Revenir à Tokyo

Tokyo, je n’y étais pas allé depuis deux ans. Nous avons vécu dix ans en tout à Tokyo.

J’y suis retourné une petite semaine le mois dernier pour le travail. Deux ans, ça passe vite et j’avais oublié combien Tokyo est belle dès que l’on s’éloigne  des quartiers business.

La beauté est fragile à Tokyo, car elle cède vite sous les coups des pelleteuses et de l’appétit immobilier.

Tokyo foisonne et est organique. La solitude y est plus profonde encore que dans notre village, où je connais tous les vivants. Ici, tout le monde m’ignore.

Tokyo c’est aussi un peu le trou noir du Japon, car elle en aspire et dévore toute sa jeunesse, et les provinces autour se dépeuplent, dans ce pays où l’on fait de moins en moins d’enfants.

Tokyo on se laisse s’y noyer avec plaisir même si l’on finit par y perdre un peu ses repères, à force de marcher sur l’asphalte et de ne pouvoir fouler la terre.

Voici quelques photos.

Tokyo image_24775851132_o Tokyo image_24265618624_o Tokyo image_24893779165_o Tokyo image_24526182579_o Tokyo image_24526225669_o Tokyo image_24867506906_o Tokyo image_24893800715_o Tokyo image_24266939383_o Tokyo image_24526215739_o Tokyo image_24893813255_o Tokyo image_24526220189_o Tokyo 20160128_23_28_23_Pro

 

 

Minou et la souris

Minou a repéré une souris dans le jardin. Toute petite, mignonne comme tout, avec sa paire d’yeux noirs comme des cailloux qui brillent.

minou et souris DSC_1947

Minou est vraiment à fond dans son truc, super concentrée.

minou et souris DSC_1944 minou et souris DSC_1931

minou et souris DSC_1923

A moins de pouvoir se planquer sous une pierre, la souris n’a aucune chance.

minou et souris DSC_1910

Pour mieux l’étourdir je vois Minou la jeter en l’air.

minou et souris DSC_1951

Tout cela dure assez longtemps. A la fin je ne retrouve plus la souris; Minou l’a sans doute dévorée.

 

 

Vocabulaire

nezumi ネズミ 鼠 Souris

hatsuka nezumi ハツカネズミ 二十日鼠 Souris (litt. de Vingt Jours)

Bande Dessinée: English please ! ! !

J’ai il y a peu fait imprimer ma bande dessinée ‘TOUT IRA BIEN’. J’ai été étonné par le nombre de commandes reçues et ai dû commander de nouveaux exemplaires à l’imprimeur à plusieurs reprises ! Quelle merveilleux sentiment que d’être en rupture de stock !

C’est purement fantastique. Merci encore pour votre soutien.

Cette fois-ci j’ai fait imprimer la version anglaise (ou Frenglish pour être plus précis).

Elle nous a été livrée aujourd’hui. Je réalise malheureusement que j’ai commis une grosse faute de frappe sur la couverture. Je corrigerai à la prochaine impression…

EWBF 20160204_12_02_49_Pro

Belle coïncidence, le poissonnier ambulant passe nous voir peu après la livraison des BD. Comme il étudie l’anglais je lui montre un exemplaire de la BD et il est très intéressé.

Il déchiffre attentivement les premières pages. Je lui explique que l’intrigue est directement inspirée des événements qui ont suivi la catastrophe nucléaire de Fukushima, il devient soudainement songeur.

Alors nous faisons un deal, et échangeons une copie de la BD contre quatre chinchards et une tête de poulpe !

EWBF 20160204_15_32_12_Pro

 

Vous pouvez donc désormais commander à la fois la version anglaise et la version française, avec le bouton paypal ci-dessous:

Buy Now Button with Credit Cards

Expo Photo: Nouvelles affiches

Minou aujourd’hui

Expo photo de Kristophe Noël dans le village !!!

Kristophe Noël, on a fait connaissance grâce à ce blog.

Kristophe dans le cadre de son projet photographique est venu nous voir deux fois l’année dérnière. (voir les articles un et deux). Nous sommes ainsi allés à la rencontre des villageois sympathiques et Kristophe a travaillé à son projet intitulé demande à la terre.

Ce projet a de bonnes vibrations, et ces vibrations vont très bien avec notre façon de vivre et de voir les choses, ici, à la campagne au Japon.

Et aussi c’etait l’opportunité de passer plusieurs heures avec des gens formidables du village; pour moi en fait Kristophe et son projet étaient la clef sésame qui me permettait de me faire introduire auprès de personnes que je ne connaissais pas encore. Particulièrement les légendes vivantes, ces gens mystérieux dont on entend parler ici dans la vallée mais qu’on ne voit jamais ….

Le marchand ambulant, les agriculteurs, le planteur de thé, les forestiers, les fabricants de saké, le faiseur d’épouvantails ….

