Catégorie: vie à la campagne
Le village sous la neige
Il n’a pas neigé comme ça depuis 10 ans parait-il.

Jolie vue sur la maison (je vais faire pipi dans la montagne)

je suis toujours reconnaissant à notre vieille maison de bien vouloir tenir bon, qu’il vente ou qu’il neige. Rien n’est jamais acquis.

c’est beau dans la montagne.

je fais un petit tour.



Ces arbres sont magnifiques. Il y en a plus beaucoup comme ça. Comme les éléphants.
Un ancien du village me dit que souvent on disait autrefois apercevoir une tête de cheval accrochée aux branches de ces arbres immenses. Un fantôme quoi …
Question. On se sent toujours très bien à proximité de grands arbres comme ceux-ci. Il y a un power spot. Un point où l’on sent une énergie particulière, palpable. Les arbres ont poussé parce qu’il y a avait un power spot à cet endroit ? Ou bien les arbres en poussant ont crée le power spot ?

Je lui allé voir S pour lui passer des cigarettes achetées au duty free de Singapoor. Ici la chienne tchatcha. Elle adore la neige!


Un système ingénieux pour laver les tubercules
J’interpèle le voisin qui transporte dans son camion kei-truck un truc qui ressemble à une petite roue à aubes.
C’est un système très ingénieux pour laver les tubercules de Taro (satoimo ici au Japon). Il place les tubercules dans le petit tambour au milieu de la roue et place le tout dans la rivière. Cela fonctionne comme une roue à aubes et au bout d’une heure les tubercules sont lavés de toute la terre; la peau externe est même partie; et ils peuvent être préparés dans la foulée.
Mon cerf ami
On remarque assez souvent un cerf posté au beau milieu de notre montagne à un endroit un peu dégagé qui offre un joli panorama sur le village.
C’est juste en face de notre jardin, de l’autre côté de la rivière.
Il y a deux jours j’y ai donc aperçu le cerf le matin. Amusant, il y était toujours trois heures plus tard. Je me suis décidé à me rapprocher et à aller le saluer.
Arrivé à sept ou huit mètres du beau mammifère; je lui parle. Il finit par partir en me montrant son joli derrière tout blanc. Mais sans me répondre.
Mais bon …. A bientôt, mon cerf ami !
Bricolage: un banc d’un arbre
Il reste un tronc de cryptomere dans le jardin et on va en faire un banc.
Projet assez ludique.
Le banc: simplement deux morceaux du tronc sur lequel on posera une belle planche.
Je vais débiter le tronc à la tronçonneuse.
Puis passe le rabot électrique
Comment appelle t on cet outil déjà ?
Et voila !
La planche est simplement posée sur les deux bouts de tronc. Pas besoin de la fixer. Comme ça on voit bien que le tout vient du même arbre. Toujours quel plaisir de travailler le bois.
Le village photographié par un drone
Un voisin a un drone et il a pris des photos. Nous qui avons toujours les pieds sur terre, cela change notre perspective…
A droite, un morceau de notre (petite) montagne.
Notre maison est la maison au toit noir, avec les murs blancs, presque au centre de la photo. On voit juste a cote les toits des abris pour le bois, du hanare, et la construction que nous avons faite cet ete (technology transfer).
Par contre j’ai beau chercher, je ne trouve pas Minou !!!
Ca marche: comment éviter les sangsues
Dans la catégorie des remèdes de grand mère …
1 découper des vieilles chaussettes ou manches d’un pull en rondelles.
