous avez pu noter, depuis quelque temps je fais des articles sur les plats que je cuisine dans un dutch oven; dans le jardin.

J’appelle ça ma dutch oven therapy.

Faire un feu dehors dans le jardin, mettre les ingrédients dans le dutch oven et regarder tout cuire lentement me fait du bien !! Ca me calme. Faire du feu et rester auprès du feu … c’est inscrit très profond dans les gènes et s’adonner à cette activité permet de bien se calmer et d’entrer dans un cercle de cohérence avec soi même.

Aussi depuis l’éte dernier je jeûne le samedi. Et faire la tambouille dehors le dimanche matin préparer le feu etc c’est comme démultiplier la signification de ce repas qui marquera la fin du jeûne du samedi. Ca forme tout un rituel ….

La semaine dernière j’ai fait un civet de sanglier. Encore cette fois j’ai filmé et mis sur youtube.

La première vidéo youtube je découpe les morceaux de viande. Denis vous confirmez n est ce pas, la beauté de la viande de gibier ! Une viande ferme. On y lit toute la puissance et la vitalité de l’animal sauvage. Ca n’a rien à voir avec les pauvres animaux d’élevage, dans leurs univers concentrationaires …. Quelle horreur…

Bref découper cette belle viande de sanglier procure du plaisir et permet d’admirer la beauté de l’animal.

Ensuite dans la deuxième vidéo c’est plus standard; dutch oven, feu avec du charbon de bois. Cuisson lente et avec quelques verres de vin rouge.

Ce qui etait super sympa la semaine dernière c est que un jeune voisin est passé voir les opérations. Et ensuite par hasard Saki chan est venu nous rejoindre. Le jeune voisin et Saki chan sont tous les deux charpentiers et donc tous les trois autour du irori c’est une belle conversation à laquelle j’ai pu participer.

Quand j’écoute de si beaux dialogues entre les villageois, les histoires qu’ils racontent dans leur patois si musical je regrette toujours de ne pas enregistrer ….

Civet de chevreuil avec un dutch oven

Ca fait plusieurs semaines que le dimanche après midi je me pose dans le jardin et cuisine un truc avec un dutch oven.

Ca devient comme une sorte de thérapie … C’est très intéressant … Je reviendrai la dessus !!

Cette fois ci j’ai fait un civet de chevreuil… Très marrant … au milieu des préparations mon ami Sakichan passe avec son chien … on discute et puis ensuite mon épouse revient du travail … on commence à faire griller des champignons shiitakés et réchauffer du saké …. Le irori se transforme une izakaya !!!

Essayer un takikomigohan avec un dutch oven

Une autre vidéo youtube, encore, mais c’est les vacances et on en profite.

Cette fois je fais un takikomigohan. (炊き込みご飯) »cuire du riz mélangé à d’autres choses ».

En l’occurrence du poisson, des crevettes, de la seiche et des champignons.

Mon ami Sakichan et sa chienne Chacha étaient avec nous.

Article connexe en Japonais ici.

Essayer un hachis parmentier avec un dutch oven

Coucou j’ai essayé de faire un hachis parmentier avec un dutch oven. Opération réussie … le tout filmé et mis sur youtube …

Pourquoi mettre ça sur youtube ?? Je ne sais pas, demandez à mon ange gardien, peut être le sait il…

Ce dutch oven voila quelque chose qui a plein de possibilités. Cette fois ci il neigeait et plutôt que faire un feu dehors j’ai cuisiné sur le irori… Ce qui est vraiment génial.

Debout devant un irori; à manipuler charbon de bois et cocottes, j’ai l’impresssion d’être un DJ !!

Article connexe en Japonais ici

Hanakin avec la table ‘irori’

Cet été j’ai pris l’habitude de faire des petits barbecues dehors dans le jardin, avec la table ‘irori’.

J’y ai apporté quelques modifications comme lui ajouter des roulettes. Car lorsqu’il pleut je déplace la table et la pose à l’abri sous le azumaya ….

Je sens que faire un petit feu, ensuite allumer les charbons de bois et faire griller des choses dehors apporte beaucoup de satisfactions:

on prend le temps et se déconnecte des choses numériques.

on est dehors

et on mange des choses simples et bonnes.

Minou a tout de suite compris elle aussi. Si elle m’aperçoit le soir près de la table ‘irori’ elle vient tout de suite me voir et me fait pleins de petites amitiés car elle sait que … il va y avoir quelque chose à bouffer.

Si je grille du poisson il y a toujours quelque chose pour Minou et qui va lui plaire, si je grille des viandes je m’arrange pour prendre un peu de foie de volaille car elle aime beaucoup.

Intéressant de noter que notre autre chat Scotch n’est pas intéressé du tout par toutes mes grillades.

Dans le titre je mets hanakin. Hanakin désigne la soirée du vendredi. Pour les salariés c’est en général le début du week end. Si on est en ville on va alors boire des coups avec les amis et faire plusieurs bars et restos du style izakaya. Après cinq jours de travail, de stress; le salary man se libère et se laisse aller ! Il se prend des cuites !

