Catégorie: la nature

scolopendre (mukade)

Voici une autre insertion dans le bitume, un scolopendre (mukade).

scolopendre ecrasé

Toutes les personnes à qui nous posons la question ont quelque chose à dire, et une expérience avec un mukade. Personne dans le village n’affirme ne pas en avoir chez lui.

Une personne rencontrée le charmant monsieur O a déjà été mordu. Très douleureux. Heureusement son chien les découvre dans la maison, et il peut les anéantir le plus souvent sans heurt.

C’est un bête incroyable en tous cas (le scolopendre, pas monsieur O).

Mamushi

Mamushi, c’est la vipère et le plus grand danger de la nature qui nous entoure ici.

Vipère マムシ (蝮)

On en voit une ici, incrustée dans le bitume, aplatie par les voitures, non loin de l’entrée du village, on dirait un fossille.

 

vipère

Kamikiri Mushi.

Les chants de l’eau

Le hameau s’étend le long d’une petite et paisible rivière.

La rivière permet une grande richesse du biotope. Serpents, grenouilles, tortues, crabes et ragondins vivent sur ses berges, elles mêmes recouvertes d’une végétation riche et dense.
Elle nous apporte sa fraicheur et est un lieu de jeu inégalé pour les enfants prudents.
rivière
Les bienfaits de la rivière sont inombrables mais il en est un sur lequel je voudrais écrire quelques lignes: le son.
A tout moment de la nuit et de la journée la rivière nous accompagne de son murmure: la mélodie de l’eau qui carresse les rochers et chatouille les herbes folles. Le son nous calme. On n’est jamais seul. Si bien que l’envie d’écouter de la musique (celle des humains) s’estompe.
Les chants de l’eau, c’est le heart beat de la nature. On se synchronise à eux, on finit par vivre à leurs rythmes. Tant qu’on les écoute, on est calme et relax. Je pense qu’ils nous aident aussi à penser, à ressentir, à réfléchir et à être créatif, à faire venir les idées.
Les chants de l’eau nourrissent nos jardins spirituels.
La rivière n’est pas seule; des petits canaux, qui irriguent les jardins et les champs de ci de là, l’accompagnent de leurs voix plus hautes. C’est donc concert tous les jours.
irriguation
La mélodie n’est jamais la même, elle est le résultat d’une fonction mathématique et parmi ses multiples variables, la pluie.
S’il a plu plus haut dans les montagnes on entend l’eau plus rapide, elle ne s’apesentit pas, elle trace son chemin, sans prendre le temp de jouer entre les pierres.
Et s’il vient une pluie très forte par contre, les chants de l’eau deviennent des cris, des hurlements.
La rivière est un torrent, transportant tout ce qui est tombé sur les montagnes, l’eau est prise de panique, elle est dans une course contre la montre, pour la mer et le plus loin possible.
La rivière nous dit alors une autre leçon, elle nous rappelle la puissance de la nature et que nous sommes de bien petites choses à ses côtés.

Rencontre infernale

Non, on ne vit pas à Disneyland. Les paysages et les gens sont beaux, l’endroit est idylique, mais la nature dans toute sa richesse et sa violence est là.

Nous sommes arrivés avec nos idéaux et nous avons acheté des tue-mouches. Les insectes sont si présents que nous avons désormais recours aux armes chimiques…
D’autant que certaines bestioles sont coriaces et vraiment dangereuses. Les cafards, nos tue-mouches n’en font qu’une bouchée, on s’habitue à tout … mais pour ce qui concerne le scolopendre… (mukade ムカデ en Japonais)
Quand on voit cette bestiole on se pose immédiatement la question de l’existence de Dieu. Si Dieu réellement existait et avait créé le monde comme le prétendent certains; pourquoi a t il créé le scolopendre ? Dites moi.
A. ma femme se réveille tout d’un coup à quatre heures du matin et se met à crier. Elle a senti quelque chose dans son pyjama. Kezako ? Un scolopendre ! Comment est il arrivé là, malgré la moustiquaire qui nous protège la nuit et toutes nos précautions ?
On essaie de l’écraser avec nos tue-mouches que l’on garde toujours sous la main. Mais le futon est trop mou et on ne parvient qu’à immobiliser la bête; dont les morsures sont terriblement douloureuses et redoutées par tous.
La seule solution, c’est de la guider dans une bouteille d’eau en plastique et de l’y renfermer. Nous y parvenons… Les adultes font 20 centimètres ce sont de véritables monstres. Ils se nourrissent de cafards; est ce que celà tendrait à affirmer l’existence de Dieu ?
Fort heureusement A. n’a pas été mordue. Mais imaginez de trouver ça dans votre pyjama en plein sommeil …
Une fois le scolopendre enfermé dans sa bouteille d’Evian, il nous est difficile de trouver le sommeil. Et nous ne sommes pas seuls; car nous découvrons un geckos en train de se promener dans la chambre. Il est jeune, petit; et n’a pas encore l’age de chasser les scolopendres voilà qui est bien dommage.
Au contraire de Disneyland; tout n’est pas rose. Ce scolopendre; à le regarder de plus près est un vrai monstre. C’est un chasseur, une bête tueuse de cafards. D’ailleurs c’est sans doute le gaillard qui a inspiré à l’artiste suisse le monstre d’Alien; vous savez; la petite chose qui court dans tous les sens pour pondre un oeuf dans bouche des pilotes d’astéronefs.