2 imbiber de sel. (encore mieux avec un mélange de sel et de mégots)
3 enfiler les bottes dans les rondelles. (eh oui des bottes françaises de la marque LE CHAMEAU … mais production délocalisée au Maroc).
Craignant le sel; les sangsues éviteront de grimper le long des bottes ….
Depuis que j’utilise ce stratagème, pas une seule sangsue dans les bottes !
Le riz de cette année
Depuis notre installation dans le village nous mangeons le riz produit par monsieur K.
Ce matin monsieur K vient nous apporter le riz qu’il a récolté la semaine dernière. Le riz est livré en sacs de 30 kilos. Nous lui avions commandé trois sacs.
Ces trois sacs feront notre consommation jusqu’à l’année prochaine.
Pour nous remercier il nous offre deux bouteilles de thé.
Überproduktion
Oh ça sonne deux fois chez nous; y a quelqu’un qui vient,
C’est le voisin, le facétieux monsieur O., qui dans son potager a un gros problème de Überproduktion d’aubergines (なす).
Ces aubergines ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd et feront d’excellents curry rice.
Une rencontre dans la salle de bain
Quatre Ans ! 444ème article ! rétrospective …
Voici le quatre cent quarante quatrième article de ce blog. Ca fait quatre ans que nous avons commencé une nouvelle vie à la campagne en nous installant dans un petit village de la région du Kansai, au Japon.
Une première surprise avec ce blog c’est d’avoir autant de lectrices et de lecteurs. Je me réjouis toujours de vos commentaires et de vos questions.
Une deuxième surprise c’est d’avoir encore des choses à raconter, après quatre ans.
Je suis tenté de retracer une mini chronologie de ce blog, car il y a eu plusieurs phases ou étapes. Et on pourrait résumer tout cela en: initiation du novice citadin à la vie à la campagne (au Japon).
Eté 2012
Installation dans le village. Premières impressions.
Nous étions encore bien naïfs, nous ne savions rien de la vie à la campagne.
Et nous avions encore peur des insectes.
On écrit aussi un peu sur notre maison japonaise. Qui avant les travaux n’était pas vraiment folichon.
Pour nous c’est une nouvelle vie, même si j’ai la possibilité de garder mon job en informatique, que j’effectue désormais à distance, à la maison.
Hiver 2012-2013
Une periode ou l’on essaie tout et où rien ne marche vraiment, faute d’expérience. Cela n’entame pas notre enthousiasme pour autant. Je me sens un peu comme Jean de Florette ….
Printemps – été 2013
Concert de rock punk dans le temple bouddhiste du village. Le bonze de notre village est délirant.
Nous faisons la rencontre de S. C’est un moment clef pour nous car c’est par l’intercession de S. que nous apprenons énormément par la suite.
L’histoire de notre initiation à la vie à la campagne est un peu comme un escalier dont nous gravissons les marches une à une.
S. est charpentier, nous lui commandons la destruction d’une vielle batisse juste en face de notre maison, qui est en très mauvais état. Jadis construite pour l’élevage des vers à soie. A la place S. construit une petite maison de une pièce; selon les techniques de construction japonaises traditionnelles et avec le bois des arbres qu’il a coupés lui-même dans la montagne. Je passe beaucoup de temps à regarder comment il travaille. C’est beau et passionnant.

