Catégorie: bricolage
Faire les choses soi-même et les T-shirts de Wakame Tamago
C’est Afro ! (afuro-kun)
On ne peut s’empécher de partager cette photo … un produit vu au Monsieur Bricolage du coin … pour une brosse abrasive qui se monte sur une perceuse et qu’on utilise pour retirer la rouille …
le produit est appelé mister Afro ou アフロ君 ‘afuro kun’.
Appréciez le design du paquet et le dessin du petit bonhomme coiffé d’une magnifique coupe afro… (la brosse) …
Il y a trois versions. La plus abrasive montre le gars avec l’air fâché et il est mal rasé … on dirait un yakuza … Il pointe l’index et il a l’air menaçant … Pour la brosse la moins abrasive le gars porte une moustache de gentleman et fait le signe OK en levant son pouce …
Je parie 10 kopecks que Monsieur Bricolage (en France) n’a pas un seul produit présenté aussi drôlement que celui-ci !!!!
C’est un tour de force de gens de marketing de la société SK11 (藤原産業株式会社)de pouvoir rendre drôle et pop une brosse pour retirer la rouille …
Lorsque l’on vit au Japon, on découvre souvent des choses tout à fait délirantes comme cet afuro kun … ça ajoute un peu de peps dans le quotidien. On adore !!! Love it !!!
Bois et logistique
On ne se lasse pas du contact avec le bois et amasser du bois pour les hivers prochains est toujours une occupation physique et pleinement satisfaisante.
Cette fois-ci une connaissance doit raser une vieille maison à la demande d’un client. A une vingtaine de kilomètres. Et il doit aussi raser tous les arbres du jardin. Etrange histoire mais cela arrive plus souvent qu’on pourrait le penser. Le client n’habite plus dans cette maison familiale au pied de la montagne et même s’il y a des tombes de plusieurs générations de ses ancêtres il souhaite faire place nette.
Et mon ami me propose d’aller chercher tout le bois qui proviendra des arbres du jardin. Je ne me fais pas prier, l’occasion est trop rare.
Sous la chaleur le travail est très fatigant et j’observe les pros qui savent faire des pauses toujours aux bons moments. Ils savent s’économiser, voila la recette pour pouvoir durer. C’est pas un sprint …
Le travail est donc physique, faut couper les branches et tronçonner sur place pour pouvoir transporter dans le petit camion blanc. La quantité de bois est assez phénoménale et les essences variées me permettent de me familiariser avec la morphologie de différents arbres. Cerisier 桜 Marronnier 栗. Chêne 樫. Erable du Japon 椛. Cyprès. 檜 Cryptomère 杉. Et autres.
Je ne dois pas être allergique au laquier 漆 car j’en manipule sans me recouvrir de pustules.
Cependant; il ne faut pas brûler le laquier, car ses fumées pourraient incommoder sérieusement tout habitant du voisinage qui serait allergique à cet arbre redoutable et sensationnel.
Le travail se passe sérieusement et dans la bonne humeur. Je ramène plusieurs camionnées de bois jusqu’à la maison.
Se pose ensuite la question de la logistique, transporter dans la petite brouette bleue jusqu’au tas de bois s’annonce répétitif et ennuyeux!
Surtout pour les morceaux les plus longs. Coïncidence heureuse, Saxo Bénévole présente sur son blog un chariot vraiment chouette et très élégant. Après contact, Saxo Bénévole m’envoie des photos montrant comment il a réalisé son chariot.
Je me lance de mon côté. Il me faudrait trouver des roues plus grandes, mais le chariot même s’il n’est pas parfait et s’il n’arrive pas à la cheville de celui de Saxo Bénévole permet de transbahuter le bois en grande quantité et de façon ludique. Pour le plus grand étonnement des voisins du village. Voyez comme la technologie française s’exporte jusqu’en Extrème Orient ! !
Bricolage … une cabane dans l’atelier (5) et fin !!!
Ensuite vient la partie la plus fun avec l’installation du bureau. On utilise une belle planche de Kéyaki, achetée une bouchée de pain l’année dernière à foire de négociants de bois. Je pose le bureau assez haut (90cm) pour pouvoir travailler debout.
C’était un bon petit projet. On ne s’était pas trompé; pour la vue sur la montagne et la rivière, il fallait le faire.
Minou, d’ailleurs, confirme sans tarder.
En honorant le nouveau lieu de sa visite.
Note (trois mois plus tard). A notes quelques améliorations sur cette page.
Bricolage … une cabane dans l’atelier (4)
La porte de la cabane dans l’atelier ne ferme pas et est dans un très mauvais état. A la regarder de près elle est plus ancienne que l’atelier. Elle a du être récupérée, déjà, à l’époque.
Bien que le bois soit abimé, on voit que c’était un travail de qualité. Bien supérieur à toutes les nouvelles portes que je pourrais acheter ici aujourd’hui. On essaie donc de la remettre en condition.
Pour la redresser, la remettre d’aplomb et éviter qu’elle ne s’effondre, j’ajoute des structures en équerre sur la face intérieure.
