Tagué: agriculture
Une vache dans la cuisine
Nous sommes dans le village depuis trois semaines.Les voisins s’habituent à nous et leur réserve s’estompe. On parle plus. On discute. Les coeurs d’ouvrent et c’est le moment de poser des questions sur le village et son histoire.
Dans un post précédant on comparait le plan de la maison avec celui d’une ferme qui date de mille ans, ils sont en effet comparables. La maison de mille ans intégrait une écurie (馬屋).
Nos voisines expliquent qu’autrefois; avant l’apparition des objets mécanisés dans les travaux agricoles, les propriétaires de la maison possédaient une vache; et qu’elle logeait à l’emplacement actuel de la cuisine. Voilà qui renforce la ressemblance de notre maison avec celle de mille ans.
La maison, ou disons le corps de ferme, est bâtie sur un étage et demi. Toutes les pièces sont au niveau du rez de chaussée et le demi-étage au dessus est une sorte de grenier. Aujourdhui on ne peut y accéder que par le toit. Il y avait sans doute autrefois une ouverture dans le plafond qui permettait d’y accéder avec une échelle. Le grenier est éclairé par deux paires de fenêtres.
Mais à quoi servait ce grenier ou demi-étage ? Les voisins expliquent qu’on y entreposait le foin l’hiver.
Toutes les pièces du puzzle sont là.
Le foin stocké dans le grenier est facile d’accès pour nourrir la vache l’hiver, elle vit à l’emplacement actuel de la cuisine, il suffit de le descendre du grenier.
Le foin offre également l’isolation nécessaire, car les hivers sont froids, et il n’y a presque pas de chauffage, le foin stocké en haut permet au rez de chaussée de garder un peu de la chaleur diffusée par le irori.
les outils
La ferme était meublée lorsque nous l’avons achetée.
Un nouveau départ
Nous avons vécu plus de 10 ans à Tokyo. J’ai cessé de compter au delà de 10. Je n’ai que dix doigts.
La ville gigantesque fait partie de notre vie. Nous l’avons aimée, vénérée, haie, détestée.
Tokyo est si grande, elle est une planète à part entière.
Elle nous a beaucoup donné et beaucoup pris.
Mais le moment est venu de quitter cette maitresse monstrueuse, et de commencer quelque chose d’entièrement nouveau, avec plus de simplicité, plus de solitude, moins de salary men et de pachinkos.
Nous allons donc vivre à la campagne, dans un petit village, 600 kms à l’ouest du Monstre(1), aux pieds de montagnes fatiguées.
A suivre.
(1) si j’affirme que Tokyo est un monstre, je dois préciser que Paris est un cadavre. pour être juste.





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