Catégorie: journal
Visiter Engyoji à Himeji, avec des Totoros
Si vous passez par la ville de Himeji pour une visite (et sans doute vous venez pour voir le château) prenez une journée entière plus alpha, pour pouvoir aussi vous promener et visiter Engyoji. (Pour le déjeuner ou le dîner, allez au Chat Botté).
Engyoji, par chatgpt:
Engyoji à Himeji est un complexe de temples bouddhistes situé sur le mont Shosha, à la périphérie de la ville de Himeji, dans la préfecture de Hyogo. Il a une histoire de plus de 1000 ans et appartient à la secte Tendai du bouddhisme japonais. Il est également connu pour avoir servi de lieu de tournage pour le film hollywoodien “Le dernier samouraï” en 2002.
En Novembre 2023, Wakamé Tamago, auteur du blog inaca.fr et l’un des trois français vivant à Himeji, publia dans son blog des photos prouvant la présence de Totoros sur le site de Engyoji. Ces photos montrent en effet des petits glands ‘donguri’ et des fruits, déposés avec soin au pied des statues bouddhistes, le choix des glands et leur position étant révélateurs de la présence de Totoros…
Le complexe Engyoji comprend une vingtaine de bâtiments répartis dans une forêt dense sur le sommet de la montagne. Parmi eux, le plus impressionnant est le Mani-den, un magnifique temple en bois construit sur des piliers sur une pente abrupte. Un autre ensemble remarquable est le Mitsunodo, composé de trois grandes salles en bois : le Daikodo (salle principale), le Jikido (salle de logement et de restauration) et le Jogyodo (gymnase).
Pour accéder à Engyoji, il faut prendre un bus depuis la gare ou le château de Himeji jusqu’à la station de téléphérique du mont Shosha, puis prendre le téléphérique jusqu’au sommet de la montagne. Il est aussi possible de faire une randonnée d’environ une heure pour monter à pied2.
Engyoji est un lieu idéal pour se détendre dans une atmosphère paisible et sereine, loin de l’agitation des touristes autour du château. On peut y apprécier la beauté de l’architecture, la richesse de la culture et la splendeur de la nature. C’est un trésor caché de Himeji qu’il faut découvrir.
D’abord on prend un téléphérique mais on peut aussi grimpouiller une belle heure….
Et l’on tombe sur cette pierre:

”一隅を照らす” est une expression japonaise qui signifie “éclairer un coin”. Elle vient d’une citation du moine bouddhiste Saichō, qui a fondé l’école Tendai du bouddhisme au Japon. Il a dit : “Éclairer un coin, c’est le trésor du pays”. Cela signifie que chaque personne a un rôle à jouer dans la société, même si elle n’est pas remarquée ou appréciée. En faisant de son mieux dans sa position, elle apporte de la lumière et du bien-être au monde. C’est une façon de vivre humble et dévouée.
Puis on peut faire sonner une grande cloche. Or je remarque pour la première fois, que le butoir sur la cloche a la forme du fruit du lotus … Que c’est ingénieux ! Et étrange !

Le tout s’étend dans une grande forêt et bien entendu les feux sont interdits. Ce que confirme l’écureuil.


Dans ce vieux mur défoncé j’admire la capacité à refondre tranquillement avec la nature… Quelle sérénité …


Je m’égare un peu et vais voir leur espace technique pour la maintenance et l’entretien du parc. Ce doit être formidable de travailler ici !
Partout dans la forêt on observe des arbres gigantesques, il y a des cryptomères de 700 ou 800 ans. Le spectacle est donc partout.
Ici c’est l’entrée de bureaux, peut être pour la compta. J’imagine à l’intérieur des chats et une bouilloire qui ronronnent.


Comme il est midi on va dans la petite boutique où nous dégustons des nouilles udon. Ici avec des pousses de fougères.

Et puis voila; c’est superbe:


La plupart des visiteurs sont Japonais; il y a peu de touristes étrangers: ce sanctuaire serait assez mal connu ?


Derrière un moine prie. Apparemment il se streame sur facebook.

Nous continuons.

Il y a peu de visiteurs. On le voit tous sont silencieux, détendus et paisibles, … à part une poignée d’Espagnols.

Ici on peut s’exercer au shakyou (写経), activité qui consiste à recopier des soutras et qui permet de se concentrer et de se purifier l’esprit. Mais attention il faut le faire sérieusement, on ne peut faire cela la tête légère, car sinon on risque de s’attirer des esprits en quête de salut.

