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Festival de Taishi (II)

C’est la suite de l’article de la semaine dernière sur le festival de Taishi. Ici nous découvrons une cérémonie religieuse qui a lieu dans le temple. (temple bouddhiste d’Ikuraga, ville de Taishi).

préparatifs

Les hommes sont vêtus en yamabushis. Guerriers de la montagne.

Des feuilles de cyprès entassées en un bûcher, derrière l’autel.

Le prêtre entonne une longue prière. Un rythme fascinant qui prend le coeur comme un blues. C’est le soutra du coeur ou hannya shingyou 般若心経

version 1

A visionner sur youtube une version électro

Les enfants jouent un rôle important dans la cérémonie. Une façon aussi de transmettre les traditions et les connaissances de jadis.
Ce rituel auquel nous assistons a lieu depuis 4 siècles.
Si on pouvait zoomer on verrait une statuette en bois, posée sur l’autel; au dessus des offrandes.
Le caractère, posé sur le bûcher, signifie lumière.
Le tour des enfants. Avec une hache factice, il va écrire dans l’air le caractère de la lumière.

Ensuite c’est un adulte qui avec un sabre dessine dans l’air le caractère du dieu. Ensuite il dit; hama 破魔 comment traduire … ‘destruction du démon’

Il répète le geste quatre fois, faisant face à chaque côté du bûcher … couvrant ainsi les quatre points cardinaux.

Un pompier descend un jeune enfant du toit de son camion. Il l’y avait hissé pour l’aider à mieux voir la cérémonie.

En même temps j’admire la beauté du camion, on le croirait neuf. Au contraire des banlieues françaises, on ne jette pas de cailloux sur les camions de pompiers ici…. Nous sommes dans un pays civilisé!

ça y est, on a mis le feu au bûcher. la fumée porte chance, il est bon de s’y baigner, mais ça pique les yeux.
Vue de détail du camion de pompier. On remarque les outils ‘tobi‘.
Ils portent une peau d’animal, c’est pour se tenir le derrière chaud;

lorsque l’on s’assied pour une pause, dans les chemins de montagne. Il y en a un qui porte ce qui est à mon avis une peau de anaguma. Les autres ont une peau de chevreuil.

Plus il y a de la fumée et mieux c’est.
La fumée qui pique les yeux!
Derrière l’autel. Un choux chinois (hakusai) , une patate douce et des fruits sont présentés en offrande.
sur l’autel on voit les haches factices utilisées plus tôt par les enfants.

Cérémonie de fin d’études à l’école primaire

 

Je vis au Japon depuis plus de quinze ans et je continue à être étonné, surpris par ce que je vois.

Aujourd’hui c’était la cérémonie de fin d’études de notre fils de douze ans à l’école primaire du village.

Voici comment cela s’est passé.

Nous sommes avec les autres parents d’élèves dans le gymnase de l’école. Le drapeau japonais et le drapeau de la ville de Himeji.

Sur l’estrade un superbe bureau en bois orné du logo de l’école. Un grand bouquet de fleurs.

Sur le côté gauche du gymnase les enseignants sont réunis. Les parents sont assis dans les rangées au fond. Le premier rang; les sept élèves de sixième année à qui la cérémonie est dédiée. Derrière eux les quarante autres élèves. Sur le côté droit sont assis une trentaine de notables du village.

Tout le monde se lève. Salut au drapeau et chant de l’hymne national.

Le Directeur monte sur l’estrade et commence un long discours. Le discours est très bien ficelé. Il cite un poème de Goethe. HeidenRöslein. Il en chante une strophe.

Puis il appelle les élèves de sixième année un à un; qui monte à l’estrade et à lui il remet un très joli diplôme. Chaque diplôme est numéroté. Notre fils est le 1694è élève sorti de cette école primaire.

Chaque enfant retourne à sa place.

Le délégué de la ville de Himeji lit un discours.

Puis chaque notable, appelé, se lève et adresse un message de facilitation et d’encouragement aux enfants. Les notables: le directeur de la banque agricole du village; le directeur de la Poste, les représentants des divers hameaux de la vallée; l’association des femmes, le policier de fonction, les associations de troisième âge, l’association des agriculteurs, le Directeur du collège etc …

Ensuite les enfants de l’école jusqu’à la 5è année s’adressent un à un aux élèves de 6è année.

Puis tous les enfants entament une chanson. Certains enfants pleurent. Des mamans pleurent. Des papas aussi.

Clôture de la cérémonie, tous les enfants s’équipent d’instruments de musique et jouent ce n’est qu’un au revoir pour les enfants de 6è année qui un à un quittent le gymnase. Ils retournent à leur salle de classe où ils retrouvent leur maîtresse.

La, la maitresse lit une lettre à chaque élève de qui elle doit se séparer. C’est un nouvel instant d’émotion.

Les enfants ensuite reçoivent quelques souvenirs, un bouquet de fleur, un livre retraçant tous les moments clef de cette dernière année, deux beaux portemines offerts par la banque du village et gravés du nom de l’enfant.

Les enfants emportent aussi la liste imprimée de tous les livres qu’ils ont empruntés dans la bibliothèque de l’école pendant les 6 années.

Ainsi qu’un registre de santé qui indique leur croissance.

A noter que la longueur du ruban rouge qui lie la liste des livres de la bibliothèque correspond aux centimètres que chaque enfant a gagnés pendant sa scolarité dans l’école.

Les enfants quittent l’école. Lâché de ballons.

Tous les autres enfants leur font une haie d’honneur avec des fleurs.

 

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Un Cerisier pour célébrer

Notre fils a douze ans. Il finit sa dernière année à l’école primaire (qui compte six ans au Japon). En avril il entrera au collège.

C’est quelque chose. Les cycles de douze ans ont un sens.

Pour féliciter notre fils et marquer le coup, un voisin nous a offert un cerisier. Quelle merveilleuse attention ! Nous recevons ainsi souvent des leçons de savoir vivre.

Cerisier, que nous plantons dans le jardin aujourd’hui.

cerisier mars 2017

 

 

 

 

 

Les enfants …