Vive l’été

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La saison des pluies est passée. Elle semble avoir duré une dizaine de jours de plus que d’habitude, ce qui, du point de vue de la chaleur, nous a donné un peu de répit. Mais désormais, il fait chaud et humide : nous pouvons déguster de vraies journées d’été.

J’ai toujours trouvé l’été japonais à la fois difficile et énergisant. On peut y dépenser toute son énergie, mais la chaleur doublée de l’humidité nous demande aussi beaucoup d’efforts. Vers la fin de l’été, on sent vraiment une fatigue particulière. Il y a d’ailleurs un mot pour cela : natsu-bate. Je me souviens que, ces dernières années, vers la fin août, je décidais souvent : « Allez, on va bouffer de la bidoche », et je vais acheter des steaks.

L’été japonais, c’est une explosion d’énergie. Dans le jardin, tout pousse très vite. Il fait toujours très chaud. Souvent, de gros orages passent. Les insectes sont partout. C’est une véritable explosion de vie. Mais c’est aussi une saison exigeante. Elle nous rappelle qu’il faut nous préserver et nous protéger. C’est une saison qui nous dit de prendre soin de nous : faire des siestes, éviter le travail continu sous le soleil, se rafraîchir en mangeant des pastèques.

Ca commence juste à pousser ….

Cette saison nous invite à être forts, à bouger beaucoup, à profiter du dehors. Et en même temps, elle nous rappelle notre fragilité. Je parle ici du point de vue de la vie à la campagne, sachant qu’en ville on est plutôt dans un four à micro-ondes : l’asphalte et le béton chauffés à blanc n’ont pas, la nuit, le temps de libérer leur chaleur.

On pense aussi à la thermodynamique et à la préservation de l’énergie. Toute cette chaleur qui vient du soleil reste ici ; finalement, tout finit par être chauffé à blanc. Et si on utilise la clim, on rajoute encore de l’énergie pour simplement déplacer cette chaleur. J’écris d’ailleurs cet article dans mon bureau, où la propriétaire précédente avait installé une clim. Merci à elle.

Lorsque j’écrivais mon dernier article, vendredi 3 juillet, dans le jardin, je disais être bloqué sur mon projet de BD, à la page 43. Depuis, j’ai bien avancé : j’ai pu résoudre plusieurs problèmes et j’en suis maintenant vers la page 60. Tout cela est un travail de longue haleine, non sans moments de doute où je me dis que, plutôt que de bosser devant mon PC, je pourrais aller faire la sieste avec les chats, ou aller me balader à la recherche de villages abandonnés, aller voir la mer …

Oui, je pourrais faire plein d’autres choses. Mais je crois que je veux vraiment explorer et développer mes capacités de création. Les mettre sur papier, donner forme à mes idées. C’est, somme toute, pour cela que j’ai quitté mon job l’année dernière.

Pour revenir à l’été japonais : c’est une saison très généreuse, mais également très dure. Elle nous met à l’épreuve. Elle nous rappelle notre petitesse et notre fragilité. Elle nous dit aussi qu’il ne sert à rien de s’agiter contre les éléments : il faut les accepter tels qu’ils sont et tenter de s’adapter, en toute humilité.

Collector ! ces sacs de chips avec l emballage noir et blanc suite à des pénuries -ou à la hausse des prix- de l’encre, causées par le blocage d Ormuz

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