Une allée dans le jardin avec France Culture

Nous avons décidé de faire des petites allées dans le jardin; entre la maison et la route, pour briser la monotonie et aussi relier la maison à la route et au hanaré. Projet assez facile et qui n’a pris que quelques jours. Le travail était un peu fastidieux, répétitif mais permettait d’écouter la radio en même temps.

France CUL diffusait ce jour une conférence de 1953 sur la géographie politique de l’Amérique du Sud, par André Siegfried.

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=f0d67765-9a61-4dcf-b18e-6d62782163a9

C’était formidable de faire mes trous et de poser les briques tout en écoutant cette voix un peu chevrotante d’autrefois, et un si beau texte lu avec tant d’intelligence.

Les villageois de passage étaient surpris à me voir travailler ainsi dehors avec la radio en français, qui leur sonnait comme de l’araméen, et à tue tête.

Choisir l’agencement des briques au départ était finalement la partie la plus délicate. Pour donner de l’équilibre, de la stabilité à ce projet il fallait une symbolique.

J’ai commencé par faire trois cercles alignés, chaque cercle représentant chacun de nous (ma femme, notre fils et moi-même).  Le cercle au milieu est constitué par l’ancienne pierre d’un mortier (石臼), et représente notre fils.

Le fils est au centre des préoccupations; trois chemins convergent vers lui et se connectent à lui chacun avec un bloc de trois briques. Trois, répété trois fois.

A la fin du projet j’ai ajouté une croix dans le sol. Pour ne pas oublier le message du Christ et que, dans ce petit village perdu au milieu du Japon, je suis encerclé par les Bouddhistes 🙂

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Scotch + Fils + ipad

Coucou les ours!

Ce matin on reçoit un mail de la police:

12月16日(金)午後8時45分頃、姫路市xxxxc549番地から北東約1キロメートルの道路上において、が出没したという情報がありました。
以下の被害防止ポイントにご注意いただき、目撃した場合は、すぐに110番通報してください。
【被害防止ポイント】
●農道等を通行する際は、ラジオや鈴など音の出るものを携行し、活用しましょう
●夕方から早朝までの間は、人里に出没する可能性が高くなるので特に注意しましょう。
●ゴミを屋外に放置しないようにしましょう。

熊 c’est l’ours

Donc un ours aurait été aperçu à 1km au nord de notre hameau; hier vendredi 16 décembre le soir à 20 heures 45.

Il est recommandé de, si l’on part en montagne, se munir d’une clochette ou d’une radio: le son produit ainsi fait fuir l’ours et évite ainsi d’en rencontrer par surprise.

Je suis donc cette recommandation pour aller travailler dans notre montagne aujourd’hui; et attache une clochette à ma salopette.

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Un petit chaton nommé Scotch !

Une connaissance, qui a déjà de nombreux chats chez elle, recherchait quelqu’un à qui confier les chatons venus d’une nouvelle portée.

Un petit chaton est donc venu s’ajouter à notre petite tribu. Il doit avoir deux mois (presque). Il est très mignon.

Ayant une teinte un peu whisky notre fils décide de le nommer Scotch. Comme le ruban adhésif aussi.

Nous espérons que l’alchimie prendra bien avec Minou … en attendant Scotch est installé confortablement à côté de la salle de bains afin de laisser le territoire de Minou tel quel. Pour le moment.

On a commencé par construire une petite cage pour Scotch. Celles dans le commerce coutent ici 10 000 ou 15 000 yens (soit 80 à 120 zeuros) ce qui fait beaucoup pour du plastique et du fil de fer made in china. La cage ci-dessous nous revient à mille yens. La cage c’est pour pouvoir controller les allées et venues de Scotch le temps que les deux chats s’habituent l’un à l’autre.

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Et voila le petit Scotch installé … kawaii !!!!!

 

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Un chat bien botté

Le Chat Botté est un restaurant français à Himeji.

