Catégorie: le bonheur

L’entrée des artistes

Le printemps, et les artistes entrent en scène.

Dans l’ordre d’apparition:
  • Les oiseaux. On voit aussi les aigles haut dans le ciel porter des branches.
  • Les insectes. Des multitudes, d’araignées dans le jardin et les champs. A marcher dehors on sent sa tête passer dans des fils d’araignées tendus la nuit passée.
  • Une tortue vue dans la rivière
  • La nuit à partir de onze heures; le chant d’amour d’une chouette
  • et pour finir la dernière à sortir de sa tanière, c’est la femme du bonze, aperçue hier dans le village et que l’on n’avait pas vue de tout l’hiver.

La fête du ‘Mune-age’

Monsieur S avait fait raser ses deux vieilles maisons pour en construire une nouvelle. Les deux maisons détruites, nous avions récupéré le bois pour alimenter Calcifer, notre poêle a bois.

Deux mois plus tard, les fondations de la nouvelle maison de Monsieur S sont prêtes.
Et aujourd’hui est un jour particulier. Les charpentiers vont monter toutes les colonnes et les poutres, des fondations jusqu’au toit. C’est ce que l’on nomme le muneage 棟上げ
Les poutres sont prédécoupées, et les charpentiers les emboitent les unes dans les autres comme un énorme légo. C’est impressionnant, de voir monter une maison en un jour.
Tout le village a été informé de ce jour d’exception, deux semaines plus tôt. La date n’est pas choisie au hasard. C’est un dimanche; donc les gens seront disponibles, et le jour est un jour de bon augure taian 大安 sur le calendrier traditionnel. Bref; le même soin dans le choix de la date que pour un mariage; c’est dire de l’importance du moment.
C’est le mochimaki. Des membres de la famille de Monsieur S. montent sur le toit fraichement assemblé. Ils se placent à chaque coin du toit carré  et lancent des gâteaux de riz et des bonbons à tous les villageois rassemblés et venus voir ce moment d’exception. Les enfants et quelques adultes sont déchainés, c’est à celui qui attrapera le plus de friandises.
Notre voisine de 90 ans a fait le déplacement; et toute joyeuse elle nous montre ce qu’elle a pu attraper.
Quelques instants plus tard la foule se disperse; les gens discutent et rient un bon coup.
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La Liberté

Finalement, après tant d’années en ville; la liberté, c’est ça: avoir beaucoup d’espace, peu de voisins, avoir à disposition tous les outils et matériaux nécessaires, et pouvoir fabriquer ce que l’on veut, quand on le souhaite.

Travailler le bois, la terre.
La seule chose qui finit par manquer, c’est le temps.
En ville; du temps; j’en avais à faire fumier,
Si bien que nous devions trouver à faire des choses, pour nous occuper.
Aller acheter ci, aller visiter ça.
Ici à la campagne c’est le contraire; il y a profusion de choses à faire, mais le temps manque.
Le garage, ou l’atelier, c’est l’endroit ou nous tranformons notre énergie et notre temps, en quelque chose que l’on peut voir de ses yeux et toucher de ses mains.
C’est le lieu de la transformation. Au sujet de la transformation d’energie, d’ailleurs, visitez ce blog magnifique.
Le garage-atelier est aussi là où père et fils passent du temps ensemble, entre hommes, avec les outils et les matériaux.
On manie les outils; on coupe; rape; rabote; visse, cloue.
Je serais bien heureux si l’atelier devenait comme la deuxième salle de classe de mon fils.
Au sujet du garage, nous avons fini d’y installer un établi. Nous en avons fait deux, dont un plus bas pour l’enfant.
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Le Chevreuil piégé.

