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Bande Dessinée « Tout Ira Bien »: Version Anglaise

Des nouvelles de la bande dessinée « Tout Ira Bien »: Je viens de publier la dernière page de la traduction anglaise. Disponible ici:

Hi there, just an update to say that the English version of my webcomic « Everything Will be Fine » is now fully published on the site below:

https://wakametamago.wordpress.com/

everythin will be fine title

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Quick update on the webcomic Everything will be fine (English Version)

Just a FYI to our English speaking followers (thank you). We started to publish the English version of our webcomic !

The title in English is « Everything will be fine ».

The comic is an alegory inspired from the events that followed the nuclear crisis that hit Japan and Fukushima in March 2011. It happens in a fantastic world, a mix of medieval world with giant insects, pig, rats and humans. It is a fable more than anything else.

Though in a fantastic world, the events and the story line are all about what happens in the aftermath of a nuclear accident, like Fukushima or Tchernobyl.

Link to the English version : http://wakametamago.wordpress.com

Link to the French version: http://toutirabien.me

 

Thank you 🙂

everything will be fine title

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Ecrire une bande dessinée

Ecrire une bande dessinée…. réflexions d’un amateur.

 

J’écris la BD tout ira bien.
C’est un gros projet pour moi et mes petits talents de dessinateur bien limités….
Mais c’est un projet au bout duquel je voulais absolument aller. Il fallait aboutir, et dessiner l’histoire jusqu’à la fin; l’écrire jusqu’au dernier philactère.

Ce projet de BD c’est ma thérapie et le moyen d’exprimer et de décrire tout ce qui s’est déroulé au Japon dans la foulée de la catastrophe nucléaire de Fukushima. On retrouve d’ailleurs des thèmes qui se répètent dans les accidents nucléaires ou industriels … Tchernobyl … les essais militaires etc à savoir les intérêts opposés des populations civiles et des industriels et politiques. Une lutte s’engage alors entre le pouvoir et les populations. Le pouvoir essayant de dissimuler et cacher l’ampleur du désastre. Car la vérité, dévoilée, pourrait mettre en danger la société toute entière. Mais bon, Fukushima a exposé tout  celà, sous nos yeux, nous l’avons vécu en direct en quelque sorte et il me fallait tout sortir.

Ecrire une BD, à mon age, et vu que j’avais arrêté de dessiner il y a 30 ans, c’était un énorme challenge.
Mais bon …. le plus important, c’est d’essayer, et de faire. Sans trop se questionner. Aller de l’avant et avoir confiance. Dessiner une histoire sur 100 pages, seul, sur son ordinateur, il y a un peu de sacrifice dans l’air!

Et il n’y a pas de honte à avoir, ni aucun complexe, à faire tout celà en amateur,

Au contraire, on est plus libre en étant un amateur, car il n’y a pas de contrainte. Le professionel, lui, fera un travail de qualité professionelle mais il devra écouter et suivre les indications de son éditeur ou de son agent … tandis que moi … je n’ai ni l’un ni l’autre, voyez vous. Donc je suis libre.
Et puis je n’ai pas non plus de réputation ou d’image à défendre. Je ne peux pas non plus decevoir ou facher mes lecteurs … car je n’en ai pas !

Etre amateur c’est la liberté assurée.

L’important c’est donc de continuer, et peut-être même que j’ecrirai une deuxième BD, après Tout Ira Bien. Et chaque nouveau projet, chaque page de plus est une petite victoire sur la paresse, et l’occasion d’améliorer la qualité de son travail, d’apprendre et de mieux faire.

Il y a des pages qui étaient vraiment difficiles à visualer et à dessiner. Les pages d’action surtout. Celles-là je les ai faites le plus tard possible, car je redoutais de m’y attaquer. Par exemple, la page 68. Cependant j’ai bien compris par la suite que ce sont ces pages-là, les plus difficiles, qui apportent le plus de satisfaction lorsqu’on les dessine. On y passe plus de temps, certes, mais une fois finies, quel plaisir et quelle confiance en soi !

J’aurais donc dû pour mieux faire commencer par ces pages difficiles. Elles m’auraient sans doute donné la confiance en moi et un peu plus d’inspiration pour faire un meilleur job sur d’autres pages.

En tous cas je peux tirer quelques leçons de mon projet de bande dessinée:

  • ne pas avoir honte de son travail. au contraire se rejouir d’être un débutant et un amateur. car on s’en retrouve libre. aucune contrainte.
  • chaque nouvelle tentative permet de s’ameliorer. et chaque pas supplementaire est une victoire sur la paresse.
  • si possible, mieux vaut s’atteler aux passages les plus difficiles des le début. cela fournirait plus de confiance et d’assurance et permettrait de faire un meilleur job par la suite.

 

Un extrait de la page 68….

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La Bande Dessinée: Tout Ira Bien

Tokyo. Mars 2011. La terre se met à trembler partout et il y a l’enchainement de catastrophes et de malheurs que vous connaissez. Le tremblement de terre. Le tsunami dévastateur et meurtrier qui a pris tant de vies.
Le tsunami ravage les installations de la centrale nucléaire de Fukushima, à 250 km de Tokyo. Les systèmes de refroidissement cassent et transforment les réacteurs en des cocotes minutes géantes incontrôllables que personne ne peut plus arrêter.
Comme dans une tragédie classique, on sait dès le début que ça va mal finir… Juste une question d’heures … Le tout explose .. fumées noires et libère des quantités astronomiques de contaminants radioactifs toxiques.
Le combustible des coeurs a fondu et il est parti on ne sait où.
Les populations vivant à des poignées de kilomètres de la centrale  sont évacués. Les animaux laissés dans les zones les plus contaminées sont abattus.
Pour une catastrophe naturelle, on peut juger aisément des risques présents et futurs. Destruction des maisons. Incendies. Coupures de l’eau et de l’électricité. Epidémies. Criminalité.  Chaos.
Mais pour une catastrophe nucléaire, il est beaucoup plus difficile de juger du danger.  Les radionucléides sont invisibles à l’oeil et n’ont ni odeur ni goût. On doit se procurer des équipements complexes, onéreux … et forcement en rupture de stock pour pouvoir mesurer soi-même.
Iode 131 ?
Césium 137 ?
Strontium 90 ?
Où ? En quelles quantités ? Jusqu’à quand ? L’un se fixe dans votre thyroïde  l’autre dans vos muscles (le coeur est un muscle); le dernier dans vos os et vos dents.
A partir de quelles quantités il y a-t-il danger ? Qu’est-ce-que le danger ? Ce sera comme les mines d’Uranium du Limousin ? ou comme Tchernobyl ?
La question est très technique et les informations disponibles contradictoires.
Et puis, les intérêts industriels et économiques sont considérables. Quelles options ont les politiques et quelles sont leur décisions.
Et soi-même; comment réagir et comment se protéger ?
J’ai décidé de décrire tout celà dans une bande dessinée. Transposé dans le cadre d’un monde imaginaire.
Ce projet de bande dessinée, c’est aussi un peu ma propre thérapie.
Je publie deux pages par semaine; le lundi et le jeudi.
Bonne lecture !