Pour ici à la campagne c’est très différent car la tolérance d’alcool au volant est: nulle. Et puis en fait à la campagne on apprend à s’amuser tout seul!

Ici le feu est allumé. Je fais brûler des petits morceaux de pin car ça brûle tout de suite, ils servent à allumer les charbons de bois.

Le diner de ce vendredi soir, de ce hanakin, est très simple.

une canette de bière.

du poisson séché ‘shishamo’ ししゃも、柳葉魚 Il a en général été séché une journée avant d’être emballé et présenté en magasin.

des chikuwas (c’est fait avec une pate de poisson et a une forme cylindrique)

des languettes de fromage industriel entre deux fines couches de poisson. ce produit se nomme chitara チータラ est est la contraction de cheese (fromage) et tara (morue).

voilà c’est tout.

J’ai une petite invention avec le chikuwa, c’est que je s’insère dans le chikuwa qui est cylindrique un ou deux chitara.

la nature a horreur du vide …

on apprécie la simplicité de ce diner!

Avec tous ces barbecues je consomme pas mal de charbon de bois. C’est mon ami S qui fait ce charbon de bois dans son atelier avec du bois de sugi (cryptomère) de la vallée. C’est une chance. beaucoup du charbon de bois en vente dans les magasins est importé d’Indonésie ou du Vietnam … une véritable hérésie !!!

Lundi dernier je suis allé le voir et j’ai filmé comment il fait le charbon de bois. la vidéo est encore en montage mais je devrais la mettre sur youtube sous peu.

Upgrade du barbecue ‘irori’

La semaine dernière je vous présentais la fabrication d’une table de barbecue dans le style de l’irori… (irori = foyer traditionnel japonais)

Ce truc m’a tellement plu que j’ai fait un petit upgrade en y ajoutant deux petites planches qui se rabattent et qui; relevées, peuvent œuvrer comme comptoir.

Les deux petites planches sont attachées à la table avec des gonds. Pour les relever et les supporter à l’horizontale; je glisse dessous un gros boulon, que je retire après.

On commence par faire un petit feu…

Pour ensuite embraser du charbon de bois …. il y a encore une petite réserve de charbon de bois dans la maison de madame M … ça doit dater de trente ans au moins.

Pommes de terre du jardin et sanglier …

Après manger viande et pommes de terre on place la bouilloire sur les braises, pour nous faire un excellent thé; avec le thé que nous avons récolté en mai.

En toute vérité le thé me plait plus que la grosse bidoche….

Une table pour faire des barbecues, dans le style traditionnel de l’IRORI

L’irori c’est le foyer traditionnel japonais, l’endroit auprès duquel on cuisine et l’on se réchauffe.

C’est souvent une cavité dans le plancher; emplie à moitié de cendres et où l’on mantiend un petit feu.

On peut y faire cuire des poissons ou mijoter de grosses marmites pleines de mystère.

Il y a cette excellente vidéo sur youtube qui montre un irori et donne une idée de tout l’art de vivre raffiné qui gravite autour.

Edo Style Hibachi and fire tools – Japanese Charcoal Barbeque & Tea – YouTube

Ca fait pas mal de temps que je réfléchis à améliorer notre installation pour les barbecues dans le jardin.

Un bon barbecue permet de retrouver notre carnivorité…

Et l’idée vient de faire une petite table qui ressemble (un peu) à l’irori traditionnel mais que je pourrais laisser dans le jardin: combiner l’idée de l’irori avec celle du barbecue.

Ca consiste à faire un grand cadre en bois dont le fond est perforé pour laisser s’écouler la pluie. Sur ce fond perforé je poserai des briques sur lesquelles je pourrai faire un petit feu et faire cuire des trucs; comme dans un vrai irori. J’y laisserai la cendre pour protéger les briques et tout.

Un irori extérieur quoi …

Voici l’idée:

La pièce maitresse dans tout cela c est la grille métallique. Le truc fait 6 mm d’épaisseur. Faut du costaud pour tenir toutes les briques. Cette grille doit venir d’une pièce d’échafaudage ?

Ensuite pour le bois je pioche dans ma réserve de planches. Ce sont des planches des cryptomères que nous avons coupés dans notre montagne il y a quelques années déjà. C’était en 2016.

Je prends une planche de 4 mètres. Plus de 4cm d’épaisseur.

La planche et la grille qui vont devenir les meilleures amies du monde …

Faut commencer par une ligne droite, avec le sumitsubo.

Le cryptomère est un bois tendre (je suis sûr qu’il y a un adjectif plus adapté pour ça) et la scie circulaire n’en fait qu’une bouchée; les doigts dans le nez.

Ca donnera donc un truc comme ça:

Je laisse dépasser les planches dans la longueur. Ca facilitera le transport de la table, si on doit la porter à deux par exemple.

Pour fixer la grille je vais faire des rainures dans les planches, avec une défonceuse. Cela tiendra la grille sur les quatre côtés. Il y aura un certain poids avec toutes les briques donc faut du costaud.

Regardez comment la grille sera bien fixée au cadre. Magnifique !