Le fameux matou botté

Dimitri et son épouse Reiko ont ouvert le chat botté cette année. Il faut saluer cette initiative. Voyez vous, il faut avoir des vraies cojones pour ouvrir son restaurant comme ça à l’étranger.

Le Chat Botté: https://www.facebook.com/lechatbottehimeji/?pnref=about.overview

Avec Dimitri, si je compte les enfants, ça doit faire …. quatre résidents français à Himeji ? Quatre sur Cinq Cent mille. C’est pas mal … Ça fait du 0.008%. Ça c’est de la minorité! C’est même pas de la minorité … c’est de l’unicité !

Nous avons enfin eu l’occasion d’aller déjeuner au Chat Botté, et nous ne le regrettons pas.

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La cuisine est vraiment très bonne. La cuisine est traditionnelle, avec une touche locale, car Dimitri se fournit avec des produits de la région (légumes et viandes). C’est vraiment chouette de pouvoir ainsi avoir une cuisine authentique et moderne dans une ville comme Himeji. Il utilise certains ingrédients très japonais, comme du sudachi.

Des recettes sont très françaises dirais-je. Comme le coq au vin. Ça n’est pas un plat que l’on peut manger tous les jours au Japon… (la photo dessous c’est du canard …)

 

 

canard!

L’ambiance est décontractée. Le style de Dimitri est unique. Chef, il porte une casquette de baseball de l’équipe de Nagoya. Je crois que ça permet de désacraliser le statut de CHEF et de décongeler l’atmosphère. Les tables en comptoir donnent un air de bistrot également. Et le mac book pro fait jeune et moderne.

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Ce qui nous a beaucoup touché, c’est l’attention aux détails, le service. On voit l’amour du beau travail. On voit aussi que Dimitri et son épouse veulent que leurs clients passent un très bon moment, qu’ils soient contents, et ils veulent qu’ils reviennent ! C’est toujours très touchant ça, vous savez.

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Donc voila. Si vous venez visiter Himeji, le Chat Botté est l’endroit de choix pour faire une pause, passer un très bon moment et goûter de bonnes choses. Se ressourcer.

 

Le chat nous gagne. On est de plus en plus chat.

D’autres photos aériennes

Le voisin est repassé avec son drone et a gentiment pris d’autres photos du village.

le drone DJI made in china a du prendre ces photos à 150 mètres de hauteur …

 

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Ben oui y a que des montagnes … la vallée est ici étroite … Les montagnes sont recouvertes de cryptomères, plantés il y a 40 ou 50 ans …

 

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Ah ! c’est moi le point orange sur la photo 😉 Les arbres alignés en allumettes; c’est notre montagne. Dessous la zone parsemée de points blancs c’est la première terrasse où nous avons planté moults arbres.

C’est assez petit n’est ce pas … c’est pas un ranch au Texas notre truc …

 

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Et notre village encore ….

 

 

Un système ingénieux pour laver les tubercules

J’interpèle le voisin qui transporte dans son camion kei-truck un truc qui ressemble à une petite roue à aubes.

C’est un système très ingénieux pour laver les tubercules de Taro (satoimo ici au Japon). Il place les tubercules dans le petit tambour au milieu de la roue et place le tout dans la rivière. Cela fonctionne comme une roue à aubes et au bout d’une heure les tubercules sont lavés de toute la terre; la peau externe est même partie; et ils peuvent être préparés dans la foulée.

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Mon cerf ami

On remarque assez souvent un cerf posté au beau milieu de notre montagne à un endroit un peu dégagé qui offre un joli panorama sur le village.

C’est juste en face de notre jardin, de l’autre côté de la rivière.

Il y a deux jours j’y ai donc aperçu le cerf le matin. Amusant, il y était toujours trois heures plus tard. Je me suis décidé à me rapprocher et à aller le saluer.

