L’économie de la montagne

Je discute avec un voisin. Il parle très vite et assez peu distinctement, j’essaie de bien le comprendre.

Il explique qu’il revient de sa montagne où il a coupé du bois.

Une bonne conversation s’ensuit.

Le village est entouré de montagnes.

Jusque dans les années 70 le bois des forêts avoisinantes a assuré une certaine prospérité au village. C’est récent, celà date de la guerre après laquelle on a dû tout reconstruire, et le boom économique qui a suivi.

Toutes les forêts consistent en du cryptomère. Lequel pousse droit et vite et convient parfaitement à la construction des maisons. Il y a donc peu d’essences différentes. Pour cette raison d’ailleurs; les chevreuils n’ont pas grand graine à se mettre sous la dent, et ils viennent jusque dans les villages et les potagers pour s’alimenter.

L’ouverture du marché, et l’apparition de bois importé de Sibérie, du Canada ou de l’Asie du Sud Est a tout chamboulé. Le bois Japonais, trop cher ne se vend plus. Et les montagnes ne rapportent plus rien. Leur valeur a baissé d’autant.

Vous avez une idée de combien coûte une montagne en France ? Je pense déjà à mon cadeau d’anniversaire …

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Un commentaire

  1. Pingback: La possibilité d’une montagne | à la campagne au japon

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