Voilà le tout assemblé. J’ajoute quatre pieds ; la table est alors à 40 cm de hauteur. Pour les pieds j’utilise du cyprès; récupéré dans de vielles palettes.

Je coupe les pieds avec un angle de 45 degrés pour faciliter le ruissellement de l’eau de pluie. Faut que l’eau s’écoule et éviter toute accumulation.

Bon ben faut aller chercher des briques. Je pars en acheter à la ville voisine et pourquoi pas acheter de la viande de poulet pendant que j’y suis. Ah oui au Japon les commerces sont ouverts le week end, même le dimanche. (ne le dites pas à la CGT)

Voilà; L’irori est prêt. Les briques sont simplement posées. On peut les retirer à n’importe quel moment. C’est un point important car la table est vraiment lourde avec les briques. On sera sans doute amené à la déplacer.

Prêt au décollage! Allumez les boosters ? non pas encore ! Je change de T shirt car il fait bien chaud et je vais aller récolter un rang de pommes de terre.

Un peu plus tard dans la journée on procède à la mise à feu.

Je brûle les chute de bois. A noter l’outil traditionnel ‘nata’ très utile pour fendre des petits morceaux de bois.

A noter aussi; par terre; l’étui de l’outil fait dans un ancien tuyau d’incendie.

Cette fois ci je fais un feu côté gauche et un peu plus tard je mettrai les braises sous les morceaux de poulet, à droite.

Ca marche très bien. Faut dire que l’air passe par dessus, à travers la grille et dans les petits espaces entre les briques.

Par contre il me faut un truc pour rehausser les brochettes avec le poulet.

Dans ces moments critiques il est toujours bon de pouvoir faire appel à une brouette tricolore !

C’est vraiment chouette car on fait tout le travail tranquille sur le banc. La prochaine fois on invitera des voisins, un banc de chaque côté. Je ferai le feu pour préparer les braises ailleurs, et toute la table pourra être utilisé pour cuire de la barbaque.

Une voisine sans doute attirée par la fumée vient me voir. Je lui dit que je cuits des brochettes de ragondin: elle me lance un drôle de regard.

Bon ben … on a tout mangé!

Minou a bien aimé le poulet aussi ….

Refaire le plancher (3) et deux autres découvertes

Finalement la nouvelle ère c’était pas genshô mais reiwa…

Dans l’article précédant nous avons refait les bases du plancher des deux pièces au fond.

Les deux autres pièces, du côté de l’entrée, le plancher a été refait il y a quelques années par l’ancienne proprio donc pas besoin de tout refaire. La aussi on retire et jette les tatamis, car le nouveau parquet d’étendra sur les quatre pièces. On retire aussi les cloisons coulissantes. Cela fait un grand espace:

Les deux pièces au fond où on a tout refait et puis les deux pièces où l’on garde le plancher plus récent et en bon état.


Le plancher qui a été refait à un moment, on distingue deux surfaces, une où les planches sont du cryptomère et sont neuves, une autre où de vielles planches de marronnier ont été utilisées.

A un endroit je remarque une masse, un gros truc sous le plancher … kézako c’est quoi. Encore un foyer, un irori 囲炉裏?

Il y a un interstice entre les planches, j’y glisse mon iPod et prends une photo … c’est en fait un ancien kotatsu.

Intéressant. En gros, une caisse de bois, sous le plancher, dans un cadre de bois et de torchis.

Au dessus il y avait une table basse. On s’asseyait par terre sur les tatamis et l’on glissait les pieds, sous la table, dans le kotatsu. Au fond il y avait un petit braséro pour une poignée de charbon de bois … avec une grille pour pas se brûler. Voilà comment passer l’hiver. Les pieds au chaud!

Les deux planchers (le neuf et l’ancien) ne sont pas à la même hauteur.

C’est parce que l’ancien plancher était ajusté pour des tatamis, qui font deux sun 寸(soit 6 cm) d’épaisseur. Or les planches de pin que nous allons poser font un sun d’épaisseur; il font donc élever l’ancien plancher d’un sun, d’un neuvième de sun pour être exact.

Pour celà on pose des tarukis ou chevrons d’un neuvième de pouce sur le plancher.

Ici aussi, simple sur le papier mais il faut s’assurer que les planches de pin du parquet arriveront directement sous les montants des fenêtres et il y a des différences de quelques millimètres. A certains endroits on rehausse les chevrons d’un chouya, en posant dessous une petite pièce de bois.


Les chevrons posés, les planchers sont alignés à la même hauteur et l’on est prêt pour la prochaine étape: la pose du parquet. Avec de belles planches de pin de quatre mètres.

Une autre decouverte interessante, dans un placard, cet … impermeable … un version hybride des nattes de paille que l on portait autrefois pour se proteger de la pluie … on en voit sur les estampes anciennes, doublée d’une feuille de tissu synthetique … meme S. n’a jamais vu de truc pareil !

On voit la découpe autour du cou qui permet de bien protéger les épaules
et, tout chiffonné, ce qui autrefois formait une capuche