Arrivé à sept ou huit mètres du beau mammifère;  je lui parle. Il finit par partir en me montrant son joli derrière tout blanc. Mais sans me répondre.

Mais bon …. A bientôt, mon cerf ami !

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Lecture: Terre et Ciel (Théodore Monod)

Une ancienne lecture. Terre et Ciel de Théodore Monod. Je retrouve le livre, par hasard, après l’avoir lu il y a quelques années.

 

ISBN-10: 2742711643

 

Reprise ici d’anciennes notes.

page 58

La fabrication d’une bombe ne part jamais d’une bonne intention. L’intention est de détruire des êtres humains, le plus grand nombre possible. Il serait souhaitable que les savants exercent leur conscience et leur sens moral, non seulement ceux qui travaillent dans l’armement, mais aussi les chimistes, les biologistes ou les physiciens. Il faut hélas avouer que nous avons très peu d’exemples de cas de conscience de ce genre. Nous voyons des légions de chercheurs accepter de travailler honnêtement, du mieux qu’ils peuvent, au perfectionnement d’appareils qu’on sait à l’avance destinés à tuer des êtres vivants. Comment concevoir une telle dérive ? Mettre au service de la mort  et au service du malheur de l’homme des connaissances acquises au cours de sa formation scientifique est une aberration. Le plus inquiétant, c’est qu’on ne constate aucune révolte chez ces scientifiques.

page 97

La violence dans la nature ne doit pas servir de justification  celle des hommes. Au contraire, l’homme en tant qu’être moral a un devoir supplémentaire face à cette réalité.

page 113

La contemplation de la nature ne mène pas à Dieu. Le scientifique en moins sait trop bien combien est terrifiant l’affrontement des espèces. Le spectacle de la nature tel qu’il est soulève, au contraire, des réflexions théologiques considérables parce que si la création relève d’un créateur et que ce créateur est un dieu de miséricorde et de compassion tel qu’on nous le décrit, on ne voit pas très bien comment il peut être à l’origine de tant de souffrances. Comment peut-on imaginer qu’un créateur bienveillant ait organisé, non seulement le carnivorisme, mais aussi le parasitisme ?

page 114

Au contact de la nature, on prend conscience de l’unicité du cosmos. Il y a tellement d’analogies entre ce qui se passe dans la nature et se qui se passe entre les hommes que la solidarité entre les êtres vivants devient évidente. Au contact de la nature, nous découvrons la solidarité qui nous lie au reste des êtres vivants et par conséquent la responsabilité que nous avons envers eux. « Celui qui cueille une fleur dérange une étoile » disait le poète Francis Thompson. Cela montre que se tient dans l’univers et que nous ne représentons qu’un fragment de l’unité.

page 143

Les enfants qui s’amusent à longueur d’année avec des armes en plastique, tout en s’imprégnant de la violence diffusée à la television, intègrent une agressivité qu’ils restitueront tôt ou tard, sous des formes variées. Et puis, à force de s’amuser avec des armes jouets, on finit par accepter l’emploi de l’arme. C’est toujours un danger. Il vaut mieux éviter cela et orienter l’éducation de nos enfants dans une direction connue comme étant souhaitable.

page 145

L’argent a pris une place considérable dans le monde moderne. Il a tout corrompu. C’est le deuxième faux dieu de notre civilisation. L’argent finit par devenir une fin en soi, indépendamment de ce qu’il peut procurer. Des lors, il importe non seulement de savoir le conserver, mais aussi le faire fructifier, de spéculer. « nous sommes possédés par nos possessions » disait mon père.