Après la pluie….

Il a plu très fort cette nuit et ce matin vers six heures. L’eau d’égringole d’une goutière débordée et nous prenons des sceaux qui étaient là devant la maison, sans doute oubliés par les maçons, pour récolter l’eau en excès.

Et qu’est ce que notre fils découvre au fond d’un sceau ? un bébé tortue. ishigame 石亀

ishigame

Araignée du soir.

Araignée du soir, espoir.

ナガコガネグモ (nagakagane gumo), Argiope bruennichi, ou Argiope frelon
lien wikipédia ici

Argiope frelon, nagakagane gumo

Argiope frelon, nagakagane gumo

Citant l’article de wikipédia en français:
L’argiope frelon est une araignée orbitèle. Pour chasser, elle bâtit une toile géométrique (orbiculaire, forme proche du cercle) dans la végétation, à moins d’un mètre de hauteur du sol. Elle fait sa toile dans les hautes herbes et les champs en friche ou dans les vallées chaudes et humides. On la rencontre également à la limite des bois. Cette toile comporte de 19 à 41 rayons (généralement 30) dont l’élaboration prend environ une heure à l’aube ou au crépuscule.
De nombreuses théories ont été avancées pour expliquer la présence du stabilimentum, motif blanc de soie en zig-zag qui se trouve sur la toile. L’une d’elles propose qu’il contribue à attirer les proies du fait de sa grande brillance dans le spectre des ultra-violets que les insectes perçoivent. Une autre zone de soie plus dense se trouve également au centre de la toile. Une autre théorie expliquerait la présence du stabilimentum afin de renforcer la toile.
L’araignée immobilise sa proie grâce à un venin paralysant. Il est inoculé par l’intermédiaire des crochets portés par les chélicères au sommet desquels s’ouvre un minuscule orifice. Comme chez les autres araignées, Argiope bruennichi dilue les chairs de sa proie, grâce à son venin et surtout aux sucs digestifs que l’araignée régurgite. Elle se nourrit principalement de sauterelles, de mouches et d’abeilles, et peut dévorer jusqu’à quatre sauterelles par jour.

Eumeninae au travail

Ours et singes !

Nous avons parlé des petits animaux qui vivent dans et autour de la maison.

Les biches et les sangliers s’aventurent régulièrement jusque dans les villages et les champs qui les avoisinent. Les récoltes en subissent les dommages régulièrement, c’est là une nouvelle calamité pour le paysan. La plupart des potagers sont entourés de filets pour décourager les visiteurs trop gourmands.
Certains voisins -je pense à Madame S. par exemple- optent pour une stratégie agressive et posent des pièges, pour attraper les plus petits de ces visiteurs; des blaireaux sans doute si l’on en juge à la taille des pièges.
Il y a quelques années un ours est venu s’aventurer jusque dans le village. Sans doute les forêts avaient été malmenées par un typhon et la nourriture y était rare.
Une affiche à la boutique JA du coin rappelle à tous le souvenir de cet événement mémorable.
attention aux ours

attention aux ours

Selon monsieur Y qui habite en face, des singes descendent parfois dans le village. Voilà une rencontre qui me laisserait dans la plus grande incertitude … une famille de singes qui viendrait dans notre jardin … que faire ? les inviter à notre table ?

le garage hermétique ?