Tagué: cabane
Bricolage … une cabane dans l’atelier (2)
On continue avec la construction de la cabane dans la petite pièce derrière l’atelier.
L’étape suivante c’est décrottage et peinture des murs en blanc afin de capter le plus de lumière. Pour dire la vérité je ne décrotte pas vraiment, je peins directement sur la crotte de mouche. C’est plus simple !
Il faut que la pièce soit la plus lumineuse possible; parce que je ne suis pas certain de la nécessité d’y apporter de l’életricité et aussi pour éviter les mauvaises surprises … Il faut que si petite bestiole il y a, cafard ou scolopendre, qu’on puisse la repérer immédiatement sur un mur tout blanc.
Et bestioles il y aura, au vu des espaces ouverts entre toutes les planches des murs. La lutte de la lumière contre les pénombres et les peurs qu’elles génèrent.
Au Japon on appelle les travaux de rénovation le リフォーム ou réforme. Une bonne partie de ces travaux, consiste à cacher le moche. Et donc je décide de poser un plafond. Mieux vaut cacher le plafond existant sous un nouveau que d’essayer de le peindre.
Tout le bois utilisé dans ce projet vient de la région. Le plafond et le plancher sont en cryptomère, dont les montagnes abondent.
Bricolage … une cabane dans l’atelier (1)
Voici un projet bricolage qui m’a tenu en haleine ces derniers jours.
Derrière l’atelier se trouve une petite pièce, 3 mètres sur 1 mètre soit exactement 3 mètres carrés. Sans fenêtre et avec le sol en terre battue c’était un réduit sombre où nous stockions (laissions pourrir) des merdres. ci-dessous une photo de l’année dernière …
On voit l’espace derrière le parasol …
La pièce est sombre et du côté nord et un voisin avait émis l’hypothèse qu’il devait s’agir d’une ancienne tsukemonobeya. Une pièce où l’on laissait macérer des aliments selon des techniques variées pour les conserver longtemps. Ca n’est pas impossible du tout.
Le projet c’est donc de réhabiliter ces 3 mètres carrés et d’en faire un endroit de lecture; de travail, d’où l’on profiterait de l’isolement et de la vue directe sur la montagne.
Cela pourrait en effet devenir un endroit très agréable, encore un peu plus loin du bruit du monde, comme une cabane.
Première étape, on fait poser une fenêtre. On demande à notre ami S., charpentier. C’est lui qui a construit notre harané il y a deux ans.
Voilà c’est bien mieux avec une fenêtre…
PS Si vous voulez voir des photos de belles cabanes, allez voir sur le site http://cabinporn.com
Des nouvelles de la montagne
Le nettoyage de la montagne prend beaucoup de temps. J’essaye de m’y attaquer à raison d’une heure par jour de week end. Mon objectif pour le moment, c’est dégager la première terrasse de la jungle compacte qui la recouvre pour commencer à y planter des arbres cet hiver au mois de janvier – février.
Quelques photos suivent.
On voit qu’il y a énormément de travail. Il faudra aussi bruler tout ce que j’ai coupé et qui bloque le sol. Beaucoup de travail et des litres de sueur en perspective.
On est aussi un peu dans l’abstrait. Je n’attends pas de retour financier ni alimentaire de l’effort. Les arbres plantés, il faudra des années pour qu’ils donnent, et les insectes et les oiseaux et tout ce qui bouge auront sans doute mangé tous les fruits avant que je les récolte !
Ne comptez pas sur moi pour mettre des produits chimiques et des insecticides. Non…
Ce sera déjà un miracle si les arbres poussent et deviennent de beaux arbres. On espère vivre assez longtemps pour voir ça.
Sans retour sur investissement, ce projet de montagne va diverger vers une entreprise spirituelle, ou artistique, ou religieuse. Toutes les possibilités sont ouvertes !
L’accès à la montagne est désormais dégagé. Contre les chasseurs et les mauvais esprits, une pancarte KEEP OUT. Que les chasseurs ne sauront pas lire bien entendu.
Après avoir grimpé un peu on trouve ce qui fut autrefois une terrasse où poussaient des mûriers. On aperçoit un ancien mur de pierre. pas visible sur la photo.
Les arbres à terre sont des criptomères effondrés il y a une dizaine d’années. Je les tronçonne en petites sections pour pouvoir les déplacer.
Une fois le tout dégagé je planterai des arbres fruitiers. Pour le fun. Et la gloire.
On peut continuer à monter, et le paysage change radicalement: les criptomères plantés en rangs de sardines étaient la promesse future d’un bon revenu. Autrefois.
C’est la que nous ferons un cabane dans les arbres.
Alors se posera la grosse question; comment entretenir cette forêt. Pour l’instant je n’ai pas vraiment d’idée. On verra!












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