Huit heures du mat’, les brumes chachent le haut des montagnes. Il fait doux aujourd’hui; on sent le printemps s’approcher.
Je fais un tour dans le village; histoire de me dégourdir les pattes après avoir passé dix heures en avion hier. J’aperçois un chevreuil de l’autre côté de la rivière. C’est dans un champ de yuzus. Il y a quelque chose d’anormal; l’animal fait beaucoup de bruit; il se débat. Ses bois se sont pris dans des filets. Il a dû être pris là, bloqué; depuis 4 heures. Les chevreuils en effet retrournent vers les montagnes à la fin de la nuit.
La bête est épuisée, mais se démène avec une énergie féroce; elle se tourne sur elle même, donne des coups de tête. Sa langue pend. J’entends son souffle.
Les filets; qui sont là autour des champs justement pour éviter l’intrusion des chevreuils, font une grosse pelotte autour des bois de l’animal. Il y a des cordes; qui lui serrent le cou et sont au point de l’asphixier.
J’appelle ma femme et un voisin. Le voisin répond de suite ‘J’arrive; on va se le faire’: Effectivement zigouiller le chevreuil serait le plus simple; et le moins dangereux. On veut pas se prendre un coup de pattes dans les bijoux de famille.
Dans le village il est d’usage de zigouiller les animaux qui se prennent ainsi dans les filets. Un coup de bout de boit derrière la nuque.
Mais bon on est des gentils gars de la ville et notre préference est de le libérer.
L’affaire est difficile. Avec une corde on tente d’immobiliser l’animal qui dans sa folie risque bien de nous ouvrir le bide d’un coup de tête. N’est pas cow boy qui veut. On finit par attacher le chevreuil au niveau des bois; en lançant une corde et en l’attachant solidement à un arbre. Le chévreuil se tourne; manque de nous foncer dessus. Le filet, de son côté est sur le point d’étrangler l’animal.
A ce moment là je me dis qu’on ferait mieux de le zigouiller. Mais mon épouse me rappelle au bon sens.
On parvient ensuite à attacher une patte arrière du chevreuil. On tend la corde que l’on noue à un tronc. C’est bon l’animal; attaché en deux points, est enfin maîtrisé.
On peut donc s’approcher. On découpe avec de gros ciseaux la pelotte de cordes et de filet autour des bois du chevreuil.  Puis on coupe la corde pour libérer sa tête. L’animal se relève. Il est plus calme.
On finit par couper la corde pour libérer sa patte arrière. Je me demande s’il ne va pas nous foncer dessus.
Libre, le chevreuil fait quelques pas.
Il se retourne et nous regarde en silence.
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L’économie de la montagne

Je discute avec un voisin. Il parle très vite et assez peu distinctement, j’essaie de bien le comprendre.

Il explique qu’il revient de sa montagne où il a coupé du bois.

Une bonne conversation s’ensuit.

Le village est entouré de montagnes.

Jusque dans les années 70 le bois des forêts avoisinantes a assuré une certaine prospérité au village. C’est récent, celà date de la guerre après laquelle on a dû tout reconstruire, et le boom économique qui a suivi.

Toutes les forêts consistent en du cryptomère. Lequel pousse droit et vite et convient parfaitement à la construction des maisons. Il y a donc peu d’essences différentes. Pour cette raison d’ailleurs; les chevreuils n’ont pas grand graine à se mettre sous la dent, et ils viennent jusque dans les villages et les potagers pour s’alimenter.

L’ouverture du marché, et l’apparition de bois importé de Sibérie, du Canada ou de l’Asie du Sud Est a tout chamboulé. Le bois Japonais, trop cher ne se vend plus. Et les montagnes ne rapportent plus rien. Leur valeur a baissé d’autant.