Plus loin il y a une petite mare, où il y a des centaines de tritons.

Quelles courbes !!
Mais revenons à mos moutons (nos totoros en fait), car au pied d’une statue bouddhiste je vois un gland et un fruit déposés avec soin:

Et plus tard je retrouve cet arrangement aux pieds d’un arbre sacré:

Tout ceci démontre la présence de Totoros dans cette montagne !
Je me pose alors la question; comme allons-nous rentrer à la maison ? En camion ou alors en chat-bus ?


Retour de France
Je suis de retour au village -un petit village au nord de la ville de Himeji dans la région du Kansai- après une dizaine de jours en France.
Cela m’a fait un bien énorme de passer ces quelques jours avec la famille et de retourner en France; cela faisait 5 ans que je n’y étais pas allé.
Pour tout dire je ne suis pas parti sans appréhension, je me demandais ce qui avait pu changer, et sachant aussi que moi aussi, j’ai changé pendant ce temps, je me demandais comment ça allait se passer.
Car au village ici je vis dans une bulle, si je reste connecté au monde via le travail, tout mon boulot se fait avec les équipes d’Amérique et je n’ai aucun contact pro avec les équipes en France. Et en dehors du boulot la plupart des news que je suis sont de source US également, et pour le privé je suis dans l’hyper local: ce qui se passe dans un rayon de 10km de la maison …
Et puis je ne peux pas oublier la liste des choses affreuses qui se sont déroulées en France depuis ces dernières années comme les décapitations de profs, l’incendie de Notre Dame, Saint Etienne du Rouvray et caetera.
Donc pouvoir voir la réalité française de mes yeux et sur place m’a fait un énorme bien et m’a rassuré; si l’on oublie ces choses affreuses citées ci-dessus, rien n’a changé, et le pays reste un pays de cocagne où les gens continuent à s’épanouir, apprendre, créer, et parviennent à vivre ensemble. Cela m’a vraiment rassuré.
Observer la circulation des voitures à Paris m’a également fait comprendre que en effet, les Français sont bordéliques, ce sont des latins, et chacun n’en fait qu’à sa tête, mais ils arrivent collectivement à faire sortir du bordel une certaine harmonie: les voitures arrivent à circuler … et ceci grâce à la somme des talents et de la dextérité individuels …. certes malgré un côté ‘sauvage’ …. Voilà qui est très intéressant.
L’harmonie que je vois au Japon est très différente, elle est plus aboutie, mais par contre elle est le résultat de coups de marteaux continus sur les esprits… Décidément ces civilisations sont bien différentes!
Est venue alors une question, c’est: pourquoi suis-je parti vivre si loin ? Et une autre question: si j’étais resté en France, qu’aurais-je fait et serais-je devenu wakamé tamago ?
Mais la vérité est sans doute que j’étais destiné à venir vivre au Japon, à souffrir dans les métros et les bureaux de Tokyo, pour ensuite renaître et me libérer à la campagne.
Le lendemain de mon retour au village j’étais dans mon home office que ma chère voisine de 85 ans (madame T) est venue me voir -elle rentre dans mon bureau directement -:
Vous pouvez retrouver madame T dans ma bande dessinée ‘Retour Sur Terre‘
Madame T: Ah tu es de retour !
Wakamé Tamago: Oui !
Madame T: Ton papa va bien ? Dis; tu aurais dû rester avec lui plus longtemps !
Wakamé Tamago: Oui il va très bien !
Madame T: Oui, fais plus d’économies et la prochaine fois, restes-y plus longtemps … mais je suis contente que tu sois rentré au village …
Wakamé Tamago: Merci…
Madame T: Si tu m’avais dit que tu allais voir ton papa en France je lui aurais fait un petit cadeau … un parfum pour quand il prend son bain …
Exercice de communication
Je suis dans l’avion Air France qui m’amène en France où je vais passer quelques jours avec mon papa, en région parisienne.
Sur le siège à ma gauche un autre passager, nommons-le Jérôme. Jérôme est assez sympathique, il est venu au Japon pour le travail, pour acheter des machine-outils. Je lui sais gré de booster le commerce exterieur nippon.
Une heure avant l’arrivée à Charles de Gaulle airport, un jeune stewart air france passe avec son petit chariot et sert le café. Jérôme à ma gauche lui demande s’il peut avoir un espresso (on est pas en business class, pour contexte); le stewart lui répond que ça n’est pas possible.
Dix minutes plus tard un autre staff d’air france vient voir Jérôme; appelons la Nicole:
Nicole – bonjour je suis Nicole je suis la cheffe de cabine; voici l’espresso que vous avez demandé à mon collègue
Jérôme – ah non maintenant c’est trop tard si je le prends maintenant je ne vais plus pouvoir dormir, mais sur d’autres vol air france j’avais pu avoir un espresso et patati et patata (Jérôme n’a pas l’air content du tout).
Nicole – oui je sais mais sur ce vol c’est plus difficile et puis on nous a demandé de ne plus donner de petits services en extra (je suppose que l’espresso fait partie du package pour les business class uniquement)
