Catégorie: le bonheur

La plus belle heure de la journée

Cinq heures du soir, c’est la plus belle heure de la journée.

Un vent frais balaye le fond de la vallée et chasse l’air chaud et humide de l’été.
Soudainement tout le monde sort de chez soi.
On travaille dans le jardin, on promène le chien ou on fait simplement un tour.
Les gens passent, se saluent et discutent.
Quand je vois ça je sens qu’Internet, c’est un peu limité. Rien ne vaut le face to face.

Une provision de sourires

Nous faisons une provision de sourires et de moments de bonheur avec les artisans qui travaillent sur le chantier de la maison.

Ici, avec Monsieur W., venu avec son camion et sa pelleteuse pour poser une dalle de béton sur la fosse sceptique.

Monsieur W. explique qu’il n’aime pas recevoir d’ordres, qu’il tient beaucoup à sa liberté et que c’est pourquoi il a monté sa propre activité.

Il a un très beau sourire. Le soir après les travaux il fait monter les enfants sur sa pelleteuse et leur explique comment s’en servir.

Monsieur H.

Quelques mots sur monsieur H qui habite dans le hameau.

Chauve, court et costaud. Visage rond. Lunettes. Plus de 70 ans. Son chien est un french bull dog du nom de Gonta.
Monsieur H a été architecte dans une grande société de construction de Osaka. En charge de la construction de digues et de ports il a voyagé partout dans le Japon. Il a une fille qui vit à Osaka. Son épouse est décédée il y a plusieurs années et il vit seul avec son chien.
Monsieur H s’est installé dans le village il y a 10 ans.
A sa retraite il achète un grand terrain, où il construit lui-même sa maison avec l’aide d’amis. Belle bâtisse dans un style alpin, entièrement construite avec des troncs d’arbres de pin, coupés dans les montagnes avoisinantes. Il nous explique que le bois de pin japonais est supérieur à celui produit au Canada, que le bois du Canada peut gonfler jusqu’à 7 pour cents de sa taille pendant les différentes saisons japonaises, alors que le pin japonais est beaucoup plus stable.
Après avoir achevé sa maison il y a installé au rez de chaussée un restaurant de soba, ou nouilles de sarrasin. Son restaurant est ouvert les samedis et dimanches. Son soba est délicieux. Il fait les nouilles de soba lui-même dès 5 heures du mat’. Signe de sa dextérité, il n’ajoute pas de farine de blé et ses nouilles sont 100 pour cent sarrasin.
Voilà deux très belles réalisations, la maison qu’il a conçue et construite, et le restaurant qu’il a monté. Un bel exemple de ce que l’on peut réussir avec de la détermination et de la créativité. La vie est longue, et après une carrière certainement réussie il s’est lancé dans quelque chose de nouveau, avec succès.