Cette fois ci nous arrivons à un grande étape: Kristophe lors de son prochain passage au village en Février va faire une exposition !

L’exposition se tiendra dans un café, café do Raku. Situé dans le village, on y mange une cuisine saine et délicate.

Donc si vous passez dans les environs, venez voir!

Ci-dessous l’affiche de l’expo.

afficheoji1

 

Premières neiges

Le village et les montagnes sont bien beaux sous (un peu de) neige ce matin!

première neige DSC_2125

Notre petite maison avec la montagne en background.

première neige DSC_2126

Une belle maison ancienne, plus d’un siècle. J’aime bien ce style de maison. Le toit est en chaume et recouvert de tôles.

première neige DSC_2127

 

première neige DSC_2136

Notre petite maison, vue de l’autre côté.

première neige DSC_2139première neige DSC_2140

La table de jardin, faite avec des palettes, est aussi recouverte du duvet blanc. Il reste à poncer le dessus et peindre. On fera ça un peu plus tard, quand il fera meilleur.

première neige Screen Shot 2016-01-20 at 5.53.27 PM

Récupe de palettes

Un voisin du village a plusieurs camionnées de vieilles palettes dont il doit se débarrasser.

J’y vais en récupérer le bois.

La joie libératrice de travailler au pied de biche. 

Les palettes étaient utilisées dans l’industrie, sidérurgie principalement, et c’est du costaud. Certaines sont faites de ce bois des tropiques, hors de prix désormais au Japon. Un bois très dur. J’en ai oublié le nom comique.

Je vais essayer de faire une table de jardin. Et pourquoi pas des fauteuils de jardin aussi !

recupe de palettes

 

 

Jusqu’au bout de la route

 

En ce samedi matin, j’ai besoin d’un bon coup de fouet.

Pendant que femme et fils vont faire du tennis, je décide de marcher jusqu’à la fin de la route qui traverse le hameau et va se perdre dans les montagnes je ne sais où.

balade 160116 DSC_2068

Sitôt sorti du village on est en forêt. Chemin forestier construit autrefois pour l’exploitation du bois.

balade 160116 DSC_2079

Partout des cryptomères … C’était quoi cette folie de planter des cryptomères partout ? On voit bien que la montagne est sombre silencieuse triste et seule.

balade 160116 DSC_2080

A un endroit je vois quatre faisans.  Mais pas d’autres animaux en vue. Il y a aussi un pneu qui s’ennuie.

balade 160116 DSC_2077

Le chemin continue.

balade 160116 DSC_2088

Au bout d’une heure ça se met à monter fortement, en zig zag. Le chemin est défoncé. Et la rivière le long du chemin est asséchée.

balade 160116 DSC_2083

En marchant, je pense à Saint François d’Assise. J’ai lu il y a quelque temps les Fioretti. Avec des passages fantastiques, comme la conversion du loup.

Un énorme arbuste couvert d’épines se dresse au milieu du chemin. Il faut faire un détour pour l’éviter et suivre en hauteur un sentier créé par le passage répété des chevreuils. J’entends alors une voix, sur ma gauche. C’est une voix très proche. Ca n’est ni du Français ni du Japonais.

balade 160116 DSC_2110

On continue de grimper. Soudainement comme une récompense on a une vue dégagée. On se sent bien !

Un peu plus tard le chemin s’arrête et donne sur un cul de sac. En tout cas je crois si il y a une conclusion à tirer c’est que, plutôt que s’étaler, il faut s’élever.

balade 160116 DSC_2107

 

Le banc en marronnier

Dans la ville voisine à 10km se tient une fois par an le marché du bois. Où des professionels se délestent de stocks de bois. Des choses devenues invendables. Par exemple des planches de bois qui lors du séchage se sont fendues et ont perdu de leur valeur etc …

banc marronnier 4

Nous avons trouvé ces trois belles planches de marronnier. Chacune pour mille yens soit huit Zeuros. En bout de chaine, à Tokyo, une telle planche, sans défaut, doit se négocier pour trente à cinquante fois plus.

Anyway, d’une de ces planches j’ai fait un joli banc.

banc marronnier 1

Pour travailler de grosses pièces comme ça rien de vaut de travailler dehors par terre.

banc marronnier 2

Faut couper droit, sinon c’est raté. 

 

banc marronnier 3

Nous avons mis le banc dans la salle à manger, remplaçant deux chaises et je me dis que j’aime beaucoup mieux être sur un banc que sur une chaise. Etre assis sur un banc laisse beaucoup plus d’options que sur une chaise et c est un peu comme être assis par terre.

Et c’est également une amélioration technologique, car désormais je peux switcher entre ma place à table pour diner et mon pc. Plus besoin de changer de chaise, je peux juste glisser et switcher d’un côté à l’autre en moins de une seconde, c’est pas génial ça !!!!

banc et transition diner pc