Nicole et Jérôme se lancent alors dans un petit échange où il est clair qu’aucun des deux ne veux lacher du terrain.
A la fin le bon Jérôme dans toute sa mansuétude dit qu’il va envoyer une plainte à Air France mais qu’il expliquera que ça n’est pas contre le personnel … Nicole retourne à son poste pas satisfaite du tout comme on imagine.
Ce petit moment que j’observe en direct live m’intéresse.
Finalement aucun des deux, ni Nicole ni Jérôme, ne sait communiquer !
Nicole en tant que la cheffe de cabine d’air france devrait pourtant être une pro de la communication et si elle avait agi comme tel je pense qu’elle aurait du pouvoir venir à bout de Jérôme. Certainement un manque de training de la part d’Air France mais ceci ne devrait-il pas être le b-a ba ? J’imagine qu’ Air France place pourtant ses meilleurs éléments sur les vols long courrier internationaux, comme Osaka CDG. En plus Nicole commet la faute professionnelle de dénigrer son employeur devant son client … C’est vraiment pas pro ça …
Et pareil pour Jérôme, son employeur a dépensé beaucoup pour l’envoyer au Japon rencontrer des fournisseurs importants, et je vous parie qu’aucun des fournisseurs n’a de machine à espresso … normalement Jérôme lui aussi il devrait savoir se comporter et se tenir… Pourquoi devoir être un tel casse-couille Jérôme ? Conduis-toi comme un homme Jérôme, ne te plains pas pour un pauvre espresso !! Et puis demain matin au bureau après que tu aies enquiquiné Nicole tu seras tout doux avec ton boss au bureau … tu te rouleras par terre et tu lui monteras ton ventre à ton boss, pour une petite carresse, comme avec tchatcha le chien de Saki chan ….
Voila comment Nicole et Jérôme auraient pu être plus successfulls:
Nicole – bonjour je suis Nicole je suis la cheffe de cabine; excusez nous pour mon collègue qui n’a pas pu vous servir l’espresso,
Jérôme – JE VOUS REMERCIE mais je suis désolé maintenant c’est trop tard si je le prends maintenant je ne vais plus pouvoir dormir, sur d’autres vol air france j’avais pu avoir un espresso.
Voila !! avec quelques mots magiques comme excusez moi et merci, cette transaction aurait pu se terminer beaucoup plus rapidement et de façon beaucoup plus positive, pour les deux protagonistes!
Regarder les cartes
Recherchant une nouvelle perspective sur les événements en Israel et à Gaza, ayant regardé les news, j’ai jeté un coup d’oeil sur google map.
Les médias décrivent la bande de gaza comme l’une des zones les plus peuplées sur terre. Quand j’entends ça j’imagine Kowloon à Hong Kong mais à regarder les photos satellites je vois que au sud de la bande de gaza il a des zones avec des champs et des serres. Ca n’est donc pas Kowloon … ni Manhattan…
Il n’y a pas de google street view à Gaza … c’est sûr que ça déplairait aux sbires du hamas mais les quelques photos disponibles sur le net montrent un endroit où les gens auraient pu vivre en paix. Et l’on voit, aux devantures des restaus, qu’ils ne demandent que cela !
Une autre découverte pour moi c’est l’espace désertique et immense qui commence dès la frontière Egyptienne. Sur 200 km jusqu’à El Quantria il n’y a rien du tout … Naïvement j’aurais imaginé que l’Egypte aurait fait un deal pour accueillir la population de Gaza dans cette immense zone désertique …
Car dans tout cette région ça n’est pas l’espace qui manque et tous les grains de sable du désert sont les mêmes … Voila en tout cas deux trucs dont les médias ne semblent pas parler!
La conclusion en gros c’est que dans cette région il y a théoriquement de l’espace pour tout le monde.
Deuxième conclusion c’est que les cartes sur google map peuvent nous apprendre beaucoup.
Tranches de vie & bricolage
Hier vendredi j’avais laissé quelques petits trucs en plan au boulot et donc j’ai mis mon réveil assez tôt 430 AM ce samedi matin pour boucler ces petites choses tôt et pour ne pas avoir à les faire lundi !
Après, vers sept heures il fait déjà beau mais encore frais je vais dans le jardin que des courges, poussées inopinément cette année (sans doute des graines jetées l’année dernière) envahissent de façon décidée.
Et vers neuf heures je vais voir Saki chan mon acolite. Il est dans son atelier.
On se prend un café. J’ai apporté deux petits cigares de Cuba que nous dégustons tranquillement. On discute. Et tiens, dans la conversation vient une idée pour un dessin futur… A tester … ca peut être pas mal !
On s’apprête à récolter des patates douces. Malheureusement nous faisons une bien piètre récolte. L’été nous n’y avons pas du tout touché, et le rang de patates douces était dans une véritable jungle …. C’est peut être la raison. Il y a eu aussi très peu de pluies.
Je suis un peu déçu Mais bon: c’est comme ça et, bien sûr que c’est un peu ma faute, j’aurais dû mieux m’en occuper.
Il n’y a pas de magie….
Arrivent deux voisins qui eux viennent récolter le riz, leur rizière est juste à côté.