Vous avez une idée de combien coûte une montagne en France ? Je pense déjà à mon cadeau d’anniversaire …

Le ‘Tondo’ (purification)

Le Tondo とんど c’est une fête du village qui a lieu au début de l’année. Je crois que le tondo existe à travers toutes les régions rurales du Japon.
Le but du tondo est de se purifier pour l’année nouvelle. C’est un bûcher haut de six mètres où l’on brûle toutes les amulettes utilisées l’année précédente. On se purifie avec le tondo.
Les hommes commencent par se réunir au petit matin et assemblent la base du bûcher avec de grosses bûches.
Un groupe part en montagne. Ils reviennent avec leurs camions blancs emplis de bambous.
Une fois la base du tondo construite; on dresse des troncs; pour définir une pyramide très aigue.
On prend ensuite trois très longs bambous liés à leur sommet qui vont recouvrir le bûcher. On ajoute de la paille; et beaucoup d’autres bambous.
Une corde sacrée shimewana (七五三縄) nouée au sommet des trois bambous lie le tout en descendant jusqu’à la base du bûcher; en une longue spirale.
Une fois le tondo fini on y dépose toutes les amulettes de l’année précédente; les mamoris, les décorations du nouvel an etc et l’on y met le feu.
Tout le village se regroupe. On amène même les viellards de la maison de retraite d’à côté que l’on fait asseoir sur un banc.
Le tondo, allumé, fait d’énormes fumées qui vont se perdre dans le ciel. On entend les craquements du bambou qui éclate sous la chaleur, on dirait des pétards.
Une fois le feu bien avancé on tente de récupérer des braises et tout le groupe se lance à faire des barbecues. Canettes de bière. Chianti. Saké. Shochu; il y a tout ce qu’il faut. On fait griller les saucisses et les mochis.
Pour un temps les familles se regroupent entre elles et mangent tranquillement, sous les flammes du tondo et le ciel immense.
Un peu plus tard; une fois que tout le monde est bien éméché on se lève et on va voir d’autres groupes; on se mélange. On s’offre des saucisses, des cacahouètes.
On discute; rit beaucoup. Les esprits s’ouvrent avec l’alcool. Occasion de mieux faire connaissance et d’apprendre de nouveaux mots, avec par exemple monsieur T:; 80 ans, en général taciturne mais particulièrement bourré ce jour et qui nous avoue sa passion pour le tetsuman (tetsuya maman 徹夜麻雀):  jouer au mah jong toute la nuit avec des amis. Plus tard il nous offre d’aller chercher des warabis (des pousses de fougère) ensemble dans les montagnes au mois de mai.
Décidément nous n’avons que de belles surprises avec les gens du village.
La communauté du village, voilà un agrément supplémentaire de notre nouvelle vie à la campagne ici au Japon. C’est certainement aussi une des raisons de la longévité spectaculaire des gens ici; la vie dans la communauté permet de tenir, plus longtemps.
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On assemble la base du tondo
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Les trois grands bambous
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une fois le tondo fini, on y accroche les anciennes amulettes
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Le tondo s’embrase.
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Réjouissances.

Bois de chauffe

Monsieur S. visite chaque maison du village, et offre une boite de gateaux à chaque famille, en informant tout le monde de son projet de faire raser ses deux maisons et d’en faire construire une nouvelle à leur emplacement.
Une maison a 40 ans; l’autre 80. Celle de 80 ressemble de beaucoup à notre hanaréElle aussi a deux pièces, est sur un niveau et a été construite pour élever les vers à soie. C’est dommage de voir ainsi de vieilles bâtisses; témoins du passé et de l’histoire; disparaitre pour être remplacées par des maisons modernes qui seront forcément laides et sans caractère. Mais bon; chacun est libre de faire ce qu’il lui plait.
La plupart des maisons au Japon sont construites en bois. Rares sont les maisons qui durent plus de 50 ans. Humidité, manque d’entretien, et puis les modes de vie qui changent (recherche de lumière avec plus d’ouverture, nouvelles normes antisismiques, isolation, etc …) font que l’usage est de faire table rase et de faire construire de nouvelles maisons au bout de 40 ans de bons services.
Tout n’est pas perdu pour autant car nous obtenons de Monsieur S. qu’il nous cède le bois de ses deux maisons à détruire. Un voisin se joint à nous dans l’effort; lui aussi se chauffe au bois.
La moitié d’une maison est déjà détruite. La société de démolition laisse les plus belles poutres de côté pour nous. Nous allons les charger dans le petit camoin blanc du voisin.
Nous amenons les plus grosses poutres au fond de la vallée, chez un charpentier qui loue une machine hydraulique pour fendre le bois. Ce sera plus facile, car les troncs sont conséquents et ne cèderaient pas à nos coups de hache.
Les poutres moins grosses; jusqu’à 20 centimètres de diamètre, nous les amenons directement à la maison. On sélectionne une dizaine de belles poutres, que l’on garde de côté pour des projets de construction futurs.
Les autres, on les tronçonne, et on les fend à la hache, pour le chauffage.
Le bois est sec, il a séché pendant 40 ans. C’est du cryptomère et il fend bien; c’est un plaisir que de le fendre à la hache.
Les travaux de démolition vont continuer les jours qui viennent, nous aurons de quoi charger le camion plusieurs fois encore.
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Le Terrain de Sumo (Dohyou)

