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Le banc en marronnier
Dans la ville voisine à 10km se tient une fois par an le marché du bois. Où des professionels se délestent de stocks de bois. Des choses devenues invendables. Par exemple des planches de bois qui lors du séchage se sont fendues et ont perdu de leur valeur etc …
Nous avons trouvé ces trois belles planches de marronnier. Chacune pour mille yens soit huit Zeuros. En bout de chaine, à Tokyo, une telle planche, sans défaut, doit se négocier pour trente à cinquante fois plus.
Anyway, d’une de ces planches j’ai fait un joli banc.
Pour travailler de grosses pièces comme ça rien de vaut de travailler dehors par terre.
Faut couper droit, sinon c’est raté.
Nous avons mis le banc dans la salle à manger, remplaçant deux chaises et je me dis que j’aime beaucoup mieux être sur un banc que sur une chaise. Etre assis sur un banc laisse beaucoup plus d’options que sur une chaise et c est un peu comme être assis par terre.
Et c’est également une amélioration technologique, car désormais je peux switcher entre ma place à table pour diner et mon pc. Plus besoin de changer de chaise, je peux juste glisser et switcher d’un côté à l’autre en moins de une seconde, c’est pas génial ça !!!!
Bricolage: remake de l’établi
L’établi dans l’atelier, je l’avais fait il y a trois ans bientôt et ça n’était pas vraiment une réussite. Je l’avais fait s’appuyant d’un côté sur un usu, un vieux mortier en bois, assez énorme, et l’idée était mauvaise dès le départ. Enfin bon… il y a trois ans nous arrivions juste dans le village, je n’avais jamais bricolé de ma vie et j’avais des idées zarrebis comme ça !
J’ai donc tout démoli pour repartir de zéro.
Et assemblé deux paires de pieds. Des poutres de cryptomère de 9 centimètre de côté, que l’on trouve partout chez les monsieur bricolage du coin.
Voila mes premiers vrais essais de tenons et mortaises. Il est toujours bon de s’essayer à quelque chose de nouveau. Quatre mortaises, et à partir de la troisième déjà je me débrouillais un peu mieux. C’est toujours étonnant de voir comment les mains peuvent apprendre vite. (plus vite que le cerveau on a l’impression).
Les deux énormes planches sont du pin, et proviennent de la maison d’un voisin, démolie il y a trois ans. Ce sont d’anciennes poutres. Elles sont super épaisses. Centenaires sans doute. C’est du solide. Je fixe les poutres directement sur les deux paires de pieds avec des boulons.
Le plus délicat c’était les mortaises et les tenons et je suis content d’avoir pu m’y essayer. Sachant qu’au prochain projet de bricolage je ferai un meilleur job.
Maintenant je vais ajouter des trucs, des petits systèmes pour pouvoir bloquer ou fixer les pièces de bois sur lesquelles travailler a l’etabli. A suivre !
Réparer l’ancienne serpe
C’est l’automne, d’ici quelques semaines, il n’y aura plus ni sangsue ni frelon et je retournerai dans notre petite montagne. Le but, débroussailler, continuer à déblayer et planter des arbres. C’est donc le temps des préparations. Car telle est ma mission.
Un truc à faire, remplacer le manche de la serpe et en réarranger la lame. Cette serpe est ancienne. Un voisin me l’avait offerte l’année dernière après que nous ayons acheté notre petite montagne. Elle avait dû appartenir à son père ou son grand père. La lame porte le nom du forgeron qui l’a faite ainsi que le nom de la ville de Shiso; proche de 10 kilomètres.
Autrefois il y avait une trentaine de forgerons à Shiso, je crois comprendre qu’il n’en reste aujourd’hui que deux ou trois. Ces forgerons fournissaient les agriculteurs et les forestiers en outils … Pas du made in china mais du made à dix kilometres de la maison.
Je me suis bien servi de la serpe l’année dernière, mais tapant comme un malade sur des tonnes de lianes et de bambous j’en ai brisé le manche et abimé la lame.

D’abord je protège la lame dans un journal plié pour éviter de me trancher les bras.