S’ensuit une discussion animée sur la canicule que nous avons eu cet été ! L’un des deux est forestier et l’autre (plus âgé, 72 ans je crois) travaille dans la construction. Et bien sûr la canicule ils ont eu l’occasion de la goûter, sur leurs chantiers !
Je me dis quelle chance de pouvoir faire partie de ce groupe et de cette conversation.
Saki chan m’offre un sac de châtaignes qu’il a récoltées.
Un peu plus tard je rentre à la maison et après une courte hésitation j’essaie de remettre en état la vieille porte coulissante de la grange où je veux faire ma galerie d’art « open garage« .

C’est, en effet, une horreur. Mais l’affaire est finalement moins compliquée que je pensais.
D’abord retirer ces affreuses vitres translucides.

Je commence par faire une nouvelle poignée avec un bois de chevreuil. Ajouter de la fantaisie quand c’est possible.

Puis remplacer les vitres par du plexigas.
Tout en faisant cela je prépare le dîner, je fais mijoter tranquillement des sardines avec du gingembre et des uméboshis. (pour 15 sardines de taille moyenne, 6 uméboshis, une grosse boule de gingembre, 3 CS de sucre, 6 CS de sauce de soja, 3 CS de mirin -vinaigre de riz-, 3 CS de saké). C’est un plat simple et très économique.

La porte a trois rangées de vitres mais je n’en remplace que deux avec du pléxi, la rangée la plus basse, je mets du contreplaqué. Comme ça la lumière arrivera juste à la hauteur du comptoir …
Voila ça prend forme …


Ensuite de retour à la maison pourquoi pas faire cuire du riz avec des châtaignes, on dit takikomigohan.

Ici encore c’est très simple; éplucher les châtaignes et les déposer sur le riz dans le rice cooker, et mettre en route ce dernier.

Et le dîner est génial car nous y avons tant de produits du jardin, ou du village.
les concombres du jardin à goûter avec du yuzu miso, mélangé à une vieille confiture de coings, coings trouvés en montagne l’année dernière.
Une petite courge du jardin passée à la poêle.
Le riz, récolté la semaine dernière par monsieur T qui a cuit mélangé avec les châtaignes de Saki chan.
Mes petites sardines qui ont mijoté avec le gingembre récolté l’année dernière, et les uméboshis faites il y a deux ans.
Et puis quoi d’autre ah oui, dans la salade j’ai ajouté des figues du jardin.
Quelle joie de pouvoir profiter de la générosité des amis, et du potager …
Une marquise pour la fenêtre
Je ne savais qu’un petit auvent pour protéger la fenêtre, c’est une marquise, mais le Petit Robert confirme.