(…)

Le capitalisme, c’est le pouvoir de l’argent. Ce ne sont pas les entreprises libérales qui chercheront à faire le bonheur des êtres humains. Le capitalisme consiste a fabriquer des choses et à les vendre, et à cumuler le profit, donc le pouvoir, le matériel, afin de continuer à s’étendre. Peut-on imaginer un système différent qui accorderait une plus grande place à l’initiative individuelle, à l’épanouissement des individus ? Je ne sais pas. Chaque système devient ce que les hommes en font. Etant donné leur nature, ils arriveront toujours à pervertir un nouveau type d’organisation.

page 148

Les publicitaires sont très habiles. Le moindre mot, la moindre image n’est pas innocente. Il faut parvenir à faire acheter aux gens un produit dont ils n’ont pas besoin. C’est une science. Les entreprises ne sont pas philanthropiques. Elles ne cherchent pas à faire le bonheur de l’homme. Elles visent à accroître leurs bénéfices, rétribuer leurs actionnaires, (…).

page 151

L’extrême frugalité caractérise mon régime alimentaire. Je me nourris de pain, de pâtes, de fromage et de fruits. Et effectivement j’ai renoncé à la viande. D’une part pour faire une expérience physiologique: prouver que l’homme est capable d’efforts considérables au Sahara avec un peu de riz, une poignée de dattes, quelques gorgées d’eau ou de thé. Mais également pour protester contre les égorgements a vif d’animaux que pratiquent les Sémites, hébreux et musulmans.

page 171

Les paléontologues parlent d’homonisation pour décrire les phases qui ont mené nos lointains ancêtres à ce que nous sommes physiquement et anatomiquement aujourd’hui.

page 172

Il faudrait apprendre aux enfants à regarder les détails de la vie d’un insecte ou d’une fleur. Cela permet de se remettre au niveau des autres êtres vivants. Nous en faisons partie que nous le voulions ou non. Il faut nous familiariser avec cette idée que nous sommes solidaires de tout ce qui vit. Mais on peut aussi entendre ce mot dans un sens philosophique. S’hominiser c’est aussi sortir de notre sauvagerie ancestrale, nous débarrasser de notre héritage préhistorique, et aquérir une nouvelle stature morale. Devenir des Hommes, avec un H majuscule.

page 218

Le grand problème est de savoir si la vie est née d’une intention. Deux systèmes sont possibles, ou bien son apparition s’explique par le pur hasard, par des mutations aléatoires, qui par leur nombre infini au cours de millions d’années ont fini par faire progresser cette chaîne de l’organisme qui va des éponges à l’homme. Ou bien l’apparition  de la vie répond à un projet. La chaîne s’est mise en route dans une direction donnée, avec une complexification graduelle et permanente.

page 219

Les apparences me semblent favorables à cette hypothèse. J’ai de la peine à croire que le hasard explique tout contrairement à la thèse officielle neo-darwiniste anglo saxonne. On ne peut quand même pas échapper à la constation que toute l’évolution biologique, la totalité de ce mouvement, s’accompagne d’un accroissement permanent du système nerveux central, c’est à dire du cerveau, et par conséquent probablement pour l’organisme en question, de la possibilité d’accéder à une conscience réfléchie, au sens moral du terme. Cela a conduit a ce que nous sommes actuellement.

page 220

L’évolution biologique manifeste une direction privilégiée, mais il est difficile de parler de but car nous ignorons si les êtres humains ont achevé leur évolution physique.

page 239

Oui c’est une religion de l’amour, de la miséricorde. Remarquons toutefois qu’en grec, il y a deux mots: agape et eros pour designer le mot amour. L’hymne a la charité, l’admirable chapitre de I Corinthiens 13 est l’hymne à l’agape, à L’amour au sens noble du mot.

(…)

Les préceptes moraux de l’Évangile ne sont pas très en vogue dans la société actuelle. La réussite et le profit sont au cœur de notre société. Nous sommes bien loin de l’Évangile.

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J’apprécie beaucoup les prières. Je crois qu’il est bon de se remémorer quotidiennement la grille de conduite adoptée. Nous sommes sollicités pas mille autres soucis. Alors prier c’est une façon de conserver le cap que l’on est censé devoir tenir.