Je scie dans la longueur un nouveau manche, sur 3寸, 3 sun, soit trois pouces. Les charpentiers utilisent toujours le sun comme mesure et expliquent que les chiffres exprimés en pouces sont plus faciles à retenir qu’en centimètres car ils sont sont plus petits. (par exemple 3 sun au lieu de 10 centimètres).
Il est un peu plus délicat de voir où percer le manche pour y insérer les deux clous de fixation.
Mais bon on y arrive après avoir fait une copie de la lame sur un bout de papier.
Ensuite je passe la lame à la meule pour la corriger, et effacer les éclats faits l’année dernière.
Finalement je passe la lame à la pierre à aiguiser pour la reprendre en douceur. Ce type de travail avec la pierre ou la meuleuse invite toujours à apprendre des gestes. A les faire bien. C’est tout un art. A chaque fois on finit par se laisser guider par le geste. La pierre et le métal se parlent et on suit le geste qu’ils nous incitent à faire. C’est très reposant.
Le résultat est assez concluant.
J’en profite pour dégager l’entrée de la montagne. La végétation obstrue l’entrée.
Les branches coupées, on les amène ensuite aux chèvres du voisin qui sont toutes contentes. Elles aiment bien ces feuilles.
Rien ne se perd. Tout se transforme.
Cabane dans l’atelier, suite et fin
Dans la série de la cabane dans l’atelier, suite et fin, avec quelques améliorations récentes.
Ajout d’étagères pour y ranger des books. Essentiellement des BD et des livres sur le jardinage. Cette fois j’utilise ce bois contreplaqué dont une face est recouverte d’un enduit orange. On l’utilise pour couler du béton. Ce matériau est très bon marché et la couleur orange complète le blanc de la pièce.
Une condition, c’était de faire le moins d’ombres possible et de laisser le plancher découvert et lumineux, car il n’y a pas électricité dans cette petite pièce et je veux éviter les rencontres surprises avec d’éventuelles grosses bébêtes.
Un autre ajout, cette énorme poignée de porte, typiquement dans le style « poignée de porte d’un magicien mystérieux ».
Et puis pour finir, un tabouret surélevé. Qui transforme cette petite pièce simple et modeste un en lieu extrêmement confortable; excellent pour se déconnecter, admirer la forêt, fumer une cigarette roulée et bouquiner tranquillement loin du bruit du monde. Et aussi travailler sur le scénario de ma prochaine BD…
A propos j’avais beaucoup aimé la magnifique BD sur François Villon par Luigi Critone.
Les Moomins et Philémon sont aussi des sources d’inspiration.
Faire les choses soi-même et les T-shirts de Wakame Tamago
Bois et logistique
On ne se lasse pas du contact avec le bois et amasser du bois pour les hivers prochains est toujours une occupation physique et pleinement satisfaisante.
Cette fois-ci une connaissance doit raser une vieille maison à la demande d’un client. A une vingtaine de kilomètres. Et il doit aussi raser tous les arbres du jardin. Etrange histoire mais cela arrive plus souvent qu’on pourrait le penser. Le client n’habite plus dans cette maison familiale au pied de la montagne et même s’il y a des tombes de plusieurs générations de ses ancêtres il souhaite faire place nette.
Et mon ami me propose d’aller chercher tout le bois qui proviendra des arbres du jardin. Je ne me fais pas prier, l’occasion est trop rare.
Sous la chaleur le travail est très fatigant et j’observe les pros qui savent faire des pauses toujours aux bons moments. Ils savent s’économiser, voila la recette pour pouvoir durer. C’est pas un sprint …
Le travail est donc physique, faut couper les branches et tronçonner sur place pour pouvoir transporter dans le petit camion blanc. La quantité de bois est assez phénoménale et les essences variées me permettent de me familiariser avec la morphologie de différents arbres. Cerisier 桜 Marronnier 栗. Chêne 樫. Erable du Japon 椛. Cyprès. 檜 Cryptomère 杉. Et autres.
Je ne dois pas être allergique au laquier 漆 car j’en manipule sans me recouvrir de pustules.
Cependant; il ne faut pas brûler le laquier, car ses fumées pourraient incommoder sérieusement tout habitant du voisinage qui serait allergique à cet arbre redoutable et sensationnel.
Le travail se passe sérieusement et dans la bonne humeur. Je ramène plusieurs camionnées de bois jusqu’à la maison.