Dans le Petit Robert, j’avais trouvé cet exemplaire à Tokyo, pour 500 Yens, il y a 12 ans, et j’aime beaucoup que le Petit Robert indique la date de l’apparition des mots dans la langue française. Cela permet de mettre les choses en perspective.
Pour la fenêtre faite la semaine dernière, pour ma future galerie, il fallait en effet une petite marquise afin de la protéger de la pluie. Sinon l’eau pourrait s’infiltrer et causer problèmes.

Le tout prend quelques heures.

Cela fait très bien.
Prochaine étape, repenser les portes qui ont vécu et sentent un peu trop la misère ….
Windows Update (Projet Open Garage)
Hier j’ai procédé à un windows update. C’est pour mon projet de open garage.
Dans une des deux pièces de la grange où je veux installer l’open garage il y a une grande fenêtre mais le verre des fenêtres est translucide et il ne permet pas d’admirer la vue dehors. A l’époque, soit ils avaient réutilisé les fenêtres d’une salle de bain, soit ils voulaient dissimuler l’intérieur de la grange des regards des curieux …

Samedi, je passe une partie de la journée à essayer de retirer les fenêtres (c’est à la japonaise, donc en fait c’est deux cadres de fenêtre qui coulissent librement), mais, le bâtiment a dû s’affaisser partiellement et le cadre de la fenêtre est déformé. Et donc il est impossible de retirer les cadres qui sont bloqués.

Ce que j’aurais voulu faire c’était retirer les cadres de fenêtre; les démonter, remplacer le verre translucide par un genre de plexiglass et puis les remettre en place. Cela aurait été le plus simple; mais c’est finalement impossible.
Donc je dois remplacer tout. Et d’abord il faut tout casser …

Je voulais alors retirer le cadre de la fenêtre aussi mais je comprends plus tard qu’elle est fixée aussi sous les planches de tôle extérieures qui protègent les murs …. attention ça peut devenir trop compliqué et donc après réflexion je décide de garder le cadre et de construire autour de lui et de façon que ça ne se voie pas …

A observer les charpentiers au Japon j’ai bien compris que les travaux de rénovation, ici on dit リフォーム, c’est comme monter un décor de théâtre ou de cinéma, et pour cela on doit maitrîser l’art de la dissimulation.
Donc je vais poser une ‘sous structure’ en bois que je visse à l’intérieur du cadre (l’aluminium est assez mou pour ça) et puis dessus je mettrai un beau morceau de cryptomère …


J’essaie de faire dans le plus simple possible. La nouvelle fenêtre que j’installe consiste en deux parties.

Une partie fixe. Et une partie où une feuille de plexiglass peut coulisser, tout simplement. Heureusement j’ai tout un stock de bois; récupéré plus tôt cette année.
Mine de rien ce projet de mis à jour de la fenêtre (windows update) prend une journée entière.

Voila c’est fait … La feuille de plexiglass à gauche est mobile et peut coulisser, celle de droite est fixe … Cette nouvelle fenêtre, bien que rudimentaire, transforme l’espace et la pièce tout entière !
C’est que si ce projet de open garage continue à m’intéresser je ne suis pas sûr de le faire longtemps. Peut être que je ne ferais que quelques week ends ‘portes ouvertes’, et puis passerais à autre chose. Je ne sais pas ! L’open garage devait être la coquille de Bernard L’Hermitte où ma moitié artiste irait produire et se développer, mais depuis quelques mois ma créativité est à sec… et donc … je doute !
Je sais qu’il y a plusieurs choses et événements qui ont un peu entamé ma santé mentale et m’ont un peu déséquilibré depuis ces derniers mois, et donc ma créativité est à sec. Je continue ce projet de open garage dans l’espoir de pouvoir me remettre sur mes rails,
car cet équilibre entre vie à la campagne et petites productions artistiques de Wakame Tamago et ma vie professionnelle où je fais des choses sérieuses (ce qui paie le beefsteak et le cat food) c’est quelque chose qui a très bien marché jusqu’à maintenant (11 ans pour être exact). Et ne faire que des choses sérieuses, je ne peux pas ..
En tout cas oui, la créativité est une plante très délicate …

