La chèvre (le bouc)

Pour quelques semaines cet été nous avons une chèvre. Un ami nous la prête.

Enfin, c’est un bouc.
Au début les habitants du village ont crû à une nouvelle extravagance, après la construction de ma palissade gigantesque et celle de notre nouvelle petite maison selon les méthodes ancestrales. Ils nous demandaient si nous avions acheté la chèvre et si l’on pouvait avoir du lait.
Nous l’avons installée dans une méchante cage en fer, en général utilisée pour piéger du gibier dans les montagnes et en faire des steaks et du sashimi.
Le temps que la chevre s’habitue à nous, ensuite nous la ferons sortir dans le jardin. Nous l’avons fait promener dans le village déjà à deux reprises. Elle n’est pas très farouche. Bien qu’elle ait fait mine de s’échapper.
Plus je regarde la chèvre plus je la trouve belle. Voilà une tête incroyable. Quelles oreilles. Et les yeux. Et le pelage délicat. Superbe animal.
Je suis aussi très intéressé par le fait que c’est un herbivore. C’est très pratique. Il suffit de partir le long de la rivière remplir la brouette de branches et de lianes avec la vieille serpe et le tour est joué. La chèvre ne mange pas n’importe quoi et choisit ce qu’elle mange. On voit qu’elle apprécie certaines plantes plus que d’autres et qu’elle ne touche pas du tout à certaines. Néanmoins cela permet de faire oeuvre utile, car, chaque jour je dégage les rives qui-, obstruées de végétation, sont le repaires de serpents.
Aussi elle adore les nouilles précuites instantanées (kappu ramen).
Au début; l’idée était d’avoir la chèvre  pour distraire les enfants cet été pendant les vacances, mais je me suis pris au jeu et j’affectionne désormais aller prendre mon café entre deux séances de travail et de m’asseoir face à la chèvre et de la regarder. Je lui parle en français et elle semble m’écouter sans me comprendre.
En fait; dès que je peux m’éloigner du travail je vais la voir. Faut dire que dès que je m’éloigne et fais mine de retourner au travail elle m’appelle. méééé t’en vas pas.
Son visage expressif, parfois on distingue ce qui ressemble à un sourire.
Et puis c’est amusant de la voir se gratter le dos avec ses cornes.
Nous qui n’avons jamais eu d’animal de compagnie, c’est une belle expérience; qui nous permet des réflexions nouvelles. S’occuper d’un animal et pouvoir lui prodiguer de la gentillesse; de la douceur; prendre soin de lui, donne beaucoup de satisfaction en retour. C’est donc un moyen de développer son coeur.
Cette expérience nous rouvre les yeux, comme tout ce qui nous arrive ici au village.
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11 Commentaires

  1. ladyelle134

    Elle est belle ! enfin je veux dire, il est beau ! J’adore la photo où on la voit se régaler d’herbe fraîche, genre « ne me dérange pas, je mange ! « 

  2. monsoonfamily

    C’est vrai qu’il est beau ce bouc! Mais cette cage… 😦

  3. melanie

    Ohayo gozaimassu de Toulouse, France! 🙂 Je suis très contente d’avoir découvert votre blog… J’aime le Japon de tout cœur, j’y suis allée 4 fois, la dernière fois il y a exactement un an, jusqu’à Yakushima island, un vrai paradis! j’ai posté ça il y a 2 jours:
    http://balauru.wordpress.com/2013/08/19/city-of-kagoshima-coated-in-ash/
    – – –
    Bonne santé, bonne journée et bonne chance! Amitiés toulousaines et à+! Sayonara, Mélanie NB
    P.S. à propos du bouc, je suis « capricorne »=chèvre de montagne=chamois(dans les Alpes) et isard(dans les Pyrénées)… 🙂

  4. Pingback: Le chat et son arbre | à la campagne au japon

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