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Des signes magiques de l’arrivée du printemps ?

En marchant en forêt je remarque depuis quelques jours de nombreux os posés sur le bord de la route. Alors qu’il n’y en avait aucun il y a une semaine ou deux.

On se pose la question, faut-il y voir des signes magiques annonçant l’arrivée du printemps?

os sur la route 1 os sur la route 2

Une taupe

A côté de la maison, derrière la cuisine, découverte d’une taupe. Elle est morte. Nous l’observons, de près.

Eh oui maintenant j’ai toujours une petite loupe dans la poche; afin de pouvoir observer en détail ce qui se passe dans le jardin.

taupe 2

taupe 2

taupe 1

taupe 1

Ensuite nous piochons une petite tombe pour laisser reposer le petit animal au corps si délicat.

Vocabulaire

Taupe もぐら。

Bien entendu Minou a sans doute buté la taupe. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas l’avoir amenée jusque dans la maison, comme elle avait fait récemment avec un petit mulot.

D’ailleurs, elle n’est pas loin.

minou baille 2

minou baille 2

Dans le jardin

Beaucoup de choses à observer dans le jardin et alentour aujourd’hui…Et puis, c’est la saison des pluies. Entre deux averses toutes les plantes resplendissent et nous inondent de leurs couleurs. Le jardin se porte bien lui aussi.

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Une tortue se promène chez le voisin. Je me demande si c’est la même que l’année dernière.
Les tortues doivent être occupées à quelque chose, en ce moment de l’année. J’en ai aperçue une autre écrasée sur la route, ainsi qu’un renard d’ailleurs.
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Les coccinelles font leur mue. L’opération se finit mal pour l’une d’entre elles qui se fait manger par les fournis.
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Un voisin nous offre des branches de gumi, fruit étrange qui ressemble à un bonbon acidulé.
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Gumi; グミ(茱萸、胡頽子)
Ca marche très bien en confiture.
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Minou le chat a dû passer une bonne journée elle aussi.
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Rhacophorus arboreus ou Moriaogaeru

C’est une espèce de grenouilles. En Japonais モリアオガエル Moriaogaeru.

Plus tôt nous avons décrit comment ces grenouilles pondent leurs oeufs, dans de la mousse blanche, sur la branche d’un arbre située au dessus d’une étendue d’eau; étang ou rivière.
Arboreus en effet … cette espèce de grenouille est capable de monter dans les arbres. Les doigts de ses pattes sont très développés et lui permettent de monter sur les murs; le long des gouttières etc et jusque dans les arbres.
Nous avons remarqué un nuage de mousse dans un arbre du village; mais positionné 30 centimètres trop à gauche d’un petit étang. La grenouille avait sans doute calculé, à tord, qu’avec les pluies l’étang aurait gagné en superficie. Tous les têtards étaient voués à une mort immédiate, il se seraient écrasés sur du béton, nous avons donc scié la branche et l’avons posée au dessus d’une vasque emplie d’eau.
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Les tétards tombent du nuage de mousse, directement dans l’eau et s’y développent en toute sécurité. Nous leur donnons à manger des feuilles de laitue. Ils ont l’air bien sympathiques.
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Ce matin nous avons remarqué qu’un têtard est déjà devenu grenouille. Nous l’avons déposé dans un endroit safe du jardin; au bord de la rivière. Remarquez les doigts des pattes …
Moriaogaeru, bon voyage !
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Les Ours

Dans le kairan, les messages que l’ont se passe de maison en maison dans le village, un pamphlet nous avertit du danger des ours, qui s’éveillent de leur période d’hibernation et risquent de s’haventurer sur les chemins de montagne à proximité du village, voire dans le village même.

Le pamphlet prodigue quelques conseils en cas de rencontre impromptue avec l’animal, ainsi que des précautions à prendre, comme éviter de laisser des restes de pique nique en montagne etc..

Il décrit aussi l’animal et explique lesquels de ses sens sont les plus développés etc … c’est vraiment bien fait.

A propos, le sac à dos de notre fils est équipé d’une grosse clochette, histoire d’avertir les ours de sa présence sur les chemins de l’école.

Pour ce qui concerne l’espèce d’ours en question, il s’agit du Tsukinowaguma, soit Ursus thibetanus, ou Ours Noir d’Asie, l’une des deux espèces d’ours qui vivent au Japon.

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Le Chevreuil piégé.