J’ai un autre article à écrire car au mois de mai j’ai fait beaucoup de progrès pour l’open garage, j’ai fait le comptoir et les étagères pour exposer mes petites « œuvres ».
Je pense d’ailleurs utiliser la première pièce pour exposer mes dessins, et utiliser la deuxième pièce pour exposer des livres de ma collection; et faire découvrir aux visiteurs la bande dessinée franco belge. J’y mettrai donc pour consulter, ma collection de Tintin; d Astérix etc … tout ce qui a bercé mon enfance. Je pense que cela devrait intéresser les visiteurs ….
Faire un couvre-livre en cuir
Pour le boulot je prends des notes sur papier. J’utilise depuis des années et des années (depuis … que je vis au Japon, soit depuis les années 90) des cahiers de la marque Tsubame. Société Japonaise établie à Tokyo en 1947.
Pourquoi choisir ces cahiers c’est 1 d’abord la qualité du papier 2 la beauté de la couverture, un peu rétro 3 Il y a une page de garde qui en fait un cahier pas comme les autres 4 Il y a une bonne variété dans les cahiers, en taille, nombre de pages et l’on peut donc trouver ce que l’on veut.
J’utilise également ces cahiers pour mettre sur papier des réflexions sur le quotidien, un peu comme un journal. Que ce soit sur mes projets, ce qui se passe dans la tête, etc etc
Donc je finis par trimballer deux cahiers, et puis aussi un stylo plume, et un crayon. Ca n’est pas pratique. Pourquoi pas faire un couvre-livre en cuir, pour protéger et garder ensemble ces deux cahiers et aussi transporter le stylo et le crayon qui les accompagnent.
Ca serait classe et surtout très pratique.
La où nous habitons, la région de Himeji; est le plus grand producteur de cuir au Japon. Il y a beaucoup de tanneries dans la région, que ce soit à Himeji ou à Tatsuno. Certaines vendent leurs produits en direct et donc je peux aller me fournir dans des petites boutiques, pas trop loin.
Se pose alors la question de comment s’y prendre et de comment concevoir cette couverture en cuir.
La grande question c’est comment y garder le stylo à plume et le crayon à papier. Il faut que ce soit simple et pratique.

Placer le stylo, l’attacher dans une petite boucle extérieure, j’aime pas, placer cette boucle à l’intérieur de la couverture non plus; c’est trop bulky …
L’idée alors c’est de faire une boucle avec la feuille de cuir, à chaque extrémité du couvre-livre; comme ceci:

Je n’ai jamais vu de produit comme cela mais cette configuration semble pas trop technique et donc facilement réalisable et puis c’est original et ça semble pouvoir répondre à tous mes besoins.
La feuille de cuir choisie pour ce petit projet, un cahier Tsubamé, un stylo plume et un porte-mines.

Le plus difficile c’est de bien mesurer la taille des boucles pour recevoir les stylos. La feuille de cuir est finalement un peu courte et chaque millimètre compte.
Pour gagner en millimètres et que la boucle ne soit pas trop épaisse je réduis l’épaisseur du cuir à certains endroits…

Il ne manque plus qu’à coudre …

Un premier côté est cousu et ça a l’air de marcher …

Encore un petit projet rondement mené !!

L’idée était bonne et le résultat prouve être super pratique !