Se pose ensuite la question de la logistique, transporter dans la petite brouette bleue jusqu’au tas de bois s’annonce répétitif et ennuyeux!
Surtout pour les morceaux les plus longs. Coïncidence heureuse, Saxo Bénévole présente sur son blog un chariot vraiment chouette et très élégant. Après contact, Saxo Bénévole m’envoie des photos montrant comment il a réalisé son chariot.
Je me lance de mon côté. Il me faudrait trouver des roues plus grandes, mais le chariot même s’il n’est pas parfait et s’il n’arrive pas à la cheville de celui de Saxo Bénévole permet de transbahuter le bois en grande quantité et de façon ludique. Pour le plus grand étonnement des voisins du village. Voyez comme la technologie française s’exporte jusqu’en Extrème Orient ! !
Bricolage … une cabane dans l’atelier (5) et fin !!!
Ensuite vient la partie la plus fun avec l’installation du bureau. On utilise une belle planche de Kéyaki, achetée une bouchée de pain l’année dernière à foire de négociants de bois. Je pose le bureau assez haut (90cm) pour pouvoir travailler debout.
C’était un bon petit projet. On ne s’était pas trompé; pour la vue sur la montagne et la rivière, il fallait le faire.
Minou, d’ailleurs, confirme sans tarder.
En honorant le nouveau lieu de sa visite.
Note (trois mois plus tard). A notes quelques améliorations sur cette page.
Bricolage … une cabane dans l’atelier (4)
La porte de la cabane dans l’atelier ne ferme pas et est dans un très mauvais état. A la regarder de près elle est plus ancienne que l’atelier. Elle a du être récupérée, déjà, à l’époque.
Bien que le bois soit abimé, on voit que c’était un travail de qualité. Bien supérieur à toutes les nouvelles portes que je pourrais acheter ici aujourd’hui. On essaie donc de la remettre en condition.
Pour la redresser, la remettre d’aplomb et éviter qu’elle ne s’effondre, j’ajoute des structures en équerre sur la face intérieure.
Puis je cloue des planches, des planches à plafond, afin de consolider le tout et de cacher les structures en équerre.
Ce travail est finalement assez facile.
Il est un peu plus delicat de raboter les côtés et de finalement remettre la porte avec de nouveaux gonds flambants neufs. Mais somme toute le travail avance vite et au bout de quelques heures le tour est joué.
Bricolage … une cabane dans l’atelier (3)
Trois poutres, 9cm de côté, supporteront le plancher de la cabane dans l’atelier. On appelle ces poutres O-biki. 大引
Les mettre à niveau est fastidieux. Les pieds ajustables en plastique sont bien pratiques.
On appelle néda 根太 les traverses.
Il a plu la veille et un petit crabe de rivière vient se promener … Il a perdu une pince.
Le plancher apporte une grande différence. C’est définitivement mieux avec !!!
Restent à refaire la porte et poser le bureau… A suivre …
Bricolage … une cabane dans l’atelier (2)
On continue avec la construction de la cabane dans la petite pièce derrière l’atelier.
L’étape suivante c’est décrottage et peinture des murs en blanc afin de capter le plus de lumière. Pour dire la vérité je ne décrotte pas vraiment, je peins directement sur la crotte de mouche. C’est plus simple !
Il faut que la pièce soit la plus lumineuse possible; parce que je ne suis pas certain de la nécessité d’y apporter de l’életricité et aussi pour éviter les mauvaises surprises … Il faut que si petite bestiole il y a, cafard ou scolopendre, qu’on puisse la repérer immédiatement sur un mur tout blanc.
Et bestioles il y aura, au vu des espaces ouverts entre toutes les planches des murs. La lutte de la lumière contre les pénombres et les peurs qu’elles génèrent.
Au Japon on appelle les travaux de rénovation le リフォーム ou réforme. Une bonne partie de ces travaux, consiste à cacher le moche. Et donc je décide de poser un plafond. Mieux vaut cacher le plafond existant sous un nouveau que d’essayer de le peindre.
Tout le bois utilisé dans ce projet vient de la région. Le plafond et le plancher sont en cryptomère, dont les montagnes abondent.








































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