 
Pendant les vacances de fin d’année l’école est vide mais la cour reste ouverte aux enfants qui veulent y jouer. Un placard où l’on garde les ballons et les autres équipements de sport est laissé lui aussi ouvert. En France celà aurait vite attiré les chapardeurs.
 
A un angle du terrain de foot dans la cour de l’école, il y a un terrain de sumo (Dohyou 土俵).
Je n’avais jamais vu ça à Tokyo. 
 
Le terrain de sumo est idéal pour des combats festifs, avec mon fils de 8 ans. 
 
L’enfant peut ici donner cours à toute sa force, libérer son énergie et sa soif de grandir, il peut affronter son père, sans rien casser ni se faire mal. Il saisi ma cuisse et essaie de me soulever. Je fais plus de deux fois son poids. 
Il adore; et j’aime aussi, ce contact. 
Plusieurs fois mon fils parvient à me faire tomber ou me sortir du périmètre; délimité par une grosse corde (ici un ancien tuyau d’incendie). Je le ménage bien sûr, je le laisse gagner; en usant juste assez de force pour épuiser l’enfant.
 
Sous le toit de tôle ondulée dont les peintures s’effeuillent, nous ne voyons pas le temps passer et nos rires résonnent jusque dans les montagnes.
 
terrain de sumo

terrain de sumo

 
 

