Grosses avancées sur mon nouveau livre

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Début octobre. Pour la première fois depuis le mois de juin, aujourd’hui j’ai enfilé un pantalon. Il fait en effet un peu frisquet, et mon épouse a allumé à la maison le premier feu de cet automne.

Samedi 3, nous étions en ville pour notre talk‑show sur la littérature japonaise classique, consacré au Tsurezuregusa (Les Heures oisives). C’était notre 14ᵉ talk‑show. Cette fois-ci, nous avons parlé des chapitres 89 et 235. Je suis toujours frappé par la diversité des propos et des thèmes que couvre le Tsurezuregusa : tant de sagesse, tant de bienveillance, le tout avec humour et parfois légèreté.

En couvrant ces deux chapitres, nous avons parlé d’un tas de choses : le yōkai Nekomata, ce chat à deux queues qui fait partie des animaux fantastiques du folklore japonais. Nous avons essayé d’expliquer pourquoi le Japon est un pays où les créatures fantastiques semblent si bien vivre. Puis nous avons dressé quelques parallèles entre le chapitre 89 et l’actualité, en particulier les attaques d’ours, qui ont fait couler tant d’encre électronique depuis l’année dernière.

Pour le chapitre 235, nous avons parlé des maisons vides, les akiya, des kodama, les esprits des arbres, et des haches japonaises… Bref, une tonne de sujets. Le talk‑show de samedi s’est très bien passé. Nous avons fait salle comble avec 25 participants.

photo by waraccher


Parmi eux, des habitués mais aussi des nouveaux venus. Je suis vraiment reconnaissant envers toutes les personnes qui viennent nous voir et nous écouter. C’est grâce à elles que nous pouvons continuer. Merci beaucoup à elles.

photo by waraccher

À côté du talk‑show, je continue à travailler dur sur mon projet de bande dessinée. Cette nouvelle bande dessinée — ou peut-être plutôt ce livre pour enfants — traite du même classique, le Tsurezuregusa.
L’histoire de mon nouveau livre montre mes deux personnages, le sanglier et le chevreuil trouver par hasard le Tsurezuregusa dans la forêt, ils commencent à le lire, se disant que cela leur permettra peut être de mieux comprendre les humains…. S’ensuivent des pages d’exploration et d’aventure …

La semaine dernière, pour la première fois, j’ai montré les planches à mon épouse. Une étape très délicate : si elle avait dit que c’est de la merde, je ne sais pas si j’aurais eu le courage de continuer. Mais au contraire, elle m’a dit que c’est très, très bien. Voilà : ma première lectrice.

Nous avons aussi commencé ensemble une vérification poussée des textes en japonais. Je recueille ainsi tous ses retours sur les textes, dessins, couleurs, mise en page. Nous avons revu environ 60 % pages, mais il y a déjà une petite centaine de corrections à faire. Si nous continuons sur ce rythme, je devrais pouvoir compléter les corrections à la fin du mois? Je dis ça, mais plus on regarde, plus on trouve des choses à peaufiner, à améliorer, ou même à couper. Ce processus de révision, correction, re‑révision, re‑correction peut être très long.

Mais du point de vue du dessin, du scénario, du titre et de la couverture, je dirais que tout est bouclé!

Tout cela représente énormément de travail, mais aussi énormément de satisfaction.

Voir les pages ensemble avec mon épouse m’a rempli de joie.

Je voyais mon monde imaginaire prendre vie, avec les personnages, leur environnement, la manière dont ils progressent dans l’histoire… C’était émouvant.

Une fois que tout sera bouclé, je vais me jeter dans l’inconnu en recherchant et en contactant des maisons d’édition au Japon, et essayer de leur présenter mon travail….

Pour la version en Français je ferai comme jusqu’à maintenant, en autopublication … à moins qu’un professionnel ne me lise ici et soit intéressé ?

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