(…)

Les exigences morales de la foi doivent s’incarner dans l’action. La croyance n’est pas une entité spirituelle sans interaction avec notre monde de souffrance et d’injustice. Il faut travailler à la transformation de l’homme. Les temps messianiques, il faut les préparer des à présent.

page 279

L’homme moderne redoute le silence car il pressent, confusément, que le silence est une terre de confrontation avec l’essentiel, avec nous-même, avec notre vocation d’homme. Il faut plonger dans le silence comme on s’aventure dans le désert. Il nous faut retrouver le chemin du silence.

page 280

J’aime beaucoup les cimetières anglais autour des églises ou l’on voit les stèles qui sortent du gazon. La tout y est. On retourne à la terre au bénéfice des plantes, on retourne à l’univers, on reprend sa place dans le cosmos.

page 281

Je crois que les Africains ont moins peur de la mort que nous. Cela s’explique, me semble-t-il, par l’importance accordee dans la religion africaine traditionnelle au culte des ancêtres. On vit avec les ancêtres et l’on a conscience que l’on fait partie d’une chaîne. En Occident seul compte l’individu. Et on a fini par le croire, en oubliant qu’il n’est que le maillon d’un flux.

page 284

Préservez la faculté de vous émerveiller, conservez la faculté d’apprendre, de réfléchir, de connaître: voila le message que je donnerais a ceux qui m’entendent. Hélas, les êtres vivants sont pris dans des influences extérieures très efficaces. Il y a dans nos sociétés un système de mise en condition des êtres humains qui nuit à la réflexion. Si on se laisse domestiquer par la presse, la publicité et la television, on perd tout recul face au monde.

page 293

Anarchiste chrétien, cela signifie que l’on se trouve en désaccord avec la structure sociale et politique de son époque, mais que l’on conserve une reference à l’Évangile, à l’idéal évangélique.

 

Promenade à Kamigori

J’amène mon fils à un match de baseball, dans la ville de Kamigori (上郡).

Petite bourgade à 30 km de Himeji, à l’ouest. Il y a une gare avec des trains qui passent deux fois l’heure. On sent que l’endroit, à un moment, a voulu devenir une ville mais quelque chose a cloché. Entre deux matchs de baseball, je vais faire un tour.

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Pas mal les plaques d’acier qui chevauchent le caniveau. Non sans dérision.

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La, j’aime bien les couleurs des inscriptions et des briques

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On appelle ca gomi yashiki ゴミ屋敷(maison à ordures). J’ai aperçu le fou à l’œuvre à l’intérieur, en train de dessouder des composants d’une ancienne carte électronique …. Fou ou génie … qui sait ! les deux peut-être …

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Heureux l’homme qui, parmi ce bazar urbain sans âme, sait garder un contact avec la terre.

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Enfin un peu de beauté dans ce monde de brutes.

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Les jeunesses populaires, un peu rebelles, que l’on appelle ici les yankii, aiment bien ce genre de vieilles cylindrées. Je lis la aussi un certain sens d’humour et de dérision. (ces voitures, anciens symbole de la bourgeoisie il y a 20 30 ans ?)…[aujourd’hui les bourgeois roulent en Prius].

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De nos jours la plupart des pachinko en service sont au moins deux ou trois fois plus grands que celui-ci.

Celui-ci fait donc de la résistance… sauvons les petits artisans du pachinko !!!

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et soudain, au milieu de la ville vide qui n’est plus que le souvenir de ce qu’elle fut, une maison-cube.

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La c’est purement magnifique.

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Ce camion hiace Toyota est très fréquemment utilisé par les menuisiers. Il se fond à merveille dans le paysage urbain historique.

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Sais pas pourquoi mais la soudainement j’ai pensé à la Meurthe et Moselle.

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Ça aussi c’est magnifique … J’adore ces vieux trucs … ils deviennent presque organiques.