Puis je cloue des planches, des planches à plafond, afin de consolider le tout et de cacher les structures en équerre.
Ce travail est finalement assez facile.
Il est un peu plus delicat de raboter les côtés et de finalement remettre la porte avec de nouveaux gonds flambants neufs. Mais somme toute le travail avance vite et au bout de quelques heures le tour est joué.
Bricolage … une cabane dans l’atelier (3)
Trois poutres, 9cm de côté, supporteront le plancher de la cabane dans l’atelier. On appelle ces poutres O-biki. 大引
Les mettre à niveau est fastidieux. Les pieds ajustables en plastique sont bien pratiques.
On appelle néda 根太 les traverses.
Il a plu la veille et un petit crabe de rivière vient se promener … Il a perdu une pince.
Le plancher apporte une grande différence. C’est définitivement mieux avec !!!
Restent à refaire la porte et poser le bureau… A suivre …
Bricolage … une cabane dans l’atelier (2)
On continue avec la construction de la cabane dans la petite pièce derrière l’atelier.
L’étape suivante c’est décrottage et peinture des murs en blanc afin de capter le plus de lumière. Pour dire la vérité je ne décrotte pas vraiment, je peins directement sur la crotte de mouche. C’est plus simple !
Il faut que la pièce soit la plus lumineuse possible; parce que je ne suis pas certain de la nécessité d’y apporter de l’életricité et aussi pour éviter les mauvaises surprises … Il faut que si petite bestiole il y a, cafard ou scolopendre, qu’on puisse la repérer immédiatement sur un mur tout blanc.
Et bestioles il y aura, au vu des espaces ouverts entre toutes les planches des murs. La lutte de la lumière contre les pénombres et les peurs qu’elles génèrent.
Au Japon on appelle les travaux de rénovation le リフォーム ou réforme. Une bonne partie de ces travaux, consiste à cacher le moche. Et donc je décide de poser un plafond. Mieux vaut cacher le plafond existant sous un nouveau que d’essayer de le peindre.
Tout le bois utilisé dans ce projet vient de la région. Le plafond et le plancher sont en cryptomère, dont les montagnes abondent.
Bricolage … une cabane dans l’atelier (1)
Voici un projet bricolage qui m’a tenu en haleine ces derniers jours.
Derrière l’atelier se trouve une petite pièce, 3 mètres sur 1 mètre soit exactement 3 mètres carrés. Sans fenêtre et avec le sol en terre battue c’était un réduit sombre où nous stockions (laissions pourrir) des merdres. ci-dessous une photo de l’année dernière …
On voit l’espace derrière le parasol …
La pièce est sombre et du côté nord et un voisin avait émis l’hypothèse qu’il devait s’agir d’une ancienne tsukemonobeya. Une pièce où l’on laissait macérer des aliments selon des techniques variées pour les conserver longtemps. Ca n’est pas impossible du tout.
Le projet c’est donc de réhabiliter ces 3 mètres carrés et d’en faire un endroit de lecture; de travail, d’où l’on profiterait de l’isolement et de la vue directe sur la montagne.
Cela pourrait en effet devenir un endroit très agréable, encore un peu plus loin du bruit du monde, comme une cabane.
Première étape, on fait poser une fenêtre. On demande à notre ami S., charpentier. C’est lui qui a construit notre harané il y a deux ans.
Voilà c’est bien mieux avec une fenêtre…
PS Si vous voulez voir des photos de belles cabanes, allez voir sur le site http://cabinporn.com
Extension du domaine de la bûche – Suite et fin
Après les gros travaux, temps des finitions avec l’ajout d’une gouttière pour mieux protéger des éléments le bois qui sera placé à l’arrière de l’abri bois et de récolter l’eau de pluie vers une petite citerne, à installer ultérieurement. Ce sera pratique pour le jardin.
Un peu de déco aussi pour faire joli. Rien de mieux qu’un fer à cheval pour faire dans l’authentique.
Et puis, un abri bois se doit d’etre plein !
Voila, maintenant c’est vraiment fini !! (si, manque encore l’escalier à chat pour permettre à Minou de grimper sur le toit de l’abri).
Minou sur son arbre
Le premier arbre que j’avais fait pour Minou (arbre à chat) n’était pas vraiment top et j’ai dû le refaire. Minou n’y est jamais montée. Mauvaise conception.
La nouvelle version, simplifiée, est par contre un franc succès.
Le nouvel arbre à chat est situé entre le tuyau du poêle à bois et la fenêtre qui donne sur le jardin. De là, Minou a vue sur ce qui se passe à la maison et peut se chauffer près du poêle. Mais elle peut aussi accéder directement au rebord de la fenètre, d’où elle peut surveiller le jardin et s’assurer que Marron, le chat des voisins, n’est pas là à roder dans ce territoire qui est sien.
D’un miaulement elle nous demande de lui ouvrir la fenêtre, et saute dans le jardin pour commencer sa patrouille nocturne.





























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