Est ce que j’irais toujours vivre au Japon, en 2023 ?
En 1995 après avoir fini des études d’ingénieur à Paris je sautais sur l’occasion d’une coopération (service militaire) pour aller vivre et travailler à Tokyo; au Japon.
Aujourd’hui nous sommes en 2023, cela fait 27 ans. En 2000 j’étais retourné en Europe où j’ai vécu et travaillé en Allemagne, Espagne, et France pendant 4 ans en tout, Donc cela me fait 23 ans au Japon.
Si aujourd’hui j’avais 25 ans et étais sur le point de finir mes études, est ce que je déciderais d’aller vivre au Japon ?
POUR
Le Japon en 2023 est toujours aussi fascinant qu’en 1995. Rien ne change de ce côté. La culture, les gens sont toujours aussi fascinants ! Il y a toujours beaucoup de merveilleuses découvertes à faire, ce type de découvertes qui éclaire notre âme.
On peut dire que le pays est désormais un peu plus ouvert: il y a internet; on peut boire des espressos et surtout le boites Japonaises n’ont plus le choix et embauchent plus d’étrangers qu’autrefois: il y a plus d’opportunités.
Le vieillissement de la population Japonaise et le manque de main d’oeuvre présentent aussi de nouvelles perspectives et opportunités au jeune étranger qui souhaiterait s’installer.
Un autre truc c’est qu’en 1995 venait d’éclater une énorme bulle spéculative. Un genre de ruée vers l’or. Beaucoup ont amassé des fortunes; d’autres se sont ruinés. Je pense que les gains réalisés pendant cette période folle, ont tous été dépensés et perdus … gâchés… Si vous vous baladez au Japon et que vous trouvez dans une rue une maison ou un bâtiment fait avec beaucoup de stainless steel, du marbre et un peu de fantaisie, il y a grande chance que cela date de la période de la bulle. Tout est parti en fumée (ou plutôt, en béton) !! Si les Japonais avaient été un peu plus éclairés ils auraient investi sagement tout le pactole de l’époque … que ce soit dans un programme généreux pour booster la natalité par exemple ou même acheter de l’or ou des actions APPLE !! Après cette bulle spéculative le Japon s’est enfoncé dans une longue période de déflation et de stagnation. Mais en réalité cette période de déflation c’est une période où les gens ont été plus naturels, moins emportés… Les choses sont retournées à la normale. Je suis sûr que la bulle a finalement été une période plus difficile pour beaucoup. Donc ‘maintenant’ c’est mieux (sauf que l’inflation est de retour, ouille!!)
Le monde s’est globalisé mais le Japon reste le Japon… Depuis 1995 le monde a bien changé, il y a eu un genre de standardisation qui s’est appliqué au monde occidental, comme une fine couche de sucre sur un gâteau, ce qui fait que les choses d’un endroit à un autre sont sensiblement moins différentes qu’avant. Le Japon, lui, même s’il a changé, reste le Japon !
Au fil des ans j’ai compris que tant que je suis les rêgles établies, on me fout royalement la paix. Le gouvernement s’occupe de gouverner; mais il me fout la paix. Il n’essaie pas de me sur-contrôler, ni de me programmer idéologiquement, je l’ai bien vu pendant la crise du connarovirus, où le gouvernement n’a pas forcé les gens à rester chez eux, ici on laisse les gens plus libres, et on les laisse simplement face aux conséquences de leurs actes. (vous pouvez sortir on vous enferme pas chez vous, libre à vous si vous l’attrappez et y laissez votre peau). Ca me convient très bien. Je veux que l’on me laisse tranquille.
A propos; ce qui semble avoir énormement changé aussi, c’est la France ! Qui semble beaucoup moins vivable qu’en 1995 … Il semble que les problèmes de sécurité sont désormais très courants. Les trains sont encore plus en retard, les gens sont encore plus en grève. Donc encore plus de raisons qu’en 1995 d’aller voir ailleurs.
AJOUT
Un autre aspect fondamental et surtout si on a des enfants: le Japon reste une terre pure où l’idéologie du wokisme n’a pas encore pénétré, et où les règles fondamentales de la morale sont intouchées et toujours respectées à l’école. Les enfants ont besoin de repères culturels et moraux, et de connaissance, certainement pas d’idéologie!
CONTRE
Soyons clair, le Japon est un « pays dur’ et pour beaucoup, ça casse. Pour moi ça a marché. Par définition, cet archipel volcanique, où il n’y a que des montagnes, est une géographie hostile. Ce n’est pas la Toscane.
La destination ‘Japon’ s’étant démocratisée avec un afflux de gens influencés par les dessins animés etc, le Japon est une destination beaucoup moins ‘select’. Dommage. Le tourisme de masse fait des ravages, dans les villes.
Le pays continue de vieillir et est plus vieux qu’il y a vingt ans. On peut s’inquiéter sur son avenir dans une vingtaine ou trentaine d’années.
Vous côtisez pour les retraites au Japon ? (je suis dans ce cas) Et bien vous n’en verrez pas la couleur. Le même processus est peut être en cours en France, mais en beaucoup plus soft.
L’industrie automobile pèse lourd au Japon et la transition vers les véhicules électriques fera certainement un carnage. Appauvrissement de la population et augmentation des impôts à l’horizon.(mais ici encore, pareil pour la France)
Point de vue géopolitique, avec la montée en puissance et en fascisme de la Chine Pop’, un risque de conflit armé est beaucoup plus plausible. Ce que personne ne souhaite. En vingt ans on voit également l’érosion de la puissance protectrice américaine. Le Japon restera toujours hyper stratégique pour les américains car il leur permet de vérouiller l’Océan Pacifique … mais on sait (avec les Vietnamiens du Sud et les Afghans… et, bientôt, les Ukrainiens) que l’on ne peut pas compter sur eux !
Le Japon reste un pays où l’on travaille beaucoup, et l’on y fait de longues heures au bureau. C’est le pays du travail, pas le pays du loisir.
MA CONCLUSION
Oui le Japon malgré un ‘afaiblissement général’ resterait une option de choix pour y faire ma vie. Le pays et ses habitants gardent tout de leur magie.
Et j’ai beau chercher; je ne vois pas quel autre pays m’intéresserait aujourd’hui. En tout cas je ne regréte pas mon choix. Et aujourd’hui je ferais sans doute le même.
En même temps à quoi rime cet article ? On peut être heureux où que l’on est. J’aurais trouvé une petite maison dans un petit village tranquille en France, j’y aurais été j’en suis sûr super heureux!
Peut-être aussi les US. En 1995 je n’aurais jamais pensé aller vivre aux US. Mais je me dis aujourd’hui que c’est certainement une belle destination. Je penserais au Kansas. (clin d’oeil à la vidéo de Titus dans le dernier article).