Une découverte merveilleuse

On vient de petit-déjeuner. Une voiture s’arrête et quelqu’un sonne à la porte. Oh, c’est Monsieur K. Oh, il a une nouvelle voiture.
Il porte ses bottes étanches et un treillis, camouflage jungle. Cosplay.
« -Qu’est-ce-que vous faites aujourd’hui ? Venez nous voir, nous faisons un mochi tsuki. Venez, il y a même un Noir ! »
[il y a très peu d’étrangers ici, donc la présence d’un gaijin, un étranger, est un événement en soi]
« -c’est où ?
-c’est dans la prochaine vallée, au fond, un kilomètre après les dernières maisons .. la route qui serpente …
-c’est où, dans la maison de quelqu’un?
-non, c’est notre base secrète, l’endroit secret pour nous amuser …. 遊び場所
-ok … »
Les deux excitent notre curiosité; la présence potentielle d’un Africain; ce qui ferait deux étrangers dans la vallée, et ‘cette base secrète’ … On y va !
L’endroit dépasse notre imagination. A flanc de montagne, une vingtaine de voitures stationnent. Elles viennent d’un peu partout.
Vue sur la vallée; on devine une rivière poissonneuse. A perte de vue les arbres qui recouvrent les reliefs, et le ciel blanc. Il pleut. Il fait froid aussi.
Une énorme structure en bois qui soutient une grande toiture.
Des gens; vieux; jeunes; enfants s’y affairent; autour d’un feu; d’autres frappent le mochi avec le kine; un groupe sectionne le mochi en boules aplaties (qui serviront de décoration pour le nouvel an avant d’être mangées), et quelques uns s’occupent de la cuisine où un ragout mijote dans ses nouilles. On dirait un Brueghel, les anciennes fêtes campagnardes.
Ils sont tous en survêtements; décontractés. Il y a de l’alcool, bière et saké; et beaucoup de fumées: des cigarettes, et des différents feux en cours.
Deux garçons s’amusent a défoncer avec une hache une palette en bois.
K. traduit: « ici, on n’interdit rien aux enfants. Ils font ce qu’ils veulent. »
On discute avec trois vieux qui s’occupent d’un feu. Clope au bec.
Derrière toutes ces personnes affairées il y a une structure en terre battue magnifique; massive, aux arêtes arrondies; elle abrite cinq fours; alignés en un cluster de vingt à trente mètres de long. Le tout fait penser à la ferme marocaine de Skywalker et de son oncle; dans Star Wars.
Le premier four chauffe l’eau du bain, récoltée de la montagne dans une énorme marmite récupérée chez un fabricant de saké. Les deux foyers suivants sont de la taille d’un four à pain et servent à la cuisine.
Les deux derniers fours; on pourrait entrer dedans, ils servent a faire du charbon de bois. Chaque fournée produit jusqu’à 180 kg de charbon de bois, explique K.
La charpente est faite de troncs d’arbres. Ils n’ont pas lésiné. Monsieur K. nous guide, nous présente à tout le monde et explique aussi que lui et son copain ont tout construit; la charpente; les fours il y a quelques années. La montagne appartient à son copain.
Il y a de la fumée partout; tout le monde est détendu; visiblement dans son élément. Il y a un côté sauvage dans la scène, mais on trouve aussi tous les éléments de la civilisation. Le feu. Le Toit. L’eau. Le bain. La cuisine. La communauté qui partage le moment et le lieu.
On est face aux éléments primordiaux et il n’y a pas de subterfuge, ni de bruit parasite, c’est l’essentiel. Pas de plastique; mais du bois, des pierres et de la terre. Pas de Made in China.
Tout le monde là se sent bien. Il y a de la liberté dans l’air. On se croirait à Lascaux, ou à Woodstock; peut-être les deux.
C’est un espace dans lesquels les Japonais excellent, ils savent vivre ensemble, ils apprécient le temps partagé avec les autres membres du groupe: la tribu.
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Des sourires et de la fumée, la liberté ! Derrière, les fours.
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La tribu devant le cluster de fours
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Pour l’eau du bain
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Les troncs d’arbres, pris dans la montagne, pour l’imposante toiture.
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La cuisine et les femmes et les enfants qui préparent les mochis.
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De grosses pierres pour une cheminée

 

2013

La tradition, ici au Japon, veut que l’on se rende au temple bouddhiste du quartier ou du village, et que l’on fasse sonner la cloche du temple 108 fois; avant le nouvel an.

Ici dans notre village du Kansai, c’est super trash.
2013
Le moine bouddhiste du temple nous acceuille en survêtements et avec sa guitare. Il joue et chante très bien deux belles chansons; qu’il finit avec la remarque;
‘vous mourrez tous avant moi!’
Puis il indique que c’est le moment de sonner la cloche du temple, et ajoute qu’on ne comptera pas jusqu’à 108, donc on fait comme on veut.
L’alcool est illimité.
Il fait froid. Les jeunes, surtout les hommes, sont là. Les enfants aussi. Peu de femmes. Peu de vieux.
A minuit tappantes j’ai l’honneur de faire sauter le bouchon de la bouteille de champagne; qui va se perdre dans la forêt.
On discute, on passe d’un feu à
l’autre, on se réchauffe entre deux verres de vin ou de saké. Attention aux mélanges. Bonne Année.
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