Catégorie: le bonheur

Construction d une maison japonaise les yaki itas – finition

Construction d’une maison japonaise – Yaki ita

 

Les murs de terre offrent une certaine isolation. Technique traditionnelle et ecologique.
Cependant, il faut bien entendu protéger les murs des précipitations, sous peine de voir l’eau les emporter.

Les parties les moins exposées c’est à dire celles protégées par le toit seront recouvertes d’enduit. Shikkui. 漆喰 しっくい

Les parties plus basses sont beaucoup plus exposées à la pluie. On agrafe une couverture imperméable (technique moderne), et l’on recouvre le tout de planches de bois, les yaki ita.

焼き板 やきいた
Ce sont des planches dont une face est carbonisée. Celà permet d’atténuer l’appétit des insectes et de protéger le bois de l’eau.

Les yaki itas sont faites sur place.

 

 

 

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Le manomètre, à mi-chemin entre Mickey Mouse et Tchernobyl.

 

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La préparation des yaki ita.

 

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On recouvre les parties basses des façades avec les yaki ita. Elles seront ainsi protégées des intempéries.

Construction d’une maison japonaise – Les murs de terre (3)

On voit, les semaines qui suivent, l’évolution de la terre et les changements qui accompagnent le séchage naturel.

Des craquelures apparaissent. Certains petits morceaux de terre même se défont du mur et tombent à terre.
Il est important, le temps que les murs de terre sèchent complètement, de laisser les fenètres ouvertes et d’assurer un courant d’air afin de laisser l’humidité partir, sous peine d’avoir des moisissures etc. On laisse donc un ventilateur tourner en boucle 24 heures sur 24.
En sèchant la terre se rétracte. On devine des rais de lumière entre la terre et la structure de bois de la maison.
Toutes ces transformations. On voit que la maison respire, et qu’il y fera bon vivre.
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La chèvre (le bouc)

Pour quelques semaines cet été nous avons une chèvre. Un ami nous la prête.

Enfin, c’est un bouc.
Au début les habitants du village ont crû à une nouvelle extravagance, après la construction de ma palissade gigantesque et celle de notre nouvelle petite maison selon les méthodes ancestrales. Ils nous demandaient si nous avions acheté la chèvre et si l’on pouvait avoir du lait.
Nous l’avons installée dans une méchante cage en fer, en général utilisée pour piéger du gibier dans les montagnes et en faire des steaks et du sashimi.
Le temps que la chevre s’habitue à nous, ensuite nous la ferons sortir dans le jardin. Nous l’avons fait promener dans le village déjà à deux reprises. Elle n’est pas très farouche. Bien qu’elle ait fait mine de s’échapper.
Plus je regarde la chèvre plus je la trouve belle. Voilà une tête incroyable. Quelles oreilles. Et les yeux. Et le pelage délicat. Superbe animal.
Je suis aussi très intéressé par le fait que c’est un herbivore. C’est très pratique. Il suffit de partir le long de la rivière remplir la brouette de branches et de lianes avec la vieille serpe et le tour est joué. La chèvre ne mange pas n’importe quoi et choisit ce qu’elle mange. On voit qu’elle apprécie certaines plantes plus que d’autres et qu’elle ne touche pas du tout à certaines. Néanmoins cela permet de faire oeuvre utile, car, chaque jour je dégage les rives qui-, obstruées de végétation, sont le repaires de serpents.
Aussi elle adore les nouilles précuites instantanées (kappu ramen).
Au début; l’idée était d’avoir la chèvre  pour distraire les enfants cet été pendant les vacances, mais je me suis pris au jeu et j’affectionne désormais aller prendre mon café entre deux séances de travail et de m’asseoir face à la chèvre et de la regarder. Je lui parle en français et elle semble m’écouter sans me comprendre.
En fait; dès que je peux m’éloigner du travail je vais la voir. Faut dire que dès que je m’éloigne et fais mine de retourner au travail elle m’appelle. méééé t’en vas pas.
Son visage expressif, parfois on distingue ce qui ressemble à un sourire.
Et puis c’est amusant de la voir se gratter le dos avec ses cornes.
Nous qui n’avons jamais eu d’animal de compagnie, c’est une belle expérience; qui nous permet des réflexions nouvelles. S’occuper d’un animal et pouvoir lui prodiguer de la gentillesse; de la douceur; prendre soin de lui, donne beaucoup de satisfaction en retour. C’est donc un moyen de développer son coeur.
Cette expérience nous rouvre les yeux, comme tout ce qui nous arrive ici au village.
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Construction d’une maison japonaise – Les murs de terre (2)

Une fois le treillis de bambou en place

Un camion livre 2 tonnes de terre. Pour le tsuchikabe. Celà peut paraitre un jeu d’enfant mais c’est du domaine du sakanyasan (équivalent du maçon 左官屋さん).
Il faudra ensuite attendre plusieurs semaines pour que le tout sèche et que l’on puisse passer aux étapes suivantes.
Le procédé nécessite du temps, mais par contre quelle économie de moyens. Du bambou, de la terre et des ficelles. La modernité a vraiment tout compliqué.
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La classe c’est de travailler la clope au bec.
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De l’autre côté de la cloison on appuie avec une grande truelle.
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Après la première couche extérieure.
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la deuxième couche
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Voilà. Ensuite il faut laisser sécher.
On voit bien les lignes élégantes de la construction avec les deux sujikais qui forment les diagonales.

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Les enfants …

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