Huit heures du mat’, les brumes chachent le haut des montagnes. Il fait doux aujourd’hui; on sent le printemps s’approcher.
Je fais un tour dans le village; histoire de me dégourdir les pattes après avoir passé dix heures en avion hier. J’aperçois un chevreuil de l’autre côté de la rivière. C’est dans un champ de yuzus. Il y a quelque chose d’anormal; l’animal fait beaucoup de bruit; il se débat. Ses bois se sont pris dans des filets. Il a dû être pris là, bloqué; depuis 4 heures. Les chevreuils en effet retrournent vers les montagnes à la fin de la nuit.
La bête est épuisée, mais se démène avec une énergie féroce; elle se tourne sur elle même, donne des coups de tête. Sa langue pend. J’entends son souffle.
Les filets; qui sont là autour des champs justement pour éviter l’intrusion des chevreuils, font une grosse pelotte autour des bois de l’animal. Il y a des cordes; qui lui serrent le cou et sont au point de l’asphixier.
J’appelle ma femme et un voisin. Le voisin répond de suite ‘J’arrive; on va se le faire’: Effectivement zigouiller le chevreuil serait le plus simple; et le moins dangereux. On veut pas se prendre un coup de pattes dans les bijoux de famille.
Dans le village il est d’usage de zigouiller les animaux qui se prennent ainsi dans les filets. Un coup de bout de boit derrière la nuque.
Mais bon on est des gentils gars de la ville et notre préference est de le libérer.
L’affaire est difficile. Avec une corde on tente d’immobiliser l’animal qui dans sa folie risque bien de nous ouvrir le bide d’un coup de tête. N’est pas cow boy qui veut. On finit par attacher le chevreuil au niveau des bois; en lançant une corde et en l’attachant solidement à un arbre. Le chévreuil se tourne; manque de nous foncer dessus. Le filet, de son côté est sur le point d’étrangler l’animal.
A ce moment là je me dis qu’on ferait mieux de le zigouiller. Mais mon épouse me rappelle au bon sens.
On parvient ensuite à attacher une patte arrière du chevreuil. On tend la corde que l’on noue à un tronc. C’est bon l’animal; attaché en deux points, est enfin maîtrisé.
On peut donc s’approcher. On découpe avec de gros ciseaux la pelotte de cordes et de filet autour des bois du chevreuil.  Puis on coupe la corde pour libérer sa tête. L’animal se relève. Il est plus calme.
On finit par couper la corde pour libérer sa patte arrière. Je me demande s’il ne va pas nous foncer dessus.
Libre, le chevreuil fait quelques pas.
Il se retourne et nous regarde en silence.
chevreuil piégé

gecko la nuit

La campagne japonaise et les banlieues françaises

On peut dresser un parallèle entre la campagne japonaise, du moins celle où nous nous sommes installés, et les banlieues françaises. Elles souffrent en effet de maux semblables, à savoir,  des mêmes actes de vandalisme et d’incivilité causés par une jeunesse désoeuvrée qui ne comprend le sens ni de la morale ni du travail.

Dans  les banlieues françaises, les jeunes analphabètes vivent en bandes, ils adoptent des codes vestimentaires, linguistiques et musicaux communs. Il oeuvrent la nuit; rôdent dans leurs cités; s’aventurent jusque dans les villes où ils sèment la panique sans le moindre remords. Ils volent, braquent; détruisent, frappent tout ce qui leur tombe sous la batte de baseball.

Les politiques se sont succédés, mais on peut affirmer que tous les efforts annoncés publiquement se sont soldés par des échec cuisants; les bandes de jeunes ne redoutent rien, rien ne les fait fuir ni ne les arrête, elles ont même gagné en assurance depuis les dix dernières années.

Eh bien, lecteur de France, sache que dans notre profonde et belle campagne japonaise, nous souffrons des mêmes maux; et des mêmes razzias commises par des bandes sans peur ni morale. Je les ai vues à l’oeuvre; hilares, et je n’hésiterai pas à poster des photos pour appuyer mes propos; dès lors que je pourrai saisir ces malappris avec mon appareil photo.

A la nuit tombée je les observe. Les premiers encore prudents sont dissimulés dans les forêts avoisinantes et s’approchent du village vers huit heures du soir. Il fait déjà nuit noire, mais ils savent que les habitants chez eux sont encore éveillés et finissent de digérer leur diner en regardant tranquillement la télé.

C’est une heure plus tard, au tour de neuf heures du soir, que les chevreuils se regroupent; du côté nord est du village, juste derrière le temple bouddhiste. Ils s’assurent de l’absence de voitures ou de chiens pour aller s’engouffrer dans le village, comme le font les bandes de voyoux à Châtelet les Halles. Et c’est parti pour le carnage et la dévastation; les chevreuils, les biches, les faons tout le monde s’y met et se jette sur les jardins et les potagers, c’est une vraie émeute, silencieuse certes mais non moins destructrice, car tout y passe; les légumes, les fruits, arbres, poubelles, etc.

C’est le bordel et que fait la police ?

L’ami le gecko

scolopendre (mukade)

Voici une autre insertion dans le bitume, un scolopendre (mukade).

scolopendre ecrasé

Toutes les personnes à qui nous posons la question ont quelque chose à dire, et une expérience avec un mukade. Personne dans le village n’affirme ne pas en avoir chez lui.

Une personne rencontrée le charmant monsieur O a déjà été mordu. Très douleureux. Heureusement son chien les découvre dans la maison, et il peut les anéantir le plus souvent sans heurt.

C’est un bête incroyable en tous cas (le scolopendre, pas monsieur O).