Sacré Eugène et le ‘BEING’
Quel personnage c’était ce Evgeny Prigozhin …
Comme beaucoup je suis ce qui ce passe en Ukraine et les multiples interventions de cet Evgeny Prigozhyn depuis l’année dernière n’ont cessé de me surprendre … un gars qui allait un fourneau que ce soit à recruter des sbires dans les prisons ou diriger les combats dans les ruines de Bakhmut, un leader avec du charisme, on voit qu’il est presque vénéré en Russie, un personnage sans foi ni loi, grand gangster, criminel de guerre, et plein aux as …
Ces personnages d’affreux que l’on trouve toujours dans les films d’action américains (et soit ils sont du moyen orient soit ils sont russes et si aucun des deux alors ils sont allemands) … ils existent donc en vrai !
Quand Hollywood mettra des chinois dans les rôles des gros méchants ce sera un signe …
A l’heure où j’écris un consensus se formerait sur le fait que l’avion d’Eugène aurait été abattu par un système anti aérien russe … c’est Vladimir qui a fait appuyer sur le bouton ?
C’est quand même intéressant de constater que la Russie actuelle semble produire beaucoup de personnages dans le calibre d’Eugène … pleins de testostérone et sans le moindre remords pour rien…
Je vois que les pays que je connais la France et le Japon semblent ne plus produire des célébrités de ce calibre, ici et là c’est plutôt du type maigre et fourbe…
Ce soir 25 août enfin une nuit fraiche. On entend le chant des petits grillons, annonciateurs de la fin de l’été. L’été a été particulièrement chaud.
Heureusement que j’ai la clime au bureau. Sous la chaleur le village est presque vide. Les gens ne sortent que le soir ou tôt le matin. Mais les animaux aussi. Même les cafards et les scolopendres, ils restent au frais chez eux et on ne les voit pas. Les chats eux ils se liquéfient et forment des vraies flaques de poils sur le plancher…
J’ai fait quelques projets les week ends. Rehausser le mur le long de la rivière, avec de grosses pierres et aussi un genre d’étui en cuir, je vais faire un article à ce sujet.
Hier soir après dîner ma femme a fait une remarque intéressante. Nous parlons souvent du moment présent, d’être dans le présent. Moi qui suis toujours à faire des choses ici et la et à me laisser distraire …. Il m’est très difficile de vraiment pénétrer dans le moment présent …
Hier soir donc elle me dit: toi tu es dans le DOING beaucoup plus que dans le BEING….
Etre dans le faire vs Etre dans l’être.
Elle fait mouche ! tout à fait.
Et moi qui me dis toujours (ça vient de l’Evangile) que l’on est ce que l’on fait …
Nous parlions de ça après avoir vu cette magnifique présentation d’un personnage haut en couleurs et qui a l’air si heureux, avec ses chevaux… Voila quelqu’un qui justement sait être dans le moment présent … Il en parle très bien d’ailleurs …
Bon pourquoi je vous ai parlé d’Eugène ? Ca n’a rien à voir avec nous !





Vous devez être connecté pour poster un commentaire.