Hiver 2013-2014
Mes parents et ma tante nous honorent de leur visite et voyagent de France. Nous visitons un peu Kyoto qui n’est pas loin et passons beaucoup de temps dans le village. Ma mère prépare un civet de chevreuil qu’elle fait goûter aux voisins avec beaucoup de succès.
Nous construisons aussi ensemble un abri pour stocker notre bois.
Nous achetons un camion keitora. Ceci marque symboliquement notre appartenance à la campagne Japonaise.
Hiroshi nous donne un petit chaton abandonné, et nous le nommons Minou. Minou est très faible, malade, pleine de parasites. Mais en quelques semaines elle devient un chat magnifique.
En un an nous avons réalisé la puissance de la nature qui nous entoure au village. La beauté des insectes, des plantes, du ciel, de l’eau. Cette vérité que nous avions oubliée nous immerge. Et puis, marcher sur la terre lorsque nous jardinons, et le contact avec le bois.
Vivre dans une maison japonaise ancienne, faite de bois et de terre.. On est ainsi en permanence connecté avec l’univers et on se sent très très bien.
Un an après notre installation, nous savons que la ville (Tokyo) ne nous manque pas.
Une grande surprise aussi est la qualité des relations que nous entretenons avec nos voisins. Tout le monde est sympathique et nous a acceptés d’emblée. On comprendra plus tard que les gens étaient très contents de voir des gens s’installer avec un jeune enfant.
Ma femme bien que venant d’une région plus au sud s’est très bien habituée à la vie dans notre village et affirme ne vouloir retourner à Tokyo pour rien au monde. Quand à moi; vivre ici au village c’est comme vivre en France. Il y a de l’espace (plus qu’à Tokyo), de la nature (plus qu’à Tokyo) et les gens me foutent la paix (comme à Tokyo). Donc je ne sens aucun dépaysement. A part la distance avec la famille et le manque de fromage.
Et les discours de François Hollande nous rappellent à chaque fois que nous sommes très bien au Japon.
Printemps 2014
Pour une année, et suivant la rotation d’une maison l’autre, nous sommes chef du district. Ou rinpocho. Ca consiste surtout à collecter des sous chaque mois. Par contre, une personne âgée de notre district décédée, notre qualité de chef de district nous amène à jouer un rôle clef lors des obsèques.
On comprend alors combien les liens de confiance entre tous sont importants dans le village. Nous nous sentons aussi très intégrés.
Lis the good life de Helen et Scott Nearing.
Nous récoltons du thé dans la forêt.
Eté 2014
Récolte un carton de pommes de terre.
Automne 2014
Nous faisons l’acquisition d’un bout de la montagne; juste en face de chez nous. Commence à débroussailler. La montagne deviendra par la suite un immense terrain de jeu et d’expérimentations. Ce moment marque vraiment notre passage à l’action.
Nous pouvons remodeler la montagne à notre guise. Mon projet est de réduire la quantité de cryptomères, dégager la jungle et les broussailles et planter une grande variété d’arbres, afin que la nature puisse repartir et se re développer.
Le contact avec la terre aussi nous fait toujours du bien. Chaque personne sur cette planète devrait avoir son petit lopin de terre et y faire des trous. Le monde irait bien mieux.
On pense au concept de grounding où justement on est connecté à la terre.
Commence aussi une longue relation avec les sangsues.
Des visions de moissonneuses de riz transformée en robots gundam.
Hiver 2014 – 2015
Découvre dans une montagne voisine un cerisier géant et écroulé. Il s’appelle ‘cerisier éléphant‘. Je le débite et le ramène à la maison. Bonne expérience avec la tronçonneuse. Dois doubler la capacité de notre abri bois.
Je finis ma première Bande Dessinée Tout Ira Bien. Dernière page publiée sur le blog !
Dans la montagne, plante les premiers arbres.
Minou commence à se promener dans la montagne, en notre compagnie.
Printemps 2015
Visite de Kristophe Noel, photographe, rencontré via ce blog.
L’ecole maternelle du village ferme, faute d’enfants. Le vieillissement de la population et le peu d’enfants est un très gros problème Japon et va aller de mal en pis.
Je me relance dans le jardinage mais je l’avoue sans trop de succès, à cause de mon boulot trop busy et de mon manque de focus.
Eté 2015
Pourtant le thème de l’agriculture continue de me passionner; et je lis un excellent book sur la permaculture et autres méthodes.
Automne 2015
Autre signe que les choses commencent à partir sérieusement en rouille avec la diminution de la population; la superette du village ferme.
Hiver 2015-2016
Travaille de nouveau dans la montagne. Dégage la deuxième terrasse. Plante une vingtaine d’arbres.
Publie ma bande dessinée Tout Ira Bien. à compte d’auteur. Le résultat; imprimé, est vraiment convaincant. Vends sur le net. Versions Française et Anglaise.
Exposition photo de Kristophe Noel dans un café du village. Portraits des habitants.
Fais la connaissance de TS, un jeune agriculteur de la région, éduqué aux Etats Unis. On parle en Anglais. Par la suite je fais connaissance avec quelques étrangers établis ici, ce qui est une première, et un soulagement un peu de ne pas être me seul étranger de la région.
S. donne un coup de main et coupe une dizaine d’arbres dans notre montagne. Des cryptomères.
Printemps 2016
Notre fils rejoint l’équipe de baseball du village.
S. propose d’utiliser le bois des arbres de notre montagne et de construire un truc avec. Commence alors le projet de Technology Transfer: je vais travailler les week ends dans l’atelier de S., S. m’enseigne les ficelles de son métier. C’est passionnant. On aimerait devenir charpentier !
Eté 2016
444è article de ce blog.






























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