Tagué: insecte

Le cambrioleur

Le visiteur

Le grimpeur

Kamikiri Mushi.

Rencontre infernale

Non, on ne vit pas à Disneyland. Les paysages et les gens sont beaux, l’endroit est idylique, mais la nature dans toute sa richesse et sa violence est là.

Nous sommes arrivés avec nos idéaux et nous avons acheté des tue-mouches. Les insectes sont si présents que nous avons désormais recours aux armes chimiques…
D’autant que certaines bestioles sont coriaces et vraiment dangereuses. Les cafards, nos tue-mouches n’en font qu’une bouchée, on s’habitue à tout … mais pour ce qui concerne le scolopendre… (mukade ムカデ en Japonais)
Quand on voit cette bestiole on se pose immédiatement la question de l’existence de Dieu. Si Dieu réellement existait et avait créé le monde comme le prétendent certains; pourquoi a t il créé le scolopendre ? Dites moi.
A. ma femme se réveille tout d’un coup à quatre heures du matin et se met à crier. Elle a senti quelque chose dans son pyjama. Kezako ? Un scolopendre ! Comment est il arrivé là, malgré la moustiquaire qui nous protège la nuit et toutes nos précautions ?
On essaie de l’écraser avec nos tue-mouches que l’on garde toujours sous la main. Mais le futon est trop mou et on ne parvient qu’à immobiliser la bête; dont les morsures sont terriblement douloureuses et redoutées par tous.
La seule solution, c’est de la guider dans une bouteille d’eau en plastique et de l’y renfermer. Nous y parvenons… Les adultes font 20 centimètres ce sont de véritables monstres. Ils se nourrissent de cafards; est ce que celà tendrait à affirmer l’existence de Dieu ?
Fort heureusement A. n’a pas été mordue. Mais imaginez de trouver ça dans votre pyjama en plein sommeil …
Une fois le scolopendre enfermé dans sa bouteille d’Evian, il nous est difficile de trouver le sommeil. Et nous ne sommes pas seuls; car nous découvrons un geckos en train de se promener dans la chambre. Il est jeune, petit; et n’a pas encore l’age de chasser les scolopendres voilà qui est bien dommage.
Au contraire de Disneyland; tout n’est pas rose. Ce scolopendre; à le regarder de plus près est un vrai monstre. C’est un chasseur, une bête tueuse de cafards. D’ailleurs c’est sans doute le gaillard qui a inspiré à l’artiste suisse le monstre d’Alien; vous savez; la petite chose qui court dans tous les sens pour pondre un oeuf dans bouche des pilotes d’astéronefs.

Araignée du soir.

Araignée du soir, espoir.

ナガコガネグモ (nagakagane gumo), Argiope bruennichi, ou Argiope frelon
lien wikipédia ici

Argiope frelon, nagakagane gumo

Argiope frelon, nagakagane gumo

Citant l’article de wikipédia en français:
L’argiope frelon est une araignée orbitèle. Pour chasser, elle bâtit une toile géométrique (orbiculaire, forme proche du cercle) dans la végétation, à moins d’un mètre de hauteur du sol. Elle fait sa toile dans les hautes herbes et les champs en friche ou dans les vallées chaudes et humides. On la rencontre également à la limite des bois. Cette toile comporte de 19 à 41 rayons (généralement 30) dont l’élaboration prend environ une heure à l’aube ou au crépuscule.
De nombreuses théories ont été avancées pour expliquer la présence du stabilimentum, motif blanc de soie en zig-zag qui se trouve sur la toile. L’une d’elles propose qu’il contribue à attirer les proies du fait de sa grande brillance dans le spectre des ultra-violets que les insectes perçoivent. Une autre zone de soie plus dense se trouve également au centre de la toile. Une autre théorie expliquerait la présence du stabilimentum afin de renforcer la toile.
L’araignée immobilise sa proie grâce à un venin paralysant. Il est inoculé par l’intermédiaire des crochets portés par les chélicères au sommet desquels s’ouvre un minuscule orifice. Comme chez les autres araignées, Argiope bruennichi dilue les chairs de sa proie, grâce à son venin et surtout aux sucs digestifs que l’araignée régurgite. Elle se nourrit principalement de sauterelles, de mouches et d’abeilles, et peut dévorer jusqu’à quatre sauterelles par jour.

Eumeninae au travail

une vie foisonnante

Cà et là nous avons découvert dans la maison les traces laissées par les animaux et insectes; ils ne nous ont pas attendus pour venir s’installer et vaquer à leurs affaires.

Nous ne sommes pas seuls, pas les premiers, et nous nous efforcerons de traiter avec égard ces voisins qui nous ont précédés.
La présence d’une vie animale riche nous confime aussi que l’ancien propriétaire n’a pas forcé sur les poisons -insecticides et herbicides-, merci à lui, qui n’a pas pratiqué la politique de la terre brulée.
Attachés aux poutres de pin de la petite construction autrefois érigée pour l’élevage des vers a soie nous découvrons des oeufs elliptiques, collés en groupes de 5 a 10 oeufs, à une hauteur de deux mètres. Ils sont blancs et d’une grosseur de 1 centimètre environ.
Il s’agit d’oeufs de geckos. Ma femme plus tard confirme la présence d’un gecko ENORME dans un chais.
De-ci de-là, sous le toit, entre deux poutres, ou encore dissimulés sous l’ancien plancher de chêne, nous découvrons les habiles contructions de papier mâché (guepes) ou de boue séche (?) laissées par des insectes.
Fort heureusement nous ne voyons pas de nid de frelons. Certains nids font jusqu’à 1 mètre de circonférence, et une poignée de piqures peuvent provoquer la mort.
Le frelon asiatique ou suzumebachi (frelon-moineau) est une reélle menace du moins c’est ce que en nous pensons aujourd’hui. Dans les régions montagneuses du centre, vers Nagano les gens considèrent des grands nids, accrochés sous les toits des maisons comme des porte chance, et souvent ils les laissent là. On voit ainsi des maisons les collectionner, avec d’énormes nids pendus sous les toitures, comme des fruits des tropiques. Les larves de ces frelons, passées à la poele, sont un met recherché par certains.
En tout cas, pas de trace de suzume bachi chez nous, ouf ! Une est venue se poser sur mon dos alors que je faisais des travaux dans le jardin. J’ai eu un peu peur. Au contraire des hommes, cependant, les suzume bachis ne sont pas aggressives de nature, elles n’attaqueront que si elles se sentent menacées:
Les grenouilles foisonnent. Elles sont partout dans le champ attenant, sautant à chacun de nos pas ou de nos coups de bèche.
Il y a également des grenouilles dans dans les branches d’un grenadier dans le jardin. Celles-ci ne font pas plus de 3 centimètres et sont d’un vert printemps magnifique, elles sont super mignones !
Dans les broussailles, entre le fond du champ et la rivière qui coule à ses pieds nous apercevons un serpent noir.
Son identification est difficile. La forme de son corps nous fait opter pour une couleuvre ce qui serrait plutot positif, mais nous n’en avons pas encore la certitude.
Il nous faudra débroussailler un peu ce coin; qfin d’éviter les mauvaises rencontres.
Sur le bord de la berge; silencieuse; une tortue.
Après de fortes pluies, nous découvrons des petits crabes, qui s’aventurent jusque dans la maison.
Autre animal rencontre, un chat, dont nous parlerons dans un autre post.